30 août 2006
Au secours, Juppé revient !
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Malhonnête, Alalin Juppé ? En 1995, le Canard enchaîné publie une lettre de la mairie de Paris signée de sa main, dans laquelle il ordonne de baisser le loyer de son fils Laurent. Or celui-ci habite un appartement de 189 mètres carrés qui fait partie des propriétés de la ville, rue Jacob, et son logement a été le cadre de travaux pour un montant de plusieurs millions de francs aux frais de la princesse ! Une association de contribuables parisiens porte plainte, mais le procureur de Paris, Bruno Cotte, classe l'affaire. Partie remise ! En 1998, Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt", en tant que Secrétaire général du RPR, parti chiraquien qui donnera naissance à l'UMP, et maire adjoint aux finances de Paris. C'est l’affaire des emplois fictifs. En 2002, voici ce qu'il déclare, évoquant l'hypothèse d'une "peine infamante" : "j'abandonnerais la politique. C'est une question d'éthique personnelle, je suis passionné, ambitieux d'accord, mais je ne suis pas Mellick ou Balkany". Abandonner la politique... Comme Jospin ? Le vendredi 30 janvier 2004, le tribunal de Nanterre condamne le "porteur de sombrero" du président de la république à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité. Le principal fautif reste intouchable dans son bunker judiciaire de l'Elysée. Mais Juppé prend donc 10 ans d'inéligibilité, ce n'est pas rien ! Il faut dire qu'il est convaincu de détournement d'argent public, on a déjà vu faute plus vénielle. Pour la bonne bouche, un extrait du jugement : "Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu'agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu'il
était investi d'un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain." Bigre. Mais pas d'affolement excessif, la cour d'appel de Versailles ramène en 2004 sa période d'inégibilité à... un an ! Un revirement judiciaire et une clémence qui tombent sacrément bien. Mais il est tout de même condamné à 14 mois de prison avec sursis. Sans doute cette peine n'est-elle pas assez infamante, puisqu'Alain Juppé revient dans la politique : le conseil municipal de Bordeaux a démissionné en bloc pour lui permettre de reprendre son fauteuil de maire. Il a annoncé hier officiellement sa candidature aux élections municipales partielles d'octobre prochain. Mais attention ! Son retour ne concerne que la politique locale. On peut le croire : ce type-là n'a qu'une parole.
Merci à Brave Patrie pour Alain Crusoë-Saddam.
Mise à jour : délectable billet à ce sujet sur le Monolecte. Agnès Maillard écrit : "Il ne faudrait pas un grand effort de concentration pour se croire dans un
épisode des Sopranos , quand un homme de main, ayant couvert son
parrain, ressort de taule avec les honneurs qui sont dus à celui qui a tenu bon
et a surtout su rester muet sur les questions qui fâchent. En général, il a sa
place de lieutenant toute chaude, avec un secteur juteux et la totale confiance
du chef. Tant de fidélité, de constance, de loyauté, c'est touchant, ça nous
arracherait presque les larmes des yeux. Sauf que les mafieux ont au moins la décence de ne pas demander aux électeurs
de valider leur soupe interne." Tout le papier est ici.
Commentaires
Ce n'est qu'un début...
France Inter annonçait ce matin son intention de se présenter aux législatives de 2007. Il paraît qu'on ne "décroche" pas de la politique comme ça. Une drogue dure.
Mais que fait la brigade des stupéfiants ???
D'un jardinier...
...doit-on attendre la promotion de la santé (mentale) par les herbes ?
Ca fait plaisir de te revoir prem's, Fleury !
Et au fait, ton bouquin ? Ah oui, parce que Fleury a sorti son bouquin : http://danseavecleshoux.blog.20minutes.fr/archive/2006/08/30/va-mourir-a-bangkok-specialite-bretonne.html
Il envisage de le vendre avec des spécialités culinaires : vive la gastro-littérature ;-)
OUI!
La promotion de la santé mentale par les plantes? Mais je ne fais QUE ça !
Et pourquoi tu m'oublies la viticulo-littérature? T'es fâché avec ta coopérative ;-)
mais?
vous etes contre la reinsertion des delinquants?
Tolérance zéro
Après l'affaire Guy Drut, décidement l'UMP pose en pourfendeur de la délinquance.
Ce qui sera intéressant dans l'affaire, c'est qu'on saura ce que les Bordelais méritent. On saura si les Bordelais auront encore droit de maugréer contre la Justice (cf http://riesling.free.fr/20060828.html )
La politique pas un métier à part
@ David T
Un mec qui a eu des condamnations, inscrites sur son casier judiciaire, n'a pas le droit de faire certains métiers : bien-sûr la police ou la gendarmerie, et dans le domaine de la sécurité privée. Pour arriver à une éthique du politique, il faudrait interdire à toute personne de se représenter à des élections si elle a été condamnée pour des faits réalisés dans le cadre de ses fonctions politiques, électives ou au sein d'un parti.
la légitimité de l'élection
Si les Bordelais réélisent Juppé (comme les Béthunois ont réélu Mellick et les Levaloisiens Balkany), la légitimité démocratique de Juppé sera retrouvée et on ne pourra rien dire. Reste que la suggestion de Carole A. tombe sous le sens et que Juppé sera tout de même pris en flagrant délit de contradiction avec ses déclarations de vierge effarouchée sur "la peine infamante". ca risque quand même de pas mal le plomber...
casier
pour ma part je n'ai jamais compris que l'on puisse exercer un mandat avec un casier !! le quidam effectivement comme le dit carole A, ne peut travailler dans la fonction publique avec une inscription à son casier judicaire
c'est honteux, allez virez moi tous les élus qui n(ont pas de casier vierge
un élu est un citoyen que je sache
ah ! cher la fontaine.....
au fait.....
juppé que ma fille a eu en maitre de conférence à l'université de montréal cette année est parait-il brillant intellectuellement et charmant ;))
il officie très bien là-bas, qu'il y reste, en plus ça réussit pas mal à son teint, le froid canadien
Eh dite :). On évite de généraliser sur les "bordelais", hein merci ;). Je m'en fous un peu (j'habite sur bordeaux, après qu'est ce que ca veut dire être bordelais, j'en sais rien et j'en ai rien à taper) mais je peux vous dire que je n'ai jamais voté pour un homme politique corrompu, encore moins pour une sous-daube infame comme Juppé.
Et que je ne compte absolument pas voter pour lui quand il aura l'affront de se représenter, lui et ses doigts sales.
Alors "les bordelais" non, "certains bordelais" peut etre.
Une majorité de Bordelais
Hélas Incanus c'est le lot de toute élection, c'est celui qui obtient la majorité qui est élu. Mais tu as raison la réélection de politiques condamnés n'est pas de la responsabilité des électeurs, puisque c'est en très grande majorité un parti qui leur donne l'investiture et donc une légitimité. Si tu veux voter pour ton parti habituel alors tu n'as pas d'alternative. C'est ce qui risque de se passer à Grenoble avec Carignon. Les gens de droite après deux mandats effectués par la gauche n'auront pas le choix. C'est dur de renoncer à ses idées politiques même parceque le politiqe en tête de liste a été condamné.
@ Olivier
Je ne sais pas si tu as déjà fait un tour là http://www.alaincarignon.blogs.com/ ? Sinon tu vas y trouver des perles.
Tout à fait d 'accord!
Je viens de lire ton article et je suis en grand e partie d'accord avec toi..moi même g écrit un article "saignant" la dessus sur mon blog Gaule TV http://gaule-tv.blogspot.com
à carole A
je ne suis pas sure de cela carole
ce n'est pa s renoncer à s es idées politiques que de refuser de voter pour un candidat condamné par ailleurs, meme s'il porte nos couleurs
sinon à tout accepter...
ça s'appelle des compromissions
c'est pq je serais très heureuse de voir le vote blanc pris en compte
en attendant je m'abstiens
Tomber la chemise
Il paraît qu'il est très décontracte, limite peace and love. Aurait-il bu trop de sirop d'erable chez les caribous?
La fraude constatée, le jugement ordonné et le temps d'oublier, une main invisible a donné d'autres ordres. Le voilà élligibe au bout d'un an au lieu de dix, trop fort la politique.
Candidat? J'ai entendu une intervieuw où il clamait tout l'amour qu'il portait à Bordeaux et rien qu'à Bordeaux.
Et si la vile lui infligeait un coup de massue en présentant un homme de gauche en octobre?
@ tous
D'accord avec Carole et LesYeux pour empêcher un condamné dans l'exercice de ses fonctions politiques à persister dans ce domaine. C'est aussi la position de Guy Birenbaum, qui l'a rappelé tout récemment dans "On refait le monde" sur RTL, justement à propos de Juppé.
Ravi qu'Incanus le Bordelais refuse de voter pour lui ! Mais hélas, l'ex exilé au Canada va être élu, sûr. J'aimerais me tromper...
Quant à cette histoire de blanchiment par l'élection, dont parle Jihème et qui se défend, sous l'angle démocratique, elle me laisse un sale goût dans l'arrière de la gorge.
Que les socialistes rasent les murs...
Je ne défends pas Alain Juppé, bien au contraire.
Mais je dis avec un peu de sérieux et non sans irritation que tous ceux qui, de près ou de loin, ont ici (sur ce blog) des accointances avec les socialistes, feraient mieux de se faire tout petit et de raser les murs. Je vous rappelle que les deux septennats de François Mitterrand ont été littéralement pourris par la corruption politique qui avait atteint alors des sommets encore inégalés.
Comme on disait à l'époque, "de mémoire de rose on n'avait jamais vu autant de scandales...!!"
Ou comme dit encore souvent Jean-Marie Le Pen, "quand on veut monter en haut du cocotier, il faut avoir les fesses propres".
Tout de même, un peu d'honnêteté !
citer à comparaître
c'est en haut du mirador, Chouchou, du mirador...
un peu d'mémoire, merde quoi !
Ah bon ?
@ Chouan
Je ne suis pas un grand fan de Mitterand, bien que je ne puisse m'empêcher d'admirer la formidable intelligence du stratège. Il est vrai que ses septennats ont (aussi) été marqués par quelques peu reluisantes a&ffaires. Mais de là à dire que "la corruption politique qui avait atteint alors des sommets encore inégalés" ! Je ne vois pas du tout sur quoi ce base ce commentaire. Vous avez tenu les comptes des affaires de corruption sous les différents présidents ? C'est quoi les scores ? Voilà à mon avis une bonne vieille phrase à l'emporte pièce.
Et Pompidou ?
Le règne de Pompidou n'a pas du tout été marqué par un affairisme échevelé ! Et Pasqua, c'est Mitterrand ?
Etre de droite, le dernier tabou français
Comparer les moeurs politiques de l'époque gaulliste avec celles que nous avons connus sous Mitterrand, c'est faire preuve d'un relativisme inacceptable et mensonger. C'est de la manipulation. Bien sûr que des affaires, il y en a toujours eu en tous temps et sous tous les régimes et il y en aura probablement toujours. Mais noyer le poisson comme vous essayez de le faire en évoquant Pompidou parce qu'il y a eu l'affaire Marchiani et qu'on nous la ressort chaque fois qu'il est question de son septennat, ce n'est pas honnête.
Oui, l'affairisme socialiste a dépassé de loin tout ce que nous avions connu. Oui, l'état a été totalement pris en otage par une nomenklatura socialiste qui depuis n'a pas vraiment rendu l'âme.
Vous allez me dire, "oui mais à l'époque, les affaires étaient étouffées par une presse aux ordres..."
L'argument favori et bidon par excellence puisqu'au contraire, la presse n'a jamais été aussi cadenassée et muselée par un courant politique que sous Mitterrand.
Oui les affaires éclataient, mais parce qu'elles étaient si énormes que l'on pouvait difficilement faire autrement.
Je vous rappelle que d'après une étude parue après les élections présidentielles de 2002, les journalistes ont reconnu à 94% avoir voté pour des candidats de gauche au premier tour. Et encore, les 6% restant, on les retrouve dans la presse économique et financière.
Pluralisme ? Vous avez dit pluralisme ?
Lisez donc le dernier livre d'Eric Brunet "Etre de droite, le tabou français".
Bonne lecture.
vote
ben dites donc chouan, c'est sans doute que les gens de droite n'ont pas de compétences pour embrasser la carrière de journaliste....puisque vous dites qu'ils sont à 94% à avoir voté à gauche ;)
et les organes de presse de droite existent bien, je peste d'ailleurs assez, 'le plan B' se trouve tjs caché derrière "minutes"
aujourdh'ui il me semble que la droite musèle bien la presse, non mais je reve...
ça sert à quoi cette argumentation stérile, "c'est pas moi c'est eux" de toutes façons, il est rare de voir des dirigeants ne pas vouloir laisser s'exprimer des gens qui les genent
mais jen'ose imaginer ce que c serait si vos amis venaient à gouverner !!!!!!! déjà que les bibilothèques ont été épurées lorsque le maire était d'extreme droite !
c'est l'hopital qui se fout de la charité
il fallait lire 'il est rare de voir des dirigeants laisser s'exprimer des gens qui les genent"
Pauvre droite
Lagardère n'est-il pas le patron de Hachette-Filipacchi, de Carolis à la tête du service public, Martin Bouygues à celle de TF1, Baudis le président du CSA... Que des gens de gauche !
La palme de la mauvaise foi
Vous mélangez tout et en plus vous êtes d'une extraordinaire mauvaise foi. Vous avez la palme.
1ère énormité : Celle de "LesYeux" qui estime que si 94% des journalistes sont de gauche, c'est que les journalistes de droite doievent être incompétents. Je ne sais trop qi vous êtes sérieuse ou si vous pensiez faire un peu d'humour. En tous les cas, le fait de ne pas répondre ou plutôt de répondre à côté comme vous le faites démontre que vous êtes capable de faire preuve d'un beau sectarisme !
2ème énormité : la vôtre Olivier Bonnet. Vous confondez affinités politiques d'un patron de presse avec le contenu de ses publications. Enfin vous confondez ? Non, Je sais bien que vous êtes de mauvaise foi et que vous ne pensez pas un mot de ce que vous dites en nous citant ces quelques personnalités du monde de l'audio-visuel soi-disant de droite parce qu'ils sont répertoriés chez les bleus plutôt que chez les roses. Tout cela est parfaitement grotesque ! Je me fous de savoir si Baudis est de droite ou de gauche quand le CSA qu'il préside se comporte depuis qu'il est à la présidence de cet organisme comme l'exécutant conformiste des désidératas de la gauche bien-pensante.
La vérité, c'est que vous savez évidemment que j'ai raison en dénoncant l'incroyable société de connivence dans laquelle nous sommes et son étonnant monolithisme intellectuel. Vous êtes du bon côté du manche, vous pourriez au moins avoir l'honnêteté de reconnaitre cet état de fait : la gauche exerce une quasi-dictature sur tout ce qui se fait ou se décide dans le domaine de l'audio-visuel.
Quant à LesYeux et vos éternels clichés sur mes amis qui bruleraient des livres s'ils étaient au pouvoir... je trouve vraiment dommage que vous ne fassiez pas ce petit effort intellectuel que l'on pourrait espérer de vous de temps en temps pour essayer de nous révéler votre vraie réflexion et non vos éternels fantasmes de femme effrayée par le méchant loup que je suis à vos yeux...
chouan amnésique
ben mon bon chouan.....énormité énormité, jen'ai rien déclaré d'énormes et j'aipris soin de mettre un clin d'oeil après ma phrase pour indiquer 'humour' je pensais bien que vous ne saisiriez pas !
vous etes tout chafouin ds ce com, on vous sent amère et peu convaincant
la compétence du journaliste n'est evidemment pas affaire de pensée politique, vous n'avez vous, aucune faculté de recul aucun humour
mais vous etes aussi amnésique : car on a bel et bien épuré les bibliothèques de quelques mairies naguère aux mains de vos amis, retiré des bouquins 'malsains' pour la jeunesse
ou peut être faites vous la politique de l'autruche, faites vous semblant de n'avoir pas su !
enfin chouan cessez de rever ! je ne fantasme pas sur les loups, enfin pas les loups de zoo de votre espèce qui tournent en rond, enragés, ds leur cage
peut etre un vrai loup me donnerait-il qq frissons, mais pas de peur
vous, chouan, n'etes pas un loup, mais vous etes tout gris, vous en avez juste le pelage, sans lumière ni espérance humaniste (oui je sais ce mot est conformiste n'est-ce pas)
l'extreme droite est un parti qui ne revèle que le coté sombre de l'homme, qui n'exalte que le refermement sur soi, l'intolérance, sous couvert de populisme ecoeurant (je vous concède que d'autres s'essaient aussi à ce populisme)
quant à la gauche chouan, arretez de pleurnicher comme ça, elle n'existe plus guère en ce moment , vous le savez, hélas, vous devriez lire la presse malgré votre répugnance
Justice ?
A l'époque du procès en appel de Juppé, le Canard Enchaîné avait fait paraître un article sur une possibilité de contester un éventuel retour de celui-ci. Je leur ai demandé s'ils pensaient que ces arguments d'alors étaient toujours fondés. Et si oui, il pourrait être intéressant de le rééditer. Quelqu'un serait peut-être à même de se lancer dans l'aventure juridique pour vérifier si la France est encore un état de droit ou une république bananière.
Chez nous on aime bien voter pour les truands.
Bordeaux, ville de notables, ville repue, ville bourgeoise votera Juppé.
La dynastie des Médecins à Nice, Balkany à Levallois (copain à Sarkozy, soit dit en passant) ont tous été réélus. C'est pareil à gauche, je suis persuadé qu'il se ytrouverait des gens pour voter Tapie s'il se présentait quelque part.
C'est vraiment à désespérer de la démocratie.
L'ami Juppé se fout en plus de notre gueule, interrogé sur France Inter sur le fait que sa réélection allait coûter 350 000 € aux contribuables a répondu : "la démocratie a un prix !"
Il aurait bien tort de se gêner
Puisqu'il peut décidément tout se permettre.
A l'attention de Chouan
J'en ai entendu des comme ous atteints de la mémoire maladie : la mémoire sélective.
Un seul remède, cet édito de JF Kahn : "les crimes de De Gaulle comparés aux turpitudes de Mitterrand".
Et si vous n'êtes pas convaincu, cher amnésique à la mémoire très très sélective lisez "l'histoire du SAC" ou "L'homme d el'ombre" et vous n'aurez plus jamais envie de sortir des trucs de cette nature...
"Les turpitudes de Mitterrand comparées aux crimes du Général de Gaulle"
Blablate-t-on dans le vide? Cruelle angoisse ! Je suis heureusement rassuré. Causant de temps à autre dans le poste, j'ai eu récemment le plaisir d'apprendre que j'avais été écouté. Et pas par n'im¬porte qui. Par la fameuse cellule élyséenne mise en place au début des années 80 par feu le président François Mitterrand. Comme dit l'autre: «Tonton, pourquoi tu tousses? . . » Ecouté ainsi que deux mille autres, y compris mon assistante à son domi¬cile, si j'en crois le Rouletabille du Point, Jean-Marie Pontaut, qui en a fait un livre. Il y a tant de bavardages, aujourd'hui, qui sont publiés sous forme de romans que je suis très honoré de savoir que les miens ont été enregistrés sur disquettes. Qui dira encore que notre démocratie est opaque? Il me suffit de décrocher mon téléphone et de hurler dans le combiné que Jacques Chirac, malgré ses lentilles de contact, s'est totalement mis le doigt dans l'oeil 26 oc¬tobre dernier en nous annonçant qu'il ferait, tout compte fait, la politique de Balladur en pire et, hop, aussitôt, comme par hasard, notre président de la République corrige de nouveau le tir. Et il choisit, pour annoncer cette rectification, non pas les deux chèvres de M. Séguin, ce qui serait trop voyant, mais les Deux-Sèvres de Mme Ségolène Royal. Ce qui prouve éloquemment que je suis écouté.
A moins que le nouveau locataire de l'Elysée n'ait fait couper ma ligne pour m'empêcher de contester aussi facilement la sienne. Ce qui serait vous en conviendrez, extrêmement vexant.
Bref, il faut être de très mauvaise foi pour prétendre que, sous Mitterrand, la République manquait de transparence. L'ex-président nous a quasiment présenté, avant de tirer sa révérence, sa fille dite «illégitime». A qui ce grand amateur de livres a donné le nom d'une bibliothèque. Ce n'est pas le pape qui aurait fait ça! Ni Philippe de Villiers... Il est vrai qu'il nous a, pendant dix ans, dissimulé son cancer. Ce qui enrage ceux qui l'ont toujours estimé plus illégitime encore que sa fille. Et qui eussent apprécié qu'il démissionnât en 1981, trois mois après son élection -chouette, ils auraient échappé à l'impôt sur la fortune! Mais, enfin, ce cancer, notre florentin n'en est pas mort pendant sa double présidence ! Pourquoi alors au¬rait-il fallu qu'il nous annonçât d'avance qu'il était condamné... A quoi? A vivre plus vieux que la plupart d'entre nous. J'en connais même un qui, il n'y a pas si longtemps, a très correctement présidé notre pays pendant sept ans, non pas avec une tumeur de trop, mais avec une case en moins. Et on n'en a jamais parlé! D'ailleurs, il y a des précédents: invités à le réélire en plein conflit mondial, les citoyens américains ont-ils jamais su que le Président Roosevelt, totalement impotent, ne se déplaçait que sur des tuteurs d'acier? Mais que valait-il mieux: Roo¬sevelt malade ou Mussolini bien portant?
Et à la tête de l'UDF? Tout le monde s'en fout, me direz-¬vous... N'empêche: même s'il était atteint d'hémorroïdes, ce qui est d'ailleurs impensable puisqu'il est démocrate-¬chrétien, je préférerais Bayrou, gêné aux entournures, à un de Villiers alerte et bondissant.
Et Alain Madelin? Lui, certes, il est malade. Idéologiquement. Mais c'est ce que ses fans aiment en lui. Alors. . . C'est la nature même de la Veme République qui induit le secret, le mensonge et le double langage.
Que ceux qui, au nom d'une totale transparence, ont amnistié le Dr Gubler nous disent s'ils feront preuve de la même indulgence le jour où leur psy publiera non pas son journal intime, mais le leur?
Reste que François Mitterrand a fait signer par le Dr Gu¬bler, qui ne demandait que cela, de faux bulletins de santé et, surtout, qu'il s'est représenté en 1988 en nous faisant croire qu'il pétait le feu.
On s'en offusque. On a raison.
Après la semaine des hommages brejnéviens, voici donc venu le temps du lynchage a posteriori. Et si on s'avisait, enfin, que c'est la nature même de la monarchie républicaine, telle que l'a instaurée la V' République, qui induit le secret, le mensonge, la ruse et le double langage? Il est devenu de bon ton, soudain, d'opposer la viscosité mitterrandienne à la probité rugueuse du général de Gaulle; la vertu intégrale face à l'extrême cynisme de l'ambiguïté.
Remettons donc les pendules à l'heure.
Je n'ai jamais été spécifiquement mitterrandien, alors que j'ai été et reste profondément gaullien, sinon gaulliste.
Et l'Edj, on en conviendra, a largement contribué à dévoiler certaines des plus évidentes turpitudes du règne ton¬tonesque. Ce n'est pas une raison pour remodeler nos mémoires au gré des convenances et des modes.
Nous savions déjà que, le 17 octobre 1961, sous de Gaulle et Papon, en plein Paris, des centaines de personnes, de souche maghrébine comme on dit, furent assassinées par les factions policières à l'issue d'une manifestation pacifique, certaines pendues ou noyées, sans que jamais la moindre enquête officielle ait été entreprise pour faire la lumière sur cet épouvantable drame.
Nous savions que, le 8 février 1962, neuf personnes furent tuées par les forces de l'ordre à la station de métro Cha¬ronne sans que la justice ait jamais eu à en connaître, alors même que le pouvoir avait faussement mis ce massacre sur le compte de l'extrême droite. Nous savions que, pour avoir été collectivement induite en erreur, prisonnière qu'elle était des serments solennels qu'on lui avait faits, une population entière dut s'exiler de sa terre natale, et des Français d'Algérie devenir des expatriés. Nous savions que, campant sur les sommets, le pouvoir suprême de l'époque laissa se développer dans son sillage la dérive des services secrets (l'affaire Ben Barka), la mobilisation massive de truands dans des polices parallèles (le SAC) et d'invrai¬semblables arnaques immobilières à répétition (Garantie foncière et autres).
Or voilà qu'un livre nous révèle ou nous confirme, dans une quasi-indifférence générale, que, entre fin 1958 et 1961, l'Etat républicain qu'incarnait le géné¬ral de Gaulle ordonna, organisa ou toléra près de cinq cents opérations d'actions ad hominem, c'est-à-dire d'assassi¬nats purs et simples, y compris d'avocats ou de militants politiques telle Camerounais Moumier empoisonné à Ge¬nève par «nos» services et que, au passage, certains «in¬nocents» tombèrent sous les coups des tueurs qui s'étaient trompés de cible.
L'ouvrage, précisons-le, n'est pas l'œuvre de quelque Montaldo antigaulliste. Son auteur est celui-là même qui coordonna ces entreprises d'« escamotage» par le fer et par le feu. On ne sache pas que ces révélations aient fait la « une» des médias.
Qu'en déduire? Que, incontestablement plus grand que Mitterrand, de Gaulle, le héros éternel du 18-Juin, le fut aussi par le crime et que, à côté de ce cynisme de la raison d'Etat, le sabotage du Rainbow ¬Warrior ou les écoutes du capitaine Barril paraissent dérisoires, sinon minables. Ou encore que la résolution de la tragédie algérienne et la mise au pas de l'armée n'étaient possibles qu'à ce prix car on ne fait pas de grandiose omelette sans casser quelques œufs. Peut-être...
Mais on conviendra également que, si un pouvoir aussi considérable, et finalement sans contrôle, n'était pas confié pendant aussi longtemps à un seul homme, s'il n'existait pas un tel déséquilibre entre la raison parlementaire et la déraison d'Etat, on découvrirait a posteriori moins de cadavres dans les placards de nos présidences impériales. Surtout, notre démocratie serait à l'abri des maladies secrètes ou des folies ignorées, et protégée par là même aussi bien des impuissances et des pannes de volonté que des volontés de puissance."
Edifiant, non et plutôt à l'opposé des légendes sur la rugueuse "morale" de MonGénéral !
Faites-vous les dents !
bravo
Bravo ! mais c long !
Edifiant !
Décidément ce blog et nombre des réactions qu’il engendre, ont un petit côté « comité de salut public » qui ne déplairait pas à Ségohyène. Dire qu’on croyait être débarrassés des Jacobins en guillotinant le dictateur Robespierre !
Mémé Jeanine
Vous semblez vomir Ségolène Royal. Mais est-ce elle qui a été condamnée par la justice, la durée d'inéligibilité ayant scandaleusement été réduite, et qui ne craint pas tout honte bue de revenir exercer des reponsabilités politiques avec son arrogance de toujours ?
Dénoncer Alain Juppé - mais aussi Cambadélis -, est-ce instaurer un "comité de salut public" ? Et bien, soit, dans ce cas.
intoxications écolo
Un agrégé de lettres est forcément très doué pour l'écologie, presque autant que Nicolas HULOT.
L’intoxication mentale mondiale
A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :
- le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.
- Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.
- La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.
- L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.
De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.
De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.
Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?
La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier.
Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouver sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoqué le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ?
Parce que à raison de trois litres de CO2 pour 10000…litres d’air ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte ; C’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.
« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »
« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »
« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »
« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »
« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »
« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.
Des dérives encore plus graves : les biocarburants
« Parfaitement, les journaux le disent : la France st toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol »
« Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »
Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.
Intoxications financières
Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable.
Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe.
Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.
Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture.
Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ».
Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on est pas à la veille de les entendre.
@ Tatard
Ce que vous dites des éoliennes et des bio-carburants est exact. Vous délirez par contre à nier l'effet de serre.
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