10 août 2006
Vive l'amour au bureau !
C’est la rentrée dans les entreprises : période idéale pour profiter de votre bronzage parfait et conquérir une partenaire à votre goût, histoire d’égayer l’ambiance de votre lieu de travail. Un européen sur deux le fait ! Il n’y a qu’à se baisser… Mais gare ensuite aux pièges que la malveillance et la jalousie des collègues glisseront sur le chemin de votre love story, comme autant de peaux de banane.
Tout commence souvent à la machine à café, quand l’irruption d’une bombe anatomique dans votre champ de vision déclenche soudain en vous une dévastatrice onde de choc, souvent localisée un peu en dessous de l’estomac. Les renseignements sont vite pris auprès des collègues : « Cette petite brune (ou cette grande blonde, biffez la mention inutile), elle bosse dans quel service ? Ca fait longtemps qu’elle est dans la boîte ? Elle est maquée ? ». C’est vrai qu’elle a tout ce qu’il faut pour faire sortir les yeux des orbites du loup de Tex Avery ! Mais vérifiez d’abord s’il existe une fenêtre de tir, tant le « râteau » en milieu
professionnel peut s’avérer extrêmement dommageable pour votre ego, obligé de supporter les mines narquoises du personnel, toujours vite informé par Radio Commérages. Indices pour savoir si ça peut marcher ? D’abord, si la proie convoitée est célibataire : plus pratique, assurément, même s'il ne faut pas pour autant juger a priori toute aventure avec une femme mariée inenvisageable… Etudiez ensuite son apparente perméabilité à votre charme, qui se juge par exemple à sa façon de vous rendre votre sourire, voire de le devancer, voire encore de vous « mater » en douce. Clignotants au vert, les travaux d’approche peuvent débuter. Engager la conversation ne pose guère de problème, lorsqu’on se côtoie ainsi régulièrement autour d’un expresso. On trouve toujours un prétexte. On se dépêche de lui présenter la flamme de son briquet avant qu’elle n’ait sorti le sien, on lui offre son petit noir (ou son thé, on n’est pas à ça près !), lorsqu’on se trouve devant elle à la queue leu leu face au distributeur… On en vient ensuite rapidement à s’échanger des mails, à synchroniser les pauses café, à déjeuner ensemble… Si vous savez y faire, vous l’avez voulue, vous l’avez eue : la voilà dans votre lit. Vous venez de goûter aux joies de l’amour au bureau, comme tant d’autres avant vous.
Les délices de la clandestinité
Non pas forcément que vous ayiez effectivement consommé dans l’enceinte de l’entreprise, « l’amour au bureau » s’entendant ici au sens large. Quoique. Faire l’amour in situ représente, selon une étude Sofres de juillet 2002, le fantasme numéro deux des Français en matière
de lieux excitants, avec 21 % de votes, derrière l’amour en pleine nature (53 %). Mais que vous la preniez sauvagement dans la salle des archives ou que vous vous contentiez d’aller au l’hôtel le midi au lieu de déjeuner, peu importe finalement. La situation est la même, avec simplement plus de risques d’être surpris si vous batifolez dans les locaux de la boîte durant les heures de travail ! Parce que, souvent, les amours de bureau doivent rester secrètes. Plein de bonnes raisons à cela. Déjà, peut-être êtes-vous marié. Peut-être l’est-elle aussi. Ou alors vous travaillez directement avec elle. Qu’elle soit votre supérieure hiérarchique ou œuvre sous vos ordres, les deux sont également gênants. Des acerbes : « Celle-là, elle peut tout se permettre, tu sais avec qui elle couche… » s’échangent, l’air entendu, les pimbêches du bureau d’à côté. Ne jamais sous-estimer la jalousie et la méchanceté des femmes entre elles, plus que tout en milieu professionnel… Sans compter vos copains qui rêvaient de « se la faire » et ne décolèrent pas d’avoir été pris de vitesse. Bref, une liaison révélée dans le cadre du travail peut générer de fortes tensions au sein du personnel, sans parler de l’hypothèse d’une rupture mal vécue, quand il faut continuer ensuite à travailler ensemble ! Alors longtemps, on vit son idylle dans la clandestinité, ce qui n’est pas exempt de charme, loin s’en faut. Cette complicité entre ceux qui savent au milieu de ceux qui ignorent, ces regards qui se cherchent, ces gestes furtifs et ces baisers volés qui s’échangent… Et puis cette retenue obligée, alors que vous avez passé la journée à la déshabiller des yeux – elle exagère quand même de porter des décolletés pareils, elle fait exprès pour vous exciter, c’est sûr ! Cette surcharge accumulée se libère soudain fougueusement, quand vient enfin l’heure de se retrouver sans témoin… On ne s’étonne guère que l’amour entre collègues compte tant de chauds partisans. Et les femmes ne sont certes pas en reste. Un sondage effectué sur le site féminin anglais Newswoman.co.uk révèle ainsi que 65 % des visiteuses ayant sauté le pas avec un partenaire de travail ne le regrettent pas. Et qu’elles sont 61 % à l’avoir fait ! Dans 51 % des cas, il s’agissait de leur supérieur… Mais n’en tirons pas de conclusion sur la vénalité des femmes sans rappeler qu’il y a beaucoup plus d’hommes aux postes de commande. D’autres chiffres qui laissent songeur : 22 % avouent avoir succombé à leur patron, 15 % prétendent même l’avoir
ensorcelé jusqu’au mariage, 20 % accepteraient de coucher pour une promotion et 82% reconnaissent faire du charme aux collaborateurs qu’elle trouvent séduisants, jugeant que la drague au bureau, comme une gymnastique psychologique, est excellente pour la confiance en soi. Espèces d’allumeuses !
Un terrain de chasse privilégié
L’édition américaine de Playboy, se penchant sur les moeurs de ses concitoyens en décembre 2002, obtient dans son enquête des chiffres moins impressionnants que pour ces fofolles de lectrices anglaises de Newswoman, mais tout de même : deux tiers des femmes et 50 % des hommes américains déclarent avoir eu des relations sexuelles avec d’autres membres de l’entreprise. Avec leur chef pour 46 % des femmes et 18 % des hommes. Mais 80 % confessent avoir flirté avec des collègues ! Le bureau serait donc un lupanar où l’aventure rôde au coin de la photocopieuse ? Sans aller jusque-là, il est tout à fait logique qu’au vu du grand nombre d’heures que l’on passe au travail, la possibilité de rencontres coquines y soit optimisée. Les nouveaux comportements en vogue dans les entreprises multiplient de surcroît les tentations : « De nombreux facteurs, liés à la nouvelle organisation du travail, peuvent multiplier la possibilité d'échanges amoureux », explique ainsi le professeur François Pichault, enseignant à HEC, Ecole de Gestion de l'Université de Liège (Belgique). Les entreprises fonctionnent de plus en plus par projet. Une équipe de quatre ou cinq personnes travaille ainsi pour arriver à un objectif et ce, de manière intensive, même le week-end et le soir, poursuit-il, avant de pointer d’autres facteurs, la flexibilité et la mobilité : de plus en plus de sociétés prônent le travail mobile avec des employés qui travaillent de business centers, d'hôtels, et sont amenés à rencontrer beaucoup de gens. On demande aussi aux collaborateurs plus de flexibilité, en matière d'horaires notamment. Un séminaire de trois jours à l'étranger favorise certainement les échanges amoureux. » Une enquête menée au début de l’année par le site Monster, qui a interrogé 36 950 Européens, confirme bien le milieu professionnel dans son rôle de « terrain de chasse» privilégié : presque la moitié des travailleurs du vieux continent répondent par l’affirmative à la question : « avez-vous déjà eu une relation amoureuse avec une personne de votre travail ? ». Les Suédois, Norvégiens et Britanniques (où l’on retrouve nos amazones anglaises !) sont même plus de la moitié. Les Français se situent dans la moyenne et les bonnets d’âne sont les Belges (35 % des hommes et 37 % des femmes).
Excellent pour la productivité !
Vous ne serez donc assurément pas tout seul à « pêcho au boulot » : ne vous gênez donc pas si l’envie vous prend, mais méfiez-vous de votre femme, si vous en avez une et qu’elle travaille aussi : 46 % des hommes européens ont certes fauté avec une collègue, mais 49 % des femmes affirment avec force que, dans les nouveaux rapports amoureux, elle ne laissent pas leur part aux chiens en matière d’adultère ! Enfin, nous excluons un peu vite de ces statistiques ceux qui sont célibataires et donc moralement autorisés à se choisir amant, maîtresse, compagnon ou compagne au bureau. C’est même excellent pour l’entreprise, paraît-il ! Ainsi, lisez ce qu’écrit la psychanalyste Yvonne Poncet-Bonissol, dans son ouvrage Pour en finir avec les blessures d'amour (Chiron Editeur) : « Lorsque le lieu de travail est associé au plaisir, on cherche à offrir une meilleure image de soi à tous points de vue. Si l'objet de son désir est un supérieur hiérarchique, on peut même atteindre une rentabilité étonnante ! » Deux chercheurs hollandais ayant enquêté sept ans sur le sujet, le professeur Stefaan Lievens et la journaliste Tine Hens (co-auteurs d’un ouvrage non traduit en français, Passie op de werkvloer, over gewenste intimiteiten, ce qui peut se traduire par « La passion au travail »), rejoignent ses conclusions en énumérant les bienfaits de ce dynamisme professionnel supplémentaire : accroissement du zèle, du nombre d'heures supplémentaires consenties, de l'altruisme, de l'attachement à son travail… Mais il est quand même des voix pour s’élever à contre-courant et jouer les rabat-joies, comme celle du psychanalyste Roland Brunner, qui estime d’après sa pratique clinique que ce type de relations sexuelles pose indirectement la question de l’interdit de l’inceste. Dans cette grande famille qu’est symboliquement l’entreprise, coucher avec un collègue reviendrait à avoir des relations sexuelles avec son frère ou sa sœur, tandis qu’avoir des rapports avec son ou sa chef reviendrait à coucher avec son père ou sa mère... Ces considérations un poil fumeuses mises à part, reste à vous prémunir d’un danger bien réel, si les choses entre vous et votre bombe de la machine à café tournent mal : l’accusation de harcèlement sexuel. Les Américains n’hésitent pas à signer des love contracts, documents dans lesquels les partenaires certifient par écrit consentir librement à la relation amoureuse. On n’en est pas là chez nous. Faut-il le regretter ? Mais jetez encore un œil à la bombe de la machine à café, et arrêtez donc de vous poser toutes ces questions !
Elles en parlent
Un forum entier du célèbre site AuFéminin.com est consacré à l’amour au bureau. Témoignages.
Rayon de soleil
Fiona : « Que penses-tu d’un homme qui te dit qu'en plus d'être compétente, tu es son rayon de soleil, qu'il se voit dans une longue collaboration (et pas seulement pro)? En tout cas, je fais comme toi, vendredi je l'invite à boire un verre après le boulot, on verra... »
Tu tiens le bon bout, Fiona !
Congrès à l'étranger
Gogo : « Alors que nous étions en congrès pour le boulot à l'étranger, après une soirée arrosée, mon supérieur a (voulu) pénétrer dans ma chambre d'hôtel en appelant un de ses collègues pour faciliter son intrusion. Ils sont donc venus à trois, lui et l'autre couple prétextant qu'ils venaient partager un dernier verre avec moi. Je les ai bien entendu faits rentrer et, après quelques minutes, le couple s'est éclipsé et je me suis retrouvée seule avec mon supérieur. Il est venu vers moi et c'est là que tout a basculé. Nous nous sommes longuement embrassés à plusieurs reprises. Nous aurions été au bout mais je l'ai arrêté because un problème féminin mensuel très handicapant, si vous voyez ce que je veux dire. Il a très bien compris, mais comme notre relation semblait intense et que je ressentais une envie irrésistible d'être à ses côtés, je lui ai fait plaisir, si vous voyez ce que je veux dire. »
On voit, Gogo, on voit.
Vendredi Sans Culotte
Audrey : « Adepte depuis peu (depuis ce forum) du Vendredi Sans Culotte, je me rends compte que les mecs me draguent beaucoup plus lors du VSC ! Les hommes le perçoivent-ils inconsciemment ? »
Oui, Audrey, c’est fou ce que les hommes perçoivent inconsciemment quand ils vous suivent dans les escaliers.
Article à paraître dans le magazine Playboy
Commentaires
à olivier
olivier, là, c'est pas du gâteau votre article.... c'est du sérieux là !
promis je zieute ça de plus près tout à l'heure, histoire d'y mettre mon grain de sel
Lectorat masculin !
Ce papier est normalement destiné à un lectorat masculin, mais je suis curieux d'avoir votre sentiment.
lapin
Mais c'est que c'est un vrai chaud lapin, notre Olivier ! Tu dois être malheureux comme travailleur à domicile ! ![]()
eh eh
ça me fait rire votre article olivier.....
d'abord sachez que vous le s hommes, au boulot vous etes aussi reluqués, considérés, soupesés, aucultés, on regarde discrètement vos atouts, mais bien sur que si, qui ne sont pas forcément imprenables
et quand on a consommé, aux archives ou ailleurs, on commente vos perfs entre copines, histoire de rire un peu
et si on couche en entreprise c'est bien pour jouer des coudes, hum...enfin oui des coudes, pour se faire une place au soleil dans l'organigramme de la boite, vu que l'on nous consière tjs comme sous productives et sous compétentes par rapport aux males que vous etes
vous etes des petits garçons les mecs....
traduction simultanée de mon com par nelson montfort :
votre article est digne de paraitre dans le play boy d'il y a 40 ans, vous etes tjs aussi macho...
en tous ca vous m'avez bien fait rire...
aussssscultés
pardon "auscultés" et non pas "auculté"...heu ça devait être un lapsus...
bien sur mes propos ne sont aucunement un jugement sur votre article, fort bien rédigé, très bien etayé etc.....mais diantre....c'est comme à l'hotel de la plage, rien ne change...
à bernard langlois : eh bien, olivier, travaillant à domicile est servi exclusivement...voyez vous
@ Olivier ^^
une question me turlubite... heu me turlupine pardon... vous écrivez pour Play boy ? mais ça vous arrive d'assister aux séances photos ??? ^^
je dis ça comme ça... ^^
"reluqués, considérés, soupesés, auscultés" : oh ouiiii ! LesYeux, ignorez-vous que nous rêvons tous d'être des hommes objets à vos pieds ?
T 31 : tant pis pour le fantasme, mais non !
pffff......
voyez comme la vie est mal faite olivier ....vous en revez et nous on en a marre...
ça c'est plutôt la plaie que l'on dise "oui" pour les histoires de jalousies effectivement et parce que ça a dès le début un caractère éphémère prononcé, si l'on dit "non" surtout à un chef parce qu'il ne reste plus qu'à partir ou espérer qu'il est exceptionnel
Tout dépend
Des relations entre collègues débouchent aussi, parfois, sur un mariage... qui débouche à son tour souvent sur un divorce, comme tout autre mariage, mais c'est un autre débat !
Et hop...
Une petite relation sexuelle sur le lieu de travail... mmmhhh...!
Fajua !
Tu veux bien rentrer à la maison tout de suite ?
chiboum chiboum
ha lala
la canicule l'emballe, notre Olivier ! ![]()
après le chikiboum chiboum de "l'amour à la plage" ...
le tip tip tip de l'amour au bureau...
l'amour, toujours l'amour...
Et le cabanon à outils ?!!
Comme souvent sur ce blog, part belle est faîte aux bureaucrates! C'est peu de dire qu'on néglige ici les travailleurs au grand air et qu'on a beau chercher, aucune allusion n'est faîte, à aucun moment, au kamasutra du cabanon ni aux ébats du chantier.
Alors on peut bien entendu vanter les positionnements populaires de Clémentine Autin, quand on néglige la levrette fougueuse dans les ballots de paille, quand on fait silence sur la brouette de Zanzibar derrière les machines et qu'on occulte volontairement le balancier hongrois dans le bosquet, la boufarde entre les rateaux et le tête-bèche précisément là où on la range, ON N'EST PAS VRAIMENT QUALIFIE POUR SE POSITIONNER A GAUCHE!
lady chaterlay
fleuryval ! vous avez la mémoire courte......et lady chaterley alors !!!
moi j'ai lu ça toute petite, ça m'a bcp plu...
Lady Chaterley ? D'Olivier Bonnet ?
Abassourdi! Je n'en crois pas lesyeux!
Ce n'est pas défendre Olivier que de faire allusion aux amours jardinières d'une lady, c'est l'enfoncer (si je puis me permettre) d'avantage aux yeux des travailleurs et des travailleuses de ce pays (Arlette si tu m'entends...) Je dis et maintiens que ce billet néglige la bistouquette prolétarienne, ignore la fesse rurale et témoigne d'un mépris bobofien pour les relations ouvrières et paysannes.
Les classes laborieuses exigent pour demain matin un billet consacré à l'amour à l'usine et aux champs, faute de quoi...
@ ffleuryval.
franchement l'amour au champs, cachés dans la paille (ça gratouille, ça chatouille) au lieu de la machine à café ou de la photocopieuse....sous l'oeil des charolaises ou des limousines, moi je préfèrerais
suis assez rustique fleuryval
Exact, Fleuryval !
Chez moi, en Argentine, patrie de Ernesto Guevarra, à la campagne, vous ne pouvez pas savoir le nombre de jeunes filles de 16 ou 17 ans qui viennent d'avoir un bébé. Et les familles nombreuses pulullent, bien sûr.
La ruralité française connaît-elle le même phénomène ?
Et vous avez raison!
D'autant que la charolaise est peu cafteuse et que si la limousine colporte des rumeurs, elle le fait dans cette langue bovine impropre à défaire les réputations. Voyez qu'en cherchant un peu, on trouve aisément matière...
Attendons donc confiants et sereins qu'Olivier mette ce coup de barre à gauche dans les plus brefs délais ![]()
Démographie rurale...
...en perdition ici, Mimich!
Ce sont des articles comme celui-ci qui vident nos campagnes et dépeuplent nos ports, en poussant toute notre belle jeunesse vers les photocopieuses! Je me demande si Olivier a mesuré l'impact de son article sur le développement durable. Bon sang...BON SANG!!! Je me demande.
Foutrecul Olivier !
Pour clôre provisoirement cet intermède bucolique et bovin, et en revenir à l'article d'Olivier je trouve que ça sent le vécu à plein nez. Du reportage, du vrai, soigneusement habillé (façon de parler) de statistiques et de considérations philosophico tayloristes. Bref, du travail de pro. Meeeuuuh non Olivier, je ne critique pas... je retourne à la machine à café.
don t cry for me...
Argentina !
Mimich, en Argentine, donc nous sommes voisins... et avons, semble-t-il, le même souci, pas uniquement rural de la grossesse précoce...
celle de la pauvreté, du manque d'éducation sexuelle, de la chèreté ou de l'inaccessibilité de la pilule et du préservatif, du machisme, des viols et de l'inceste et de l'illégalité de l'avortement.
Comme quoi..
On y revient..Dans la première partie de cette autobiographie, Olivier souligne les avantages de la cigarettes (et que je t'offre mon briquet, et que je tends le cendriers..)..Il me semble d'ailleurs me souvenir qu'un président étatsunien ne négligeait pas la fumette d'un petit cigare au boulot.
Bertrand: j'ai les mêmes à la maison..mais ce soir je suis en ouacances (si!) et je vais laisser dérrière moi les incestes, les viols la détresse, boire un coup et me délecter de la prose de notre jardinier enchanteur et de la biographie croustillante d'Olivier..Je n'irai jamais à Valparaiso mais je peux rêver.
@ KA bocharde,
quand elle a un cigare dans le colimateur, ça fait pas bon être Bill Clinton!
Notre BertanD en aura fait les frais. C'est vrai qu'il ne semble pas avoir déjeuner d'un clown aujourd'hui. Pas de photocopieuses à Valparaiso? Pas de machines à café au Chili? Pas de jolies collègues dans le commerce équitable ? Descends dans le Sud. Doit y avoir de jolies choristes chez Florent Pagny.
Allez, Madame 'Rtier libre, un p'tit punch?
Les choeurs: Ka Rtier liiiiibre.
N'empêche! N'empêche... La barre à gauche, toute!
Cher Bertrand
Nous sommes, oui, voisins, mais de coeur uniquement car je suis l'un des nombreux Argentins de Paris.
Entièrement d'accord avec toi : la cordillère des Andes n'est pas assez haute pour nous empêcher de partager les fléaux que tu décris. Pourquoi les subissons-nous ? Sans doute à cause de celui qui a fait le plus de mal à notre continent depuis sa découverte et que tu oublies de citer : la religion.
Mais, je ne sais pas pourquoi, depuis quelques temps, l'optimisme me revient. Peut être est-ce l'image de cette Amérique Latine entière qui se teinte d'un rose parci tirant vers le rouge parlà. Celle qui veut construire le Mercosur (nous, ensemble) et rejette l'ALCA (nous, bouffés par les yankees).
Et d'ailleurs, cher Fleuryval, nos magnifiques vaches (dont il est inutile de vous rappeller la qualité post-mortem) sont des Aberdeen Angus, Holsten ou autres. Et, malgré la démographie, elles sont tellement plus nombreuses que les humains qu'elles n'en n'ont rien à traire de leurs ragots !
HA! MIMICH!!!
Des qualités post-mortem des Aberdeen Angus on ne débattra jamais assez! Ni de la religion des photocopieurs qu'un Jésus de plume tente d'initier ici. Aussi je vous le dis les bras levés, de cette voix guturale qui sent si bon la France: "La mano en la mano, méfiez-vous des machines de bureau! La France des sans papiers est billevesée au regard des trop de papiers Peut-être y a-t-il par là quelque chose à trouver pour que ceux de la première trient et classent ceux de la seconde, s'en appropriant quelques uns au passage. Non! L'Amérique latine n'est pas seule. Vive le Chili libre! Vive l'Art Est Public! Vive la Transe!"
Bon, je le savais bien...
...que j'allais me faire chambrer avec un article comme ça ! J'assume. Je revendique même la variété d'humeurs, de sujets et d'inspirations. Merci de me suivre dans tout ça, goguenards mais bien présents !
Corrida chez Birenbaum
Pour les aficionados seulement. Dans l'arène du DEL, El Chico Birenbaum del MOI a appelé quelques éleveurs à lacher leurs bestiaux de l'année.
Le premier s'appele Raciste.
Pépé Fleuryval del Corps de braise s'y prépare dans ce silence particulier du tête à tête avec la Madone.
A tout à l'heure.
Peut-être.
Annulation
Bêtes trop petites, trop jeunes. Une corrida de bistro. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire". Les oreilles ne sont que du cartilage et la queue ne trouverait même pas preneuse à la machine à café... Pour rester dans le sujet du jour ![]()
Où est l'amour dans tout ça?
L'amour au bloulot ou la promotion canapé.
C'est la visue des hommes et des femmes dans la vie active et qui s'activent à autre chose qu'à leur taravail.
Comment ça Olivier? L'adultère serait donc un stimulant, un reboostant à la vie en entreprise?
Il paraît même que notre sinistre de l'intérieure se penche sur la question de la restauration et l'institutionnalisation des maisons closes....
C'est à cela que nous sommes, nous les femmes, réduites?
Non, je ne fais pas ma suceptible...Mais tout de même...
L'égalité homme/femme existe en matière de sexualité au bureau, car il ne s'agit que de cela, eh bien on aura au moins gagné ça! A défaut de récupérer les 20% de salaire en moins que nous avons à l'embauche aor rapport aux hommes. Mais avec beaucoup d'investissement personnel et d'acharnement sur son lieu de travail(promotion canapé) on pourrait grapiller quelques pourcentages de plus...
Bon...Je note que tout ça est rédigé avec beaucoup de dérision, alors je ne me fache pas pour de bon
Human
Pas de chance ...
Moi je suis dans un service où il n'y a que des femmes (et je suis une femme !). C'est sacrément handicapant, non ? Que me conseillez-vous .. sérieusement ? (suis sûre que vous n'y aviez pas pensé ..)
Au fait, pour Bertrand ..
... de Valparaiso,ne vous inquiétez pas, il aura toujours ses inconditionnelles, amateur (trices) de portes turquoises donnant sur l'eternité, cargos à destination inconnue , flamands roses dans les ascenseurs et lamas venus d'ailleurs errant sur le port ...
Amarula...Avez vous pensé à vous faire livrer des pizzas? Ou appeler SOS médecin pour un petit malaise? Et le facteur?
Bon, alors...
@ Ka : autobiographie ? Vos poussez un peu ![]()
@ Human : "C'est à cela que nous sommes, nous les femmes, réduites ?" Pas plus vous que les hommes ! Il me semble bien avoir écrit que l'amour au bureau est un sport mixte ![]()
@ Amarula : mauvaise pioche, pauvre amie. Reste à trouver l'homme en dehors de votre cadre professionnel. En folâtrant à la campagne, par exemple, ou chez quelque jardinier...
@ Ka (bis) : Amarula fait allusion à un commentaire que j'ai moi-même posté chez Bertrand-Bertrand (pour une France sépia) de Valparaiso.
Amatula..
Je donnais juste des pistes pour faire entrer le loup dans votre bergerie peuplée de femmes..
Que d'Argentins sur le site ( moi à La lucila ) article trés intéressant et déculpabilisant pour moi j'avais peur que cette pratique sur les lieux de travail n'existait qu'à l'hopital( remarque du prof. Sivadon "il y a tant et tant de lits ")
Freddy Hombre !
Effectivement, ça swingue dans les hostos, mais pas seulement là...
Un site argentino-belgo-chilien ?
Pourquoi-pas ?
fair l'amour au bureau
film intéressant sur le sujet : http://www.youtube.com/user/pascal666ify?feature=mhee#p/u/0/bfgJWxQaPf4
faire de l'Amour
les différentes phases es contées
en amour
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