18 décembre 2006
Ils assassinent l'Education nationale
Ah ça, quand il s'agit de jouer les pleureuses, de tirer la sonnette d'alarme, d'établir le diagnostic, notre classe politique toute entière est unanime : l'Education nationale est sinistrée, le niveau baisse et la violence au sein des établissements monte. Fort bien. Mais que fait-on alors ? La solution miracle de l'actuelle majorité, pour sauver l'Education nationale, est de... lui retirer toujours plus de moyens ! "Nous connaissions, depuis 2002, les suppressions massives d’emplois, la baisse considérable des recrutements, le licenciement des personnels précaires, le non-remplacement de départs en retraite... Cela se faisait sur le dos des élèves et des personnels en alourdissant leur charge et leurs conditions de travail : récupération de moyens en augmentant les effectifs des classes, en supprimant des options, en réduisant l’aide aux collégiens fragiles et l’offre de formation aux lycéens... «Gain» en 4 ans : plus de 25 000 postes d’enseignants", analyse le syndicat UNSEN-CGT. Qui n'est pas seul mobilisé puisqu'un front unitaire regroupant pas moins de quinze organisations appelle aujourd'hui à la grève les enseignants du second degré. En cause, un projet de décret que le ministre Gilles de Robien veut imposer en force. Côté pile, il fait mine de vouloir interdire une méthode globale pour l'apprentissage de la lecture qui n'est déjà plus appliquée nulle part, ou appelle à créer des cours spécifiques de grammaire. Poudre aux yeux. Côté face, histoire d'économiser encore près de 3000 postes supplémentaires, il veut imposer (entre autres) la bivalence : les professeurs devront être capables d'enseigner deux matières différentes. Sans être évidemment correctement formés dans ces deux disciplines. Hier, durant l'édition de Soir 3, une enseignante témoignait. Professeur d'espagnol, elle s'est longuement formée aux subtilités de la langue de Cervantes ainsi qu'à la culture ibérique. Et bien demain, on pourra aussi la forcer à apprendre à ses élèves l'anglais ! Imagine-t-on qu'elle sera capable d'offrir un enseignement correct dans cette matière qui lui est complètement étrangère ? En vérité, c'est du grand n'importe quoi. Robien l'inflexible poursuit son oeuvre d'assassinat de l'Education nationale. Les riches n'auront qu'à s'inscrire dans le privé, et tant pis pour les pauvres... Et l'on ose encore prétendre que droite et gauche ne signifient rien ?
Commentaires
Le mamouth
C'est curieux, il me semblait pourtant que celui qui voulait "dégraisser le mamouth" était de gauche. J'ai dû rêver.
Une bonne question
Justement, nous sommes très nombreux à nous demander si, à part Mélanchon et Filoche, les socialistes sont vraiment de gauche !
On peut être de gauche et réaliste et/ou libéral. La très sérieuse cour des comptes a montré qu'on pouvait largement réduire les effectifs des enseignants sans toucher à la qualité de l'enseignement. Faire en sorte que l'argent du contribuble soit bien utilisé n'est pas à mon sens une valeur spécifiquement de droite.
Par ailleurs la France est un des pays qui dépense déjà le plus pour l'enseignement secondaire, il y a donc moyen de réduire les coûts et d'utiliser cet argent de façon plus judicieuse (dans l'enseignement supérieur ou la justice pour prendre les cas les plus criants).
Sceptique
J'ai trouvé ce rapport de la cour des comptes qui date de 2003 : http://www.ccomptes.fr/Cour-des-Comptes/publications/rapports/systeme-educatif/SysEduc_0.html
Il parle d'une prévisible pénurie d'enseignants. Il faudrait donc recruter davantage, or la majorité supprime des postes.
Je pense que vous êtes partial. Ainsi, un seul argument : les classes surchargées. Avez-vous des enfants ? Combien sont-ils dans leur classe ? La qualité de l'enseignement n'est-elle pas entre autres liée à une réduction du nombre d'élèves par classe ? Et la qualité de l'enseignement bénéficiera-t-elle de la bivalence, qui conduit des profs à enseigner des matières pour lesquelles ils ne sont pas formés ?
Voici l'extrait annoncé du rapport concernant les effectifs :
"Les enjeux du recrutement pour les dix prochaines années
La question du recrutement, qu’il s’agisse des enseignants titulaires ou des personnels contractuels, va prendre dans les prochaines années une acuité particulière. Les projections démographiques établies par le ministère de l’éducation nationale montrent en effet que, d’ici 2010, plus de 40 % des enseignants auront quitté le système scolaire (premier et second degrés des secteurs publics et privés). Cette situation s’explique essentiellement par la forte augmentation des départs en retraite [29] , avec un flux annuel qui, pour l’ensemble des corps enseignants, devrait culminer en 2006 ‑ 2007 à 35 000 départs, contre seulement 22 000 en 2001 (soit un accroissement de plus de 60 %). Pour compenser ces départs, il est donc nécessaire de dimensionner en conséquence le volume des recrutements. Entre les sessions 2000 et 2002, le nombre de places offertes aux concours externes a ainsi progressé de 20 % dans le premier degré et de 30 % dans le second degré.
Dans le premier degré, l’augmentation du nombre des départs est déjà largement engagée et les sorties les plus importantes sont prévues entre 2004 et 2005 [30] . S’agissant en revanche du second degré, le rythme des départs devrait s’accélérer à partir de 2006, avec plus de 21 000 sorties annuelles sur les dernières années de la décennie. Ces besoins croissants en nouveaux enseignants risquent, compte tenu du vivier potentiel, de conduire à une insuffisance de candidats, qui se traduira sinon par une pénurie du recrutement, du moins par une baisse sensible de sa qualité. Les prévisions d’effectifs concernant l’enseignement supérieur montrent en effet que le nombre des étudiants inscrits dans les filières générales de l’université devrait rester quasiment stable sur la décennie 2001-2010. En outre, le départ en retraite des générations du « baby-boom », qui ne pourra être compensé du fait de l’arrivée sur le marché du travail de générations moins nombreuses, induira une réelle pénurie de main d’œuvre et placera l’éducation nationale en situation de forte concurrence vis-à-vis des autres secteurs professionnels. Dans l’hypothèse d’une conjoncture économique favorable et du maintien, pour les cadres et les diplômés, d’une situation proche du plein emploi, les difficultés de recrutement pourraient devenir réelles dans les prochaines années."
Marre des débats biaisés
Olivier, ton billet est vraiment caricatural comme les articles du Figaro sont caricaturaux dans l'autre sens. Ce dialogue de sourds typiquement français est proprement insupportable.
Heureusement Griffon relève très brillament le niveau et l'on ne peut que souscrire à ses arguments de bon sens.
Arrêtons avec le négationnisme économique. Il y a un vrai problème de déficit et de dette de l'Etat, le "toujours plus de moyens" autiste des syndicats enseignants n'est plus acceptable. Et la gestion à la petite semaine des ministres de droite comme de gauche pas plus.
Je ne suis pas du tout un expert des questions d'enseignement mais quelques mesures de bon sens semblent s'imposer. L'évolution démographique que tu soulignes est peut être une chance pour d'un côté sur la base du volontariat repousser l'âge de la retraite des enseignants avec, en contrepartie une forte revalorisation de leurs rémunérations. De l'autre côté on pourra ainsi ne pas remplacer totalement ceux qui partent en retraite tout en maintenant un niveau d'enseignement convenable et des rémunérations plus motivantes.
Les enseignants sont pour la plupart de qualité, ils ont besoin de voir leur condition revalorisée plutôt que de se réfugier dans un corporatisme malthusien et défensif que l'opinion ne supporte plus.
Dernier argument enfin, c'est sûr que si les enseignants font la grève 10 fois par an pour des raisons toutes plus illisibles les unes que les autres, ce ne sont pas les "riches" qui mettront leurs enfants dans le privé mais les "moyens" aussi, ce qui est déjà le cas dans les quartiers difficiles. On en arrive à cette situation ubuesque où les écoles publiques sont excellentes dans les quartiers favorisés et désertés par les classes moyennes et même très moyennes dans les Zep.
Si Robien est sûrement très mauvais, les syndicats enseignants ont une drôle de manière de défendre leur sacro-saint "service public" qui consistent à faire fuir des bataillons entiers d'enfants dans le privé...
gérer les services publics comme des entreprises privées
C'est extraordinaire! Le ministre des finance prétend gérer les services publics avec des critères de rentabilité et envisage de passer d'une comptabilité de ménagère à une comptabilité d'entreprise.
Si l'état est une entreprise privée, à qui appartient-il donc?
Le plus révoltant, c'est que, dès qu'une entreprise privée licencie ou réduit son personnel, les politiques dénoncent les pertes d'emplois, mais quand l'état réduit le nombre de ses collaborateurs, personne ne parle de perte d'emplois.
Dans la comptabilité, sur quels comptes le ministre des finances va-t-il imputer les allocations de survie? au débit ou au crédit, à l'actif ou au passif, colonnes emplois ou colonnes ressources? les mots sont trompeurs.
François Marie
Mélenchon vraiment de gauche... Là tu m'épuises vraiment... Toujours pas vu clairement défini sur ce blog ce qui était pour vous être "vraiment de gauche"... Mais si c'est être Mélenchon... J'immigre à Cuba...
il reste quelques inconscients qui essaient, avec Mélenchon et Filloche, qu'il y ait encore et de plus en plus de socialistes de gauche. Pour les annonces de Robien vous oubliez la petite cerise sur le gâteau les professeurs pourront se voir confier deux matières mais en outre dans deux établissements. Un enseignement soigné, ciblé, préparé ?
déjà bien moribonde, l'assasin n'a pas à s'en faire...
c'est très ambigu le pbl de l'éducation nationale et des enseignements
j'ai des enseignants dans la famille, et des amis, j'ai donc des confidences du milieu....mais tout n'est pas blanc ni noir
il y a des classes à 22 elèves en 1ère et terminale cette année dans ma ville
ce qui nuit à l'enseignement c'est cette incapacité à réformer de fond en comble
tout le monde en a peur
on se demande bien pourquoi
j'attends donc de voir la gauche s'atteler au pbl, elle ne l'a pas fait hélas lorsqu'elle était aux affaires...
quant à enseigner deux matières il y a longtemps que ça existe : le fils de mon mari enseiggne l'hsitoire/géo depuis presque 10 ans à Paris
dès la première année on lui a demandé d'enseigner aussi le français
il n'était pas spécialement bon en francais, juste moyen, n'avait aucune formation en la matière
il a donc protesté, mais on lui a répondu texto : "vous trouverez bien qq chose à leur raconter et à leur apprendre"...sachant qu'il a des élèves de 16 à 19 ans.......
eh bien...il a pas eu le choix, il enseigne ces deux matières
donc c'est pas nouveau cela et d'ailleurs si je me souviens bien 'lan dernier cela avait déjà été préconnisé
ce qui e st totalement scandaleux c'est tous ces effets d'annonce, sans jamais qu'aucn moeyn ne soit donné par ailleurs pour aider les élèves et enseigner dans de bonnes conditions
et cela depuis des dizaines d'années car vraiment rien n'a été fait que ce soit sous la gauche ou la droite, aucun effort n'a été entrepris,
comment peut-on admettre que l'on sorte de 15 ans d'école en ne sachant que peu de choses, en n'étant meme pas bilingue, en ne sachant plus écrire, en ne connaissant plus rien d ela géographie, et encore moins d l'hsitoire ,en étant entassé dans des classes, en mettant des jeunes profs sans expériences avec de jeunes loups aux dents acérées qui les mettent en lambeaux en qq semaines......
c'est du n'importe quoi
d'ailleurs la France a une image désastreuse de son enseignement à l'étranger
Le négationnisme économique?
J'ai lu l'article ainsi que les commentaires qui s'ensuivent et une question fondamentale me semble une fois de plus oubliée. Le problème, pour l'éducation nationale et son pseudo "déficit" que l'on veut réduire, c'est que les plus concernés sont des enfants. Comment peut on parler de déficit lorsqu'il s'agit de socialiser des enfants?
L'éducation ne peut en aucun cas être considérée comme une entreprise déficitaire, tout simplement percequ'elle doit être un investissement permaneent de la part de l'ensemble de la société. Et si il y'avait une vraie gauche dans ce pays, on entendrait peut etre plus souvent que l'éducation d'un enfant ou d'un jeune est autrement plus qu'une formation professionnelle, qu'une contrainte supplémentaire qui le fait entrer de forces dans le salariat aliénant.
L'éducation se transforme progressivement en un formatage constant au travail pour l'enfant dés le plus jeune âge, ceci par le moyen simple de la suppression des rêves et des jeux au sein d'une institution dont le rôle est de soumettre l'élève aux valeurs dominantes, et au mode de vie qui va avec.
Enfin, un "vraie" gauche selon moi remettrait en question un système qui part le don de titres scolaires répartit des places dans la hiérarchie sociale, contribuant ainsi à une reproduction de cette hiérarchie. Je n'entends ni Besancenot ni Mélanchon ou Buffet remettre en cause ce système. Et cen'est pas faire du "négationnisme économique" (voir Jihème plus haut) que de corréler les moyens des familles les plus pauvres avec l'accés aux études supèrieures dans le système économique actuel. Je pense au contraire que beaucoup de phénomènes sont liées au facteur économique, et la dette de l'Etat Français est une preuve s'il en fallait de l'idiotie de ce système.
Je voudrais simplement rappeler que l'éducation d'un enfant ne doit pas être la fonction d'une institution et que chaque personnes entourant l'enfant doit y participer, cela va selon moi des parents jusqu'au boucher du quartier qui peut par exemple présenter son métier aux enfants. Cependant, cela implique du temps libre, vide, ce qui dans le système économiuque actuel représente une perte de capital financier pour la grande majorité des adultes salariés. J'en conclus l'incompatibilité d'une éducation décente et du système économique actuel, et je ne pense pas faire du négationnisme économique...
http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/06/10/des-promesses.html
Durdur
Le sentiment d'impuissance existe dès le CP (je sais que je me répête, mais tant pis)!!! Les inégalités se creusent dès l'âge de 7 ans dans les écoles publique des ZEP et autres ZUS désertées par les classes moyennes qui inscrivent leurs enfants dans le privé ou obtiennent des dérogations pour échapper à la sectorisation. Là où je travaillais, dans un quartier où la proportion de français "de souche" atteignait 40 pour cent, les enfants "de souche" n'étaient plus que 5 pour cent dans ma cour de récréation : ceux dont les parents étaient d'irréductibles militants de l'école publique.
Comme le disait Fajua : l'école publique se pressent à l'école maternelle, se joue en primaire et explose au collège.
Arrgh
Je voulais dire l'échec scolaire...
Attention please !
Je me permets d'attirer votre attention sur le lien posté par Mathieu, ou comment la "gauche de gouvernement" a trahi ses promesses en la matière.
PS : Mélenchon n'est pas de gauche ?
l'argent existe
On parle de "négationnisme économique" (?): c'est de cécité dont il faudrait parler pour les ceusses qui emploient une telle expression : la dette de l'Etat d'où vient-elle ? Comment a-t-elle été "créée" ? A qui profite-t-elle ? Les salaires représentaient 70 % du PIB en 1980, seulement 58 % aujourd'hui. Où est passé la diférence ? Ce ne serait pas dans l'escarcelle du capital par hasard ? Un capital de moins en moins imposé. Avec ces milliars d'euros on en résorbe de pseudo déficits ! Alors il est là le "négationnisme économique" : ignorer que l'économie c'est aussi du politique et de la lutte des classes, des rapports de force entre travail et capital arbitrés par l'Etat !
Négatonisme économique et dette publique
@Serguei
Intéressant ce que tu dis.
Pour tous ceux que cela intéresse c'est par ici >>> http://hussonet.free.fr/debdette.pdf
Les bras m'en tombent...
Merci à Serguei et "instituteur" d'abonder bien involontairement dans mon sens. Parler de capital, de travail, de lutte des classes, de changer le système, d'aliénation du salariat (mais alors n'importe quoi quand tant de gens courent après un CDI et que celui qui profère cette énormité a le statut de fonctionnaire!!!)... alors que c'est de l'avenir concret de nos enfants ici et maintenant dont il est question. Tant d'irresponsabilité, d'obscurantisme, d'aveuglement font vraiment froid dans le dos.
Heureusement que John est là pour dire des choses constructives.
Pardon lesyeux, mais vous avez tort, l'éducation en France maternelle, primaire et secondaire est loin d'être décriée ailleurs et surtout pas dans les pays anglo-saxons où on l'envie plutôt.
Ne faites pas du déclinisme, je ne vous savais pas fan de Claude Imbert et autre Nicolas Baverez...
Olivier au fait, je viens de tomber sur Libé que j'ai lu dans les transports. La réforme de de Robien n'a strictement rien à voir avec la "bivalence", c'est une sombre histoire de remise en compte d'un certain nombre de "décharges" horaires... Tu t'es fait intoxiqué ou je ne m'y connais pas;-)
obsolète
Jihème, si je te lis bien, il est indécent d'utiliser le vocabulaire rendu obsolète de la lutte sociale, d'autant plus si on est pas muselé par la quête désesperée d'un CDI. Vous me broyez les concepts, avec ce "fontionnaire" qui devrait clore la revendication, fonctionnaire n'est pas un métier, je suis professeur des écoles, gagnerais-je plus en en dignité ou en liberté de parole en étant dans un système d'éducation privée?
Il s'agit toujours et encore de démiaulé un service publique en attendant son franc abandon aux options rentables.
ps
démiauler, bien sûr
pensée automatique
Mais arrêtez avec votre pensée automatique. Je parlais de "statut" de fonctionnaire, avec garantie de l'emploi à vie. Ce n'est pas un jugement de valeur, ce sont des réalités. Mon père était fonctionnaire et je n'en ai absolument pas honte, j'en suis même fier. Je suis moi-même diplômé d'une section "service public" d'une école qui est soi-disant chargé de former les élites républicaines de notre pays.
Si vous, vous avez un problème d'identité ne le rejetez pas sur les autres. Personne ne vous demande de rentrer dans un système d'éducation privée, surtout pas moi.
Donc quand on a ce statut cela paraît un peu gonflé de dénoncer le salariat, d'utiliser le vocabulaire de la "lutte sociale", de donner des leçons à ceux qui essaient de s'en sortir dans le système tel qu'il est. Contentez-vous de donner des leçons à votre classe et de faire vous même quelques progrès en orthographe, et tout sera pour le mieux... Et si tu veux changer le monde camarade reviens à la base prolétarienne camarade...
Cheminement de la pensée ...
@Jihème
Je ne suis pas certain de suivre le cheminement de ta pensée au fil de tes différents posts. Peux-tu développer ?
C'est sûr que pour une fois que ce n'est pas manichéen et automatique, ce n'est pas forcément facile à suivre. Mais a priori, il suffit de lire... Mais là je n'ai pas trop le temps d'écrire mes oeuvres complètes... Mercredi ou jeudi je vais essayer... Merci de votre intérêt en tout cas!!!
Libé serait-il tombé si bas ?
Peut-être n'as-tu pas tout lu. Je savais pour le coup des décharges, mais la bivalence est également concernée.
Au fait, on enlève la particule quand on ne met pas le prénom : c'est la réforme de Robien, et pas de de Robien ;-)
"Contentez-vous..
de donner des leçons à votre classe"..C'est bien du JM ça!! Comme si on ne pouvait s'interesser et proposer des solutions que dans des domaines qui nous touchent de prés ou que nous vivons..J'ai milité à AIDES et je suis des personnes en grandes difficultés et pourtant je ne suis porteuse d'aucun virus et je ne suis pas SDF... Le procés débile genre "vous êtes fonctionnaires donc taisez-vous" est stérile et lassant.
@Ka tastrophe
Mais lisez pauvre bourrique ! Je ne lui ai jamais dit de se taire je lui ai dit d'arrêter de donner des leçons de révolution à l'abri de son statut, c'est différent.
Et je me tue à dire que je n'ai rien contre les fonctionnaires, mais ce n'est pas possible d'être aussi bornée. Mais qui est débile scrogneugneu ???...
Quant à toi Olivier je ne te savais pas si à cheval sur les règles nobiliaires. Je ferai plus;-) Et j'ai tout lu!!!
jihème
maternelle oui ! primaire et secondaire ? ah..je doute...mais comparons ce quie st comparable, oui, ok
.en tous cas pa universitaire !!!
mais pour le secondaire et le primaire, je suis étonnée, fort étonnée, 'j'ai des amis européens qui doutent, après avoir mis leurs enfants ici pour cause de contrat pro en france
bon...suis dubitative, ma propre expérience de ma fille ici...et quant à moi je suis allée à l'école en belgique , en hollande etc...(jihème ne comptez pas les années parce que ça reste d'actualité et parce que ce n'est pas sympa...)
pour tout dire j'ai du faire 13 ou 14 écoles en tout jusqu'en term (ben non sans jamais redoubler, j'avais des parents nomades) alors j'ai fait une étude très approfondie des différents enseignements
sinon je ne suis pas négative, juste lucide
Place de ll'éducation dans la société actuelle
Un instituteur, j'ai que 23 ans, je suis encore étudiant, mais j'ai jamais lu quelque chose d'aussi vrai.
Aujourd'hui on formate les jeunes à faire perdurer la société de consommation, sans se soucier à aucun moment de leur réelle éducation.
Un autre point qui m'attriste est de voir qu'aujourd'hui l'éducation en joue plus aucun rôle dans la santé publique. Quand j'étais au collège, tout le monde avait peur du SIDA, et le planning familial passait nous donner des cours dessus, aujourd'hui les deux problèmes de santé publique majeurs sont bien entendu le manque d'exercice (télé, multimédia, et autres joies de l'ère de l'information), et la malbouffe (manque évident d'éducation pour ceux qui en abusent), et aucun diététicien ni informaticien ne vient pour autant présenter les dangers de leur spécialité aux enfants.
A force d'enlever des postes d'enseignants, de réduire les budgets, et de se laisser entendre à pas mal de gens que si leurs enfants mangent mal c'est forcément de leur faute; non seulement on détruit un rôle très important de l'éducation sur la prévention dans le domaine de la santé publique (qui est publique, donc contextuelle, chose auquel les parents n'ont pas une éducation préalable, chose qui n'est pas innée); mais en plus on fait culpabiliser les gens de la classe moyenne et inférieure, qui, je vous le rappelle, est amené à toujours plus travailler, et avoir toujours moins de temps pour l'éducation de leurs enfants (j'entends souvent mes grands-parents me dirent qu'à leur temps, comme ils disent, avec un salaire, on fasait manger tout le monde, ce qui aujourd'hui est inimaginable, et pourtant avec un RMI on a une 16/9e, expliquez moi où vous n'auriez pas compris le danger et les abbérations de la société actuelle de consommation).
Bref tout ça pour dire que notre éducation est en train de mourrir, et que quand je regarde autour de moi, j'ai bien de voir une génération entière de jeunes sous-éduqués, c'est dommage une telle perte de potentiel, quand on pense que chacun d'entre eux à un cerveau, et qu'ils pourraient tous l'utiliser.
Pour conclure, la place de l'éducation dans une société qui non seulement est pleine de vice, mais en plus qui encoourage les gens à s'en divertire (qui à dit que je parlais *que* de télé réalité?), est primordiale, et on ira nulle part avec un état démissionaire !
Moi les profs quand je les vois manifester, je les comprend, sincèrement, même si c'est pas forcément la meilleure chose, il faut avertir les gens des dangers qu'encourent leurs enfants à l'heure actuelle.
marre !
Oui jiheme, il y a encore de la pensée en France, et une pensée marxiste féconde,contemporaine, qui permet de saisir le monde contemporain autrement qu'avec la catégorie du "concret" dont on se demande ce qu'elle peut bien signifier; et qui permet de comprendre comment on en est arrivé là. Par quels rapports de FORCE. Je tiens à ta disposition quelques références, mais pour cela il y a qques efforts à faire, car c'est très "concret". Putain y en a marre d'entendre toujours les mêmes âneries simplistes, et d'en appeler au "concret" !!!
@ Jiheme
Bonjour Jiheme,
Je tentais seulement de rappeler qu'on ne fait que trés rarement du négationisme économique, au contraire, les évolutions des nombreuses institutions (étatiques ou non)composantes de notre société sont souvent en lien avec le facteur économique.. On peut difficilement les en détacher de même qu'on peut difficilement ne pas corréler entre elles ces différentes institutions. Oublier ces interractions pourrait nous conduire à comettre des fautes en matière de compréhension du problème, et donc de proposer des solutions inadaptées. Et je trouve dommage que quelqu'un qui semble être aussi cultivé que toi ne prenne pas en compte les liens interractionnels dans son analyse et qu'il qualifie de manichéen tout raisonnement qui tente de le faire. Si tu as autant d'ambition et de prétention à avoir raison qu'il semble paraître, met aussi un minimum d'ambition dans tes analyses.. En ce qui me concerne, je ne prétend pas avoir raison, je fournit des éléments qui me semblent interressants et oubliés au sein du débat.
Je pense que tu m'as mal compris, je ne compte aucunement revenir à la révolution prolétarienne du début du siècle. Cependant, je trouve interressant de remettre en cause constamment notre mode de vie, et tout ce qui compose l'état d'esprit contemporain. Cela fait maintenant plusieurs années que je m'y interresse, et j'en arrive à la conclusion, comme je te l'ai déjà affirmé, que le salariat bouffe mes libertés. Tu dis d'arrêter de donner des leçons de révolution à l'abri de mon statut, je ne te donne aucune leçons, je donne mon point de vue. Cela me fait juste peur de voir à quel point on banalise le formatage des enfants au travail. Il faut ici chercher qui a intéret à ce que les enfants soient habitués, modelés à travailler autant, à mettre de côté les jeux et les activités non passives et non utilitaristes (par opposition au divertissement passif qui leur est proposé par le biais du Grand Spectacle télévisuel). Et excuse moi de "me mettre à l'abri" d'un statut qui existe grâce à certains qui ont osé voir la vie autrement durant l'histoire. A croire que pour certains, on a pas le droit de s'exprimer lorsqu'on a encore un semblant d'humanité dans notre manière de vivre.
Je voulais juste recadrer le débat sur l'enfant, étant dans l'éducation depuis longtemps, je suis choqué par le fait qu'une majorité d'individus soient d'accord pour continuer dans la voie qui préconise l'accés aux cycles superieurs par une mise en concurence dés le plus jeune âge. Concurence qui atteint son apogée avec les différents systèmes de soutien scolaire, les instituts scolaires privés. Je voudrais aussi souligner le fait que des écoles considérées comme publiques alors que, situées dans des quartiers "riches", donc en conséquence fréquentées par, à la quasi totalité, des enfants de "riches" sont assimilables à des écoles de l'élite. Ce phénomène qu'on retrouve dans la majorité des centres villes (bourgeois) contribue ainsi (je me répète) à la reproduction de ces élites. Une fois encore le facteur économique est important. Des personnalités (surtout au PS) peuvent ainsi se déclarer partisans de l'école publique (en plaçant leurs enfants dans ce type d'école) et contribuer en même temps à la destruction de l'objectif d'égalité des chances qui fait le fondement de toute démocratie (mais qui n'a jamais existé en France).
Je le redis, je pense que l'éducation doit être repensée dans sa totalité, et que dans notre analyse, on doit prendre en compte de nombreux facteurs et éviter les réformes simplistes, produites par des reflexions isolant une institutionpar rapport aux autres. Appelez ça comme vous le voudrez, révolution ou remise en cause, une chose est sure, ce n'est pas du réformisme.
En tout cas, cela me fait plaisir de voir qu'il y'a des jeunes qui me comprennent! Merci de ton soutien, jeune étudiant!
qui donne des leçons ?
C'est toi jihème qui donne des leçons : où às-tu vu le mot révolution dans mes paroles ? C'est toi qui fait de la "pensée automatique" (expression stupide) : dès lors qu'on utilise des données, qu'on les analyse avec des concepts un tant soit peu marxistes il y a amalgame et simplisme dans la réception. Le problème des services publics et de la précarité en général (dois-je rappeler que l'Etat est le 1er employeur de précaires en France ?)c'est de savoir comment on les a sciemment rendus déficitaires, pour cela une littérature abondante et rigoureuse existe : les sciences humaines c'est pas de la pâtée pour chiens. Et en matière de pensée critique aussi il reste encore, en France (et ailleurs) des travaux féconds; de ceux qui permettent de dépasser les simplismes et naïvetés de l'opposition entre abstrait et concret, opposition qui ne fait que prolonger et perpétuer l'ignorance et laisse le terrain libre à la pensée la plus proche du sens commun : le libéralisme plein de "bon sens", ce que ne se prive pas de convoquer sarko.
Règlement de compte
@ l'instit, sergueï, jiheme
Ceci dit l'article m'a beaucoup interressé et c'est dommage que les commentaires se transforment peu à peu en règlements de compte entre posteurs.
Oui, c'est vrai, il y a déjà des profs qui enseignenet deux matières, mais seulement en lycée professionnel, là où malheureusement les matières générales sont très secondaires.
La même chose en lycée général, ce serait du massacre parce que les programmes nécessitent un heut niveau de connaissances qui ne peut s'improviser sur le tas. Même dans un matière étudiée à l'université, pour un prof, il faut travailler sans cesse pour rester à jour.
De pus, on sait très bien que c'est lorsque l'on maitrise parfaitement les connaissances que l'on est capable de diriger une classe sans flottement et sans difficultés.
Pour ceux qui parlent de bon sens économique et de la nécessité de faire des économies à cause du déficit, je réponds que ce n'est pas du bon sens mais de l'idéologie. On peut penser cela mais on peut penser aussi qu'il est possible d'avoir un déficit public sans mettre en péril l'économie d'un pays. Je renvoie à la lecture de Keynes, qui est loin d'être un économiste marxiste !!
Une autre idée : on peut arrêter de baisser les impôts !
Bref, le bon sens qui consiste à brader l'éducation au nom des économies budgétaires découle d'un raisonnement bien simpliste et à courte vue.
Réponses rapides
Pardonnez-moi d'en avoir laissé certains sans réponses, mais j'étais en déplacement hier et là je n'ai juste que quelques minutes pour réagir à vos différentes interpellations :
Alors Sergueï d'abord : vous avez parfaitement le droit d'être marxiste. Mais la faillite du socialisme "réel" il y a tout de même 15 ans a mis très sérieusement du plomb dans l'aile d'une théorie qui date d'un siècle et demi. Même si elle avait le formidable attrait de tout expliquer de manière mécaniste, grâce notamment à l'analyse des rapports de FORCE qui semble vous avoir beaucoup impressionné . Donc je suis sûr que les travaux dont vous parlez sont formidables d'intelligence et d'innovation, mais permettez-moi à mon tour de ne pas y souscrire sans être taxé de proférer des "âneries simplistes". Ce qui m'intéresse moi c'est que mes 4 gamins s'épanouissent dans la vie en ayant un boulot intéressant et qui leur donne des perspectives. Je pense que c'est possible ici et maintenant sans avoir à réinventer la poudre même en ayant magnifiquement analysé les rapports de FORCE camarade. On est queqlues dizaines de millions à partager ce pragmatisme. Mais nous sommes tous des ânes simplistes sûrement;-).
L'instit ensuite. Même type de réponse, vous situez le débat à un niveau quasi-métaphysique et vous excluez la réforme. c'est votre droit. Permettez-moi juste de penser que ce type de démarche, certainemment très intéressante sur le plan théorique, frise l'irresponsabilité sur le plan pratique. Car enfin si on veut combattre des maux qui s'appellent précarité, chômage, crise du logement... On ne commence pas par vouloir tout foutre par terre pour reconstruire. Allez expliquer à un chômeur de longue durée ou à un sans abri que leur souffrance est liée aux excès mercantiles de la société de consommation, vous verrez ce qu'ils vous répondront. Les solutions existent, elles sont pragmatiques, immédiates parfois complexes mais la fuite dans le "tout est à jeter" n'est pas à mon sens recevable.
Clarisse : Merci pour Keynes que j'ai lu et bien lu dans mes jeunes années. Keynes ne vante pas le déficit pour le déficit. Il dit qu'il est du ressort de la puissance publique "D'INVESTIR" quitte à aggraver temporairement les déficits pour entraîner des effets multiplicateurs et retrouver un certain dynamisme. Vous ne trouverez jamais l'apologie chez Keynes des déficits liés au "FONCTIONNEMENT" d'un Etat qui dépense - sans investir massivement - 20% de plus que le montant total de ses recettes, tout en maintenant un niveau de prélèvement obligatoire de 43 à 44% de la richesses produite.
Mettez-vous tous une bonne fois dans le crâne que la vertu économique ne s'oppose pas forcément à l'ambition sociale. Les deux vont de pair. On peut très bien mieux rémunérer un nombre constant d'enseignants en investissant sur la recherche et le développement tout en faisant baisser la dette publique grâce à des économies de fonctionnement. Il y a des arbitrages à faire qui peuvent être douloureux. Mais dépenser toujours plus sans veiller à la bonne affectation de cette dépense publique appauvrit plus sûrement la collectivité qu'une certaine rigueur gestionnaire. C'est tout de même plus sain de dégager des excédents budgétaires pour les réinvesir massivement dans les services publics (les exemples suédois, britanniques et espagnols sont à cet égard très intéressants) plutôt que de vivre à crédit sur le dos de nos enfants et petit-enfants.
Je sais que ce discours vous révulse, mais essayez au moins de le comprendre.
Lesyeux enfin, je vous crois bien volontiers, mais moi qui ai vécu en Belgique, je n'ai pas du tout la même impression. L'éducation française reste dans le monde un modèle, enfin il me semble. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de problèmes, bien au contraire.
Quant aux années, elles n'ont manifestement aucune prise sur votre agilité intellectuelle, ni sur le reste d'ailleurs à visiter votre blog ;-)
c'est clair : le web est une perte de temps
Effectivement, je préfère laisser tomber ce genre "d'échanges" qui n'amènent à rien, c'est bien le web ça. Le problème n'est pas d'être marxiste ou de ne pas l'être, le problème est celui des instruments d'analyse du réel, et rebalancer l'éternelle antienne du "socialisme réel" c'est effectivmt retarder de 25 ans. Dire d'une "théorie" qu'elle date d'un sicle et demie et qu'elle est par cela même discréditée sans aller faire l'effort de voir ce que l'on en tire aujourd'hui c'est de la paresse, et croire que la pensée marxiste, mais pas seulement (doit-on convoquer Bourdieu, Foucault et qques autres ?)explique "les choses" de "manière mécaniste" c'est tout simplmt faire preuve d'ignorance. Ainsi l'analyse bourdieusienne de la révolution conservatrice. Mais saisir ce qui foire aujourd'hui dans l"'éduc nat est-ce que c'est possible sans saisir les enjeux des services publics ? Le déplacement dans les rapports de force entre capital industriel et capital financier, et la volonté de ce dernier de soustraire une masse croissante de capitaux à une gestion qui échappe aux critère de rentabilisation du capital ? Si les services publics sont moribonds c'est en fonction de décisions politiques successives qui remontent à 2 décennies au moins et qui servent des intérêts et dessinent des rapports nouveaux. Je renvoie là-dessus aux 2 petits livres de Frédéric Lordon, économiste inventif. Mais si ton problème c'est de trouver du boulot pour tes 4 mômes, point n'est besoin d'instruments, et fais dans le pragmatisme, mais ne déclame pas des analyses à 2 balles sur le négationnisme économique qui ressemblent fort à des anathèmes et des mises au pilori, mais qui ne font que cacher un vernis de culture à 2 balles. Occupe-toi de tes mômes, préoccupe-t-en, comme moi des miens, mais c'est sans rapport. Ce que tu fais toi c'est de la négation de tte analyse sérieuse. Alors surveille bien le cours des actions pampers, c'est pragmatique ça, non ?
Mais enfin si ne pas être d'accord avec la vulgate marxisto-bourdieusaine ni les analyses, comment dirais-je : - "à 2 balles" peut-être" puisque c'est la seule métaphore qui vienne apparemment à ton esprit pourtant si sophistiqué - sur "Le déplacement dans les rapports de force entre capital industriel et capital financier" est la preuve d'un manque de culture, il n'y a que quelques dizaines de militants hirsutes de la "gauche antilibérale" pour être vraiment cultivés dans ce pays. Bel exemple de tolérance. Je persiste et signe tu es un négationniste économique qui réfléchit à côté de la plaque. Et ce n'est pas en faisant du "name dropping" d'économiste aussi inventif que célèbre que tu convaincras du sérieux d'analyse surranées...
Quant à mes enfants laisse les tranquilles par pitié, je plains en revanche les tiens, mais l'analyse du rapport de force devrait les sauver de l'aliénation au capitalisme financier qui échappe aux critères de l'intelligence minimum de leur père...
Jihème il s'appelle ?
La petite merde intolérante, type pensée sciences po (cette officine où l'on apprend les disserts en 2 points pour dîner d'ambassade)c'est bien ce mössieu jihème, bouffi d'autosatisfaction, c'est toi qui le 1er a dégainé les insultes "(...) tant d'irresponsabilité, d'obscurantisme, d'aveuglement font vraiment froid dans le dos". Et + loin "Mais arrêtez avec votre pensée automatique", parce que la tienne elle est réfléchie, inventive, constructive, responsable et surfe sur les lumières de la raison. Et vas-y encore dans l'autoproclamation autosatisfaite, on répond à Clarisse : "je sais que ce discours vous révulse, mais essayez au moins de le comprendre", c'est ça, oui, ton discours est tellement subtil (tu parles charles, pensée sciences po façon Alain Duhamel) qu'on est trop plouc pour le saisir. Tu transpires de tous les pores l'autosatisfaction sûre de son bon sens pragmatique mais très dangereux au demeurant : "mettez vous bien ça dans le crâne un bonne fois pour toutes", bigre, rien que ça, vieux stal qui s'ignore, "une bonne fois pour toutes" ?
Quant à tes enfants, ducon, c'est toi dans tes réponses à 2 balles qui les a mis sur le tapis, assume tes propos, car je n'aiu rien écrit ni sur eux ni sur toi qui soit insultant. Allez vas-y répond, continue à répandre tes analyses autosatisfaites, subtiles et responsables, que l'on doit "se mettre dans le crâne une bonne fois pour toutes", mais je n'ai plus de temps à perdre avec une bouffissure d'elle-même !
Ca doit pourtant de prendre 2 bonnes heures d'écrire avec tant de fiel, pauvre hystérique "à 2 balles"... On se demande qui est dangereux ici.
L'arrogant, autosatisfait devant tant de haine imbécile te salue bien...
Au fait qui a parlé le premier "d'âneries simplistes". Mais ça ce n'est pas arrogant c'est la vérité révélée par le triptyque génial Marx/Bourdieu/Lordon... C'est différent, forcément différent...
Age vermeil et tête de bois
Prends pas la mouche Serguei, reconnais qu'il y a quand un même un certain plaisir à lire JM. On y retrouve tout l'esprit iconoclaste du Figaro des années 1981-1986 et du Fig-Mag de Louis Pauwels, lorsqu'ils éructaient de concert contre les socialo-communisses. On croyait le maccarthysme avoir disparu aux poubelles de l'histoire, mais la petite fredaine surannée de JM nous rappelle qu'il reste quelques idéologues ayant survécu au crétacé inférieur.
Par ailleurs, même si ce n'est pas gagné d'avance, je tiens à te rassurer, on peut très bien sortir de Sciences-Po sans sombrer mécaniquement dans la servilité ostentatoire à l'ordre dominant.
Mais qu'il est drôle
Pescade, ton humour involontaire est tordant. Et oui, c'est dommage de partager les mêmes idées paléontologiques que des gens qui rejettent totalement ton diplôme et ta culture. Ca devrait te faire réfléchir tout de même.
Quant à ton analyse sur mes idées politiques, leur clairvoyance laisse pantois. Si Olivier lit ces quelques commentaires, il doit bien rigoler. Me comparer à Pauwels et au Figaro des années 80, c'est un peu comme te comparer toi, Ô Grand Penseur, à Drieu La Rochelle ou Brasillach et à tous ces brillants esprits qui ont sombré dans le collaborationnisme. Autrement dit c'est faire bien sûr totalement fausse route...
carte vermeil certes
Non, non ,Pescade, si je parle de sciences po c'est en connaissance de cause, et pour cause, j'en suis sorti, pour me diriger ensuite sur bien d'autres choses, de celles qui déniaise un tant soit peu. Au plaisir ...
Comme c'est touchant;-)...
Salut à toi
Autant pour moi camarade Sergueï, tu sais donc que tout le monde ne tourne pas en rond autour de la péniche.
Snif!!!
Certes, on le voit venir de tellement loin l'autre demeuré !
clapclapclap...
Tolérance, intelligence, mesure... Comme c'est bon de dialoguer avec le camarade Sergueï...
Allons, allons...
Laissez tomber les noms d'oiseaux qui ne mènent nulle part.
J'étais absent cet après-midi : 72 gamins du club de foot à encadrer, ciné + goûter de noël et distribution du cadeau...
Je rentre et lis vos échanges. Dommage.
Au fait, j'ai fait sciences Po aussi ! Comme quoi, tout est dans tout et réciproquement.
;-)
Revenons à des arguments
Au delà des injures de poissonniers, si on parlait des arguments ?
> L'évolution démographique que tu soulignes est peut être une chance pour d'un côté sur la base du volontariat repousser l'âge de la retraite des enseignants avec, en contrepartie une forte revalorisation de leurs rémunérations. De l'autre côté on pourra ainsi ne pas remplacer totalement ceux qui partent en retraite tout en maintenant un niveau d'enseignement convenable et des rémunérations plus motivantes.
Je ne comprend pas les économies que tu proposes. Si on garde les anciens pour les payer plus, on perd de l'argent, non ?
> Dernier argument enfin, c'est sûr que si les enseignants font la grève 10 fois par an pour des raisons toutes plus illisibles les unes que les autres, ce ne sont pas les "riches" qui mettront leurs enfants dans le privé mais les "moyens" aussi,
En général, les enseignants font la grève 10 fois par an quand ils n'ont pas été entendus les 9 première fois. D'ailleur la dernière fois que les enseignants ont fait grève plusieurs fois de suite, c'était pour les retraites. Effectivement, à la rentrée suivante beaucoup de parents avait mis leurs enfants dans le privé. Mais on peut aussi noter que le gouvernement n'avait répondu à aucune des revendications.
Sur le premier point. déjà on économise sur les retraites que l'on n'a pas encore à payer pendant les quelques années de prolongation des enseignants qui avec leur expérience sont sans doute parmi les meilleurs, et sont donc plus utiles à la collectivité en activité qu'en retraite, d'autant qu'ils continuent à cotiser pendant cette prolongation. Si ça dure 3 à 7 ans pour plusieurs milliers d'entre eux, ce n'est pas négligeable.
Ensuite on économise sur les postes non remplacés, qu'il aurait fallu financer pendant toute une carrière.
A vue de nez ça doit déjà faire une économie nette substantielle même en augmentant les traitements de manière significative.
Puis on doit sans doute trouver des pistes d'économies de fonctionnement hors enseignement "pur" dans l'administration centrale, les services centraux et dans les rectorats.
Enfin, il y a, hors éducation, des pistes d'économies de fonctionnement dans des ministères comme l'agriculture, les finances, les anciens combattants, la défense ou dans des institutions comme la Banque de France et les quelques centaines de commissions et comités souvent redondants, parfois inutiles...
Sur le second point, je comprends vos arguments, mais la grève est-elle pour les enseignants le seul moyen de pression, surtout quand elle est aussi banalisée. Si l'on est vraiment attaché au service public, le précipiter ainsi dans une forme de chute est-il réellement courageux ?
2003
Si mes souvenirs sont bons, les enseignants en 2003 n'ont pas fait grève pour les retraites. Ils ont commencé leur mouvement dans l'indifférence générale, pour d'autres motifs et on a commencé à parler d'eux quand les salariés du public ont manifesté pour les retraites et ensuite ils ont manifesté ensemble d'où le "tous ensemble, tous ensemble, ouais ouais" qui se chantait sur les pavés à ce moment-là. Mais il faut que je vérifie mon souvenir et surtout que je l'étaye, promis, je le fais demain après avoir consulté mes archives au boulot…
Effectivement, les enseignants souffrent, quand ils sont en colère, d'un manque de relais clair par les médias de leurs revendications, comme parfois les cheminots. J'en ai entendu tous contents lundi quand, enfin, les médias citaient à la fois le problème de l'heure de décharge qu'on voulait supprimer mais aussi la bivalence et l'objectif du gouvernement de gagner encore 3000 postes après en avoir déjà supprimé 25000. Bon les 25000 c'est peut-être pas que de ce gouvernement-ci…
Fajua...
25 000 postes, c'est depuis 4 ans... c'est écrit dans le billet ;-)
Pfff
Et tu veux que je relise le billet aussi, après avoir fait la SR, quand je passe mon temps à suivre la suite des coms les uns après les autres sans remonter sur le billet… Non, mais, je rêve… ! En plus le coup des 25 000 c'est mon info de toi à moi … ;-(
Info que tu as vérifiée ensuite, bien-sûr… ;-))
2003 suite
"Ce sont les suppressions de postes de surveillants et aide-éducateurs et la réduction du nombre de postes d'enseignants ainsi que la régionalisation du recrutement des personnels qui a mis le feu aux poudres. Ajouté au mouvement national contre la réforme des retraites, les élèves vont avoir du mal à travailler au 3e trimestre. Pour mieux se faire comprendre et soutenir par les parents d'élèves, de nombreuses réunions sont prévues lundi 12 mai" voilà les raisons qui étaient données des grèves des ensignants en mai 2003...
Et demain ?
Les réformes se bousculent en ce moment, prenez le temps de lire l'audit sur les collèges et lycées ainsi que les programmes 141 et 139 issus de la LOLF auxquels il fait référence...
(il me semble que ces motifs de grève n'ont pas étés repris par la plupart des médias ...)
Vous verrez peut être alors l'école de demain se dessiner dans une sorte de mélange anglo-germanique allégé.
Ajoutez à celà une touche d'entreprises de soutient scolaire et des organismes privés européens ( cervantes et autres ) qui ont déjà signé des conventions pour valider des diplomes ( en fait ici c'est même l'éducation nationale qui s'adaptera à eux )pour finir le tableau.
En gros moins de public et plus de privé, forcement l'argent public sera moins de la partie mais c'est votre porte monaie qu'il faudra ouvrir pour accéder à une formation valable pour vos enfants.
Si on devait en arriver là je pense que l'on ne verrait plus de manifestations d'enseignants pour leurs salaires ...
C'est peut être un épouventail que j'agite mais le risque est bien réel et j'espère me tromper.
Un dernier mot :
Si ce ministère a tout de même eu l'honnêteté de chiffrer le temps de travail des enseignants à 39h par semaine en moyenne lequel aura celle de parler en chiffres de la réalité economique de la formation initiale ?
L'avenir!
To bi or not to bi!
http://motstocsin.autonomie.org/html/actions/profbi.htm
Bonne ânée!
etat patron voyou
La réalité du collége est un voyage dans une autre dimension, les repères changent, c'est une initiation en solitaire.c'est la devise du "débrouille-toi" ,surtout si on appartient à la caste des "fantômes".
Les fantômes sont les NON-TITULAIRES.
QUESTION:
"Comment voulez vous travailler dans de bonnes conditions si les élèves changent 3 fois de prof dans l'années?"
l'état vous ment (encore!) ,il engage des profs non-titulaires et au bout de 200 heures il les virent car s' il les garde il doit leurs faire signer un CDD. Cet outil est la VACATION.
C'est un statut qui n'ouvre ni droit aux assedics , ni droit à la sécurité sociale. Si,si ,ni droit à la sécurité sociale.
L'autre outil est la contractualisation, le cdd à la sauce de l'etat differente de celle du privé. Elle est plus amére encore.....
si cela vous intéresse de voir les coulisses de l'éducation, lisez la suite.Je suis dans l'éducation depuis 1999 et j'ai vu du trés bon comme du trés mauvais.
LES VACATIONS:
Vous vous demandez si l'état se soucie de l'avenir de vos enfant? La reponse est non! Et je le prouve! Vos enfants, au collége,vont avoir dans chaque matiére plusieurs profs qui ne seront dans l'établissement que pour 200h maximum dans l'année .PLus simplement dans une année, ils auront 2 profs de math,2 profs de musique .Comment voulez -vous qu'il y ai continuité dans le travail des élèves alors que devant eux les profs se succédent , anéantissant encore et encore les habitudes de travail des élèves et le principe d'autorité de l'enseignant.
Depuis 2004,les rectorats ne font presque plus de contrat mais paye des vacations.Le Vacataire est payé à l'heure devant les élèves , le reste du temps il ne touche rien.Il ne peut faire que 200h dans l'année, il gagne environ 4000 euros dans l'années.
Pourquoi 200h? au delà ,les rectorats sont obligés de faire signer un cdd.La vacation n'est pas un statut, il n'ouvre pas le droit au chomage ,ni celui de la SECURITE SOCIALE.Les vacataires alternes entre RMI et vacations.
Il faut signaler que c'est les socialistes qui , par le biais d'Allegre ,en 1997,ont instauré la vacation.Depuis,la droite l'utilise au maximum. Mais c'est aussi les socialistes qui ont lancé les derniers plans de titularisation. il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis!
CONTRACTUEL
Il existe dans l'éducation nationale un contrat encore plus précaire que le CPE c'est le CDD reconductible à l'infinie grâce auquel les rectorats peuvent (en tant que prof),nous embaucher nous débaucher selon leur désir et en complète opposition avec le droit du travail français .Dans les faits , la période d'essaie peut durer une vie .Pour ma part j'ai fait 3 vacations de 200h chacune (c'est le maximum légal dans une année) .Ensuite j'ai enchaîné 5 contrats de 1 an chacun (CDDs). D'aprés l'education nationale je ne peux pas etre titulaire car je n'ai pas le CAPES .Ce concours ne valide pas un enseignement sur le metier de prof et n'ai pas superieur à bac+3 .Donc pour ces bureaucrates de l'EN l'experience n'a aucun interet.Ils vous diront que je n'ai qu'a passer le concours. Pour cela il faudrait une formation et surtout que le concours soit ouvert ; dans ma discipline (éducation musicale) le concours interne (concours réservé aux non-titulaires exerçant depuis 3 ans) est fermé depuis 2 ans alors que l'externe (pour les universitaires sans expérience) est ouvert .Je tiens à signaler que d'autres disciplines sont dans le même cas.
LES RECTORATS ET LES NON-TITULAIRES
Déja les rectorats n'ouvrent qu'une semaine avant la rentrée de Septembre . Le jour de la rentrée ils voient où il ya des manques et les remplacements ne se font ,dans la majorité des cas qu 1 à 2 semaines aprés.
J'accuse les rectorats et l'éducation nationale de non respect des droit de l'homme ,car le droit du travail en est un.
Les raisons:
- signature des contrats au delà du délai légal de 2 jours ( contrats antidatés)
- payement des heures de vacation irrégulier et ne correspondant pas au heures effectuées dans le mois
- non payement du chômage dans les délais légaux (+ de 2 mois ,bien plus!)
- aucune indemnité de licenciement
- nombre de CDD hors la loi
- aucun courrier de licenciement
- Non respect du droit à la formation (académie de Nice)
- non respect des barèmes de recrutement (Nice)
LES SYNDICATS
En conclusion , lorsque je vois ça j' ai un gros doute sur l'honnêteté intellectuelle de nos dirigeants et de nos syndicats (inexistant dans la défense des non-titulaires de l'éducation voir collaborateur car ils participent au non respect des barèmes de recrutement à fin de placer leurs adhérents .Le représentant de la FSU est passé derniérement à la télè , PAS un mot sur les non-titulaires ! Que voulez-vous que je vous dise? Il a eu un trou de mémoire , il a oublié son texte.Pour les autres syndicats , il n'ont pas étè médiatisé ,ou trés peu.
L'ETAT: faites ce que je dis et pas ce que je fais!
Pas d'assurance sociale si on ne fais pas plus que 6 heures par semaine en tant que vacataire et c'est souvent le cas! il nous donne des moitiés de poste ,4,5,6 heures/semaine et aprés 200h , IL VOUS VIRE!
Remarque: on a presque tous 4 voir 5 cdd de un an et toujours pas de CDI, il faut 6 ans et c'est recent. Létat ne respecte pas les règles qu'il impose aux entreprises privées.Comment croire qu'il va défendre le service publique et les travailleurs du secteur privé.L'état français est tenu par des avocats , c'est à dire par des gens formés à mentir et qui n'ont aucune morale ni intellectuelle , ni humaine (pas plus à gauche qu' à droite en incluant les extremes et les écolos des villes)
EXEMPLES DE SITUATIONS ETRANGES
Dans mon académie nous sommes restés plusieurs années sans inspecteur d'académie (éducation musicale) et lorsque enfin on en désigne un ,celui-ci prend comme première directive de ne pas faire de formation pour la préparation du concours réservé sachant que ce même concours ne sera pas reconduit l'année d'après ainsi que le concours interne. N'ayant pas respecté le droit de formation ,qui l'on retrouve comme jury au concours réservé 2005 ?Ce même IPR que l'on va payer à la journée. Ceci est un bon exemple de malhonnêteté intellectuelle.
Il faut savoir que les rectorats ne se soucient pas de l'avenir des enfants; durant au moins 3 ans les élèves d'un collége où j'étais,sont restés sans cours de musique et de dessin (comptant pour le brevet en 4éme et en 3éme).Les différents IPRs de musique ne sont jamais venus dans la période Septembre 1999-juin 2005, sachant que sur le poste il y avait un contractuel qui aurait sans doute voulu être conseillé .C'était trop loin pour eux ,alors que certains profs montaient tous les jours (50km de montagne+ travaux sur la route).
De toute manière , le mérite importe peu pour ces gens là. Exemple , un prof de musique est absent pendant plus de 3 ans. Il habite à moins de 10 km du collège et ne peut ( d'après ses dires) assurer sa fonction .Par contre son problème de santé ne le gène pas pour faire des centaines de kms avec sa chorale d'adultes pour ce produire au rectorat par exemple .Et bien ce prof on le retrouve à l'heure actuelle dans l'équipe pédagogique de l'IPR d'éducation musicale de mon académie . Donc le mérite n'est pas un critère de sélection pour ces gens là ,ils préfèrent le copinage et les élèves ne sont la que pour justifier leurs salaires.
Nous ,20000 precaires de l'EN nous n'avons pas la possibilité d'attaquer nos patrons comme dans le privé.Tout ceci provoquera des drames comme la prise en otage ,dans une école, des élèves par un prof contractuel qui a pété les plombs.Ce n'etait sans doute pas la seule raison de son geste mais lorsque chaque fin d'année(aout) on ne sait pas si l'on aura du travail aprés les vacances(on le sait 2 jours aprés la rentrée),et que l'on ne peut pas prendre de credit ,et bien ! on ne se marie pas , on ne s'installe pas , on ne peut pas assumer des enfants( donc en avoir);En résumé on ne peut pas avoir de vie et il suffit de pas grand chose pour craquer. J'espere seulement que la prochaine fois le désèspéré s'en prendra aux fonctionnaires des rectorats et à notre ministre de l'education,qui sont de veritables negriers avec les non-titulaires (inspecteur d'academie) .
Cela fait des années que pour faire des économies, les différents gouvernements diminuent le nombre de professeurs.Pour information , je gagnais 1200 euros par mois.Si leur but était vraiment de mieux gérer le budget de l'éducation , ils regarderaient de plus prés les fortunes qui sont dépensées dans les IUFM où beaucoup de pêrsonnes sont payées à remuer du vent car les formations qu'ils proposent sont de plus en plus déconnectées des situations rencontées sur le terrain.Il faut savoir que la responsable de ces centres de formation a dit à la télè que les IUFM ne servaient pas à apprendre aux enseignants des methodes pédagogiques ;aussi on est en droit de se poser la question : à quoi servent ces gens et pourquoi les paye-t-on? La grande majorité de ces formateurs sont des personnes qui ne veulent pas avoir à faire à des élèves , cela les obligerait à se remettre en question et à travailler.
La deuxieme source de dépense que l'on pourrait réduire c'est celle allouée aux inspecteurs d'academies.Il y en a pour chaque matière et chacun d'eux a un nombre important de personnel sous ses ordres.Il ne faut surtout pas croire qu'ils font tout ; ils dechargent une partie de leur travail sur d'anciens profs qui , comme les formateurs d'IUFM, ne veulent plus avoir à faire aux élèves, il faudrait qu'ils corrigent des copies ,qu'ils préparent des cours, qu'ils remplissent des bulletins de trimestre,qu'ils assistent aux conseils de classe et surtout ,ils seraient obligés de fréquenter les parents d'élèves.
Tout ceci n'est qu'un état de fait , il n' y a aucune exagération et si l'on vous dit le contraire ce n'est que de l'hypocrisie doublée d'un mensonge.
Nous ne sommes pas comptabilisés par les assedic car c'est les rectorats qui nous payent les indemnités.Pour avoir ces indemnités il faut fournir un papier de rejet des assedics.Il n'y a pas de convention entre les rectorats et l'unedics.
validation de ce qui est dit dans le precedant commentaire.
25000 profs non titulaires ont étè mis au RMI.Ce ne sont pas des postes offerts au concours,mais bien des profs qui ont plus de 5 ans d'ancienneté.L'etat s'en est servi pendant 5 ans puis les a jetés .Il a fermé + de 30% des concours internes,concours pour les non titulaires.
Aujourd'hui, il utilise la vacation avec les mêmes profs, qu'il paye à l'heure, et les oblige à accepter sous peine de ne plus être sur les listes de recrutement.
Nous vivons avec 5000 euros par an,j'ai mes fiche de salaire pour le prouver.
Tout ceci n'est que la partie visible de l'iceberg
Honte !
C'est épouvantable.
En plus, après...
Laurence Parisot a beau jeu d'expliquer que dans la fonction publique, la proportion de contrats précaires est supérieure à celle qui existe dans le privé...
Dans les bibliothèques, pour ce qui est du recrutement dans la fonction publique territoriale, on trouve aussi régulièrement des offres de postes à responsabilités largement sous-payées... Et des postes de Vacataires à Durée Indeterminée ou de Contractuels à l'Infini, sans possibilité d'avancement de carrière, bien sûr.
mise en danger des élèves
un collégien est mort à la suite d'une bagare fin decembre.Il faut savoir que depuis 2004 ,dans les colléges, 25000 profs non titulaires (donc 25000 adultes) ont étè virés par fillon et De Robien à des fins économiques.La sécurité des élèves n'est pas un facteur essentiel pour ces 2 négriers.Pour eux , la presence de plus d'adultes dans les colléges n'est pas nécéssaire ,ni efficace pour maintenir l'ordre , au contraire, ils vont encore en diminuer le nombre en 2007.
La mort de cet enfant était évitable, mais il aurait fallu que notre ministre ,De Robien, ne soit pas un incompétent dangereux et mégalomane,et d'une malhonnéteté intellectuelle sans limite.
Les 25000 profs non titulaires n'ont pas étè remplacés par des titulaires ,le ministre emboche des vacataires payés à l'heure (200 h maximum par prof dans l'année)pour boucher les trous et camoufler l'abscence de profs.
Pour De Robien tout va bien ,il a eu le culot d'aller voir les parents du collégiens décèdé: cet "homme" est un véritable cancer pour notre pays, et je le juge sur des faits et non pas pour ses idées politiques.Les enfants sont plus importants que ces clivages qui depuis 20 ans sont devenus un véritable cirque sans aucun sens. Gauche-doite ,ceci ne leure plus personne,aucun intéret! Les actes ,seulement les actes.De Robien par ces mesures est responsable de la mort de cet enfant,et la gauche par le biais de Allégre aussi, car il a instauré le statut de vacataire dans l'éducation donnant ainsi l'outil necessaire à la droite pour faire des économies et ravager l'école publique.
Pas d'argent, pas d'éducation.
@ arkane
Vous écrivez ; "De Robien par ces mesures est responsable de la mort de cet enfant,et la gauche par le biais de Allégre aussi".
On ne peut pas affirmer ça ainsi. L'enfant est mort d'un arrêt du coeur, il le serait peut-être de la même façon si les effectifs de surveillants avaient été maintenus.
Cela précisé, je suis d'accord qu'on ne peut à la fois déplorer la montée de la violence scolaire et réduire l'encadrement dans les établissements par des adultes. Ô Combien !
PS : ont dit Robien tout court. La particule ne s'utilise que si l'on donne son nom complet, Gilles de Robien. Idem pour Villepin, Villiers...
Moyen mémotechnique
Je dis De Robien, pour ne pas oublier qu'il est noble,et chez les campagnards ,les nobles,c'est même pas bon à nourrir les cochons....
un arret du coeur?Si les autres élèves l'avaient laissé en paix il ne serait pas mort,ou plus tard.Ce raisonnement est étrange.Pour moi une journée de vie en plus c'est pas négligeable.
20,25 élèves pour un prof en sport c'est trop.Il est impossible de creer les conditions nécessaires à une sécurité optimale.De plus,25 élèves de 6éme ne se gerent pas comme 25 élèves de 3éme.
Si 3 à 4 élèves commencent à se battre ,c'est terminé vous ne pouvez plus rien faire.Alors il faut utiliser la violence.Moi je suis pour les baffes,mais la hierarchie et la justice ne veulent pas sous peine de prison.Et bien ,que les gosses se battent et que l'on ne vienne pas pleurer aprés si il y a des morts.Les profs ne vont pas en plus risquer la prison pour des gosses dont même les parents se foutent...
@ Arkane
Moi, les baffes, je suis contre. C'est d'ailleurs ce qui me permet d'être largement compréhensif avec un prof qui, ponctuellement, peut craquer une fois (d'autant plus que ça m'est arrivé à moi aussi, en tant qu'emploi-jeune), parce que je sais combien c'est dur lorsqu'un petit Gremlin vous rit au nez et vous provoque à chaque récré ou pause cantine.
Il y a des endroits ou vous devez, chaque jour, réaffirmer votre autorité, même pour les professeurs les plus chevronnés.
Mais les ressources pour éviter ça sont une solidarité entre les profs, et beaucoup de dialogues pour s'entendre et parler d'une seule et même voix face aux élèves, qu'ils aient conscience qu'il y a bien UNE autorité des adultes. Un proviseur compétent sachant fédérer une équipe et expérimenté, ça compte pas mal aussi, c'est même primordial.
Courage, ne vous laissez pas abattre. J'ai eu l'occasion d'admirer nombre de vos collègues en plein exercice. Tous ont été "limite" au moins une fois. Mais ils accomplissent un travail formidable.
On sait très bien que les rectorats ne sont pas solidaires, mais vous pouvez l'être entre enseignants... C'est votre meilleure arme.
Malentendu
@ arkane : son arrêt du coeur a bien été causé par la terreur de se voir agressé par ses "camarades", je ne disais pas le contraire, mais seulement que rajouter des pions ou des profs, même si c'est souhaitable, n'élimine pas toute bagarre, donc que des faits similaires auraient pu quand même survenir. Donc on peut condamner les décisions d'Allègre et Robien mais pas les accuser d'être responsables directement de la mort de ce petit.
"terreur de se voir agressé ".Il en a pris plein la figure pendant un certain temps,si il y avait eu 1 ou 2 adultes de plus,ce linchage aurait étè moins long.
Oui ,De Robien est responsable car il est la plus haute autorité de l'education.Il est responsable de la sécurité des élèves.De plus , si il y avait eu ,(comme cela était le cas avant),une visite médicale au collége peut etre que le probleme cardiaque de l'enfant aurait étè dianostiqué!!
Mais il faut faire des économies à tout prix.
De Robien est un véritable cancer pour notre pays!
Fut un temps une visite médicale était payée par l'éducation nationale pour les élèves au même titre que la médecine du travail ( qui au passage n'existe pas pour les enseignants ).
Plus de personnels auraient pu éviter le drame mais surtout plus de présence médicale dans les collèges devrait être la norme.
Allons prenez une heure ou deux et allez visiter un collège, combien de médecins, d'infirmiers, et d'acteurs sociaux ?
Oui nos enfants sont éduqués dans des lieux indignes de ce nom et avec un personnel insuffisant... et ce n'est que le début.
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