25 janvier 2007
Quatre chiffres dans l'actualité
65 : en milliards d'euros, le montant des aides publiques accordées en France aux entreprises en 2005, selon un rapport des Inspections des Finances, de l'Administration et des Affaires sociales, qui n'a pas été rendu public mais que Le Figaro a dévoilé dans son édition d'hier. Soit "un peu plus que le total du budget de l'Éducation nationale, près de
deux fois le budget de la Défense, le même ordre de grandeur que le
total des dépenses hospitalières". Spéciale dédicace à Laurence Parisot et ses amis du MEDEF, qui n'ont de cesse de geindre que les entreprises sont écrasées et mendient constamment des allègements de charges.
195,2 : en millions de personnes, le nombre de chômeurs dans le monde en 2006, d'après le rapport publié hier par le Bureau international du travail. Il reste ainsi à son niveau record, malgré une croissance mondiale de 3,8% l'année dernière. "Il est temps pour les gouvernements et pour la communauté
internationale de s'assurer que la situation économique favorable dans
la plupart des régions du monde se traduise par une croissance des
emplois décents", conclut le rapport. Mais pour quoi faire ? Le même jour débutait le Forum économique mondial à Davos où, souligne l'AFP, "Lors de la table ronde sur l'état de l'économie mondiale qui ouvre
traditionnellement le Forum, économistes et chefs d'entreprises ont
fait assaut d'optimisme", ces derniers s'affirmant "très confiants aussi bien pour l'économie mondiale que pour leurs propres affaires". Tout va bien, donc.
9,2 : le pourcentage de la population active au chômage en France qu'aurait calculé l'INSEE, en se basant sur les normes du Bureau international du travail. Problème : le gouvernement prétend que le chômage est tombé à 8,7%... C'est Le canard enchaîné qui expliquait hier que l'Institut, devant ces "résultats calamiteux", aurait choisi d'en reporter la publication pour cacher "les vrais chiffres du chômage 2006 pour cause d'élection". Et de fait, le public ne disposera pas des conclusions de l'INSEE en mars comme prévu mais seulement cet automne, report justifié par des "problèmes statistiques". Le député socialiste Gaëtan Gorce n'est pas convaincu : "J'accuse le ministre de l'Economie et
des Finances de chercher, avec la complicité du ministre de la Cohésion
sociale, à dissimuler les vrais chiffres du chômage (...) dans le seul but d'éviter de gêner la campagne" de Sarkozy. Mauvaise langue !
Enfin, pour la bonne bouche : 8,75, en millions d'euros, les revenus de Johnny Hallyday en 2006, révélés par le palmarès annuel du Figaro baptisé Argent des chanteurs. Le protégé du candidat UMP a rudement bien fait de
s'exiler en Suisse : toute la musique qu'il aime, elle vient de là,
elle vient du flouze.
Commentaires
grosse flemme
je vous balance un copier/coller de mon com chez fontenelle pour votre premier chiffre :
on vous a expliqué que ces aides financaient les aides à l'emploi et les 35 heures, pour faire baisser le cout de l'emploi, vous comprenez vraiment rien
que c'est pour notre bien, que c'est grace à ça qu'on peut bosser
faut tout vous expliquer...pffffff
enfin et surtout : depuis quand une entreprise serait-elle un outil social ?
une entreprise c'est pour faire de la tune
si vous entrez dans une banque en disant que vous voulez monter une entreprise pour créer de l'emploi et distribuer de la richesse aux employés, on va vous montrer la porte en ricanant
si vous dites que c'est pour faire de l'argent, un max, on débloque les crédits
il semblerait que les aides gouvernentales soient faites dans cet esprit
attribuer des budgets semblables à l'Education ? pour fabriquer des citoyens instruits capables de réfléchir et d'etre critiques ? ça va pas non ?
l'ignorance reste le meilleur garant de la docilité
la question restant celle-ci : comment seront financés les plans d'aide à l'emploi que la gauche prétend mettre en place ?
les entreprises qui délocalisent remboursent-elles ces aides reçues ? iy-at-il un contrat à respecter lorsque les entreprises touchent des subsides de l'état ?
hier entendu un reportage sur les délocalisations au maroc
ils attendent là-bas grace au paradis fiscal pour les entreprises européennes, la création de 100 000 emplois, il se crée des écoles pour former les jeunes marocains aux "emplois délocalisés"
Orange, sans état d'âme vantait le faible cout de de la MO , ses faibles exigence sociales, et la bonne rentabilité
je me pose la question : ne pourrait-on tant qu'à faire, délocaliser la population francaise ? ou tout au moins les chômeurs ?
neo-liberalism sux
lesyeux, tout à fait...
"je me pose la question : ne pourrait-on tant qu'à faire, délocaliser la population française ? ou tout au moins les chômeurs ?"
Arf ! C'est clair ça va finir comme ça quand le pouvoir d'achat aura diminuer, le coût de l'immobilier augmenté, l'essence, les impôts et taxe augmentés...
Il ne restera plus qu'au smicard et chômeurs qu'à se délocaliser au Maroc où il fait un temps plus clément (ça réduit les factures de chauffage qui deviennent exorbitantes elles aussi) et où il y'aura plus d'offres d'emploi vu que Orange et autre multinationales mange-fric embauchent là bas. Et oui c'est ça la mondialisation... les frontières n'existent plus, on partage tout et on créé des zones pour les riches et des zones pour les pauvres (les ghettos où ils bossent pour les riches). Libre concurrence, un terme qui me fait bien rire (jaune) et qui ne s'applique plus seulement aux entreprises... Dès qu'on est né on est désormais en concurrence avec tout un chacun, où sont passé les valeurs de fraternité (solidarité ?) et d'égalité (équité ?) dans ce libéralisme effréné ?
Pas que râler
Oui, on râle, on râle (et on à raison) après toutes ces boîtes qui délocalisent, qui traitent leurs salariés comme des variables d'ajustement (c'est à dire un peu moins bien que du matériel que l'on peut revendre), ces entreprisent qui gavent leurs dirigeants au détriment du petit personel...
Bon, mais voilà, qu'est qu'on fait , nous les râleurs, pour se défendre ?
Moi je verrais bien un parti politique, ou une organisation de citoyens, proposer une sorte de "charte éthique" à laquelle les entreprises seraient invitées à adhérer en contre partie d'une "fidèlisation" de clientèle qui ne serait pas allouée aux entreprises "non-étiques".
Pour ma part, j'ai commencé à établir ma liste noire de boîtes qui délocalisent, qui traitent leur personel comme de la volaille, qui se foutent de la nocivité de leurs produits...
Je crois que ça commence à se répendre comme idée,
A suivre...
sorry
Entrprises prisent, dégat collatéral du feu de l'action : sorry!
Colères
Il est vrai que tous les jours à lire les journaux nous avons des motifs de colère permanents. C'est usant car il y a cette accumulation de faits, de chiffres, de mensonges dévoilés, de nauséitude...pfffft
En plus, en en faisant part on doit se tartiner les réactions de certains qui frisent les idées à la grande tarte dans la g*****.
En plus, ayant les mêmes lectures, les mêmes démangeaisons, on retrouve les mêmes sujets sur les blogs amis. Masochisme.
Mon truc pour vider tout cela dans le débordement, dans le surdosage:
1 - lire le vendredi le bloc-notes de Rioufol (Figaro)
2- lire dans la foulée l'Edito de D'Orcival dans Valeurs Actuelles.
3- mettre à portée de main quelques branches que vous cassez, sectionnez, pulvérisez.
4- gonfler les poumons, expirer.
5- attendre le samedi pour lire le papier d'Eric le Boucher.
6- gonfler les poumons, expirer.
7- aller boire un coup avec les amis, ou aller lire des histoires à vos petites filles (si vous en avez)
8- Bonne semaine.
Monsieur Bonnet, vous ne respectez rien.
Et surtout pas les forces vives de ce pays, qui...
Enfin bon.
Je me comprends.
impôts
je me demande combien Jonnhy aurait dû payé d'impôts (après épuisement de toutes les possibilités d'exonération et autres évasions fiscales autorisées) s'il était resté en France.
Et donc combien il lui aurait resté ? 5m€, 6m€, ???
C'est sûr que c'est dur de vivre avec 5 millions d'euros ...
pour Johny sans doute moins, mais la différence manquera à ce beau pays qu'il aime - et cela devrait lui donner l'obligation de fermer sa gueule.
Chiffrer les résultats du livre blanc (c'est à dire du programme UMP) pour voir de combien le premier chiffre augmenterait, qui ^peut le faire ?
Lambert voix du MEDEF
Je viens d'écouter-regarder l'interview de ce matin d'Alain Lambert par C. Barbier sur LCI. Si certains doutent encore de la tendance libérale de Sarkozy, il vaut aller voir ce moment de gnarde sincérité. Alain Lambert, en s'appuyant sur le programme de l'UMP, dit oui à toutes les propositions du MEDEF : plus de baisses de charge, plus de flexibilité, et adieu aux 35 heures, voire à une durée légale du travail. Le monde de l'entreprise selon Sarkozy fait vraiment peur.
@ caroleA
c'est conforme avec ce qu'il a annoncé lors de son passage à la télé remarquez Carole...
ceci dit, Royal est plus que sibylline avec les 35 heures...faut l'entendre...
voici ce qu'elle dit :
"J'ai dit que l'application de la loi sur les 35 heures avait dans certains cas compliqué l'organisation des entreprises",
"Il faudra remettre à plat un certain nombre de questions, mais il ne s'agit pas de remettre en cause globalement",
ça fait presque plus peur que ce que dit sarko : sarko on est fixé tout de suite, Royal on sait pas ce que signifie ce qu'elle dit
ou bien elle ne sait pas s'exprimer, ou bien c'est sciemment qu'elle reste dans le flou pour ne pas effrayer et leurrer
Un peu tard…
Je sais, j'arrive un peu tard, et en plus pour une chose légère mais je tenais à dire au boss que sa chute (de billet ;-)) m'avait séduite !
Pareillement Fajua..
La délocalisation a commencé. D'abord les vieux (reportez vous à Fleury)avec des retraites confortables..Ils se sont cassés au Maroc (il y en a bien des qui commencent à se plaindre du petit personnel)..Et voilà-ty pas que la drolesse du MEDEF nous cite Jaures? Proposition "délicieuse": faut que les patrons et les salariés puissent "divorcer à l'amiable"! Ben voyons! Avec une pension alimentaire à vie? On se partagera le Plan d'Epargne logement et l'immobilier? Qui gardera le chien? Un peu la nausée moi ce soir.
Gag !
Un exemple qui prouve que la baisse des charges et la modération salariale ne marchent pas : les correspondants de presse (clp).
Depuis des temps immémoriaux ils sont payés en honoraires, sans charges sociales ni charges patronales. Ils n'ont droit ni au smic, ni aux congés payés, ni à la formation professionnelle, et encore moins à un contrat de travail. Summum du luxe, ils financent eux même leur propre matériel. Bien sûr, ils peuvent gicler dans la minute, mais n'ont pas droit au chômage, et ne savent même pas ce qu'est un syndicat. Cerise sur le gâteau, leur rémunération se compose de "reconnaissance", un nouveau style de rémunération non soumis à l'impôt.
Et pourtant, les entreprises qui les emploient (les quotidiens régionaux) n'ont jamais été aussi mal.
Bien sûr, c'est la faute à internet et aux vilains blogueurs. Et puis eux, ils peuvent pas délocaliser, et pour cause. Oui-oui, ça doit être ça.
on s'éloigne du sujet...
... je crois.
Les correspondants de presse sont une catégorie très à part qui me met également hors de moi (exploitation pure et simple de plumes en herbe, mais aussi bien souvent, il faut le dire, occupation agréable pour retraités désoeuvrés), ceci dit, est-il naïf de penser que personne n'oblige les gens à rédiger - pour trois kopecks - des articles sur le club de bridge de Trou-Trou-les-Bains-de-Pieds, photo (floue) à l'appui ?
Je ne crois pas que l'exemple des correspondants de presse prouve quoi que ce soit, sinon qu'il faut fuir ce type de poste comme la peste quand on aspire à vivre de sa plume.
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