06 avril 2007
Sarkozy perd les pédales
A 16 jours du premier tour de la présidentielle, le candidat Sarkozy multiplie les déclarations choquantes et outrancières, s'abandonnant à une surenchère de la violence verbale qui trahit sa fébrilité. Et s'il était en train de perdre les pédales?
Une idiotie pour commencer : "En ce qui me concerne, je ne suis ni énarque ni agrégé, ça me permet de ne pas être démagogique", a déclaré Nicolas Sarkozy, en réponse à la proposition de François Bayrou de supprimer l'Ecole Nationale de l'Administration. Ah bon ? En quoi n'avoir ni fréquenté l'ENA, ni obtenu d'agrégation universitaire permettrait d'éviter la démagogie ? Faut-il traduire par : seul quelqu'un qui n'a pas fait de hautes études - même si lui-même a obtenu Sciences Po et son Droit ! - dit la vérité au peuple ? Une façon de dire : "voyez, je suis comme vous, je n'ai pas fait l'ENA, je n'ai pas d'agrégation, ces diplômés sont tous des menteurs" ? Mais le propos n'est-il pas alors... éminemment démagogique ? En outre, en ce qui concerne la sincérité, on se pince ! Quoi qu'il en soit, cette première déclaration, qui intègre le grand bêtisier du candidat Sarko, avec "multiplier les lois ne résoud pas les problèmes", de la part d'un législateur boulimique multi-récidiviste, "chiites et sunnites sont deux ethnies différentes" ou encore "la pédophilie et le suicide sont génétiques", audacieuse théorie dernièrement énoncée devant un Michel Onfray abasourdi (lors d'un entretien organisé pour Philosophie Magazine), tout cela n'est que roupie de sansonnet face à la suite du récent verbatim sarkozien.
Ignoble ! Menteur ! Hystérique !
Alors qu'aucun leader politique n'a dit soutenir les fraudeurs, les émeutiers et les délinquants, le candidat UMP persiste à répondre dans ce registre, concernant les incidents de la Gare du Nord : il dénonce ceux qui "ont pris le parti des fraudeurs et des émeutiers", puis précise : "J'ai trouvé que c'était curieux qu'une candidate à la présidence de la République prenne la défense des
fraudeurs", brode : "L'ordre juste, c'est le moralisme qui se trouve toujours du côté des voyous contre les victimes, contre la propriété et contre l'autorité (...) c'est quand ceux qui ne veulent ni étudier ni travailler ont le droit de piller un magasin pour se procurer des chaussures de sport sans avoir à les payer ! (...) Prendre la défense du fraudeur, toujours trouver des excuses à ceux qui ne respectent rien, voilà ce que j'appelle la faillite morale d'une certaine gauche", et répète encore : "Quand elle soutient le fraudeur, elle ne doit pas s'attendre de ma part à des applaudissements". Quand ? Qu'a-t-elle dit en ce sens ? Qu'importe : à force de réitérer une affirmation, en l'occurrence jusqu'à la nausée, elle devient une vérité. Ségolène Royal a beau jeu de rétorquer : "Où a-t-il vu que j'ai soutenu les fraudeurs? C'est lui qui a prononcé l'amnistie pour Guy Drut". Bien vu : intraitable avec le resquilleur pour 1,40 euros, compréhensif avec les 120000 euros perçus à titre d'emploi fictif par le député olympique et ancien ministre UMP, comme il sait l'être envers les malversations de son ami Patrick Balkany. C'est comme ça avec la droite sarkoziste : tolérance zéro pour les petits voyous mais pas un mot sur les délits financiers dans sa loi de prévention de la délinquance... Ulcérée de passer pour la sainte patronne des caïds de banlieue, la candidate socialiste traite l'homme aux amalgames de "menteur" et l'encourage à "tenir ses nerfs" : "Quand ce candidat de droite se
permet de dire que je suis du côté des
voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une
insulte, qu'il perd son sang froid". Car que dit en face Sarkozy ? "Quand elle me traite d'ignoble, je ne dis rien, je mets ça sur le compte de la fatigue passagère". Mensonge, là encore: Royal n'a évidemment jamais qualifié Sarkozy d'ignoble, l'épithète visant son idée de ministère connu ici sous l'intitulé de "Préservation de la race blanche". Mais ça n'arrête pas le petit Néron, toujours offusqué par l'adjectif "ignoble" : "C’était pas une perte de nerfs ? J’ai même dit que
c’était une forme d’hystérie. Voilà, il faut pas s’agacer que dans une
campagne électorale il y ait des arguments qui s’échangent,
tranquillement." Tranquillement ? Mais Sarkozy n'est pas
tranquille, ni sa rupture, ni ses arguments. Il le prouve en montant d'un cran sur l'échelle des provocations, avec cette accusation d'hystérie. Du grec hystera, qui signifie utérus : "état psychopathique, névrose pouvant simuler diverses maladies et se manifester par ces crises convulsives, des attaques, etc.", nous apprend le dictionnaire. L'étude de cette maladie doit beaucoup au professeur Jean-Martin Charcot, père de la neurologie moderne, dont on peut voir ci-dessus quatre photos illustrant cette pathologie, ainsi qu'un tableau du peintre Brouillet ci-contre, le représentant en 1887 durant une leçon à La Salpêtrière, montrant une hystérique en pleine crise à ses étudiants. Bon sang mais c'est bien sûr : au chevet de la malheureuse Ségo l'hystéro, Sarko se prend pour Charcot !
Sarkozy, nous voilà !
Mais il y a beaucoup plus grave, un palier supplémentaire étant franchi dans la lepénisation. "Qui ne voit qu'il y a un lien évident
entre la politique d'immigration non maîtrisée depuis 30 ou 40 ans et
l'explosion sociale dans nos quartiers ? Ca crève les yeux qu'il y a une liaison entre les deux. Si on ne peut même pas dire que dans nos quartiers il y a une
population récemment française et que le nombre de cette population a
créé des problèmes d'intégration qui font que le pacte républicain
menace d'exploser, si on ne peut même pas dire cela, il y a aucune
chance qu'on résolve le problème." Et voilà, c'est dit : si les quartiers explosent, c'est la faute de l'immigration. Les délinquants de banlieue sont en effet tous des immigrés (et clandestins en plus, encore mieux), ou bien des Français d'origine étrangère (à la rigueur). Le Pen et Villiers le disaient déjà : Sarkozy, nous voilà ! Durant la même conférence de presse, à l'occasion de laquelle il présentait son programme, le candidat UMP a montré qu'il maîtrisait non seulement à merveille le langage du Front National, mais aussi celui du MEDEF (si vous l'aviez oublié) : n'a-t-il pas dit souhaiter des ruptures du contrat de travail "par consentement mutuel" ? Exactement ce que réclame Laurence Parisot, patronne des patrons, avec son concept félon de "séparabilité". Antisocial, tu perds ton sang-froid ! Que dire de ses meetings de Lille et Nice, de ce discours incendiaire dont l'hebdomadaire Marianne juge qu'il a développé "une véritable thématique fascisante" ? Que Sarkozy se présente désormais comme le sauveur suprême, le seul à se dresser contre... l'anti-France !
Sarko contre l'anti-France
Comme pour Bush, on est avec Sarkozy ou contre lui. Et être contre lui, c'est être contre la France : "Les Français auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l'identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d'existence qu'elle n'a même pas d'identité (...) entre ceux qui ne veulent plus entendre parler de la nation et ceux, dont je suis, qui exigent qu'on respecte la nation (...) ceux qui aiment la France et ceux qui affichent leur détestation de la France". Royal et Bayrou, agents de l'anti-France ? S'agissant du resquilleur dont l'interpellation ultra musclée a été à l'origine des événements, Sarkozy y voit "une sorte de héros pour Mme Royal et M. Bayrou et pour une partie de ce microcosme parisien qui ne prend jamais le métro (...) Eh bien c'est clair: l'autorité et le respect, c'est de notre côté. La fraude et le soutien à la délinquance, c'est de l'autre côté". Histoire que l'on comprenne bien, Sarkozy insiste qu'il juge "indigne d'un candidat à la présidence de la République de prendre le parti de ceux qui violent la loi délibérément (ce qui fait de lui) un irresponsable qui ne mérite pas les responsabilités auquel il prétend". Lui par contre, se veut aux côtés du "citoyen qui n'en peut plus de l'insécurité et de la violence, qui n'en peut plus de payer des impôts pour financer des assistés qui vivent sans rien faire". A vomir : après son amalgame entre immigré et délinquant, voici donc qu'il y inclut le chômeur. Sauveur de la France silencieuse qui se lève tôt, le petit Néron se pose en rempart face au chaos, posture qui fait écrire à l'hebdomadaire Marianne : "Une phrase terrible de Sarkozy, qui, à Lille, a accusé tous ses adversaires, Ségolène Royal comme François Bayrou, d'être les candidats de la délinquance et du vol, donc du crime. Pour la première fois, une véritable thématique fascisante lui est venue spontanément à la bouche. Or, aucun média radiotélévisé n'a jugé bon de pointer ce dérapage. On frissonne !" Autre omission médiatique enfin, cette petite phrase : "La France n'a pas à rougir de son histoire, la France n'a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale". Citons cette fois Daniel Schneidermann, qui y réagit dans les colonnes du Libération de ce matin : "tiens, l'Allemagne, tenez, les Allemands, tiens Angela Merkel, vous n'avez rien demandé, vous ne vous êtes mêlés de rien pendant cette campagne, mais attrapez-la dans les gencives, la solution finale! Ces phrases ne sont pas seulement insultantes pour les Allemands d'aujourd'hui, et ceux d'hier, qui ont accompli un travail de mémoire tel qu'aucun autre peuple n'en a accompli. Elles sont surtout irresponsables. Sarkozy aspire à devenir Président. Et la parole du Président, c'est la parole de la France. La parole de la France à l'Allemagne, entre 2007 et 2012, consistera-t-elle à renvoyer le partenaire historique à Auschwitz ? Comment imaginer qu'un incendiaire ayant en tête ce genre de réminiscences puisse aller négocier avec la chancelière allemande, sans tabous ni arrière-pensées, avec la
sérénité qui sied à deux partenaires quotidiens, par exemple sur la répartition des suppressions de postes à Airbus ?" Et la construction européenne, dont toute l'histoire donne le rôle vedette au couple franco-allemand ? Mais nous y sommes : plutôt qu'une Europe politiquement indépendante, qui s'appuie sur nos partenaires d'Outre-Rhin, celui qui s'auto-surnommait - il ne le dit plus, c'est mauvais pour son image - "Sarkozy l'Américain" préfère évidemment l'alliance avec les Etats-Unis et l'Angleterre. D'où, par démagogie, les Français étant réputés anti-boches, cette énorme gaffe diplomatique. Finalement, en quelques jours, le candidat UMP a tout de même sérieusement accumulé dérapages et bévues ! A ce rythme-là, espérons qu'il explose en vol. Ou alors, entre les mains de cet homme-là, c'est la France qui risque d'exploser.
Commentaires
Oui, Anne
Il fait une fixette de combattant… Peut-on vraiment lui en vouloir, sauf à avoir envie de lire d'autres sujets ?
Et malheureusement, plus personne ne parle des candidats que vous citez parce que plus personne ne croit à leur poids possible dans le débat, tant Sarko monopolise l'attention, dans l'adhésion, comme dans le rejet.
Mais effectivement, il prêche ici des convaincus…
Militantisme
Mon "Sarkozy perd les pédales" a attiré 3285 visiteurs. Ca déborde largement du petit cercle des commentateurs de ce blog et j'ai retrouvé ce texte par exemple sur un forum de Télécharger.com ! C'est ma campagne électorale à moi : convaincre de barrer la route au petit Néron.
Promis, Anne, dès qu'il se sera pris une veste à la présidentielle, je vous ficherai la paix avec lui ![]()
Pour parler d'autre chose...
Un article détonant sur une stratégie pour hâter la recomposition à gauche:
http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2907
Et des interrogations:
À quoi cela peut-il servir de voter au premier tour pour un "petit" candidat qui n'a aucune chance d'être élu au second?
Pourquoi ne pas réserver notre vote de conviction pour les législatives?
Dans mon idée si une vague de gauche submerge l'assemblée, quelle que soit la personne élue présidente, la politique appliquée sera de gauche. La cohabitation ne me gêne pas: je la trouve plutôt bonne pour la démocratie et elle permet un peu de lutter contre le culte du chef.
Ce sont des questions que je me pose en ce moment même et j'aimerais votre éclairage.
un passé immaculé
Les allemands ont bien mérité cette pichenette bien envoyée et, il faut le dire, très originale. D´ailleurs, la France, elle, n´a rien à se reprocher et de son passé immaculé, il ne peut se trouver aucune faute. Je ne rappellerai pas ici, la conscience un peu alourdie des empires francais. Notre héro national, Napoléon, lui, ne recoit pas de pichenette. Il ne le mérite probablement pas...
La France victorieuse de la Seconde Guerre s´est levée comme un seul homme. Là non plus, il n´y a rien à se reprocher puisque notre admiré Papon n´a rien perdu de sa grandeur ni de sa médaille. Enfin, pour terminer cette courte liste de nos victoires honorifiques, les guerres de décolonisation sont définitivement à accrocher au tableau: la guerre d´Algérie a été un vrai succès et l´on peut se glorifier des exécutions, de la torture, de cette chère et tendre gégène, du massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 61....etc, etc....
Sarkozy et malheureusement beaucoup de bons francais derrière lui, ont une bonne mémoire, un bon goût et une bonne foi à toute épreuve!
@ Manat
Je m'interroge moi aussi.
Sarkozy multiplie les déclarations scandaleuses, il perd ses nerfs en public; (sans parler d'informations dont on ne peut pas encore parler) et quel est le titre en Une du Monde:
"Ségolène Royal entre stress et audace"
Ah Eric, je vois que vous croyez à la rumeur...
@ olivier et fajua
olivier vous ne pensez pas tout de meme que des articles dénoncant ce qu'est sarko va changer les intentions de vote des éléecteurs ????
parce que ceux qui votent sarko votent justement pour ces tas de raisons
voilà ce que m'a répondu un electeur de sarko alors que je lui faisais la démonstration que sarko était un fou dangereux :
"@anne
beaucoup de choses sont justes sur ce que vous dites sur Sarko. Pas tout.
Il déteste le FN mais il a une certaine comprehension pour son électorat. Djamel Debbouze a dit qu’un “électeur du FN , c’est un communiste qui s’est fait cambriolé 2 fois”. Je suis d’accord. Ca explique.
sarko est pour moi une Thatcher francaise. Tant mieux. Alors je fais quoi ici ?
Depuis 25 ans, notre pays s’affaisse doucement mais surement. Nous sommes assez proches (même pire) de la situation de l’UK avant Thatcher. Si Blair peut aujourd’hui à nouveau améliorer la sécu social anglaise, embaucher des fonctionnaires, des profs, c’est parce que la grande adaptation a été faite par Thatcher. Durement, trés durement mais avec succès. Blair n’est pas pour autant un modèle parfait….(Thatcher non plus of course)
En fin de compte j’estime que continuer comme ca (avec les quasi-même, Sego ou Bayrou) conduirait à une situation plus grave que sarko lui-même.
Sarko ne rassemble pas ? Oh non!, je suis bien d’accord. Mais rassembler c’est chercher un consensus. le consensus c’est mou. ca mène à rien. On ne se sortira pas de l’impasse actuelle mollement. Croyez vous que Sego ou Bayrou prendront le risque de supprimer les retraites à 55 ans à la SNCF ?
Bien sur il faut être convainvcu que les dites retraites sont devenues inégalitaires (financées entre autre par les RMIstes)et dangereuses pour l’avenir de nos gamins.
La survie de notre modèle de solidarité nationale passe par des réformes dures. Je tiens à ce modèle. Alors Sarko fera le boulot aprés hop ! dans 5 ans, dans 10 ans…on changera. 5 ans c’est trop court pour changer autant de choses."
.....
alors ...vous voyez, olivier, ce genre d'électeur ç'est inébranlable et malheureusement c'est la majorité des électeur UMP....
d'autant plus que, tout un chacun, va voter pour ce qu'il pense de façon monomanique ds sa petite tete, meme s'il dit être indécis encore aujourdh'ui, et je suis convaincue que nul ne changera de l'UMP pour le PS en tous cas !
à la limite bayrou ?
faut pas rever
on se soustrait tous aux arguments des autres, on ferme notre esprit à ce qui nous dérange, comme un déni de grossesse....c'est un déni de clairvoyance souvent
ou parfois même ça fait l'effet inverse que l'on recherche, on se dit qu'on essaie de nous manipuler, de nous faire avaler de la propoagande, et on renforce nos certitudes
alors oui votre papier est sans doute très lu et repris et tout et tout, et bcp d'autres critiquant sarko, mais moi je vois pas son fan club se réduire, au contraire !
et je m demande tjs si c'est en descendant l'adversaire ou en mettant en avant l'alternative à ce desastre qui est préférable
ce que vous dites des 'petits candidats' n'est vrai que parce que justement PERSONNE, meme sur le net n'en a fait le relais, l'acho, le porte parole
si les électeurs n'y croient pas comme vs dites, c'est parce que tous les acteurs médiatiques se sont accordés à les inciter à penser, par leur silence, qu'ils sont inutiles
et c'est FAUX !
ce n'est que par leur score -aussi petits soient-ils- qu'ils prouveront que les citoyens ont d'autres idéees politiques en tête et ne sont pas prets à se soumettre
ils avaient bseoin de porte-voix , qu'ils n'ont pas eu
je le regrette, voilà tout
j'espère cependant que les électeurs se seront informés par leurs propres moyens et voteront pour Buffet, bové, besancenot, voynet, selons leurs idées
JE VOIS LA HAINE
Pourquoi tant de HAINE pour Sarkozy ? Vous déformez tous ses propos, les arrangez à votre manière, ce n'est pas bien du tout.
Vous êtes comme tous ces gens qui ne veulent que rien ne change, qu'on vous brosse le poil dans le bon sens, que vous restez dans votre "petit train-train) égoistement ! Mais votre train-train va vous emmener ( et nous avec !!!) dans le gouffre d'un pays en faillite, où tous les cerveaux et riches seront partis. Qui va vous employer ??? Qui va vous payer ? Moi, je vais bientôt me "délocaliser" si la gauche passe, on est prêt à partir ! Vous ne voyez pas le danger de "l'immoblisme" et surtout "prendre l'argent au Grandes Stés et aux riches" pour entretenir les "autres" ! Mais qui sont les autres ? Ils n'ont qu'à se bouger le cul et essayer de monter leur petite ou moyenne entreprise ! Mais non, vous préférez etre "salariés" aux 35h, faire chier les patrons quand la PME va mal, et les attaquer au Prud'hommes. voila la Sté d'aujourd'hui. Demain,si la gauche passe, en 5 ans, il n'y aura plus rien, ce sera à vous de vous démmerder. bonne chance !
Et si on parlait de Sego...
Article du monde :
A plusieurs reprises au cours de la campagne, Ségolène Royal a soigneusement évité certains sujets, voire refusé de répondre à des questions. Celle qui a théorisé la fin des "experts" justifie volontiers ses silences : "Les citoyens sont raffinés, cultivés et très politiques", argumente-t-elle ainsi un jour face à la presse américaine étonnée de ses évitements. Le sujet ne correspond pas forcément non plus au tempo qu'elle s'est fixé. Elle explique encore - comme pour le débat sur le caractère inné de la pédophilie - qu'elle ne veut pas se battre "frontalement" avec Nicolas Sarkozy, avant, devant le tollé soulevé, de changer de discours, le 11 avril. Car c'est aussi souvent parce qu'il s'agit de sujets qu'elle n'a pas tranché (le financement des retraites), sur lesquels elle ne veut pas s'engager - comme l'entrée de la Turquie dans l'Europe, pour laquelle elle a expliqué que "la parole sera donnée au peuple français" - ou a tardé à le faire comme l'amnistie présidentielle des infractions au code de la route à laquelle elle a fini par s'opposer - sujets sur lesquels, électoralement, elle sait qu'elle a tout à perdre ou rien à gagner.
Sur le caractère inné de la pédophilie : "Je crois qu'il faut que les scientifiques se prononcent sur ce genre de choses." Le 26 mars, Ségolène Royal a eu sous les yeux les propos que son concurrent de l'UMP avait confiés à Philosophie Magazine, attribuant aux gènes la responsabilité de la pédophilie et du suicide. Elle n'a pas donné suite, et attendu le 6 avril pour lâcher, à Montauban : "Si moi je m'étais permise de dire des énormités pareilles, je pense que cela aurait émergé dans le débat public !" Elle ajoute surtout : "Je crois qu'il faut que les scientifiques se prononcent sur ce genre de choses." Le 11 avril, sur France 2, après avoir souligné que "les autorités morales, religieuses, scientifiques, ont vigoureusement protesté", elle s'est finalement étendue sur ces déclarations "très dangereuses (...) révélatrices de la brutalité de la façon de faire et de penser de Nicolas Sarkozy (...) Cela veut dire qu'on serait capable de trier les individus dès la naissance."
En Corse, à propos de la recrudescence des attentats : "Je n'entre pas dans ces considérations." Lors d'une tournée en Corse, en juillet 2006, Ségolène Royal avait refusé d'évoquer la question de violence qui règne dans l'île : "Ne comptez pas sur moi pour parler de ce qui ne va pas", a-t-elle lâché, en expliquant "ne pas être venue (...) pour polémiquer avec la droite sur le sujet". Puis, en semblant rejeter un nouveau débat sur les institutions corses : "Je ne veux pas, par ma présence, une fois de plus caricaturer la Corse. Ces questions-là doivent être réglées, elles ne doivent pas faire l'objet de discours."
Sur l'Irak et le terrorisme : "Poseriez-vous la même question à un homme ?" Dans un portrait du New York Times magazine, publié par Le Monde 2 (27 mai 2006), Mme Royal, sollicitée sur le terrorisme et l'Irak, rétorque par une question : "Poseriez-vous la même question à un homme ?" - Bien sûr que oui. - Si vous interrogiez Laurent Fabius, vous n'iriez pas lui demander sa vision du monde en quinze minutes."
Sur l'extradition de Cesare Battisti : "Je n'ai aucun commentaire à faire." Interrogée le 18 mars au salon de l'Etudiant, quelques heures après l'arrestation au Brésil de l'ex-activiste italien Cesare Battisti, la candidate a refusé de s'exprimer devant les micros : "Je n'ai aucun commentaire à faire." Le lendemain, elle a seulement précisé sur France-Inter que cette "affaire" regardait "le Brésil et l'Italie".
Sur les baisses d'impôt : "J'aurai un gouvernement qui réglera ces problèmes." Interrogée, le 15 mars, sur France 2, sur une nouvelle répartition des impôts à l'intérieur d'une enveloppe globale stable, la candidate socialiste a évité de rentrer dans des détails fiscaux : "On verra. Je suis candidate à l'élection présidentielle, et donc j'aurai un gouvernement qui réglera ces problèmes selon les instructions que je vais lui donner dans le cadre d'une répartition juste de l'impôt." Elle a simplement ajouté : "Je veux restaurer la valeur travail. Je veux que le travail soit moins taxé que le capital."
Sur le financement de l'augmentation des petites retraites inférieures au smic : "Je ne répondrai pas à des questions techniques qui relèvent d'un secrétariat au budget." Questionnée dans la même émission sur la possibilité d'instaurer un système de "CSG retraites" pour les financer, Ségolène Royal répond : "Je vous ai dit que je ne répondrai pas à des questions techniques qui relèvent d'un secrétariat au budget et d'un ministère de l'économie et des finances."
Elle pense que le role du president consiste a sourire devant les cameras et serrer des mains.
Sego n'a definitevement pas la carure...
@ Lolatootsie : et bien partez, bon débarras, mauvais Français ! Votre "le gouffre d'un pays en faillite" n'existe que dans vos fantasmes. Les Etats-Unis et le Japon, numéros 1 et 2 mondiaux en matière de dette publique, sont-ils en faillite ? Vous dénoncez "le danger de "l'immoblisme" alors que vous revendiquez en réalité une régression, le retour au 19ème siècle en matière sociale. "prendre l'argent au Grandes Stés et aux riches" ? Mais bien sûr, à qui sinon ? Ah oui, c'est vrai, aux pauvres. Et là, vous nous faites un festival :
"entretenir les "autres" ! Mais qui sont les autres ? Ils n'ont qu'à se bouger le cul et essayer de monter leur petite ou moyenne entreprise !" Caricaturale et nauséabonde, votre stigmatisation est une insulte pour les millions de vos compatriotes qui subissent le temps partiel, la précarité, les chômeurs qui envoient des centaines de CV, toute cette France qui souffre. N'oubliez pas que dans notre devise nationale ne figure pas seulement "liberté", mais aussi "fraternité" et "égalité". Alors décidément oui, partez donc, bon débarras, allez penser à votre pomme ailleurs, comme Johnny Hallyday, exemple de civisme. Ouste !
@ Podyobnik : entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Merci Anne !
à Anne
que je cite : «ils avaient besoin de porte-voix , qu'ils n'ont pas eu
je le regrette, voilà tout»
Ces mots me vont droit au coeur !
Je suis délégué en Gironde de la FEA (la France en Action), donc engagé dans un mouvement émergeant et la réalité est encore pire que ce qui se raconte sur ce blog, commentaires compris.
Parmi les candidats aux Présidentielles, il y avait Jean-Marc, un homme riche mais conscient de sa position, qui aime les hommes et les animaux et ne comprends pas cette société qui fabrique des perdants et mène l'humanité à sa perte. Ceci dit, il a été éliminé avant le tournoi et peut importe que ce soit à cause de la tricherie d'un petit Staline de droite. Maintenant... Qu'on ne le laisse pas tomber et qu'on révèle le forfait, c'est tout ce que je demande !
J'ai mis sur mon blog (peu fréquenté) un communiqué de Bertrand Séné à la page
http://croa33.blogspot.com/2007/04/en-un-combat-douteux-et-insens-n-7-s.html#links
Là-bas cliquez sur « Scandale.pdf » et vous saurez !
à cyclomal : Non les pêcheurs n'ont pas accidentellement mis le feu au Parlement de Bretagne, ça c'est la thèse officielle et pourtant tu la répètes! C'est aussi dans le redit que se révèle la puissance et l'efficacité des médias.
( Ceux qui ont vraiment mis le feu savaient ce qu'il faisaient et ce n'est pas un accident. )
Nouvelle maladie
Découvert par le Pr. Louis Pauwels en 1986, le SIDA MENTAL n'avait que des contaminés cérébropositifs. Aujourd'hui, ces gens développent la maladie et présentent de drôles de tumeurs : les Sarkomes de Kapözy.
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