Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

08 janvier 2007

Cannibale de Rouen : la prison, asile d'aliénés

hannibal_lecterOn pourrait de prime abord qualifier l'affaire de simple fait divers - certes particulièrement abominable : mercredi dernier a été retrouvé dans une cellule de la maison d'arrêt de Rouen le corps d'un homme portant une importante plaie au thorax, dont l'autopsie révèlera qu'en ont été prélevés une partie d'un poumon et deux muscles intercostaux. Son codétenu s'accuse immédiatement du crime et précise avoir mangé le coeur de sa victime. Au-delà de l'horreur des faits, cette histoire du cannibale de Rouen pose la question de la place des malades mentaux dans les prisons. Son avocat, maître Fabien Picchiottino, passe à l'attaque : «Je reproche à la maison d'arrêt de ne l'avoir pas placé en isolement, comme l'avait demandé un juge d'instruction, il y a un mois et demi. Mon client l'avait également demandé. Mais le directeur de la maison d'arrêt a certainement estimé que ce n'était pas nécessaire, donc ne l'a pas fait. Pour qu'un détenu demande un isolement et que ce soit conseillé par un juge, c'est assez exceptionnel !» L'avocat fait état d'une expertise antérieure ayant diagnostiqué la schizophrénie, relève «des antécédents psychiatriques importants» et mentionne le fait que ses parents adoptifs, au sortir d'une précédente incarcération, avaient écrit à la préfecture «pour le faire interner». Il en déduit logiquement : «C'est quelqu'un qui aurait dû être en psychiatrie».

Discernement aboli ou altéré ?
C'est en effet l'évidence même. Du reste, l'article 122-1 du code pénal énonce : «N'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes.» Un homme au profil du cannibale de Rouen n'aurait donc en aucune façon dû être déclaré responsable. Il est pourtant très loin d'être le seul malade mental incarcéré. La dernière étude sur le sujet, menée conjointement par la direction générale de la santé et l’administration pénitentiaire, date de 2004 et ses conclusions sont effrayantes : un détenu sur quatre (24% exactement) souffre de troubles psychotiques, dont 8% de schizophrénie. Et avant leur entrée en prison, plus du tiers des détenus avaient déjà consulté et 16% avaient déjà été hospitalisés pour raisons psychiatriques. Comment en est-on arrivé à cette épouvantable situation ? «Depuis une vingtaine d’années, les gouvernements successifs ont fermé des dizaines de milliers de lits dans les hôpitaux psychiatriques, au nom – toute honte bue – de la "fin de l’asile", supprimé le diplôme d’infirmier spécialisé, réduit les crédits,un_monde_de_fous_couv sans pour cela créer les structures alternatives à l’hôpital en nombre suffisant, accuse dans Le Monde diplomatique de juillet 2006 Patrick Coupechoux, auteur de Un monde de fous : Comment notre société maltraite ses malades mentaux. C’est le constat du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, dans son neuvième rapport, remis au président de la République en 2003, poursuit-il, citant ledit rapport : «Alors que l’hôpital psychiatrique assurait un hébergement à long terme, y lit-on, il a (...) vu son rôle évoluer vers des séjours dont la durée est limitée à la seule prise en charge de la période de crise aiguë. Or (...) les personnes qui quittent l’hôpital psychiatrique sont toujours des malades, elles nécessitent des soins permanents (...). C’est cette carence qui est à l’origine de la souffrance des familles qui les hébergent, mais aussi de leur forte représentation dans les prisons et parmi les sans-abri». Coupechoux incrimine ainsi «la politique du tout-sécuritaire» : «les comparutions immédiates envoient en quelques minutes un individu durant plusieurs mois en prison. L’expertise n’étant nullement obligatoire, et pratiquement jamais requise, nombreux sont donc les malades mentaux condamnés, alors que ni le juge ni l’avocat, souvent commis d’office, ne connaissent leur état réel».

Punir plutôt que soigner
Le docteur Gérard Dubret, psychiatre à la prison d’Osny, accuse lui aussi la procédure d'urgence : «L’immense majorité sont jugés en comparution immédiate et ne voient même pas d’experts. Et pour ceux qui sont examinés, les diagnostics d’irresponsabilité ont été divisés par dix en dix ans», constate-t-il. Pire, la maladie est parfois détectée mais il est estimé qu’elle ne suffit pas à «abolir le discernement», ­ ce qui implique l’irresponsabilité, mais seulement à «l’altérer» : «Eh bien, les peines sont alourdies au lieu d’être Alvaro_Gil_Roblesallégées», s'indigne-t-il. Dans son rapport Sur le respect effectif des Droits de l’Homme en France de 2005, le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Alvaro Gil-Robles, écrit : «au début des années 80, le taux d’irresponsabilité pénale pour cause de maladie mentale était de 17% ; il est passé à 0,17% en 1997 et n’a connu depuis que peu d’évolution. (...) Punir semble primer sur les soins, qui ne suivent pas toujours en prison. Ce constat avait déjà été établi par le rapport du Sénat en 2000, mais n’a eu aucun effet. Aucune conclusion sérieuse ne semble avoir été tirée depuis. Pire, d’après tous mes interlocuteurs, la situation se serait nettement dégradée», conclut-il. Joseph Minervini, psychiatre dans l’unité de consultation et de soins ambulatoires de la maison d’arrêt de Besançon, livre ainsi une anecdote édifiante : «J’ai suivi un jeune schizophrène condamné à quatre ans d’emprisonnement, après comparution immédiate, pour une tentative de braquage avec une arme ridicule. Il sortait d’un hôpital psychiatrique. L’expertise a conclu à sa responsabilité pénale. Nous avons demandé une contre-expertise, qui a donné un résultat contraire. Mais le magistrat s’en est tenu à sa première décision.» Le Comité consultatif national d'éthique, dans son avis sur La santé et la médecine en prison, rendu public mi-décembre, dénonce «l’incarcération de personnes atteintes de maladies mentales graves» : «Cette situation, déjà soulignée précédemment constitue l’un des problèmes éthiques majeurs concernant d’une part la confusion croissante entre les sens respectifs de la peine et du soin, et d’autre part le droit à la protection de la santé et à l’accès aux soins. Ces problèmes éthiques graves d’atteinte au droit à la protection de la santé et à l’accès aux soins impliquent à la fois le droit des malades à la meilleure prise en charge médicale psychiatrique possible de leur souffrance dans des conditions respectueuses de leur dignité, et le droit de leurs codétenus à la protection de leur santé mentale, mise en péril par une confrontation permanente à la "folie"». La conclusion du Comité est implacable : «Une opinion publique, sensible aux seuls impératifs sécuritaires, finit par méconnaître le fait que la sécurité passe plus par un traitement carcéral digne des personnes que par l'indifférence, le mépris ou la vengeance». Sur le banc des accusés, donc, le sentiment d'insécurité - et, par là, son amplification par l'exploitation politicienne qu'en font les amis du ministre de l'intérieur (avec l'extrême droite). Mais n'oublions pas la vraie raison qui pousse à se débarrasser des malades mentaux en les jetant en prison, où la pénurie de moyens pour les traiter est patente. Elle est évidemment économique: une journée en détention coûte 150 euros et en hôpital psychiatrique, 480. Triste société.

Posté par Olivier Bonnet à 00:05 - Société - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires

pas d'alternative sans moyens

un fou furieux a tenté d'assassiner un des mes amis d'une façon que je vous tais tellement elle est horrible, mais il est resté handicapé de cette tentative d'assassinat
j'ai assisté au procès, j'avais cet assassin malade mental d'une cruauté impensable en face de moi à qq pas
en première instance, il a pris 20 ans, en appel il a été jugé pas responsable au moment des faits et ....relaxé
j'ai entendu les dépositions des experts psychiatres
ils on dit oui cet homme est très dangereux, oui il recommencera, et sans doute sur cette même victime, mais aussi oui il n'était pas responsable au moment des faits tout à sa folie et oui nous sommes obligés de le déclarer inapte à être jugé ainsi à la cour, meme si nous le regrettons car c'est profondément injuste envers Mr.x la victime qui ne pourra se reconstruire sans une condamnation
cet homme , donc relaxé puisque jugé non responsable, sera conduit à l'hopital en section psy ds la région bordelaise puisqu'aucune place ds des établissements spécialisés n'est libre et lorsqu'on aura besoin de places on le mettra dehors
s'il allait en prison il ne serait de toutes façons pas soigné parce qu'il n'y a aucun moyens ni budget pour prendre en charge ces détenus malades psy

voilà la triste réalité

Posté par lesyeux, 08 janvier 2007 à 10:00

Désolé pour votre ami

"depuis quelques années, les
victimes ont fait leur apparition dans le
système triangulaire de la justice qui mettait
jusqu’alors en jeu l’accusateur, le juge et
l’accusé et qui avait pour fonction de restaurer
la souveraineté de l’ordre public. Peu
à peu, l’idée a fait son chemin que le procès
est indispensable pour effectuer un travail
de deuil. Par conséquent, que l’auteur soit
malade mental ou sain d’esprit ne change
rien, il faut qu’il y ait, en vue de la réparation,
condamnation. Il est ainsi question de faire
comparaître pour un « simulacre » de procès
les malades pour lesquels un non-lieu est prononcé.
Et l’on ne peut s’empêcher de penser
que certaines condamnations ont pour seule
fonction la réparation des victimes. Certes, les
procès ont parfois des vertus thérapeutiques
pour les victimes, mais faut-il rappeler que
le rôle de la justice est de dire la loi et non
de soigner ?"
Cyrille Canetti, psychiatre à Fleury-Mérogis

Posté par Olivier Bonnet, 08 janvier 2007 à 11:39

au delà des mots

très au-delà des mots, les procès sont faits pour obtenir réparation à un préjudice ou à un crime
c'est une première chose oui
mais il n'est pas plus acceptable qu'un assassin privé de ses facultés mentales soit laissé libre (la relaxe signifie cela) ou qu'il soit enfermé sans aucun soin au milieu de gens estimés sains d'esprit
surtout lorsque l'on s ait que ces gens là , enfermés sans soin ressortent toujours un jour, prets à récidiver
c'est un très large problème qui ne doit pas faire appel aux seules émotions pour le traiter

maintenant, pour ce passage cité "Et l’on ne peut s’empêcher de penser
que certaines condamnations ont pour seule
fonction la réparation des victimes. " les condmanations doivent représenter la "réparation" des crimes commis oui !
mais les simulacres de proces ne réparent jamais la victime car elle ssont conscientes du simulacre

une victime peut se reconstruire à partir du moment où la punition du crime efface son état de 'victime'
on ne se reconstruit jamais tant que l'on pense être encore et toujours "victime", que ce soit dans n'importe quel domaine

Posté par lesyeux, 08 janvier 2007 à 12:28

depuis des années la vulgate veut que la justice ne s'occupe pas assez de la victime, et on en arrive là (par manque de places en psychiatrie également). Alors que ce ne doit pas être une psychothérapie pour la victime mais une sanction juste et équilibrée de la société à l'encontre de l'auteur du crme ou délit

Posté par brigetoun, 08 janvier 2007 à 12:50

à brigetoun

mais brigetoun, c'est là jouer avec les mots parce que la sanction juste et équilibrée que la société inflige au criminel est celle justement qui apporte la juste réparation du crime ou délit que subit la victime
ce qu'expliquaient t out à fait bien les psychiatres entendus au tribunal de bordeaux
une punition dans un tribunal n'a de légitimité que dans la juste mesure où elle 'répare" le préjudice criminel ou délictueux
et lorsque l'absence de faculté mentale au moment des faits manque au prévenu, (et c'est tjs difficile et forcément très alléatoire d'affirmer qu'a la minute M du crime il y a eu altération des facultés, chose qu'on décide ou décrète des mois après le délit u le crime...) l'absence de punition est conforme à ce que prévoit la loi mais une grave faille dans l'absence de réparation du délit ou du crime....d'autant plus lorsqu'ons ait pertinament que l'assassin ne sera ni soigné ni pris en charge !

il n'est pas question ici de chercher qui est en état de réelle victime : le criminel(par sa folie, son vécu etc...) ou celui qu'il tente d'assassiner
mais de trouver une juste réponse aux nécessaires exigences des deux états, victime et assassin, surtout lorsque ce dernier est déclaré fou

Posté par lesyeux, 08 janvier 2007 à 13:46

Ne mélangeons pas tout !

N'oublions pas que la justice, en matière pénale, est rendue au nom du peuple français pour protéger la société des criminels, et non pour "réparer" les crimes - ce qui est généralement impossible, sauf en ce qui concerne les conséquences financières qui font généralement la matière d'un procès parallèle au civil - ; non plus pour les venger, comme aux siècles passés, heureusement. Pour reconstruire psychologiquement les victimes, ce n'est pas un juge, c'est un psychothérapeute qu'il faut aller voir ; chacun son rôle !
Cela dit, dans le processus de reconstruction de la victime, toute expérience bien recadrée pourra être utile : un procès pourra ainsi effectivement lui être profitable, ou ne pas l'être. Mais ce n'est pas parce qu'un des effets collatéraux des procès est, parfois, d'aider psychologiquement la victime (et c'est tant mieux !), qu'il faut inverser les rôles, comme on le voit trop souvent...

Posté par Actustragicus, 08 janvier 2007 à 15:09

@ actustragicus (j'adore le speudo...)

c'est très flou cet art de dire les choses :

"N'oublions pas que la justice, en matière pénale, est rendue au nom du peuple français pour protéger la société des criminels"

ce n'est pas ce que dit la justice de facto lorsqu'elle instruit le procès et rend son jugement, mais bien que la punition doit être en rapport avec le crime commis,

on este en justice pour demander réparation
si l'on tente de vous assassiner, vous ou un des vôtres,

vous esterez en justice pour que l'on juge le coupable de ce crime et non pour demander que l'on protège la société des éventuels crimes dudit criminel
la sanction est bien une "punition", meme si cela ne vous agrée pas

je n'ai jamais dit qu'un jugement et qu'une sanction pénale devaient "soigner" ou "reconstruire" la victime !
ce n'est effectivement pas le but recherché ni la légitimité de la peine
mais , et c'est un fait, je disais qu'elle participait aussi à la reconstruction de la victime à laquelle il faut bien avouer on ne pense jamais ou si peu

en l'occurence, lorsqu'un crime n'est pas puni sous pretexte de défaillance mentale au moment des faits, il reste impuni surtout parce que la victime ne va meme pas etre prise en charge par la société pour être soignée de gré ou de force
et à mon sens il ne peut y avoir de relaxe en cas de crime prouvé et(ou) avoué, mais une sanction de soins obligatoires sur une durée nécessaire

dans le cas que j'évoque dans mon premier commentaire, ce n'est pas véritablement la relaxe qui m'a choquée dans le sens où tous nous admettions sa folie (bien qu'il réitéra à la barre qu'il recommencerait pour achever son meurtre raté), mais le fait qu'ils soit très vite relâché sans soin, sans encadrement, sans rien;, livré à sa folie (il avait aussi promis à sa soeur et à sa mère le meme sort, soeur à qui il avait tenté déjà d'arracher la langue, oui je sais c'est gore...mais la folie est un univers incroyable et ce procès reste marquant pour moi)

Posté par lesyeux, 08 janvier 2007 à 15:41

rectification importante

erreur ds mon comm 'il fallait lire 'le prévenu' et non la victime comme je l'ai écrit :
"parce que le prévenu ne va meme pas etre pris en charge par la société pour être soigné de gré ou de force"

Posté par lesyeux, 08 janvier 2007 à 15:44

les yeux, sanctionner une faute ou un crime n'est pas permettre que soit assouvi le désir de vengeance de la victime - pour elle il y a le procès civil

Posté par brigetoun, 08 janvier 2007 à 18:22

@Lesyeux

D'accord, je me suis mal exprimé en mêlant une discussion sur le sens de la justice pénale (punir ou se protéger des criminels ?), qui est effectivement sujette à caution, et le fait qu'en droit pénal, c'est le Parquet, et non la victime, qui poursuit le criminel.
Sur ce point-là, je pense que les choses ne sont pas floues : contrairement aux procédures de droit civil, ce n'est pas la victime qui "este" en justice, mais le ministère public (procureur) qui décide de poursuivre. Comme le dit par exemple Wikipédia : "[l'action publique] est engagée au nom de la société puisqu'elle vise à réprimer un trouble à l'ordre public et non à réparer un préjudice personnel."
Je ne disais pas plus que cela, étant motivé par la confusion qu'on observe souvent à cet endroit, et qui fait parfois qu'on demande à la justice ce qui serait du ressort d'autres services de l'Etat ; cela n'empêche pas que je partage votre désarroi, ainsi que le constat que la réponse de la société à ces cas dramatiques est largement inadaptée.

Posté par Actustragicus, 08 janvier 2007 à 18:58

@ brigetoun

mais brigetoun dites moi où ai-je parlé de vengeance ???? pas plus que 'd'aasouvir une vengeance !!"
vous avez lu ça où ?
pas une seule fois et ça n'a jamais été mon propos !!

Posté par lesyeux, 08 janvier 2007 à 19:02

Nouveau record !

Hier, 1713 visiteurs (nouveau record) ont consulté sur ce blog 2537 pages.
Merci Rezo.net !

Posté par Olivier Bonnet, 09 janvier 2007 à 11:50

homologué ?

vous allez finir dans le guiness vous....

imaginez si tous se soulageaient de 10 centimes d'euros à chaque page consultée....

Posté par lesyeux, 09 janvier 2007 à 12:03

Richesse...

Mon banquier en serait ravi.
En attendant, je suis déjà riche de cette mini communauté de commentateurs dont vous êtes un pilier, chère LesYeux

Posté par Olivier Bonnet, 09 janvier 2007 à 12:08

Post scriptum

Plutôt finir dans LA Guiness ))

Posté par Olivier Bonnet, 09 janvier 2007 à 12:08

Un peu de provoc

Et si on les laissait se bouffer entre eux?
....;
Cette incapacité dans le droit pénale est tout de même très contreversée, et c'est pourquoi on peut constater des détentions en mileiu carcéral de grands alliénés. Il est tout de même très dificile de ne pas trouver de responsable à un crime odieux, qui reste alors "impuni" par une incapacité mentale de son auteur.

Posté par Human, 09 janvier 2007 à 12:09

cannibale au 19eme siécle, déjà!

bonjour, je viens de publier un livre aux éditions l'harmattan. "crime ou folie, un cas de tueur en série au 19eme siécle, l'affaire joseph vacher"
dans ce livre je pose la question actuelle qui déjà au 19eme laissait bouiche bée: comment réagit la pensée , le savoir , la justice en face du monstrueux. existe -il une alternative entre le jugement de folie et celui de monstre?

Posté par olivier, 09 janvier 2007 à 22:46

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