11 avril 2006
Berlusconi : les liaisons dangereuses
Silvio Berlusconi a réussi l'exploit de combler une grande partie de son retard sur la coalition de centre gauche, jusqu'à apparaître comme en mesure de l'emporter au sénat, ce qui entraînerait de nouvelles élections. Dans ce contexte, l'alliance électorale conclue avec le
parti fasciste d'Alessandra Mussolini et ses encombrants alliés venus
de la frange la plus dure de l'extrême-droite italienne reste d'actualité. Qui sont-ils
vraiment, ces partenaires qu' Il cavaliere veut inviter à diriger l'Italie à ses côtés ? Portraits.
«
Mussolini n'a jamais tué personne! Tout au plus, il se contentait
d'envoyer des opposants en vacances... » Qui est l’auteur de cette invraisemblable citation, qui balaie d’un
revers du coude les milliers de militants politiques et syndicalistes
victimes du fascisme, emprisonnés, blessés ou assassinés ? Qui est ce
révisionniste à l’italienne ? Silvio Berlusconi lui-même ! En septembre 2003,
il accordait une interview conjointe à l’hebdomadaire britannique The
Spectator et au quotidien La Voce di Rimini et répondait ainsi
aux journalistes qui lui suggéraient un parallèle entre la dictature du Duce et
celle de Saddam Hussein. « J’ai accordé une interview qui devait être relue
et amendée, j’ai parlé à bâtons rompus » se justifiera Il cavaliere.
Un peu court. Mais ce n’est pas d’hier que Berlusconi montre sa sympathie
envers l’extrême-droite.

Lorsqu'elle remporte les législatives de 2001, sa coalition s'appuie
entre autres sur la Ligue du Nord d'Umberto Bossi, ce dernier
étant nommé ministre de la réforme du premier gouvernement Berlusconi de
l'histoire, poste qu'il occupera jusqu'en juillet 2004, lorqu'il est victime
d'un accident cardiaque. La Ligue du Nord revendique l'autonomie régionale
d'une région mythique baptisée Padanie, pour éviter que ne soient versées des
aides au Sud du pays, qualifié de "véritable Tiers-Monde italien".
Xénophobe obsédé par l'immigration, Bossi a proposé l'érection d'un mur le long
des côtes italiennes, pour empêcher les clandestins d'arriver. Ses troupes en
chemises vertes, la "garde nationale padane", diffusent des tracts au
contenu sans équivoque :
"Usines de la Padanie,
n’embauchez pas de Méridionaux". Bossi lui-même vitupère le "nazisme rouge
né de l’alliance entre banquiers et francs-maçons [qui] tient l’Europe avec le
lobby des gays". Marqué par un nouveau souci de santé, un accident
cérébral, il a pourtant fait son retour sur la scène politique à la fin de la
campagne, pour tenter d'apporter à Berlusconi les 4 % de voix que peut
mobiliser la Ligue, ce qui lui vaudrait de conserver des ministères.
Dans le gouvernement sortant lui appartenaient en effet les portefeuilles du travail, de
la justice et de la réforme, du moins jusqu'à la démission du titulaire de ce
dernier, Roberto Calderoli. Ce roi de la provocation proposait
l'année dernière : "Pour chaque journée de captivité d’un otage
italien, il nous faut expulser et renvoyer chez eux mille musulmans vivant en
Italie et originaires des États voyous." Le 16 février, un ultime
dérapage entraîne son départ du gouvernement : il ouvre sa chemise pendant le
"20 heures" de la première chaîne de la RAI pour montrer un tee-shirt
qu'il s'est fait confectionner, représentant les fameuses caricatures de
Mahomet.
Le lendemain, en Lybie, se déroule une violente manifestation devant
le consulat d'Italie de Benghazi, qui est incendié, et les affrontements entre
protestataires et policiers font onze morts. Berlusconi lui demande sa
démission le soir-même et il obtempère le 18 février.
Au contraire, toujours et
plus que jamais en poste, le ministre des affaires étrangères et vice-Président
du Conseil, Gianfranco Fini, est pour sa part lourdement
marqué par son parcours politique, de la présidence du Front de la Jeunesse en
1977 à celle du Mouvement Social Italien, parti néo-fasciste, dix ans plus
tard. A cette époque, il affirme que "Mussolini était le plus grand homme
d’État du XXe siècle" et promet de "construire le fascisme
de l’an 2000". En transformant le MSI en Alliance Nationale, Fini choisit en 1995 la
voie de la respectabilité, mais certains commentateurs n'y voient
qu'opportunisme politique. Et en 1998, il déclare encore qu’un "instituteur
homosexuel déclaré ne devrait pas pouvoir enseigner". Il renie
officiellement l'héritage fasciste lors d'un voyage en Israël en novembre 2004.

Si Fini s'est assagi, ce n'est nullement le cas d'Alessandra
Mussolini, euro-députée et alliée officielle de Berlusconi depuis le
17 février. Ainsi la petite-fille du Duce, lors d'un débat de la campagne électorale,
est accusée
d'être fasciste par l'un de ses adversaires et rétorque : "et je
m'en vante", avant d’ajouter : "Mieux vaut être fasciste que
pédé !", faisant allusion à la candidature d'une communistre
transexuelle, Vladimir Luxuria. Ancienne membre d'Alliance Nationale, Mussolini
a rompu avec Fini lorsque celui-ci a renié le
fascisme, pour créer son propre
parti, Alternative sociale. Ce qui n'empêche pas Berlusconi de dire d'elle :
"personne
ne peut mettre en doute son attachement à la démocratie." Démocratie
fasciste, donc. Les deux autres dirigeants d'Alternative Sociale, venus de
groupuscules antisémites, à l'extrême-droite de l'extrême-droite (!), sont quant à eux
encore plus imprésentables - si faire se peut - que la blonde égérie du fascisme.
Dirigeant le Front Social National, Adriano Tilgher a été
arrêté en 1975 pour
"tentative de reconstruction du parti fasciste".
En 1995, il est nommément désigné par la Cour de cassation, dans son jugement
sur l'attentat de la gare de Bologne (85 morts), en tant que membre "d'une vaste
association subversive" poursuivant le but de "subvertir les
équilibres politiques constitutionnels, pour consolider les forces hostiles à la démocratie, et (...) de
favoriser les auteurs d'entreprises terroristes
qui pouvaient s'inscrire
dans leurs plans." Le FSN se revendique anticapitaliste et anti-américain,
Tilgher s'en prenant fréquemment "aux
lobbies juifs inspirateurs de la globalisation". Il est l'inventeur
de formules choc comme : "la société multiraciale est un génocide".
A
Alternative Sociale sévit enfin également Roberto Fiore, de
Force Nouvelle.
Condamné par le passé
à plus de cinq ans de réclusion pour association subversive et participation à une bande armée, il
fut en effet l'un des leaders de Terza Posizione, un groupuscule impliqué dans
le terrorisme noir des années 70 et 80. Après Bologne, en 1982, il se réfugie à
Londres où il vivra plusieurs années, bénéficiant de protections politiques :
les autorités italiennes demanderont plusieurs fois son extradition, mais le
Foreign Office n'aura de cesse de la refuser. C'est du reste de Londres qu'il
fonde FN, avant de rentrer tranquillement en Italie une fois le délai de
prescription écoulé. Son mouvement véhicule une idéologie xénophobe et antisémite, tout en
soutenant Israël comme barrière contre le monde arabe.
Drôle de coalition de "centre-droit" !
Dire que la Maison des Libertés, machine de guerre électorale formée par Sua Emittenza, est appelée sans rire par les commentateurs "coalition de centre-droit" ! Comment Berlusconi peut-il (in)décemment s'allier avec de tels énergumènes ? "Jusqu'à hier soir, je ne savais même pas
que Tilgher et Fiore existaient", a-t-il osé prétendre à la veille de
signer l'accord électoral avec Alternative Sociale, dont le logo reprend pourtant ceux du Front Social National et de Force Nouvelle. Se moquer du monde ne fait pas peur au bateleur populiste ! Il finit tout de même par obtenir de Mussolini le retrait des noms de Tilgher et Fiore
des listes de candidats, les jugeant soudain "personnages discutables", tant les protestations, y compris de son propre camp, ont dénoncé avec véhémence ces fréquentations. Mais l'alliance avec leurs groupuscules de nervis demeure.
De toutes façons, entre la Ligue du Nord qui ne veut rien verser à ceux qu'elle appelle les
"culs-terreux", terme désignant les habitants du Sud de
l'Italie, et Alternative Sociale qui entend au contraire débloquer des aides
pour la région du Mezzogiorno, entre l'anti-américanisme du FSN et la propre
politique de Berlusconi ultra-favorable au président Bush, la formule de grand
écart est un doux euphémisme. Il Cavaliere est en réalité prêt à tout
pour se maintenir au pouvoir, y compris à perdre l'honneur. S'il n'est pas trop tard :
sous le coup de trois condamnations à des peines de prison pour falsification
de bilan, corruption de magistrats et financement illicite de parti politique,
avant d'être sauvé par la prescription grâce aux manoeuvres de ses avocats,
que reste-t-il de l'honneur de Berlusconi ? C'est cet homme-là qui sera
peut-être réélu si de nouvelles élections devaient être organisées.
Mise à jour de 14 h
340 députés sur 630 à la Chambre, 158 ou 159 sénateurs sur 315 sièges au Sénat : la coalition de Romano Prodi a remporté les élections. Berlusconi est battu. No pasaran !
Mise à jour du 12 avril : Les chiffres de 342 députés et 158 sénateurs pour la coalition de l'Olivier ont été publiés par la ministère de l'intérieur mais restent à être confirmés par la cour de cassation. Et Berlusconi demande à ce que l'on revérifie des bulletins en dénonçant "de très nombreuses irrégularités" dans le vote des Italiens de l'étranger. L'écart entre les deux camps est infime : 25 224 voix à la chambre des députés. Le feuilleton continue finalement, donc.
Mise à jour de 2 mai : Ca y est, Berlusconi a enfin reconnu sa défaite et démissionné aujourd'hui.
Cet article a fait la "Une" d'Agoravox et de Yahoo Actualités, rubrique Blogs/Editos, et une version réactualisée en a été publiée dans le magazine Playboy.
Commentaires
Pas si simple
N'oubliez pas que les deux listes principales sont des alliances entre une partie du centre et la droite ou la gauche.
Ces alliances attrappe tout pour ratisser toutes les voix ont surtout désorienté les électeurs et produit des programmes dans lesquelles les démocrates ont du faire des concessions aux extrêmistes.
C'est aussi pour cela que Romano Prodi n'est pas parvenu à faire la majorité sur son nom, à cause des communistes et la droite a beaucoup communiqué là dessus. Le résultat prouve que l'aliance de centre gauche à plus fait peur aux centristes (qui font la différence) qu'elle n'a su mobiliser la gauche.
Imaginez en France une liste qui associe tous les courants de pensée entre François Bayrou et Arlette Laguyer. C'était aussi cela la liste de Romano Prodi.
Quant à Berlusconi, c'est comme Bush. Il faut se méfier de l'image que l'on a de lui. J'étais aux USA pendant les élections et j'ai découvert une homme politique très différent de ce que la presse française rapportait. Pour Berlusconi, c'est la même chose. Rappelez vous aussi les sélections israeliennes entre Netanayou et Peres.
Quant à Mussolini, il faut savoir qu'il demeure en Italie une figure historique très forte pour une partie de la population (comme Staline en Russie). L'amalgame entre le fascisme et le nazisme empêche d'appréhender correctement la réalité de la politique italienne, qui n'a jamais placé l'extrême droite en deuxième place à un scrutin national .
Le résultat des élections en Italie souligne donc avant tout une victoire des extrêmes et une défaite de la démocratie. La lassitude des électeurs naît de l'usure d'un discours basé sur ce qui divise plutôt que sur ce qui rassemble. Ces élections rappellent le résultat de celles d'Allemagne. Elles précèdent d'un an celles de France. 2007 risque d'aboutir à un résultat identique. Car si la droite ne plaît plus, en quoi la gauche est-elle plus apte à mobiliser. La seule chose qu'elle ait démontré est sa capcité de nuisance à faire descendre les foules dns les rues. Mais elle n'a rien proposé pour relancé l'emploi, la croissance, ...
Cela témoigne d'un affaiblissement de l'attractivité du discours droite gauche, et la grande alliance allemande devrait amener les partis à s'interroger qi, plutôt que de rechercher des allainces aux extrêmes ils ne devraient pas s'appliquer plus à développer un discours sur ce qui les rapproche que sur ce qui les différencie, surtout quand on en appelle ensuite à l'unité nationale !
En revanche, tout est favorable à l'Europe. Ces élections ratées par ce qu'innefficaces à dégager une véritable majorité de gouvernement avec un programme clair déçoivent les électeurs de leurs politiques nationaux. Ils ne peuvent que se retourner vers l'Europe, laquelle s'imposera d'autant plus facilement que les démocraties de l'Union connaissent des faiblesses.
In medio stat virtus.
oupssss
rien d'autre à dire, que décidément les italiens se complaisent dans la répétition des erreurs.... ils vont faire quoi après ce résultat mi-chèvre mi-chou ???
et ma petite clara qui est en compète à aix ce week-end je lui dis big up 34...
voir ici : http://leblognoteur.blogspirit.com/archive/2006/04/09/100-big-ups-pour-clara.html
En direct d'Italie...
...où vous vivez ! Merci pour cet éclairage. Mais je ne suis pas convaincu par ce que vous dites de Berlusconi (ni de Bush, du reste) : ses turpitudes sont avérées et, vu de France comme de partout ailleurs, on peut analyser ses prises de position, sa pratique du pouvoir avec la mobilisation exclusive de sa majorité parlementaire pour faire voter des lois n'ayant pour seul but que de le protéger de la justice, enregistrer ses multiples dérapages... et stigmatiser ses alliés, ce qui est justement l'objet de ce papier. Berlusconi incarne le degré zéro de la politique et il faut le combattre en tant que tel. Quant à Mussolini, il suffit de se plonger dans les livres d'histoire pour crier au scandale dès lors que pas moins que le chef du gouvernement décide de s'allier avec ses héritiers et des figures comme Tilgher et Fiore, qui ne sont pas du menu fretin néo-nazi !
Vérité en deçà des Pyrénées erreur au-delà
Vous avez raison d'émettre des doutes sur mes ananlyses, je ne fais que témoigner de ce que j'ai vu ou de ce que je vois.
La violence et la nullité politique n'est cependant pas un monopole italien. Et il serait bien qu'on parle et qu'on dénonce avec la même vigueur de ce quis e passe en France.
Il y a en effet en France des partis politiques qui soutiennet les actions terrroristes (en Corse notamment) sans que cela ne gène vraiment qui que ce soit, puisqu'ils passent assez régulièrement à la télé. Les témoignages de soutien aux militants d'action directe ne sont pas non plus des exemples de maturité démocratique. A moins qu'il soit légitime en France d'abattre des riches, des patrons...
Le discours de l'extrême droite qui existe en Italie est exactement celui de Monsieur Sarkozy en France. Je n'ai pas lu de critiques très violentes contre lui.
Croyez moi que je suis désolé de vous dire que la France donne assez bien depuis quelques temps, gauche comme droite confondue, une idée de ce que peut être le degré zéro de la politique.
Vous stigmatisez les hommes politiques condamnés en Italie en omettant la succesion de procès politico financier qui se succèdent en France et dont la mansuétude de la justice française à l'égard de la classe politique est la seule raison d'une image moins déplorable. En Italie, malgré la mafia, des magistrats ont osé faire leur travail au péril de leur vie plutôt que de ménager leur carrière ou de réserver toute la rigueur de la justice à des chauffeurs de taxi ou des manoeuvres comme l'affaire d'Outreau en donne l'exemple (cf. les déclarations de M° Vergès)
Italia dei Valori, a publié pendant la campagne la liste de tous les candidats condamnés ou poursuivis par la Justice. Il serait bon qu'un parti français s'en inspire, s'il en existe un qui puisse se le permettre.
François Mitterrand avait plein d'amis vichystes que cela n'a dérangé personne.
Silvio Berlusconi est un humaniste. Les partis d'opposition ont dénoncé son appartenance à la franc maçonnerie comme beaucoup des candidats de sa liste. Si vos accuations contre ce qui se pase en Italie peuvent être compréhensibles, il est nénamoins contradictoire que ces liaisons contre nature ne soulève pas la même récrimination ni quand elles se passent en France. Je vous rappellerai que dans le cadre du procès de la MNEF nous avons découvert que Monsieur Cambadélis fut un moment salarié fictif d'un membre du FN et qu'il a touché des centaines de milliers de francs détournés de la couverture sociale des étudiants dont la gauche se dit aujourd'hui solidaire dans sa lutte contre le CPE.
Il ne faut pas se croire en France beaucoup mieux au seul prétexte qu'il n'y a pas eu de Mussolini. La France est le seul pays du Monde à ne pas avoir publié ses archives de guerre. Ce la témoigne d'une certaine application à ménager l'illusiion d'une vérité officielle que d'autres ont accepté d'assumer et de regarder en face.
Je trouve que l'Italie, avec sa mafia et ses défauts, est un pays qui a quand même beaucoup moins de tabou que la France et que le débat y est autrement plus libre.
En tant que Français, je me demande si les élections italiennes, après les résultats de l'Allemagne identiquement mitigés, ne préfigurent pas de ce qui v se passer en 2007 en France. L'actualité démontre qu'il est utile d'exercer un esprit critique sur la crédibilité des discours des partis de gouvernement - plutôt que de se focaliser sur les extrémismes étrangers, façon trop confortable d'éviter d'aborder les problèmes qui touchent directement la vie et l'avenir des Français. Le retrait du CPE n'a rien changé à leur situation et il n'y a eu aucune proposition de la part de ceux qui la réclamait. Preuve du néant politique français qui se réfugie dans la contemption de ce qui se passe ailleurs...
NB : les sociétés françaises licencient en Italie. Une manifestation des salariés de Bull se tenait devant l'ambassade. A quand la fermeture de Bull en France ?
Lc6.41 Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas?
Mais ne vous vexez pas !
Je n'ai pas "émis des doutes sur (vos) analyses", j'ai juste persisté dans ma virulente critique de Berlusconi. Vous répondez en opposant constamment l'Italie et la France, mais ce n'est pas du tout le sujet ! Je prie simplement pour qu'un homme tel qu'il cavaliere ne parvienne jamais au pouvoir ici mais vous devez savoir, pour me lire de temps en temps, ce que je pense de notre propre chef de l'Etat, ainsi que du ministre de l'intérieur. Je suis surpris par ailleurs lorsque vous écrivez, à propos de Sarko, justement : "Je n'ai pas lu de critiques très violentes contre lui". Surfez un peu et vous lirez qu'il est vilipendé et violemment rejeté par toute une partie de l'opinion. Quant à la la tarte à la crème de la faiblesse de proposition de l'opposition, cela aussi, on le lit partout. Croyez-moi, les Français sont fort critiques sur eux-mêmes, avec une tendance de plus en plus nette à l'auto-dénigrement. Mais précisons tout de même que vous êtes bien sévère en écrivant : "Le discours de l'extrême droite qui existe en Italie est exactement celui de Monsieur Sarkozy en France." Relisez les citations que je reprends dans mon article sur les dérapages verbaux de l'extrême-droite italienne et convenez que Sarko ne va pas jusque-là. Quand même. Je me dois de rectifier, même si je suis très loin d'être son supporter. "Croyez moi que je suis désolé de vous dire que la France donne assez bien depuis quelques temps, gauche comme droite confondue, une idée de ce que peut être le degré zéro de la politique", écrivez-vous encore. En France, je n'ai pas entendu un chef de gouvernenment vouer aux gémonies tout à la fois les juges, les patrons et les journalistes, se comparer à Jésus-Christ ou traiter les électeurs de gauche de "couillons". Mais ne vous inquiétez pas, je réponds présent lorsqu'il s'agit de stigmatiser certaines tares françaises. Même si, encore une fois, ce n'est pas le sujet. Selon vous, on n'aurait pas le droit de critiquer Berlusconi sous prétexte qu'il y a aussi des choses à dénoncer en France ? Mais c'est du terrorisme intellectuel !
Je ne défends pas Berlsuconi. Si vous regardez mon blog vous verrez que je soutenais la candidature Antonio di Pietro?
J'essaye seulement de vous faire comprendre qu'il me semble qu'il y a bien pire en France aujourd'hui à droite comme à gauche. La seule différence est que plutôt d'en appeler à Jésus Christ ils invoquent l'héritage des Lumières...
Pour les juges, je me permets de vous rappeler quand même l'affaire urba durant laquelle le gouvernement s'est ouvertement moqué de Thierry Jean Pierre par l'intermédiaire du Garde des Sceaux et de son ministre délégué. Ce fut il est vrai une exception notable, mais peut-on pour autant s'en réjouir, quand on constate que les juges en France, finissent par s'en aller d'eux mêmes devant l'inertie d'un système qui les pousse plus vers la sortie qu'il ne les encourage à persévérer ?
Je vous signale que Romano Prodi est croyant, d'après ce que j'ai compris, et que Berlusconi est franc maçon. Le premier reste discret dans les polémiques soulevées par la gauche à l'égard du Pape, et le second qui est un parfait mécréant n'hésite pas à récupérer la religion.
Je vous laisse libre d'apprécier chez qui se trouve le plus d'honnêteté intellectuelle.
Vous les renvoyez dos à dos
"bien pire en France aujourd'hui à droite comme à gauche" ? Je redis que ce n'est pas le sujet, mais réponds quand même : pire que Berlusconi, alors voyons... Un nom me vient, Charles Pasqua - j'ai d'ailleurs prévu un petit sujet sur lui. Mais il ne peut plus guère être considéré comme faisant activement partie du paysage politique. Chirac ? Peut-être (pas pire mais aussi grave), du fait de son ardoise judiciaire que j'espère naïvement qu'il devra régler un jour. Mais lui aussi est bientôt hors-jeu. A part ces deux-là ? Sarkozy ? Je l'estime très dangereux mais ne puis me résoudre à dire qu'il est "pire que Berlusconi". Ne serait-ce que parce qu'il n'a rien à se reprocher sur le plan judiciaire (j'y reviens toujours, question de morale publique). Sinon qui ? Oui, des extrêmistes de gauche ou de droite, de ci, de là, mais non : ils ne sont pas pires parce qu'ils n'ont pas le pouvoir et ne risquent nullement d'y parvenir. Berlusconi est en passe de perdre le pouvoir politique, mais il lui restera les pouvoir médiatique et financier. A moins qu'il réponde enfin devant la justice de ses turpitudes, ce que j'appelle de mes voeux. Pour finir avec votre chute, récupérer la religion pour un parfait mécréant comme rester discret pour ne pas froisser le Vatican pour un croyant me semble également condamnable. Mais malgré cela, Prodi me semble mille fois préférable à Berlusconi.
Vous vous méprenez
Les juges italiens viennent d'arrêter le numéro 1 de la Mafia, qui est entre autre le commenditaire de l'assassinat du juge Falcone. Pendant ce temps elle s'installe en France, mais c'est tabou. François D'Aubert s'est fait taper sur les doigts et on ne l'entend plus... Il s'était prononcé sur la présence de la mafia à Grenoble, Isère - département dont Monsieur Vallini (celui là même qui enquête sur les dysfonctionnements de la Justice) est le président du conseil général, successeur d'Alain Carrignon.
http://www.humanite.presse.fr/journal/1993-02-04/1993-02-04-669797
Les juges italiens n'ont donc rien à envier à la justice française pour poursuivre Silvio Berlusconi qui n' a pas toujours été aussi unaniment critiqué. La gauche lui avait concédé "la 5" en février 1986 avec Jérôme Seydoux.
Je voudrai revenir sur votre analyse politique :
Les deux listes qui se sont opposées en Italie sont avant tout des alliances du centre, héritières chacunes de l'ancienne démocratie chrétienne qui a éclatée à l'issue de l'opération "mani pulite menée par les juges italiens".
Ce poids lourd de la politique italienne a gouverné le pays depuis la fin de la guerre, en alternant ses alliances, même avec le parti communiste.
Les deux listes qui se sont affrontées cette année ne sont donc que les héritères de cette poltique. Ne voir qu'une liste de gauche et qu'une liste de droite, ou vouloir en exclure la composante chrétienne est une erreur.
C'est une erreur d'autant plus lourde que la démocratie chrétienne n'est pas un courant politique particulier à l'Italie, nous le retrouvons dans de nombreux pays d'Europe.
L'anarcho syndicalisme révolutionnaire français n'est pas une composante répandue dans la vie politique européen et cette oposition droite gauche ne se vérifie pas très souvent comme nous le faisons en France. L'Europe est un continent majoritairement centriste. Et c'est ce que nous prouve les résultats très mitigés des dernières élections en Europe.
C'est donc aussi cet héritage démocrate chrétien qu'incarne Monsieur Prodi qui est un pro européen (ce qui n'est pas fait pour plaire aux Français) car l'Europe est d'inspiration démocrate chrétienne (Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide de Gasperi).
Romano Prodi n'a conquis la majorité qu'avec 25000 voix malgré 86% de participation. Son alliance est donc très fragile. Les communistes l'ont déjà laissé tomber lors de son dernier gouvernement. Son avance de deux sièges seulement au sénat risque de compromettre une action durable. La coloration "gauche" de sa liste est donc ce qui risque le plus de le faire échouer (et vous comprendrez ainsi la tentative de récupération de Silvio berlusconi qui a voulu jouer sur le réflexe de recomposition du centre).
La méconnaissance de l'actualité vaticane est très préjudiciable. Le Vatican a proclamé son refus à s'imiscer dans la vie politique dans la dernière encyclique :
" C’est là que se place la doctrine sociale catholique : elle ne veut pas conférer à l’Église un pouvoir sur l’État. Elle ne veut pas même imposer à ceux qui ne partagent pas sa foi des perspectives et des manières d’être qui lui appartiennent. " N° 28 a) 3° paragraphe
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20051225_deus-caritas-est_fr.html
Ignorer, ou vouloir feindre d'ignorerr la dimension chrétienne dans la vie politique italienne est une erreur. Le mépris de la réligion est une posture très française. Nous avons ici une réputation de saccageur d'Eglises... La laïcité n'est pas un gage d'une qualconque qualité. L'autre deuxième grand Etat démocratique laïc d'Europe est la Turquie. Nous avons - c'est vrai - une longue tradition radicale qui nous a légué des grands noms comme Pierre Laval, ce qui nous permet de venir expliquer aux italiens ce qui est bien ou mal.
Et quoiqu'on en dise Silvio Berlusconi a été et reste un homme politique italien élu par la moitié des Italiens. cela me gène qu'un Français porte des jugments péremptoires quand son propre pays donne l'image d'un sacré bordel où la chronique judiciare vient soit nous parler de scandales poltiques soit nous relater la démission de juges qui se plaignent de ne pas avoir les moyens de faire leur travail.
Quand à Silvio Berlusconi, c'est l'affaire des Italiens. Il y a ici, en plus de Romano Prodi que j'aime bien, un magistrat courageux qui fait de la politique et propose des réformes pour plus de transparence, moins de magouilles, ... et il est de gauche. Cela devrait vous rassurer.
A quand un journaliste interrogera Eva Joly avec sa déclaration de Paris dans le débat poltique français ? Vu le nombre de livres parus sur la corruption en France, c'est un vaste sujet... Et autant à droite qu'à gauche. Il y en a pour tut les goûts. Vous préférez celle de la droite apparemment
Il y en a tellement qu'il faut faire un choix... Je vous comprends.
Qwyzyx, vous ne me comprenez pas
Je n'ai jamais condamné l'Italie, ses politiques et ses habitants ! Je ne m'attaque qu'à Berlusconi - et à des alliées fascistes et néonazis bien sûr. Et je ne donne pas de leçons à ses électeurs : quand o,n voit le score réalisé par les lepénistes dans la région où je vis, ou même la présence au second tour du même borgne en 2002...
Un mot tout de même sur la laïcité : j'y suis personnellement profondément attaché et de façon militante. Elle est ainsi l'une des valeurs qui guident mon engagement politique, avec l'aspiration à la justice et à la solidarité. Quant à parler de laïcité "à la turque", tirons la chasse d'eau !
Les amendes de toute façon.
Berlu ou Sarko? C'est du pareil au même. Je crois que de nos jours, que l'on tourne à droite ou à gauche on attrapera toujours une amende. Il y en a qui voudraient revenir en arrière et d'autres qui voudraient aller tout droit quitte à se casser la g... contre un mur (De Berlin ou de Palestine, peu importe)mais ils seront toujours en contravention.
En Italie, où en général l'exageration l'emporte plus vite qu'ailleurs, on va peut-être trouver des voies de secours. N'est pas le pays où l'on resquille le plus? Au fond, entre les 4 points cardinaux, il y a toujours des grands éspaces et la terre tourne depuis toujours, maintenant on le sait: Desaxée.
Différence entre Sarko et Berlu
Le premier ne conclut pas d'alliance avec l'extrême-droite mais en reprend certains thèmes. Est-ce mieux ? Bonne question.
La gauche italienne
Voyons combien de mois sans crise va tenir la gauche italienne ?
Elle n'ira pas jusque Noel !!
On parie ?
C'est bien possible, Maxime
Je ne parierai pas avec vous sur ce coup-là ! Il n'empêche que je considère que cette alternative était de très loin préférable au maintien au pouvoir de Berlusconi et sa clique, qui ont gouverné au mépris de la morale la plus élémentaire, en multipliant les lois destinés à soustraire le chef à la justice ! Sans parler des alliés que je stigmatise dans ce papier, sortis tout droit des poubelles de la politique.
Cordialement
Berlusconi et l'honnêteté
Je viens de lire tout ça avec intérêt.
S'aggissant de la composition des coalitions, je suis persuadé comme Qwyzyx qu'il s'agit bien de coalitions de centre-droit et centre-gauche, toutes deux héritières de la Démocratie-Chrétienne. Pour comprendre la vie politique italienne, nous devons considérer le poids de l'ancienne DC, qui dans l'immédiate après-guerre, incarna la démocratie et fut le dernier rempart contre le communisme.
Certes, la coalition de Berlusconi comprend Alternative Sociale, d'Alessandra Mussolini, mais on y trouve également un parti socialiste qui a eu des élus, à la différence du mouvement d'extrème-droite. De plus, le mode de scrutin impose ce genre de regroupement hétéroclite, puisque toutes les voix recueillies par les partis coalisés sont additionnées, afin de déterminer quelle coalition bénéficie de la prime majoritaire.
Au vu des résultats définitifs, la coalition de centre-droit est réellement centriste puisque les partis du centre (Union démocrate-chrétienne, parti socialiste ) et du centre-droit (forza italia) y sont très largement majoritaire. Le parti de droite (alliance nationale), a perdu des voix et a abandonné ses références extrémistes. la Ligue du nord a obtenu ses 4% habituels et A. Mussolini obtient des scores anecdotiques. Nous sommes loin des 20% du FN en France!
Au contraire, la coalition de Prodi se révèle moins centriste que prévu. Le centre-gauche et le centre (coalition de la Marguerite, démocrate-chrétienne et sociale-démocrate) ne sont qu'en deuxième position alors que la gauche (DS, ex-communistes) est largement en tête. L'extrème-gauche de Refondation communiste obtient un très bon score et risque de tenir en otage M. Prodi.
Donc il me semble que parler de pénétration des idées d'extrème-droite en Italie est clairement abusif. Tout le monde discute avec tout le monde, et l'extrème-droite n'a pas connu de percée comme c'est le cas en France.
S'agissant de la nocivité de Berlusconi pour la démocratie, je n'en suis pas convaincu. En effet, cet homme a magouillé, tout le monde le sait et il l'assume. En France, nos dirigeants magouillent mais font des leçons de morale à la terre entière en se présentant comme des blanches colombes. Que vaut-il mieux? Le mensonge est pire que tout dans une démocratie, il la décrédibilise aux yeux des citoyens. Résultat: 86% de participation en Itale.
Berlusconi fait de l'esbrouffe, de la politique spectacle, atteint le degré zéro de politique? Oui, mais il l'assume et se présente comme tel (tout en faisant baisser le chomage de moitié). Chirac et Sarkozy sont tout aussi mauvais mais ils se prennent au sérieux et tentent de nous le faire gober. Pourtant, quel meilleur produit marketing que Sarko? Encore du mensonge, et la démocratie paie.
Nous glausons beaucoup en France sur la mauvaise santé supposée de la démocratie italienne, mais elle semble plutôt en bonne santé: 86% de participation, des partis extrémistes aux scores dérisoires (Liga à 4%, Mussolini < 1%) mise à part Refondation Communiste, un débat libre et sans tabous qui aborde tous les sujets, une presse qui n'hésite pas à attaquer les puissants malgrè la main-mise de Berlusconi, la France a des progrès à faire!
Merci Ambrogio de ce long commentaire
Il assume ? Pas ses magouilles. Il continue à dire qu'il n'a jamais rien fait de répréhensible et que c'est la faute des méchants juges, des méchants journalistes...
Sur la situation en France, je sais bien qu'elle n'est pas brillante, mais ce débat est faussé : je n'ai pas cherché à comparer les deux. Hors-sujet ! J'ai parlé de Berlusconi et de son alliance. Je suis plutôt rassuré de ce que vous nous apprenez concernant l'érosion du nombre des voix de l'extrême-droite. Sinon, je continue à détester ce vulgaire bateleur doublé d'un escroc qui a réussi : il est riche. Je souhaite qu'il soit enfin condamné, pour la justice.
Et je suis inquiet pour la France, et j'aimerais que les magouilleurs paient (témoins mes articles sur les 300 millions de Chirac, sur l'amnistie de Drut, sur Cambadélis hier). Mais ça n'a rien à voir avec le papier en question. Je ne cherchais pas à donner des leçons aux Italiens en tant que Français. Je m'exprimais simplement comme journaliste engagé, comme je le fais toujours. J'ai bien le droit de parler de ce qui se passe à l'étranger sans passer pour un Français prétentieux donneur de leçons, non ?
Cordialement
berlusca
Moi aussi je le déteste!
Il a transformé la belle Italie, le pays de Dante et de Michel Ange, de Pasolini et Fellini en un pays triste, frileux, conformiste, et quel conformisme! celui de la télé, des joueurs de foot et des "soubrettes" au sourires figés.
J'ai mal pour les italiens, ils ne méritaient pas ce personnage malfaisant et ridicule.
Et il n'a pas fait baisser le chômage de moitié,
Il a permis la multiplication des emplois précaires et fermé les yeux sur le travail au noir.
Tiens, une dernière, rifondazione comunista n'est pas un parti extrémiste!
humaniste!!!!!
En relisant tout ce qui est écrit ci-dessus je viens de trouver une perle, à encadrer "Berlusconi est un humaniste"
C'est de l'humour?
Qui l'a qualifié de tel, Qwyzyx ?
Je ne m'en souviens plus.
Un désaccord toutefois avec ce que tu viens d'écrire, pour une fois : la passion du foot des Italiens n'est pas imputable à Berlusconi, même s'il préside le Milan. Et puis d'abord, je suis un dingue de foot, moi aussi ! Nul n'est parfait ![]()
désaccord?
@ Olivier
je ne voulais pas parler de la passion du foot des italiens, qui comme tu le soulignes n'est pas née avec Berlusconi.
Le foot fait partie de l'italie, tout le monde regarde les matchs, les enfants, les hommes le femmes et les mémées.
Je parlais de la télé, envahie par des grandes blondes (type physique du sud de la péninsule!) en mini jupe et des joueurs de foot costume cravate cheveux luisants de gel, qui n'ont pas grand chose d'intéressant à dire, voire même rien, et qui sont présentés comme des modèles pour les jeunes italiens.
C'est ça qui me dérange!
D'accord
Ca, c'est la pipolisation, la société du spectacle et de l'apparence. Berlusconi n'est pas à l'origine du phénomène mais, en bon opportuniste, il l'accompagne généreusement avec ses télés de m...
Pas d'inquiêtude
Olivier, je ne vous prenais pas pour un "français prétentieux", et je suis ravi de voir que la presse française parle de l'Italie. Je ne cherchais pas à faire une étude comparative des politiciens français et italiens, ni à défendre Berlusconi (ce serait un comble) mais plutôt à démontrer qu'il n'y a pas de crise de la démocratie italienne, en dépit de la popularité du Cavaliere.
Céleste, Rifondazione Comunista est tout de même perçu comme un parti "orthodoxe", avec des tendances extrémistes. Il n'a pas vraiment rompu avec l'héritage du PCI, contrairement aux DS.
Fausto
@ Ambroglio
Vous avez entièrement raison d'un point de vue politique, mais pour moi, à titre perso, ce n'est pas un parti extrémiste.
Restification
@ Céleste
peut être était-ce un jeu de mot, mais je suis Ambrogio! (et non pas avec un l)
Imbroglio
J'avais remarqué aussi la coquille de Céleste !
scusa!!
@ Ambrolio Riva
faute de frappe!
Ambrogio
Pas Ambrolio ! Il ne te demandait pourtant qu'une "restification"... Essaie encore, Céleste !
AMBROGIO!!!
ça y est j'y suis arrivée!!! Ouf!
@ Olivier
je t'ai envoyé un mail
Ouf!!
Céleste, j'espère que vous n'avez pas autant de difficultés avec les prénoms de vos élèves italiens!!
si vous saviez...
@ ambroGio
si malheureusement! avec les prénoms ça va, mais les noms!!!
et pas seulement avec les élèves, avec les mots aussi,pendant au moins un an j'ai confondu : "gesso' et "cesso" succès garanti!
pour ceux qui ne parlent pas italien:
gesso = craie (pour écrire au tableau, dans les lycées italiens on passe son temps à courir après)
cesso = chiottes
Quand je dis succès garanti!!!
excellent!
En effet, les élèves ont dû bien rire!!!
On me prète beucoup de choses.
Pour Berlusconi, je ne me souviens pas avoir dit qu'il était humaniste, seulement franc maçon. A chacun de savoir comme il l'entend si on est automatiquement l'un quand on est l'autre. C'est l'amalgame qu'a semblé faire Olivier.
@ qwyzyx
je viens de lire votre blog, pourquoi n" n'autorisez-vous pas les commentaires ? vous avez peur de la contradiction ? de la confrontation d'idées ?
mais alors cela sert à quoi ?
c'est curieux puisque vous commentez vous-meme sur d'autres blogs...
qwyzyx, éclaircissement
Ce n'est pas Olivier qui a fait un amalgame, c'est moi qui ai lu ce que vous avez écrit, et que je vous restitue aimablement ci-dessous :
"François Mitterrand avait plein d'amis vichystes que cela n'a dérangé personne.
Silvio Berlusconi est un humaniste. Les partis d'opposition ont dénoncé son appartenance à la franc maçonnerie comme beaucoup des candidats de sa liste."
c'est tout!
Merci Céleste, je ne faisais effectivement que poser la question, et tu as du reste retrouvé la citation, qui était bien de QWYZYX, donc. Bah, ça arrive d'écrire des bêtises. A tout le monde. Sans rancune, ami QWYZYX !
LesYeux : je vous interdis d'aller draguer sur les blogs de Français vivant en Italie ! Pour Céleste, passe encore
))
sarko pas mieux que berlusconi
Gianfranco Fini (…) « Je crois encore dans le fascisme, oui, j'y crois » (19/08/1989) « Personne ne peut nous demander d'abjurer notre matrice fasciste » (05/01/1990) « Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du siècle. Et s'il vivait aujourd'hui, il garantirait la liberté des Italiens » (30/09/1992) « …Celui qui a été vaincu par les armes mais non pas par l'histoire est destiné à goûter à la douce saveur de la revanche… Après presque un demi-siècle, le fascisme est idéalement vivant… » (mai 1992) « Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du siècle… Il y a des phases dans lesquelles la liberté n'est pas parmi les valeurs prééminentes » (juin 1994). Il a rédigé la préface de « Testimonianza » traduction de « Témoignage » de Nicolas Sarkozy. » (Wikipédia, 15 avril 2007)
« Occident était un mouvement politique (…) classé à l’extrême-droite. (Membres) Patrick Devedjian, futur maire d'Antony et député des Hauts-de-Seine, actuellement conseiller politique et représentant de Nicolas Sarkozy ; Gérard Longuet ; Alain Madelin ; Pierre-Philippe Pasqua ; Claude Goasguen » (Wikipédia, 18 mars 2007)
franc maçonnerie ou loge p2
la loge p2 du fasciste licio gelli.
et pour romano prodi comme homme de gauche, je n'en suis pas sur( voir les documents existants sur le Gladio, l'orchesre noir et ceux concernant l'assassina d'aldo Mauro).
je pense que durant les annees 1960/80 en italie le reigne de la peur semblait pour les politticiens italiens les services secrets italiens et la cia + la loge p2 le seul moyen de faire face au communisme.
pour finir par l'assassina de Mauro l'homme genant de la politique italienne (genant parce qu'il etait aime des italiens).
et l'election de sarko sur la politique de peur instauree en france (a un degre moindre ) y ressemble.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=108574&pid=1681909
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

