Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

11 avril 2006

L'attentat de la gare de Bologne

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En complément à l'article Berlusconi, les liaisons dangereuses, retour sur l'attentat sanglant de Bologne.
Le 2 août 1980 à 10 h 35, en pleine période de départs en vacances, une bombe explose dans la salle d'attente de la gare, tuant 85 personnes et en blessant plus de 150. Un attentat aveugle conçu pour faire le plus de victimes possibles, qu'on attribue d'abord à tort aux Brigades Rouges. Au terme d'une enquête de quinze ans, les responsabilités sont établies : la cour de cassation italienne, dans son arrêt du 23 novembre 1995, révèle "
l'existence d'une vaste association subversive composée, d'une part par des éléments provenant des mouvements néo-fascistes dissous, tels Paolo Signorelli, Massimiliano Fachini, Stefano Delle Chiaie, Adriano Tilgher (l’un des leaders du parti allié à Berlusconi, Ndlr), Maurizio Giorgi, Marco Ballan, (...) et d'autre part par Licio Gelli, le chef de la loge P2, Francesco Pazienza, le collaborateur du directeur général du service de renseignement militaire SISMI, et deux autres officiers du service, le général Pietro Musumeci et le colonel Giuseppe Belmonte. On leur attribuait (...) d'un côté de vouloir subvertir les équilibres politiques constitutionnels, pour consolider les forces hostiles à la démocratie, et de l'autre (...) de favoriser les auteurs d'entreprises terroristes quibologne_journal pouvaient s'inscrire dans leurs plans." La loge maçonnique P2 (Propaganda due), d'après l'ancien agent de la CIA Richard Brenneke, a été financée par les services secrets américains à hauteur d'un à dix millions de dollars par mois pour organiser des attentats terroristes en Italie. Une liste de ses membres a été retrouvée par les enquêteurs au domicile de son chef, incluant 959 noms, parmi lesquels ministres, parlementaires, chefs des trois services secrets, le chef d'état-major de l'armée, 43 généraux, 8 amiraux, 43 hauts officiers des carabinieri (la gendarmerie italienne), des commissaires de police, de hauts magistrats, des rédacteurs en chef, de gros banquiers... Sa divulgation entraîna la chute du gouvernement de l'époque, en épilogue au plus énorme scandale de l'histoire transalpine.

Posté par Olivier Bonnet à 16:09 - Berlusconi et l'extrême-droite - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Amalgame

A l'heure où l'on se demande qui a démoli les tours du 11 sptembre, qui organise les attentats en Espagne et à Londres, qui sort des videos de Bin Laden chaque fois que la popularité de Bush diminue ou faire état des ménaces de terrorisme chaque fois qu'on veut gagner des élécteurs , je me demande ce que Berlusconi vient faire ici avec Bologne. Non que ce soit un innocent mais si c'est la CIA il vaut mieux
fouiller ailleurs.

Posté par Blisco, 24 avril 2006 à 10:47

Le rapport avec Berlusconi ?

Il est allié à une formation politique dont font partie deux hommes impliqués dans l'attentat (voir "Berlusconi, les liaisons dangereuses", lien ci-dessus). En ce qui concerne la CIA, il s'agit de financement.

Posté par Olivierito, 26 avril 2006 à 14:09

Faute coupable !

Je m'aperçois seulement aujourd'hui, à propos du rapport entre Bologne et Berlusconi, que Sua Emittenza fut membre de la loge maçonnique P2. C'est à présent précisé.

Posté par Olivier, 25 mai 2006 à 09:45

Commentaire censuré

Au triste palmarès de la censure de ce blog, les anti-Arabes mènent désormais 2-1 face aux antisémites...

Posté par Olivier Bonnet, 26 août 2006 à 07:34

BRAVO Olivier !

Ce n'est pas dans mon habitude d'applaudir à la censure, mais celle-ci s'imposait.
Crame la haine! Seule censure possible.

Posté par Fleuryval, 26 août 2006 à 07:51

Contraint et forcé

et pas de gaieté de coeur, mais d'accord avec toi : elle s'imposait. Qu'on vienne écrire "Votez Le Pen" et je ne censurerai pas. Mais pas d'injures racistes évidemment !

Posté par Olivier Bonnet, 26 août 2006 à 08:58

Je suis française, j'habite en Italie.
Oui, tout ça...c'est vrai, et l'adhésion de Berlusconi à la loge P2 aussi mais...il a accepté sa "carte" par politesse, explique-t-il quand on lui demande des nouvelles de la chose,rarement il faut l'avouer, car Berlusconi n'admet aucune question indiscrète et les journalistes "communistes" il les chasse tout simplement, hop, coup de pied aux fesses.

Posté par Nad, 28 décembre 2006 à 20:20

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