14 juillet 2006
La phrase du jour : Jean-Marie Le Pen
"En France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés" : pour ces propos tenus en janvier 2005 par Jean-Marie Le Pen au journal d'extrême-droite Rivarol, le président du Front National sera traduit en justice pour "complicité de contestation de crimes contre l'humanité et complicité d'apologie de crimes de guerre". Dans la même interview, Le Pen revenait sur un épisode de cette Occupation en expliquant : "C'est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour arrêter le massacre. On pourrait multiplier les anecdotes de ce type. (...) ce n'est pas seulement de l'Union européenne et du mondialisme que nous devons délivrer notre pays, c'est aussi des mensonges sur son histoire, mensonges protégés par des lois d'exception." Ben voyons. Délivrons notre pays des mensonges sur son histoire qui empêchent de considérer le caractère éminemment sympathique de la Gestapo. Grâce à Le Pen, on sait maintenant que les SS faisaient dans l'action humanitaire. Un regard neuf sur le nazisme, vu par le borgne.
Commentaires
la phrase du jour une vieille eructation ?
Au fond, Olivier, j'en arrive à me dire que c'est plutôt une bonne chose que Le Pen prononce ce genre de phrases … Parce que sans ce genre de dérapages sur l'Occupation, dont il est coutumier, il aurait encore plus de succès !
Je ne vois pas le rapport entre cette phrase et ce jour ?
La fête nationale ? mouaif, bof, non.
Mais alors quoi ?
oui, c'est vrai, à quand un monument à la gloire de la Gestapo ? et à Lille.. ?
ici, au Chili, il y a encore une espèce de fascination pour le fait nazi... les lois n'interdisent pas la vente de mein kampf, et l'on trouve sur les marché toute la littérature des resposable du régime d'Hitler... le problème c'est que ce ne sont pas des professuer d'université qui achètent comme des documents, mais des quidam qui lisent aussi au premier degré...
saleté de peste !
Pourquoi aujourd'hui ?
@ Bridgetoun et Yann : Elle est dans l'actu, puisque la décision de le traduire en justice date du 12 juillet. J'ai le droit à un petit délai, pour ceux qui seraient passés à côté ?
@ Bernard Langlois : merci de cette visite, je suis honoré. Je me disais qu'effectivement, de tels dérapages sont peut-être souhaitables, dans la mesure où ceux qui le suivent quand il s'en prend aux immigrés sont sans doute moins fan du côté vieil amateur de croix gammés. Je me souviens que Le Pen fut éditeur de disques reproduisant des chants nazis.
@ Bertrand : merci de ce témoignage in situ. Et l'extrême droite chilienne, où en est-elle ?
Le borgne ets es adeptes
Monsieur Borgne a fait des adeptes avec ses 17% de suffrages obtenus lors des élections, et c'est ce qui fait le plus peur.
Il est un autre négationiste, un peu plus jeune et plus dangereux, de surcroît, prof d'université qui sévit à sa manière....
Human
Gollnisch ?
Ben, c'est le numéro 2 du FN...
@Human
Sans oublier Ahmadinejad et Dieudonné, mais c'est une autre histoire...
Oui, ou DSK...
Je déconne !!! ;-)
Olivier..
Je constate que la virée au grand air avec votre mère, votre frère et les petits vous a rendu la pêche...DSK ? Fallait oser et celà me fait bien rire.
Human,
Le Pen fait certes 17 %, mais au premier tour seulement. Ca veut dire que même parmi ses électeurs se trouve une foule d'individus qui n'en voudrait pas comme président.
Olivier,
Gollnisch fut relaxé après qu'il ait été taxé de négationnisme. Très concrètement, la technique de Gollnisch consiste à se faire de la pub en disant des banalités aux yeux des historiens qui peuvent paraître polémique aux yeux du grand public, du genre « Je ne remets pas en cause l’existence des camps de concentration mais, sur le nombre de morts, les historiens pourraient en discuter ». Il n'existe pas un sujet sur lesquels les historiens peuvent dire que toute la lumière est faite définitivement, ou presque. Il existe des consensus, notamment sur le fait que le régime nazi à commis un génocide. Dire qu'on ne remet pas en cause le consensus mais qu'on peut débattre des chiffres, ce n'est très clairement pas condamnable : au nom de quoi devrions-nous refuser de parler de chiffres, si des sources pertinentes et inédites s'y prêtaient ? Faire cela signifierait cesser de considérer l'histoire comme une démarche scientifique.
Vouloir condamner Gollnisch pour cela, ce n'est que lui faire de la pub - il passe pour l'objet d'une persécution alors qu'il profère des banalités. La réponse intelligente, d'historien, aurait été de demander à monsieur Gollnisch ce qu'il pense bien qu'on puisse découvrir de nouveau sur le sujet. De fait, soit la baudruche se serait dégonflée reconnaissait qu'il n'y a rien de nature à bouleverser le consensus, soit Gollnisch aurait du nous sortir la panoplie négationniste (la seule théorie qui permettrait d'expliquer comment on pourrait trouver des sources de nature à complètement changer notre vision du régime nazi ; nécessitant au passage d'adhérer aux théories de complot juif mondial contrôlant les médias et autres stupidités qu'on croirait forgée par la police politique d'un pays de l'Est d'il y a un siècle, de type Protocole des sages de Sion).
L'exemple Gollnisch illustre à la perfection l'aspect contre-productif de la loi dite Gayssot, contestée même par ceux qui l'avaient demandée (ex : Vidal-Naquet). Les négationnistes peuvent jouer aux contestaires rebelles, insoumis, et jamais une réponse valable d'historien leur est faite, seule une réponse pénale. En l'occurrence, une non-réponse pénale, car si Le Pen a la grossiereté d'exposer le négationnisme, ses fidèles plus délicats, comme Gollnisch, eux, se contentent de proférer des banalités qui peuvent servir d'introduction aux thèses négationnistes.
Méfions-nous d'ailleurs de cette affaire récente. Le Pen a peut-être tiré les conclusions de l'expérience Gollnisch. Je n'ai pas lu le texte intégral des propos de Le Pen. Si on prend ce que vous citez, méfions-nous : la partie décrivant l'épisode de la Gestapo ne peut pas être condamnable dans un pays où existe la liberté d'expression. S'il existe une affaire où la Gestapo joua un rôle humain, si des sources l'attestent, on a aucune raison d'interdire de le dire. Là où le propos de Le Pen devient discutable, c'est lorsqu'il dit « c'est aussi des mensonges sur son histoire, mensonges protégés par des lois d'exception ». Il faudrait savoir exactement ce qu'il considère comme mensonge. S'il ne tenait qu'à dire qu'une fois des Gestapistes ont été gentils, sans pour autant prétendre qu'au total, ce petit épisode de gentils Gestapistes ne vaut rien dans la balance par rapports à la masse d'actes ignobles commis par la Gestapo en France comme ailleurs, le propos reste valable.
S'il veut dire par là qu'il faut lutter contre une loi qui lui interdirait de dire cela, de raconter une affaire qui étonnament donne à la Gestapo un beau rôle, le propos reste valable.
S'il s'agit par contre de nier à peu près tout ce qui à pu être écrit sur la Gestapo par les historiens sérieux de tous pays, de nier les archives disponibles montrant les exactions monstrueuses de la Gestapo, le contenu du procès Barbie, le propos est absolument insensé. Il est pénalement condamnable, mais la réponse pénale n'est sans doute pas la démarche la plus valable dans une démocratie. Ce qui compte, c'est la condamnation scientifique et morale de ce non-sens, en commençant par demander au négationniste qu'il explique sur quoi il se base pour contester toutes les sources connues à présent.
D'accord sur Gollnisch.
Sur les propos de Le Pen, dans le contexte, mettre en lumière un épisode de Gestapo "gentille", dire qu'on pourrait multiplier les exemples et que l'Occupation n'a pas été aussi inhumaine revient à nier que dans la balance pèsent infiniment plus lourd les multiples exactions abominables de la Gestapo.
Mais encore une fois, comme le disait Bernard Langlois, ce type de dérapage est peut-être souhaitable, parce qu'il dévoile cette nostalgie de Le Pen pour le Reich...
Le pen, le con.
on voit bien que ce cher Le pen n'est pas née d'une famille juive, sinon il ne serait bien évidement pas là pour nous raconter les exploits "humanitaires" de la gestapo.
Ca, c'est bien Le pen, il se croit tellement au dessus de tout ce qui ne le caractérise même pas qu'il en devient de jour en jour plus extrémiste. Maintenant, il veut même se la jouer Hitler, mais malheureusement, il n'a pas tant de charisme car si Hitler était aussi extrémiste que lui, lui au moins, réussissait à s'attirer un minimum de sympathie pas comme ce cher Le pen, rêvant toujours 40 ans après de cette gloire, mais qui ne laisse derrière lui que des gens scandalisés par son imbécilité. Allons, Le pen, ressaisie toi voyons, tu n'es pas Hitler, tu ne risque pas contrairement à lui de laisser des jeunes en admiration pour toi, ca toi, tu fais peur aux enfants.
Gros facho
Le Pen a toujours été un facho, et même pire un néo-nazi !
Et après tous ses dérapages beaucoup e gens pensent que c'est qu'un simple facho comme Sarkozy, C'est GRAVE !
et KKK raconte pas de connerie ! Et c'est quoi ça de se donner les initiales du Ku Klux Klan CONNARD DE FACHO !!
Du calme
Les initiales sont mal choisies mais KKK dénonce Le Pen comme vous.
Vous y étiez?
Parmi tous ces commentateurs, qui a vécu de A à Z l'occupation allemande? Reprendre des clichés est un peu simpliste.
On dit "l'armée nazie"... Voici un ckiché à 2 ronds. Dans l'armée allemande d'occupation, il y avait des nazis (les troupes SS en sont l'exemple-type), et il y avait bien plus de troufions qui se foutaient d'Hitler comme de leur première culotte. Ainsi que dans toutes les armées du monde, on ne leur avait pas demandé leur avis pour les mobiliser et leur coller d'office fusil et uniforme. Il y avait de nombreux autrichiens, tchécoslovaques,polonais,la liste est trop longue. L'armée allemande n'était pas complètement allemande et encore moins complètement nazie. Le nazisme était un parti avec de nombreux adhérents, de même que le parti communiste en URSS. Mais tous les allemands n'adhéraient pas au parti nazi.
Plus devenait dure la campagne de Russie pour la Whermarcht, plus l'occupation de la France était assurée par des "pépères" si je puis dire. Combien de fois ai-je vu de ces soldats sortir des photos de leur femme et de leurs enfants, disant :« Guerre, pas bon!».
Tout ceci ce vient pas contredire le fait que certaines troupes allemandes d'occupation se sont montrées criminelles. Mais ne généralisez pas. Il faut savoir de quoi on parle.
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