12 mars 2007
Europe : le déni de démocratie de Sarkozy
"Ceux qui disent qu'ils vont refaire un référendum... Je vous pose une question : si ce référendum, c'est encore non ? Avec le premier référendum échoué, on a mis l'Europe en panne. Si on a un deuxième référendum, on dit non, qu'est-ce qui se passe ? On détruit l'Europe ? (...) Je ne laisserai pas l''idée européenne partir comme ça" : Nicolas Sarkozy, invité ce matin sur France Inter, nous livre sa conception très particulière de la démocratie. Il se propose tout simplement de rayer d'un trait de plume parlementaire le vote de 55% des Français, ces imbéciles qui n'ont pas compris qu'il fallait voter oui. Pas question de faire un nouveau référendum de peur que le résultat ne soit pas celui qu'il souhaite. Et il vient asséner ça benoîtement, dans les oreilles de millions d'auditeurs, dont une bonne partie d'opposants au Traité Constitutionnel Européen... On se demande parfois si son intelligence n'est pas un peu surévaluée. La leçon est là, en tout cas : pour les questions importantes, pas question de demander son avis au peuple, il serait capable de ne pas avoir le même que celui du Petit César !
Commentaires
Alignement d'énormités
Sarko a aligné les énormités sur France-Inter.
Sur le sujet de l'Europe, il a doit froidement que "la France, qui a créé l'Union européenne, a voté à 55% contre l'Europen !".
Outre que le sens du "non" au référendum n'est certainement pas univoque, pour pas mal de ceux qui ont voté "non" ce n'était certainement pas un "non" à l'Europe, mais à CETTE Europe.
L'Europe des multinationales, l'Europe des lobbies industriels, l'Europe qui met le droit de la concurrence au-dessus des droits humains, etc...
Mais pour le Petit César, si vous n'êtes pas avec cette Europe, c'est que que vous êtes contre l'Europe. Il ne songe pas qu'on puisse aspirer à une AUTRE Europe.
Mais au-delà de cela, ce qui m'a frappé, c'est le ton doucereux de "Monsieur-j'ai-changé" (il ne fait penser au serpent charmeur dans le dessin animé du "Livre de la Jungle"), son souci d'empiler les preuves de ses lectures et de son amour pour l'histoire... Et puis sa modestie !!! Son souci de "faire de la politique avec de la dignité". Pas lui ! Pas ça !
Sur l'immigration : il explique que la "politique de l'immigration" est éclatée entre trois ministères : "les Affaires Etrangères pour les visas, les Affaires sociales pour les indemnisations et les allocations, et l'Intérieur
pour l'ordre public".
Donc immgration = allocations. Ce n'est donc pas seulement une menace pour l'identité française, mais en plus "ils" viennent évidemment pour obtenir des allocations sociales.
Et puis il dégouline d'amour pour Chirac. C'est la voix mouillée qu'il évoque leur long passé commun... Pas de doute : plus de suspense, le président sortant lui a promis son soutien. Villepin vient d'ailleurs de sauter le pas.
Et le second tour
Je ne suis pas un complotiste acharné ni un anti-sarloziste hystérique, mais il y a quand-même des choses troublantes. Tenez, le sondage Ifop pour le JDD d'hier montre pour la première fois que Bayrou est à égalité avec Ségo. Et tiens donc comme par hasard, il n'y a pas de projection sur le second tour, car, pour le coup, ce serait très logique de connaître le score éventuel d'un duel de second tour Bayrou/Sarko.
Le sondage Sofrès du jour donne Ségo et Bayrou dans un mouchoir, et seule un second tour Ségo-Sarko est mesuré.
Etrange non, surtout quand on sait que les rares sondages qui ont mesuré ce second tour Bayrou/Sarko donnent une assez large victoire du centriste révolutionnaire au couteau entre les dents...
Hallucinant
L'élection du président au suffrage universel met la France dans une situation ubuesque tous les 5 ans.
Imaginez : Bayrou devient au fil des jours la meilleure chance du "tout sauf Sarkozy" !
C'est dire aussi dans quel état est la gauche !
et oui Luc et je vois arriver cela navrée depuis la primaire socialiste.
Ceci dit rien ne dit que parmi ceux qui ont voté non une partie ne serait pas heureuse d'abdiquer les responsabilité entre les mains d'un "chef" même minable
Pas d'injures !
@ brigetoun :
Vous n'aimez pas Ségolène, c'est votre droit (moi non plus, d'ailleurs). Mais aller jusqu'à l'appeler "la primaire socialiste" c'est exagéré :-)
Excellent Luc...
Pour le coup vous m'avez fait éclatr de rire ;-)
Récidiviste
Depuis le coup du "ministère de la préservation de la race blanche", on sait que Luc est un récidiviste de l'humour corrosif !
Morpion
Mon intérêt, actuellement, est d'imaginer quel sera le degré de gavage des électeurs supportable par eux.
Quel sera ce point de rupture "définitif"?
Quelle sera cette graduation qui leur intimera la nécessité de se lever et de dire: mer**.
On est des Hommes et on se met debout.
Tout le reste n'est que le paysage du Western qui défile comme au temps du muet derrière les personnages immobiles.
Déférence
Mon cher Olivier,
Je me serais attendu à ce que vous parliez en public avec un peu plus de déférence de celui que vous avec officiellement intronisé comme votre "ministre de la flagornerie considérée comme un des beaux-arts".
Dès lors, je ne vois pas ce qui vous permet de mettre ainsi en doute mon sérieux de chaque instant et ma parfaite impassibilité devant les manifestations les plus troublantes de l'actualité.
Je suis déçu, mais je ne vous en cire pas moins les pompes avec empressement.
Plus jamais ça
Désolé pour les FANS de SARKO mais la création d un "Ministère de l Immigration et de de l' Identité Nationale" en France est interdite par la Charte des Droits Fondamentaux:
Article 21
Non-discrimination
1. Est interdite, toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle.
2. Dans le domaine d'application du traité instituant la Communauté européenne et du traité sur l'Union européenne, et sans préjudice des dispositions particulières desdits traités, toute discrimination fondée sur la nationalité est interdite.
http://ec.europa.eu/justice_home/unit/charte/index_fr.html
"On se demande parfois si son intelligence n'est pas un peu surévaluée."
En tout cas, elle n'est pas proportionnelle à son ambition, sinon il serait déjà président, successeur de Ballamou 1er.
J'ai l'impression que la peur d'une "Bayrouste" de première classe (Sarkozy absent du second tour) lui fait dire n'importe quoi.
Pourvu que cela soit vrai ;0))
Zgur
Balladur, préférence nationale
Mais oui, au fait, quand Balladur parlait de "préférence nationale", en 1998, c'était Sarkozy (encore ou déjà?) qui commentait : « les mots de préférence nationale n’ont aucune raison d’être présentés comme des tabous ».
Sarkozy qui cosignait alors une proposition de loi autorisant les collectivités territoriales à retenir la nationalité comme condition d'attribution des prestations sociales.
Ne caricaturons pas
Votre présentation de la position de sarkozy est, me semble t-il, assez caricaturale. Il faut lire son dernier discours sur l'europe. Sa position est qu'il faut débloquer l'europe sur le plan institutionnel pour pouvoir réorienter et relancer son projet.
Le problème du non, c'est qu'il a porté sur des dispositions sur la politique monétaire ou commerciale, qui subsistent malgré lui, et qui nécessite l'unanimité pour être modifiées. Camper sur une position de refus de tout nouveau texte, ça revient à "graver dans le marbre l'orientation libérale de l'europe" pour reprendre l'ancienne formule de Fabius.
Pour avoir réfléchi à la question, je ne vois pas d'autres solutions que de prendre un texte simple et fondateur qui permettrait de modifier l'orientation des politiques communes à la majorité simple.
Je ne suis pas un partisans de Sarko, mais reconnaissons lui au moins le mérite de poser la question de savoir comment on répond au non français. A ma connaissance, c'est le seul des candidats à avoir oser une proposition.
Par référendum !
Le fait de refuser un référendum au prétexte qu'il risquerait de ne pas valider un oui est inacceptable, c'est aussi bête que ça.
sondages
Quand Bayrou etait a 7% les sondages c'etait pas important et maintenant on voit des sympathisants se plaindre quand il ne figure pas au sondage du second tour. Bayrou se plaignait aussi de la representativité des petits candidats mais depuis qu'il est omniprésent dans les medias, il ne se pleind plus...alors que les petits candidats ont toujours si peu acces aux medias...la classe
Situation inextricable
En fait, le referendum manqué (du point de vue du pouvoir) sur la (prétendue) constitution européenne a créé une situation totalement inextricable.
Deux voies sont théoriquement possible. Mais laquelle est celle qui présentera le moins d'inconvénients pour le/la futur(e) président(e) ?
1) UN AUTRE REFERENDUM
- cela suppose évidemment que le projet soumis à approbation soit différent, et donc qu'il y ait un accord à ce propos avec les autres pays européens. Cela promet déjà de ne pas être simple, ne serait-ce que parce que l'impasse actuelle arrange parfaitement le gouvernement de Londres, que cela dispense d'organiser son propre referendum, qui se solderait très probablement par un "NO". De la sorte, Londres laisse la France apparaître seule comme la "mauvaise élève".
Donc, même si on fait abstraction de tous les autres problèmes que cela supposerait (et il n'en manque pas), certains pays européens n'ont pas envie d'aider la France à se sortir de l'impasse où elle s'est mise toute seule et acceptant un projet différent de celui que 18* pays ont déjà approuvé (dans la majorité des cas sans aucun débat démocratique).
- le projet soumis à un 2eme referendum ressemblerait donc très vraisemblablement pas mal à celui qui a été rejeté (les autres pays européens n'accepteront jamais une remise en cause fondamentale) et par conséquent le gouvernement (quel qu'il soit) sera accusé de vouloir arracher un "oui" à l'usure. On dira, non sans raisons peut-être, qu'on pourrait très bien recommencer le referendum et le recommencer encore et encore jusqu'à ce qu'on obtiennent la réponse voulue. Les dégâts politiques risquent d'être lourds pour la future majorité.
- on ne peut pas nier que lors, d'un referendum, la question à laquelle répond l'électeur n'est pas toujours celle qui lui est posée : il répond souvent plutôt en fonction de la confiance qu'il accorde ou non à celui qui pose la question. Donc, un(e) président(e) pourrait profiter de l'état de grâce suivant son élection. Mais encore faut-il qu'il y ait un état de grâce. Et par ailleurs, pour le nouveau chef de l'Etat ce serait brûler ses cartouches très rapidement... et prendre le risque de plomber ses 5 ans de mandats si le coup rate. Car en tout état de cause le risque d'un 2ème "non" sera élevé.
La voie du referendum présente donc un coût politique élevé, à la fois face aux partenaire européens, et sur la scène intérieure. Et le rapport coût/bénéfice espéré est mauvais.
2) LA VOIX LEGISLATIVE
C'est celle qu'on emprunté la majorité des pays
de l'U.E.
Un parlement nouvellement élu, si l'Europe a tenu une place importante dans la campagne, pourrait se considérer comme mandaté pour approuver un traité remanié.
C'est choquant, j'en conviens, mais les inconvénients pour le/la nouvel(le) président(e) sont plus gérables que ceux d'un 2ème "non".
Donc, quoique nous puissions en penser, je crois que le/la futur(e) président(e) sera très tenté(e) de ne pas prendre le risque d'un réferendum qui, de son point de vue, serait destiné à sortir d'un merdier que Chirac lui aura laissé en héritage.
Je crois logique, pour un(e) président(e) de la République, de vouloir choisir les thèmes sur lesquels il/elle consulte l'électorat, pour limiter les risques et pour en tirer un profit politique en cas de succès. Mener une telle bataille uniquement parce que son prédécesseur s'est planté, c'est beaucoup lui demander.
Voilà pourquoi je pense que quoiqu'ils puissent aujourd'hui en dire (ou ne pas en dire) le/la futur(e) président(e) ira plutôt vers une adoption d'un éventuel traité revu et corrigé par la voie législative. Et pas seulement si c'est Sarkozy.
Je suis tout à fait d'accord avec Olivier Bonnet sur le caractère choquant de la chose. Mais je crois que si Ségolène est élue elle fera la même chose et que si c'est Bayrou ** son acharnement à "faire passer" la Constitution par tous les moyens sera encore plus farouche.
Donc, haro sur Sarko, sans doute, mais sur ce point précis il n'est pas pire que les autres "grands" candidats.
_________
* si ma mémoire est bonne
** hypothèse qu'il est amusant d'évoquer sérieusement car si elle risque de plus en plus de se vérifier c'est pour la seule raison que ce serait pour le corps électoral le moyen le plus sûr d'emmerder au maximum 95% de l'establishment politique
Peut-être pour les autres...
Il me semble qu'ils ont annoncé un référendum, non ?
Mais quoi qu'il en soit, Sarko est le seul à le dire clairement : pas de référendum, parce qu'on risque de dire non.
J'en suis encore abasourdi : quel bêtise ou toupet, biffer la mention inutile !
Pas incompatible
Bêtise et toupet ne s'excluent pas mutuellement.
Quoi qu'aient annoncé les autres, je ne crois pas à un second referendum. Trop risqué pour un éventuel bénéfice trop faible.
Mais ils choisiront la voiE législative (et non la voiX comme écrit stupidement par moi-même).
Les jeux sont faits !
Vous pouvez être sûrs que c'est SARKOZY qui va gagner à cause de ceci :
"Ce printemps, plus d’un million d’électeurs voteront OBLIGATOIREMENT à l’aide d’ordinateurs de vote : dans une grande partie des Hauts de Seine, à Amiens, Brest, le Havre, Reims, Le Mans, Mulhouse, etc... Une fraude pèserait sur le résultat des élections nationales.
L’urne transparente et le dépouillement public sont remplacés par un ordinateur dont il est impossible de vérifier les résultats et dont on ne peut rien savoir pour cause de secret industriel.
Vous n’êtes pas au courant ?
C’est normal, il n’y a eu aucune information sur ce sujet, aucun débat...
lire la suite : http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4833
J'espère de tout mon coeur que vous serez nombreux à refuser ce vote electronique , à manifester , à tout faire pour ne pas laisser la France entre les mains de ce dictateur .
Danger !
Effectivement, vous avez raison : le vote électronique n'apparaît pas sûr et la fraude étant indétectable et les résultats invérifiables... Il faut en parler.
SARKO BORLO
QUI Récupèrera Mr BORLO: "QUI Récupèrera Mr BORLO ? ? Il reste ...Il y a 2 heures par TECHNOSAUVEUR
Celà continuera a faire EXPLOSER la DETTE de la FRANCE..... Pendant ce temps les Retraités Agricoles survivent avec des Retraites Misérables ...dans des MASURES BRAVO Mr BORLO la FRANCE a besoin de vous Alain MAROUBY 0561830132"
Mail to BOURDIN rmcinfo from 31 MAROUBY... - http://to-bourdin.blogspot.com
Bis, ter...
Au secours Monsieur Marouby, cessez de réactualiser la page, ça reposte votre commentaire. Cliquez ailleurs pour revenir ensuite. Merci.
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