05 juin 2006
La police française en accusation
Epinglée récemment par Amnesty International pour l'impunité dont jouissent certains policiers auteurs de bavures racistes, la France vient d'être condamnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans l'affaire Taïs. Une dérive qui ne date pas d'hier mais dont la persistance est des plus inquiétantes.
Le 1er juin dernier, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné la France pour sa responsabilité dans la mort de Pascal Taïs. Le 6 avril 1993, ce Franco-marocain de 22 ans (et pas 33 comme l'écrit Le Nouvel Obs.com) est interpellé en état d'ivresse à la suite d'une altercation devant le casino d'Arcachon, conduit à l'hôpital pour un examen médical puis incarcéré en cellule de dégrisement au commissariat local (et pas à Bordeaux, comme persiste dans l'erreur la source pré-citée, mentionnant d'abord cette ville pour, quelques lignes plus loin, relocaliser l'affaire à Arcachon !). Le lendemain matin, Taïs est retrouvé mort, gisant dans le sang et les excréments. Cause du décès : hémorragie consécutive à une fissure de la rate. L'autopsie révèle aussi de multiples blessures : une plaie profonde à la tête, deux côtes cassées et un poumon perforé. Face à des faits aussi accablants pour la police, que décide la justice française, saisie par une plainte des parents du jeune homme ? Non-lieu. Sa mort est due à une chute de la banquette en ciment de sa cellule, hypothèse jugée "la plus vraisemblable". Vous trouvez justement cette version particulièrement invraisemblable ? Elle est pourtant retenue une première fois par le tribunal en 1996 puis par la Cour d'appel, en 2003. Devant la Cour européenne, la représentante de notre gouvernement, Anne-Françoise Tissier, tente une nouvelle fois de "couvrir" la bavure, mettant en avant une instruction ayant comporté douze expertises. Le désaveu des juges communautaires est cinglant : "absence d'enquête effective (...) en l'absence d'explication plausible concernant la discordance, voire
la contradiction entre le rapport médical établi lors du certificat de
non admission et le rapport d'autopsie, ainsi qu'à propos de l'origine
des blessures constatées sur le corps de Pascal Taïs, (la France) porte
la responsabilité" de son décès. L'avocat de la famille, Me Jacques Vincens, est évidemment satisfait : "La Cour finalement constate ce qu'on a tenté de
soutenir devant les différentes juridictions. L'instruction a été
volontairement défaillante. A cela s'ajoute la constatation que des documents évidemment faux ont été construits pour les besoins de la cause". Le père de la victime, conserve néanmoins un goût amer dans la bouche : "J'aurais été plus satisfait si la Cour avait exigé que la France refasse son enquête pour trouver l'assassin de mon fils", déclare Mohammed Taïs, ingénieur agronome à la retraite.
Impunités policières
En cours d'instruction sont pourtant parvenues au juge des dénonciations anonymes mettant en cause un policier, qui auraient dû donner lieu à des vérifications approfondies. Voilà donc la France proprement épinglée pour impunité policière, comme le soulignait déjà Amnesty International le 23 mai dernier, dans son rapport annuel portant sur l'année 2005. L'organisation n'y va pas avec le dos de la cuiller :
"Les mauvais traitements et les homicides racistes imputables à la police depuis dix ans ne sont pas des cas isolés (...) Les auteurs présumés de tels actes ne sont pas toujours amenés à rendre des comptes de leurs actes devant la justice", accuse la présidente d'Amnesty France, Geneviève Sévrin, qui s'inquiète aussi à propos de la loi anti-terroriste de Sarkozy, votée en décembre dernier, dont elle juge plusieurs dispositions liberticides : cette loi "prévoit d'autoriser des périodes
plus longues de détention au secret, supprimant ainsi des garanties
contre le recours à la torture et les mauvais traitements et renforçant
l'impunité de fait des agents de la force publique". L'historien Maurice Rasjfus, co-fondateur et président de l'Observatoire des Libertés Publiques, consacre un ouvrage à l'affaire Taïs, et son organisation publie régulièrement un bulletin qui compile les faits délictueux imputables aux garants de l'ordre public, sous le titre de Que fait la police ? Le 16 juin 1993, avec l'écrivain Didier Daeninckx, il lançait L'appel des 101 : "Les générations de policiers, accomplissant les basses besognes, se
sont toujours donné la main. Les mêmes qui, aujourd'hui, contrôlent au
faciès, remplissaient les autobus de la ligne Drancy-Auschwitz, en juillet
1942. Les mêmes noyaient dans la Seine les martyrs algériens d'octobre 1961...
Chasseurs et casseurs de têtes, ils veulent modeler sous le plastique plombé
des matraques le nouveau visage de la barbarie. Le temps est venu de leur dire
que nous n'acceptons pas ce spectacle d'une jeunesse que l'on détruit, que l'on
criminalise..." Un texte hélas toujours d'actualité.
Que fait la police ? est disponible en s’abonnant pour 10 euros à l’Observatoire des libertés publiques, 7/9 passage Dagorno, 75020 Paris.
PS : ce billet est le 200è publié sur Plume de presse !
Commentaires
C'est une histoire absolument affreuse. Il est certains que les bavures de ce genre sont trop nombreuses!!! cependant de la à comparer nos forces de l'ordre aux nazis, ou à dire que la police criminalise la jeunesse il faut peut etre pas pousser!!!
Julie, vous n'êtes pas concernée
Les fameuses "minorités visibles" sont les victimes de ce type de comportements.
et il ne faut pas absoudre leur hiérarchie, jusqu'au plus haut, qui non seulement couvre mais même si elle ne donne pas l'ordre de procéder ainsi, recrute et forme ou déforme les policiers. Ne sont bien sur pas tous ainsi, mais impuissance parfois des "bons". En plus l'image donnée est nettement contreproductive, et devrait être plus reprise par la presse
Révoltant
Et sur tous les manifestants arrêtés et brutalisés pendant les manifs contre le CPE, on sait quelque chose?
Je pensais à Cyril Fievet par exemple.
Le PS et la loi antiterroriste
Dans le cadre de la loi antiterroriste, le PS n'a absolument pas fait son boulot.
Voilà l'info que j'avais conservé à ce sujet
"Les groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat ont voté différemment : les députés se sont abstenus alors que les sénateurs ont voté contre.
Il faut noter que les sénateurs socialistes ont défendu, en vain, de nombreux amendements pour placer la mise en oeuvre des mesures prévues par le texte sous le contrôle de la CNIL.
Lors du vote à la Chambre, Noël Mamère (Verts) avait bataillé pied à pied avec de nombreux amendements contre ce texte "attentatoire au droit et liberticide". Même attitude du PCF qui avait dénoncé des mesures "dangereuses pour notre démocratie".
Infos extraites de ma page l'Europe et le Patriot Act
http://membres.lycos.fr/returnliberty/europatriotact.htm
Me "rejouis" de lire le projet socialiste sur le volet de l'antiterrorisme !
@Bridgetoun : ni la hiérarchie policière, ni les magistrats complaisants, ni les ministres et politiciens pyromanes.
@Céleste : pas d'info là-dessus pour l'instant, non.
@Jacques A. : oui, surveillons ce qu'ils en diront... Mais je me demande vraiment si je vais voter PS, de plus en plus. Pour quel candidat d'abord ? La question a son importance.
@Fajua : j'arrive, chérie !
pasqua-sarko même combat
agir en toute impunité lorsqu'on se sent soutenu, dans les paroles du moins, c'est ce que peuvent se permettre certains policiers.
Ils sont loin d'être la majorité, mais les comportements irresponsables de ces politiques ne peuvent amener qu'à ce type de dérives dramatiques.
Effectivement, il est triste que le PS fut laxiste pour améliorer les lois sécuritaires de la droite conservatrice.
Ce qui est désolant, une fois de plus, c'est l'incapacité ensuite de karchériser les brebis galeuses. on préfère les soutenir coûte que coûte!
Merci! je sais que je ne suis pas concernée. Mais personnellement j'ai assisté à plusieurs émeuttes, pas seulement les récentes, et c'était pas les forces de l'ordre qui attaquait la jeunesse au fusil à pompe pour empecher les pompier de faire leur boulot...je suis d'accord avec enzo quand il dit que ce n'est pas la majorité!!! Il y a toujours des brebis galeuses dans un troupeau!! et les dérives sont dramatiques.
Je pense cependant qu'elles seront de plus en plus présentes dans la mesure où la "jeunesse", "la racaille" les "loubards", appellez les comme vous voulez n'ont jamais eu de limites, ni à la maison avec leur parents, ni à l'école, alors encore moins dans la rue! c'est là que l'on verra l'intelligence de notre gouvernement, et des plans sur la sécurité et des exécutants... PS ou autre, n'y changera rien!
Une dériiive !
Bavures policières ?…Envers des minorités….Pour l’instant. !
Malheureusement le pire est à venir , aujourd’hui c’est le faciès…
Demain c’est votre opinion sur un blog ou dans la rue ,ne soyez pas naifs,
L’impunité policière existe !elle restera.
C’est un écrit de citoyen. Traduction= bavure ou dérive citoyenne
Cet avertissement est punissable…Par le code pénal
Faut pas pousser Julie….. Aucune comparaison
Si l'on veut défendre la police républicaine, il convient de se montrer intraitable avec ses brebis galeuses. Pour être respectée par les citoyens, elle doit se montrer respectable. C'est l'évidence même. Sur AgoraVox où ce billet est publié, un commentateur stigmatise le sentiment d'impunité qui ouvre la porte à toutes les bavures. Il conclut ainsi : "une bonne police est une police encadrée". Il a raison.
;-D
Bonjour je découvre votre blog , il est a présent ds mes favoris...je viendrais le lire...
@ bientôt
@micalement
Dan'
Vous êtes le bienvenu, Dan'
Vous rejoignez les 108 visiteurs déjà identifiés qui viennent en moyenne (du mois en cours) consulter quotidiennement Plume de presse. Le nombre moyen total de visiteurs quotidien s'établit pour sa part à 322, et le nombre de pages vues à 669. (Vu la date d'aujourd'hui, on a loupé de peu le 666 !)
Merci à tous.
D :-)
@ Dan
Très bonne idée, bienvenue au club des fans de Plume de presse!
Merci pour l'info !
Je découvre l'information. Sans doute parce que les médias français n'en ont pas fait état. Presque pas.
En tant que Français...
...je vous assure que je ne suis pas fier.
(@Céleste : "des fans" ? vous me gênez, cara mia)
Ce n'est pas pour casser l'ambiance...
Ce n'est pas pour casser l'ambiance, mais ce rapport d'Amnesty International, l'avez-vous étudié ?
Moi oui, et en voici l'analyse http://riesling.free.fr/20050407.html
Et voici ma conclusion « De tout ces cas, je pense que trois éléments se distinguent. Tout d'abord, il est faux de dire que la « police couvre la police » (comme le disent les journaux commentant le rapport), puisque de nombreuses affaires sont passés entre les mains de la justice, hors du contrôle de la police. Ensuite, de nombreux cas évoqués sont des cas limites, des cas où il est plus facile de dire avec du recul ce qu'il aurait fallu faire dans l'idéal mais où il est bien difficile de dire ce qu'on l'on aurait fait, si on avait charge de maintenir l'ordre public. Finalement, le principe de droit qui fait que le doute doit bénéficier à l'accuser, car il vaut mieux un coupable en liberté qu'un innocent condamné, est régulièrement bafoué par le rapport. »
Ca serait pratique si tout était simple, si tout était systématique. Mais quelques injustices, qu'il faut combattre, ne permettent pas de prétendre qu'il existe une règle.
Mais je comprend bien qu'il est commode de pouvoir croire qu'existent des règles simples. Ainsi vous vous demandez ce qu'il en est de Cyril Ferez. Il est vrai que les médias sont devenus subitemment plutôt silencieux après qu'il fut signalé que Cyril Ferez fut à l'hopital « admis pour un saignement de nez, parfaitement conscient bien qu'imbibé d'alcool ».
Ce qui permet de dire que lorsque William Bourdon a proclamé qu'il « a fait l'objet d'une véritable raclée, d'un passage à tabac pendant un temps important par une quinzaine de CRS », il a tenu des propos parfaitement diffamatoires.
La mauvaise image de la police vient certainement des quelques brebis galeuses qui s'y trouvent. Mais aussi très certainement du fait que ne soit pas poursuivis systématiquement ceux qui s'adonnent à la diffamation en ces termes... Diffamation qui porte parce que les propos accusateurs sans fondement trouvent crédit dans des idées reçues propagées par des rapports comme ceux d'Amnesty International, dont la lecture attentive contredit le résumé. Diffamation qui porte parce qu'existent des Daeninckx pour amalgamer à tout va, une mentalité qui confine à l'abrutissement raciste.
J'ai l'impression que ce n'est pas pour bientôt que le fossé qui sépare la Nation de sa force publique se réduira... Pendant que vous prétendez ici que tous les policiers se sentent couverts, des policiers eux se désolent de penser qu'ils ne seront pas soutenus s'ils osaient user de leur arme de service pour protéger la vie d'un collègue (exemple : si un policier tire un véhicule qui tente délibérement de l'écraser, il est quasiment certain que ce le sera reproché sauf s'il peut prouver qu'il n'avait absolument aucun moyen d'essayer d'éviter d'être écrasé), de savoir que dès qu'un jeune multi-récidiviste prenant des risques déments se tuera, on les accusera eux (de quoi pousser à la résignation, au laisser faire, au mépris des victimes).
La coalition anti-police que vous organisez, malgré-vous sans doute, en contribuant à diffuser les généralisation sur les 120 000 fonctionnaires de police ne manque pas d'effet pervers. Ce fossé qui sépare la police de la population qui se tourne systématiquement contre-elle pousse évidemment les policiers à se serrer les coudes. Et les quelques connards qui sont dans la police en bénéficient, malheureusement, parce que ce n'est jamais un policier qui est attaqué pour ses torts, c'est toujours l'ensemble qui est accusé.
Pour être flic, il faut vraiment avoir une mentalité d'éboueur de la République : mettre le pif là ou personne ne veut le mettre, faire le boulot désigné comme immonde par les autres mais qui est pourtant l'expression du voeux public exprimé par les lois de la démocratie. Comme pour les éboueurs, pour être content de soi, il ne faut surtout pas attendre de reconnaissance d'autrui, les gens ne s'expriment que lorsque leurs poubelles débordent.
Police et politique
Vient de paraître
Jean-Louis
LOUBET DEL BAYLE
POLICE ET POLITIQUE
Une approche sociologique
Un volume de 320 pages, au format 16x24, aux Editions L’Harmattan (Paris, France), 26 euros
Sociologues et politologues se sont jusqu’ici peu intéressés au rôle que jouent les institutions policières dans l’organisation et le fonctionnement politiques des sociétés. A partir d'une analyse comparative dans le temps et dans l'espace, et en faisant un bilan des travaux consacrés à la sociologie de la police, ce livre a pour but de tenter de combler cette lacune et s'efforce de répondre, de façon méthodique et systématique, aux questions de la science politique comme à celles du citoyen, dans un domaine où règnent beaucoup d’approximations et de confusions.
Jean-Louis LOUBET DEL BAYLE est professeur de Science Politique
à l’Université des Sciences Sociales et à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse,
où il a fondé et dirige le Centre d’Etudes et de Recherches sur la Police.
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SECURITE ET SOCIETE
collection dirigée par J.-L LOUBET DEL BAYLE - Editions L’Harmattan
M. BERGES, Le syndicalisme policier en France (1880-1940)
F. DIEU, Politiques publiques de sécurité
O. PHILIPPE, La représentation de la police dans le cinéma français
F. DIEU, P. MIGNON, La force publique au travail
M. CHALOM, L. LEONARD, Insécurité, police de proximité et gouvernance locale.
J.H MATELLY, Gendarmerie et crimes de sang
F. DIEU; Police de la route et Gendarmerie
D. MOORE, Ethnicité et politique de la ville
B. DUPONT, Construction et réformes d’une police : le cas australien
G. CARROT, La garde nationale (1789-1871). Une force publique ambiguë.
F. DIEU, P. MIGNON, Sécurité et proximité : la mission de surveiilance générale de la gendarmerie.
A. PINEL, Une police de VIchy : les GMR
C.CHOQUET, Terrorisme et criminalité organiséee
C. DENYS, Sécurité et police au XVIIIe siècle dans les villes de la frontière franco-belge
F. DIEU, Policer la proximité
J.H MATELLY, Une police judiciaire...militaire? La gendarmerie en question.
M. SABATIER, La coopération policière européenne
F. DIEU (dir) et al, Questions de sécurité. De la territorialisation des réponses à la globalisation des menaces
réctification
mon oncle , Pascal Taïs est bien décédé le 6 avril de ses 33 ans , tout comme le christ .
réponse à "Ce n'est pas pour casser l'ambiance..."
J'ai bien lu vos propos, j'ai lu aussi vos commentaires sur le lien et je vous dis, d'ores et déjà, que je ne suis pas d'accord avec le côté "rose" de la police que vous décrivez.
Vous mettez en doute les enquêtes et les conclusions, tant de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, que d'Amnesty International.
Dois-je vous rappeler que le CPT (Comité de Prévention de la Torture), après des visites inopinées dans des commissariats y a retrouvé des câbles électriques, des manches à balai, des battes de base ball...
Selon les policiers (qui ne doutent de rien quand il s'agit de mentir) il s'agissait de "matériel saisi".
Braves policiers ! qui planquent derrière des rideaux et des meubles ce qui est, selon eux, des pièces à conviction qui devraient être étiquetées et répertoriées !
De qui vous moquez-vous, Monsieur ?
Relisez l'affaire de Virginie à Lyon, accusée d'avoir tenté de soustraire leur arme à des policiers, et incarcérée.
Heureusement pour elle, des caméras de surveillance avaient filmé la scène (ainsi que des passants avec leur portable).
Alors, allez faire marcher vos poules !!!!
Je reprends vos propos "Pour être flic, il faut vraiment avoir une mentalité d'éboueur de la République : mettre le pif là ou personne ne veut le mettre, faire le boulot désigné comme immonde par les autres mais qui est pourtant l'expression du voeux public exprimé par les lois de la démocratie. Comme pour les éboueurs, pour être content de soi, il ne faut surtout pas attendre de reconnaissance d'autrui, les gens ne s'expriment que lorsque leurs poubelles débordent."
Le terme "éboueurs" a été employé par les flics menteurs de Lyon... à la fin du procès relaxant Virginie, avec les excuses de la Cour.
Tenez-vous les citoyens pour des ordures, à toujours vous considérer comme éboueurs ?
Si c'est ainsi que vous considérez vos concitoyens, ne soyez pas étonné de prendre des baffes...
Facile de mettre le feu et d'aller l'éteindre après... pour une prime ou une médaille, non ?
Cf. Villiers-le-Bel
Vous faites allusion, dans votre article (qui s'ouvre en cliquant sur votre nom, à la fin de votre message) aux policiers qui ont, tué pour l'un, blessé pour les autres, des piétons, alors qu'il n'y avait pas d'urgence.
Que se serait-il produit si ça avait été un "citoyen lambda" qui avait tué un piéton ?
Ca arrive, malheureusement, mais je doute que vous soyez aussi "compréhensifs" qu'avec vos collègues.
Juste une anecdote, concernant une "urgence" : alors que j'assistais à une sépulture, à paris, nous attendions le cortège funéraire et des voitures étaient garées dans la rue du défunt, dont une devant un café. Un véhicule de police est arrivé, toutes sirènes hurlantes, un policier en est descendu, a intimé l'ordre au propriétaire du véhicule de le déplacer immédiatement.
La voiture de police s'est garée devant le café et nous avons supposé qu'il s'agissait d'une intervention pour une bagarre.
Quelle ne fut pas notre surprise, alors que nous nous attendions à voir sortir les protagonistes d'une rixe, de voir les policiers transporter... une machine à laver, la sangler promptement à l'arrière du véhicule, et repartir, sirène hurlante....
Quand un enfant se jette du balcon d'un immeuble, on donne 6 mois de sursis de résidence à la famille et ... on déploie une cellule d'aide psychologique pour les policiers !!!
On croit rêver...
Mais de toute manière, tant que les procureurs et les juges feindront, par pure lâcheté, de croire ce que vous leur servez sans en vérifier le contenu et encore moins écouter le prévenu, vous aurez de beaux jours devant vous...
Le procès d'Outreau, par exemple...
On vait demandé aux policiers d'enquêter... Leur avait-on demandé d'insulter et de malmener ces pauvres gens ?
Etait-il utile de les traiter ainsi ? De dire, par exemple, "ta gueule, tu parleras quand on te le dira"... à un homme qui tentait vainement d'expliquer qu'il ne pouvait pas avoir violé son enfant, à la date donnée, car son bébé n'était pas né !
C'était pourtant pas trop difficile d'écouter et de réfléchir un peu !
Mais quelles ont été les sanctions infligées au "flicaillons" qui ont procédé à cette enquête ?
Nulles...
Le juge Burgaud a "bêtement" suivi les données de pauvres incapables persuadés d'avoir exhumé l'affaire du siècle !
Mais je le répète, à votre décharge, les juges et les procureurs prennent pour argent comptant ce que vous leur dites. Je demeure persuadée qu'ils savent, au fond d'eux, que vous mentez.
Mais il faut qu'ils justifient leur traitement hein ?
Pourquoi acceptent-ils l'avilissement, comme ce fut le cas à Bobigny, d'un juge qui a reçu, sans sourciller, un prévenu simplement vêtu d'une serviette éponge autour de la taille? Ledit prévenu avait passé ses 48 heures de garde à vue dans cette tenue.
Où est le respect de la dignité humaine ?????
Quand un juge se décidera-t-il à dire à un policier "vous avez contrevenu aux règles les plus élémentaires de votre fonction : le respect de la dignité humaine, je ne peux donc pas donner une suite favorable à votre travail".
A ce moment là, vous serez obligés de faire votre travail correctement.
Dites-moi, Monsieur Propre, refuser nourriture et boisson à un gardé à vue (qui, jusqu'à son procès ets présumé innocent, quand même...) cela ne relève-t-il pas de sévices ?
Je réponds "oui"...
Alors de grâce, remettez-vous en cause avant de venir faire la morale ici...
Excellente intervention
Merci Eléonore.
débordés de travail ! rires....
J'ai, comme tout le monde, suivi les manifestations des policiers, débordés de travail, ne sachant plus où donner de la tête... auxquels on demande trop.
Je n'y ai jamais bien cru mais enfin ...
Aujourd'hui, que vois-je ? Qu'entends-je ?
Une brigade, de la BAC, donc anti-criminalité, à Lyon, vient de se rendre en force dans un café.
Et pour quoi ?
Des insolents ont désobéi à leur mentor : ils ont grillé une clope avec leur café...
20 uniformes pour une contravention de 68 euros à un fumeur... ça fait cher l'intervention, au final, non ?
20 fois le tarif horaire pour récupérer 68 euros ...
Je me demande si, ces braves "éboueurs" n'étaient pas tout simplement "en manque" de nicotine et n'ont pas trouvé là un prétexte pour aller prendre encore une "petite dernière bouffée"...
Trêve de plaisanterie, de qui se moque-t-on ?
Pour une clope, face à un consommateur bien inoffensif, débouler à 20...
Pourquoi ne pas envoyer la Légion, le 2ème REP ou je ne sais quoi d'autre ?
Je vous signale que je suis non fumeuse mais je suis "aussi" pour la tolérance.
Du nouveau dans l'affaire Pascal Taïs
Du nouveau dans l'affaire Pascal Taïs retrouvé mort dans une cellule du commissariat d'Arcachon. A suivre ici : http://detective-bordeaux.over-blog.com/
Et une petite rectification, Pascal était âgé de 33 ans et non 22 ans.
Cordialement.
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