20 juin 2006
La phrase du jour : Denis Robert
"Cela montre une certaine conception de la liberté de la presse", commente Denis Robert, réagissant à la plainte portée par Dominique de Villepin pour "diffamation envers un membre du gouvernement" contre l'auteur de Clearstream, l'enquête. "Le Monde est le mieux placé pour savoir que cette affaire est troublante. C'est lui qui publie les
notes du général Rondot. Mais Le Monde n'est pas inquiété. On préfère attaquer un éditeur indépendant. Je suis surpris. C'est une démarche unique dans les annales de la République. Je n'ai jamais vu un premier ministre attaquer un journaliste. Mais c'est cohérent pour Dominique de Villepin, l'homme qui, juste avant la sortie du livre, nous a fait envoyer par un motard de Matignon un pli spécial nous
menaçant." Denis Robert n'est pas seul visé par la plainte, puisque Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner, auteurs de Règlements de compte pour l'Elysée, ouvrage dont nous vous parlions dans Sale temps pour Villepin, sont également traînés devant les tribunaux.
Commentaires
NUL...
...et archi nul, DdeV ferait mieux gouverner au lieu traîner Denis robert en justice, non d'ailleurs il ferait mieux de démissionner, ça lui laisserait plus de temps pour aller chez le coiffeur.
sale temps pour la presse et l'édition, le pouvoir essaie de serrer la vis...grave!
Démission, démission !
Ce cri retentit ici depuis le jour de l'abandon du CPE ! Villepin toujours là... La moule sur son rocher.
le bernique
la meilleure défense est l'attaque dit-on...
villepin s'en fout, il avance tete baissée, ça va faire mal le mur !
olivier, chez nous,près de l'océan, on dit 'comme une bernique sur un rocher', pas une moule....parce que la bernique elle est soudée au rocher par comme une ventouse, ,ne bouge point, alors que la moule, elle est y est reliée par des fils, elle bouge au gré des marées, elle s'aglutine souvent à d'autres, elle est presque nonchalente parfois sur son rocher, elle baille, reveuse, enfin bref, c'est pas du tout villepin ça ! tandis qu'un bernique, tenez ! allez donc l'oter du rocher à main nue !
Liberté ?
La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d'opinion et la liberté de pensée et d'expression liberté d'expression.
Ainsi, l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (déclaration française) dispose : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
En France, c'est la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 qui a institué cette liberté. Auparavant, il fallait une autorisation préalable, avant de devenir éditeur de presse, de livres ou pour devenir imprimeur.
Il n'y a pas de diffamation si la personne poursuivie pour cela parvient à prouver la véracité de ce qu'elle allègue (exception de vérité).
Quelle triste fin de règne !
pauvre cher homme ! il se voit plutôt cormoran - combien de procès pour Denis Robert ?
compliments!
@ lesyeux
joli! :-)))
Galouzeau ?
Je ne me suis pas trompé! Galouzeau est bien Galousot,Comme un boomerang bientot dans la figure ,ET je suis Poli!
@ tous
Le bernique qui se rêvait cormoran : quel joli titre!
Mais il existe un énorme problème avec la loi sur la diffamation. J'y reviens très bientôt. Encore un noeud à mon mouchoir. Le CNE, les prisons françaises, la diffamation et le sort fait au gendarme Roussel...
Mieux vaut tard...
Hollande a lâché les mots justes à Villepin à l'Assemblée… Il en est devenu tout énervé, Galouzeau… trop bon!
Ouf !
Dans ce billet, Denis Robert : "Mais Le Monde n'est pas inquiété. On préfère attaquer un éditeur indépendant. Je suis surpris". Est-ce que ça veut dire que Le Monde n'est pas (plus...) un journal indépendant ? Intéressant. A mon humble avis, une telle procédure aurait peut-être le mérite de clarifier certaines choses dans cette affaire. Je souhaite que Denis Robert soit invité à présenter toutes les informations qu'il détient sur le sujet, en permettant sans doute d'"éclearcir" la nation tout entière.
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Vous en oubliez d'écrire en vers, Philippe !
Merci, Fajua, oui, ça a chauffé grave à l'Assemblée...
Les lettres de cachets ...
Sont ils de retour ? ça y ressemble ^^ la 5éme république ressemble de plus en plus à une Monarchie ^^ avec un zeste de parlementaire ^^
Pas contente
Du tout mais pas du tout, du traitement, par Soir 3, de la rixe à l'assemblée. L'intervention de Hollande, coupée en son début, n'avait plus aucun contenu tandis que celle de Villepin était laissée dans sa totalité. Deux poids, deux mesures, alors que notre petit à lunettes, pour une fois, avait utilisé les bons mots et posé les bonnes questions. Il fallait tout laisser et réduire le sujet sur Ségolène, si c'était une question de temps. Au lieu de cela, ils ont choisi de donner la vedette à la vedette; le fond du problème n'est pas le mot "lâcheté" mais le débat sur la démocratie qu'avait entamé petit François! Dégoûtée je suis, et je le dis parce que je sais de quoi je parle, je choisis les durées d'interviews de mes sujets télévisés tous les jours ouvrés. Dans l'après-midi, sur LCI, rien n'avait été coupé. Devoir rendre hommage à LCI, pfff
Satisfait de lui
Ce qui m'a le plus choqué dans les images de France3, c'est la suffisance qu'affichait le Galouzeau après son intervention.
@ Carole A. : "cet amour narcissique qu'il a de lui-même lui fait juger les autres avec hauteur" (Dominique Ambiel).
@ Fajua : il esr vrai qu'il eût été pertinent d'entendre la totalité de l'intervention de Hollande pour appréhender exactement ce qui a fait "péter les plombs" à Villepin.
Ce qu'il a dit
Ben , il n'y a qu'à demander :
Sur le site de l'Assemblée nationale, on trouve le compte-rendu analytique et le compte-rendu intégral des débats, qui retranscrivent les échanges : http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2005-2006/247.asp#P71_568
Une petite interrogation sur le mot "lâcheté" est ridiculement facile et permet de tomber tout droit sur le passage en question, au moment des questions au gouvernement, à propos de la responsabilité de l’état actionnaire dans la nomination de Noel Forgeard à la tête d'EADS. C'est à se demander comment les journalistes peuvent ne pas faire leur travail et tronquer les choses à ce point, quand on voit toute l'imformation disponible ... Bookmarquez les sites de l'Assemblée nationale et du Sénat !
RESPONSABILITES DE L'ETAT ACTIONNAIRE
M. François Hollande – Monsieur le Premier ministre, en politique comme en tout, rien ne peut se construire sans la confiance (Interruptions sur les bancs du groupe UMP). La confiance, vous l’avez perdue auprès des Français mais aussi au sein de votre majorité (Vives exclamations sur les bancs du groupe UMP). Sinon, vous auriez d’ores et déjà privatisé Gaz de France. Et cette confiance, vous ne la retrouverez pas par le biais des actions en justice que vous intentez contre des journalistes. Jamais un Premier ministre n’avait agi ainsi sous la Vème République ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste ; vives exclamations sur les bancs du groupe UMP)
Un député UMP – Et Mitterrand ?
M. François Hollande - Pas de confiance dans le pays, pas de confiance de la majorité, ni dans la presse : dans toute démocratie digne de ce nom, le chef de l’État ou le Parlement auraient mis fin à cette situation. Mais notre pays vit actuellement sous le régime de l’irresponsabilité ! (Vives exclamations sur les bancs du groupe UMP)
Cette irresponsabilité ne doit pas gagner les affaires industrielles et économiques. Or, l’un des fleurons de l’industrie aéronautique nationale et européenne, EADS, est aujourd’hui ébranlé par le comportement de l’un de ses dirigeants. Au moment même où Airbus annonce qu’il y aura des retards dans la livraison du gros porteur A 380 et où le cours du titre EADS s’effondre de plus de 25 % en Bourse, on apprend que trois mois plus tôt, le co-président de cette entreprise a exercé son droit d’option sur ses stock-options, réalisant au passage une plus-value de 2, 5 millions d’euros. Sans préjuger des résultats des enquêtes diligentées par l’Autorité des marchés financiers, laquelle conclura ou non à un délit d’initié, cette attitude est doublement condamnable – et, je l’espère, sera condamnée ici même. Elle confirme en effet que des dirigeants d’entreprise n’hésitent pas aujourd’hui à s’octroyer des rémunérations considérables, au moment même où leurs salariés se trouvent réduits à la portion congrue (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et du groupe des députés communistes et républicains et sur plusieurs bancs du groupe UMP). Ces faits ont en outre eu lieu alors que le groupe EADS annonçait un millier de suppressions d’emplois dans sa filiale Sogerma de Mérignac.
M. le Président – Posez votre question, je vous prie.
M. François Hollande - Elle est très simple. Dès lors que l’État français détient 15 % du capital de EADS, dès lors que le Président de la République et vous-même, Monsieur le Premier ministre, avez joué un rôle dans la nomination du co-président d’EADS, M. Forgeard, lui maintenez-vous votre confiance ? Si tel était le cas…
M. le Président – Merci, Monsieur Hollande.
M. François Hollande - Attendez, Monsieur le Président (Huées et claquements de pupitres sur les bancs du groupe UMP).
M. le Président – Non, Monsieur Hollande. Chacun a droit au même temps pour poser sa question (Mêmes mouvements sur les bancs du groupe UMP)
M. François Hollande - Si tel était le cas, cela signifierait que l’irresponsabilité générale l’a emporté, puisqu’on aurait la preuve qu’un président d’entreprise peut se comporter ainsi sans être rappelé à l’ordre par l’État (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste ; brouhaha persistant sur les bancs du groupe UMP).
M. Dominique de Villepin, Premier ministre - Monsieur Hollande, il est des moments dans la démocratie où l’on ne peut pas dire n’importe quoi (Vives exclamations sur les bancs du groupe socialiste). En 2000, c’est vous qui avez défini, avec Lionel Jospin, le pacte d’actionnaires ; c’est votre responsabilité et nous remettrons les choses à plat (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP ; vives exclamations sur les bancs du groupe socialiste).
Il est des moments dans une démocratie où on ne peut pas mélanger les carottes et les choux-fleurs, l’exigence de vérité et l’exigence de bonne gestion. Je dénonce, Monsieur Hollande, la facilité, et je dirai même en vous regardant, la lâcheté… (Cris sur les bancs du groupe socialiste où les députés se lèvent)
M. le Président – Asseyez-vous, je vous en prie.
M. le Premier ministre - … la lâcheté de votre attitude (Les députés socialistes, empêchés de se diriger vers le Premier ministre par les huissiers, se massent au pied de la tribune où leurs cris et huées couvrent la parole du Premier ministre), sa lâcheté, je le redis. (Les députés socialistes, toujours massés au pied de la tribune, continuent de crier, « Démission ! Sortez ! » rendant quasi inaudible le propos du Premier ministre).
J’ai relevé plusieurs contradictions dans votre propos, Monsieur Hollande. Tout d’abord, vous n’avez jamais assumé la moindre politique industrielle dans notre pays. Nous, nous avons posé les bases d’une politique énergétique de pointe, au meilleur coût et respectueuse de l’environnement (Les députés socialistes continuent de crier : « Sortez ! Sortez !)
M. le Président – Arrêtez, cela ne sert à rien. Quel triste spectacle vous donnez !
M. le Premier ministre – En matière industrielle et en matière d’énergie, comme en matière politique, c’est le principe de responsabilité qui importe. (Le Premier ministre poursuit son propos, couvert par les cris des députés socialistes) Nous avons défendu les services publics alors que nous n’avez jamais cessé de les brader. Vous n’avez jamais été au rendez-vous de la politique de la nation (Le brouhaha grossit encore) alors que nous avons cherché à redéfinir les exigences, pour avancer. Enfin, alors que vous n’avez pas fait le nécessaire pour les entreprises publiques, nous voulons leur donner les moyens de se moderniser et de relever les défis (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP ; les députés socialistes, massés au pied de la tribune, continuent de crier).
M. le Président – Arrêtez ! Si vous voulez sortir, sortez, mais sortez dans le calme ! Monsieur Ayrault, montrez l’exemple. La parole est à M. Perruchot. Monsieur Cambadélis, Monsieur Dray, on se comporte correctement dans l’hémicycle ! (Intense brouhaha persistant) Monsieur Perruchot, allez-y, posez votre question (« Ce n’est pas possible ! » sur les bancs du groupe UDF).
M. Nicolas Perruchot - J’attends le retour au calme. Les questions au Gouvernement supposent un minimum de calme et de respect. Je constate que nous ne l’avons pas et vais attendre que vous remettiez un peu d’ordre dans l’hémicycle.
M. le Président – Si vous ne voulez pas vous exprimer, je donne la parole à M. Garrigue (Vives protestations sur les bancs du groupe UDF).
Merci Paprika
Mais je connaissais, et il y a même un billet sur le thème de cet échange à l'Assemblée : "Hollande et Villepin dans le texte, traduit par Copé".
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2006/06/21/2140781.html
Ils s'aiment pas...
C'est pas simple d'expliquer aux jeunes adultes qui vont s'inscrire cette année sur les listes des votants tout neufs, que le droit de vote est précieux...Quelle médiocrité!
Débré et Balkani se sont aussi illustrés! Le fond et la forme des interventions signent le peu "d'épaisseur" de ces élus.Je hurle quand on me dit que nous avons les élus que nous méritons..
Cette affirmation m'agace aussi
Pourtant, ce sont bien les Français qui élisent ces médiocres. Sans parler de Villepin, puisque lui n'est pas élu. Ce qui n'en rend sa morgue et sa prétention que plus insupportable encore.
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