15 mai 2007
Eco-habitat
«Il est urgent de rompre avec la croissance immodérée de nos consommations, de partager nos ressources de façon équitable et de contribuer à la solidarité entre les hommes. Si nous n'agissons pas, une vraie crise de l'énergie est devant nous : pénuries des ressources (pétrole, gaz, mais aussi d’uranium), risques environnementaux majeurs, conflits internationaux et profondes inégalités» : ce cri d’alarme est lancé par l’association NégaWatt, qui milite pour «promouvoir et développer le concept et la pratique des "négaWatts", c’est à dire : la réduction des consommations d’énergie ; le développement de l’efficacité énergétique, des économies d’énergie et des énergies renouvelables ». Une démarche valable pour tous les domaines de l’activité humaine, à commencer par la construction d’habitations, dans le contexte de la croissance exponentielle de la population mondiale, sacré casse-tête en matière d’urbanisme : lorsqu’il faut construire toujours davantage de nouveaux logements, il devient vital de prendre garde à ne pas dilapider les ressources non renouvelables et à ne pas encore accélérer la dégradation environnementale globale de la planète. Or, tous secteurs confondus, le bâtiment représente en France 43,3% des consommations d’énergie finale et est responsable à lui seul de 20% des émissions de gaz à effets de serre (derrière les transports). Solution obligée donc, à (court !) terme : l’habitat écologique, de quelque façon qu’on le nomme : éco-construction, bio-construction, maisons environnementales, bioclimatiques... Un habitat bien intégré au sein de son environnement, en osmose avec lui, minimisant les dépenses énergétiques, respectueux de la nature et de l’Homme. Des maisons "vivantes"… «Plutôt qu’éco-construction, nous parlons de bio-construction, car avant tout, le bâtiment doit respecter des cycles naturels : respirer, transpirer, en accord avec les éléments que sont l’air, l’eau, la terre et le feu», théorise Rémi Florian, co-gérant du centre d’études en habitat Bio-Espace. «Nous, signataires de la charte Ecobâtir, exprimons notre désir de respecter, dans l'acte de bâtir, la logique du vivant et les liens cordiaux existant entre l'être humain et la nature», proclament de façon lyrique les membres du Réseau Ecobâtir, qui réunit divers acteurs de la construction écologique. Les solutions naturelles existent en effet pour concevoir ces habitats modèles, à combiner entre elles pour obtenir le meilleur résultat. A commencer par le choix pertinent de l’implantation géographique et de l’orientation de la construction.
Au cœur de son environnement
«Chaque lieu a ses spécificités et toute construction doit en tenir compte», établit Vincent Rigassi, architecte DEAUG appartenant au Réseau Ecobâtir, dont l’intérêt pour les constructions compatibles avec le développement durable ne date pas d’hier : il travaillait dans un laboratoire de recherche sur les constructions en terre déjà en 1988. Laurent Beaugiraud revendique lui aussi pour sa société, Villa soleil, une expérience de longue date dans le domaine de l’éco-construction : «ça fait plus de quinze ans qu’on pratique des études thermiques ! Le grand principe est de profiter au maximum des ressources tout en protégeant des contraintes. Il faut donc tenir compte de l’ensoleillement, des vents dominants, des caractéristiques du terrain, de la présence ou pas de "masques" (végétation, montagne…)», énumère-t-il. Il aime à citer la phrase de Saint Exupéry : «Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants». D’où son implication dans le bioclimatique, concrétisée par la réalisation d’une maison environnementale pilote en association avec Gaz de France, terminée en juillet de l’année dernière et située à Valence, dans la Drôme. Avec pour parrain un écologiste convaincu : l’explorateur Nicolas Vanier. «Intégrer une approche environnementale dès la conception de la maison, c’est participer pleinement à la lutte contre le réchauffement de la planète et à la préservation de ses ressources. Mais dans le même temps, c’est aussi accroître votre confort été comme hiver, devenir propriétaire d’un habitat sain très faiblement "énergivore" et faire des économies conséquentes sur votre facture d’énergie», plaide le patron de Villa soleil. «Concevoir une maison adaptée au climat, à son environnement, bien orientée au soleil d’hiver, protégée des vents froids, de la chaleur en été et donc procurant le meilleur confort thermique, c’est là que l’Architecture Bioclimatique trouve un développement tout naturel», résume enfin l’architecte Alain Poussange, lui aussi membre du Réseau Ecobâtir. Une fois la maison judicieusement orientée dans l’espace, il s’agit d’optimiser l’interaction avec son environnement.
Domestiquer chaleur et fraîcheur
La maison environnementale Villa soleil–Gaz de France fournit un bon exemple des dispositifs mis en place pour exploiter au mieux la situation géographique du bâtiment. Ainsi, pour prévenir un échauffement excessif dû à l’ardeur du soleil estival, des débords de toit larges de 60 cm conjuguent leur action avec celle d’un auvent, au-dessus de la baie de la cuisine, et de brise-soleil de 1,2 m aménagés dans les ouvertures les plus exposées, capables de diminuer de 50 à 60% les apports solaires. La forme, la taille et la nature des ouvertures permettent de moduler éclairage, réchauffement et ventilation de façon naturelle. Les terrasses sont décalées par rapport aux portes et fenêtres, pour réduire sensiblement la réflexion de la lumière sur les baies. Un cellier fait office de tampon entre la zone froide du garage et l’espace habitable chauffé, améliorant d’autant l’isolation. Quatre mètres carrés de panneaux solaires intégrés à la toiture du garage permettent de couvrir 70% des besoins en eau chaude. La présence d’un "puits provençal" (ou "puits canadien") assure de son côté une ventilation efficace. Alain Poussange en explique simplement le principe : «A environ 2 mètres de profondeur, la température de la terre est constante (entre 10 et 12° environ). La mise en place de canalisation enterrée et prenant source à l’extérieur, puis pénétrant dans l’habitat, permettra à l’air qui y circule d’envahir le lieu de vie à des températures adaptées aux saisons. Ce système génère également économie d’énergie et air neuf plus sain.» Résultat cumulé de ces aménagements ? Une économie énergétique de 50% par rapport à la réglementation en vigueur. «Les habitants de cette maison dépensent moins d’un euro par jour en gaz naturel, 350 euros par an», précise Laurent Beaugiraud. Vincent Rigassi affirme pour sa part qu’il est possible d’aller plus loin encore : «on peut facilement diviser par six les charges ! Il faut améliorer l’enveloppe du bâtiment pour éviter les déperditions de chaleur : c’est le concept de "construction passive", qu’on n’a quasiment plus besoin de chauffer du tout.» De tels édifices sont encore peu répandus en France, mais on en dénombre 7000 en Allemagne. Une étanchéité maximale est la clé de leur réussite. On choisira donc des matériaux à inertie thermique lourde, "d'isolation renforcée", comme l’explique Alain Poussange, avec «la capacité de stocker, puis restituer, la chaleur, la fraîcheur (séquence hiver/été) à l’inverse d’une construction à inertie légère constituée de matériaux inertes qui surchauffent très rapidement et refroidissent aussi vite dès que le soleil disparaît. Une construction à forte inertie est trois fois moins souvent en surchauffe qu’une construction à inertie légère. Il en résulte : en été, de supprimer la climatisation ; en hiver, de réduire les consommations de chauffage grâce au "stockage" des apports solaires gratuits».
Ballots de paille et maison-arbre !
Quels matériaux faut-il dès lors privilégier ? «J’utilise en priorité des matériaux le moins transformés possible, répond Vincent Rigassi : La terre, le pisé, le bois… Mais cela ne suffit pas. Que vous transformiez sur place un arbre en charpente ou que vous assembliez des éléments importés préfabriqués, vous aurez toujours une charpente en matériau bois. Mais la démarche n’est évidemment pas la même si vous passez par une chaîne industrielle complète ou si vous faites appel à un artisan qui a maîtrisé 90% de la chaîne. Recréer une économie locale grâce au bâtiment, ça c’est très "éco-construction" ». Utiliser de la terre est aussi porteur d’autonomie : on en trouve à peu près partout, sans dépendre d’un système de production.
Tom Rijner, lui, ajoute à la terre un autre matériau des plus inattendus : des ballots de paille ! Très isolant, ce matériau présente l’avantage d’être peu coûteux. On enchâsse les ballots sur une armature de bois et on les enduit ensuite de terre. Ce type de bâtiment permet l’auto-construction, d’autant plus appréciable que le coût d’une maison repose à 75% sur la main d’œuvre. Tom Rijner organise du reste des formations ainsi que des chantiers participatifs (renseignements sur le site Habitat végétal). Un couple vivant en Bretagne dans une telle maison de paille met en avant un choix écologique, le confort thermique et les économies réalisées : «l’hiver dernier, nous avons utilisé un seul stère de bois pour chauffer une maison de 120 m2», se félicite-t-il. L’architecte israélo-américain Mitchell Joachim pousse plus loin encore le concept d’habitat végétal, avec son projet de "maison-arbre" ("Fab Tree Hab"). En compagnie de deux collègues diplômés du Massachusetts
Institute of Technology – loin d’être des rigolos, donc -, il propose une maison qui n’est pas seulement écologique, mais qui est elle-même un écosystème vivant ! Comment la fabriquer ? En faisant pousser de jeunes arbres reliés entre eux de même que leurs branches sous la forme d’une arche, d’un treillage ou d’une claie, puis forcés à conserver cette forme au cours des années. De la terre et des plantes grimpantes boucheront les trous des "murs" extérieurs, ornés de fenêtres en plastiques à base de soja, tandis qu’un mélange d’argile et de paille isolera l’intérieur de l’humidité. Nos bio-architectes espèrent planter la première de ces maisons d’ici quatre ans, en partenariat avec la société israélienne Plantware, et il faudra encore alors attendre environ cinq nouvelles années pour qu’elle… pousse !
Article qui devait paraître dans le magazine Vivre autrement, sauf que nous apprenons aujourd’hui même la cessation de cette publication !
Commentaires
oilvier
très interessant
construire et s'équiper autrement, il va falloir s'y mettre, on a plus le choix
je trouve ça passionnant, on va faire appel à l'intelligence et la créativité pour vivre enfin en accord avec notre environnement : ainsi faisaient nos ancêtres
ds ma région les maisons écolos, ça marche fort, ainsi que les maisons tout en bois, rondes,
bon il faut intégrer ça dans l'espace, ça fait bizarre au départ
...dites olivier, ;(( ils vous ont payé vos piges au moins ds cette revue qui disparait, où j'ai vu que vous aviez déjà publié ?
Quelle merde : cet article est vraiment très bien.
Y a un endroit où on peut en savoir plus sur le petit cochon qui remet la paille au goût du jour dans la construction ;-) ?
Transport durable
Il faut aussi tenir compte des moyens de transports quand on parle d'habitat écologique.
Faire construire à 30 ou 40 km de toute ville ou "centre de vie" va provoquer :
- La nécéssité de posséder autant de véhicules motorisés que de personne majeures ;
- Dépenser moult pétrole / energie pour des opérations basiques telles que travailler, se nourrir etc...
c'est magnifique et salvateur...
... mais ce sont des économies... de riches, pas à la portée des pauvres. Les écolos doivent être écoutés et suivis, mais ils sont en grande partie dans la catégorie des "non-pauvres".
Maisons de paille
Pour Tom Rijnen et sa paille, j'avais oublié le lien : http://www.habitatvegetal.com/
@ guimo
sur les transports :
qu'ils habitent à 2km ou à 40 km des villes les gens possèdent de toute façon une voiture par adulte
comment faire autrement en campagne ou aux abords des villes qd on vit dans des secteurs où il n'y a pas de transports en commun, où iln'y a pas de pistes cyclables (je risque ma vie tjs les jours à rouler en vélo ,ds des conditions de kamikazes)
et enfin on ne peut pas tous habiter en ville, vu qu'en ville tout est trop cher et qu'il n'y a plus de logements dispo
vivre en campagne permet de développer des petits commerces et de garder des écoles ouvertes ou de réouvrir des classes
Cinq années c'est un peu long pour les maisons-arbres mais bon ça sera génial si tout le monde, je parle surtout des classes moyennes et populaires peuvent avoir la chance s'en payer une. C'est au MIT que ce prépare l'avenir aussi.
Sur le coût
Une maison bioclimatique contruite suivant les procédés habituels coûte environ 20% de plus qu'une autre, mais on l'amortit en 30 ans.
Il en va autrement des constructions de type maison de paille en auto-construction : on peut se débrouiller pour 20 000 euros.
Caravanne, aussi...
ou tente Queshua sur canal St Martin
Y a l'igloo aussi, mais semblerait que le plancher fond.
Sinon, que "Vivre autrement" disparaisse quand tu allais lui proposer ça, c'est pas bon signe du tout ;-)
@ monolecte
- la construction en paille est assez recente: elle date du 18e qd les 1ers colons americains ont eu besoin de se trouver un habitat: c'est la technique nebraska : elle consiste à empiler des ballots de paille et à les recouvrir de terre comme torchis, d'autres techniques utilisent la paille combinée à une ossature bois: la maison Feuillete construite apres la guerre 14 18 qd il a fallu reconstruire, date de 1921 et est située à Montargis, enfin la technique montholier du mm nom qu'un village du Jura où elle est située (et avec garantie decennale!), ici la paille est inserée ds une double ossature bois recouvert aussi d'un torchis à la chaux, et enfin une variante la technique autrichienne qui consiste à inserer des ballots de paille ds une structure bois puis la recouvrir par un bardage interieur et exterieur en bois, c'est la plus rapide au niveau de la mise en oeuvre
l'interet de la construction en paille est son cout modique , la rapidité de la mise en oeuvre au niveau du chantier et 'efficacité de l'isolation, en effet si la construction est bioclimatique, cela permet de reduire grandement la facture energetique
Bon Digest Olivier, merci, il est bon que ça se sache. Et que ça se répande! Par contre, il est extrêmement difficile de profiter des artisans capables de réaliser des constructions géothermiques, ou en torchis, ils sont plus rares que les gens qui s'y intéressent, bonne nouvelle, il vaut donc VRAIMENT anticiper.
recherche
salut, je recherche du travail dans la construction écologique, je n'y connais pas grand chose mais ça me botterai bien, j'aimerai bien apprendre le métier de charpentier (en bois) où alors couvreur "sur les toits c'est la joie". C'est vrais qu'il est important aujourd'hui de prendre soins de notre petite planète aux moins pour ceux qui vont y vivre plus tard.
Si vous avez des liens où contactes qui pourraient m'aider dans ma prospection, merci!! a+
fausse bonne idée.
Faire une maison qui consomme peu c'est une bonne idée, mais ça ne change pas grand chose au problème. Une maison est le signe d'un habitat dispersé et donc d'un gaspillage considérable d'énergie dans les transports. Pour économiser l'énergie, il faut avant tout densifier les villes et y construire des immeubles de grande hauteur. On est loin du mythe petite maison dans la prairie.
Gratte-ciel écolo
Sur un projet d'immeuble de grande hauteur écolo : http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2006/11/22/3235211.html
En effet, c'est interressants le projet d'immeubles de 320 mètres de haut.
un peu schizophrène moi, là - persuadée qu'il le faut (et éviter la maison individuelle et le mitage aussi) pour le climat, pour ce qui peut en sortir en architecture, je suis attachée tout autant aux vieilles maisons que je ne supporterai pas de voir défigurées pour une meilleure qualité environnementale (panneaux solaires au lieu des vieilles tuiles). Je me contente de ce que donne les traditionnels murs épais sans trop de percements
Super
Super, Olivier, votre article !
Pour "vivre autrement" : manque de bol !
Si je peux me permettre, je pense que ce papier serait aussi bienvenu dans les revues suivantes : "Pluriel Nature", "BioContact", "Silence", "Sortir & Choisir", "EchoBio"...
Bien à vous ! ;)
D'un point de vue comportemental, l'habitat humain de haute densité est une aberration. La concentration d'individus sur de petites surfaces provoque un accroissement significatif des comportements déviants, jusqu'à une sorte de climax violent où la densité de population redescend à un niveau acceptable, par la destruction physique des individus surnuméraires : maltraitances, crimes, etc.
L'humain est une bestiole sociale, mais surtout tribale, qui fonctionne très bien en petits groupes : quartier, village, bande.
L'habitat rural n'est pas plus polluant que l'urbain si le corolaire de la modification de l'organisation économique suit. Que l'habitat soit rural dispersé ou urbain concentré, les transports continuent à peser lourdement de par la concentration exclusive des lieux de travail/production/consommation dans des zones éloignées des habitats. Donc, tu habites une tour en zone urbaine, mais il te faut faire plusieurs kilomètres quand même pour attendre ton boulot et plusieurs autres pour aller au centre commercial. Les liaisons Habitat-consommation sont de toute manière très mal desservies en transports collectifs.
L'habitat rural repensé permet de relocaliser les activités dans un périmètre quasi piétonnier, avec interpénétration des zones d'habitation, de travail, de loisir et de consommation dans des espaces que l'on peut parcourir à pied. La maison de village est donc l'habitat écologique par excellence, à condition que le village ne singe pas l'organisation spatiale des centres urbains, avec des activités concentrées géographiquement et éloignées les unes des autres.
Dernier point : l'explosion de l'exode urbaine (les rurbains qui s'installent au vert) nait directement des nouvelles technologies qui se substituent aux obligations de déplacement physique. Si je travaille sur ordinateur et via téléphone, je peux aussi bien le faire chez moi, plutôt que de me prendre 2 heures de transport pour le faire dans un bureau. Je peux donc aussi bien exercer au centre de Paris qu'au cul des vaches. Le télétravail nous désaliène des transports, la réunionite peut utiliser les visio-conférences, je peux skyper mes collaborateurs partout dans le monde, je peux travailler avec une équipe multi-nationale à géométrie variable, l'info est aussi disponible au bled qu'au centre de la mégapole.
Seul problème : les mentalités! Le chef d'entreprise continue à payer du temps de présence en entreprise plutôt que du travail réellement effectué!
ça fait du bien de respirer
Pareil que Monolecte !
Et sinon, merci encore à O. B. pour cet article, après celui sur les pédagogies alternatives ; outre le fait que c'est très intéressant (et carrément très bien expliqué), je crois que c'est très exactement ce dont on a le plus besoin (et envie) en ce moment : des propos constructifs, illustrant de façon concrète les "autres mondes possibles".
La mise en évidence des liens entre pensée critique et actions.
Plutôt que des passes d'armes rhétoriques stériles entre les "lou ravis" du nouveau régime et les "dégoûtés de la laïfe" (je me moque mais j'en fais partie, hein)...
Ah, ça redonne du peps, ça ouvre les horizons.
habitat écologique
Bonjour,
J'ai lu dans votre commentaire qu'une maison bioclimatique coute 20% de plus qu'une construction traditionnelle. Pas forcément, je suis promoteur et aujourd'hui je propose des maisons en ossature bois bioclimatiques au même prix que des maisons traditionnelles, mais avec bien plus de prestations.
Mon entreprise va voire le jour en janvier 2008 et les projets démarrent rapidement, il faut juste changer ses habitudes et concevoir les maisons différemment, on s'y retrouve très vite sur les prix et les consommations de chauffage deviennent vite ridicules. C'est avant tout une question de volonté et je doute que la volonté collective soit assez forte aujourd'hui pour faire changer les choses. Il me suffit de voir les difficultés que je rencontre tous les jours pour convaincre les banques, les entreprises et les acheteurs...
Nicolas
salons ECOHOME et NATURELS
VIVEZ NATURE vous présente
les salons ECOHOME et NATURELS
ECOHOME, le salon de l habitat naturel
Lyon - Eurexpo, du 16 au 18 mai 2008
La suite logique du salon VIVEZ NATURE, du 16 au 18 mai 2008 à Lyon - Eurexpo
les salons ECOHOME et NATURELS vous donnent rendez-vous dans moins de 3 mois du 16 au 18 mai 2008,
ECOHOME, et ses exposants qui pendant 3 jours vous feront partager un nouvel art de vivre tenant compte de l’environnement et du fait de devoir réduire, voir éliminer au plus vite les éléments perturbateurs qui nous entourent et qui «habitent» notre quotidien.
La maison est un lieu de vie avant toute chose, et malheureusement elle est beaucoup trop aujourd’hui un espace où cohabite substances nocives et habitants...
Trois jours rien que pour vous, pour une information claire et précise, pour comparer, pour acheter des
matériaux sains et écologiques, gages d’un habitat naturel où il sera bon de vivre et de s’épanouir le mieux possible.
A ECOHOME, vous trouverez : énergies renouvelables, matériaux de construction, peintures, lasures
et autres revêtements, isolations, équipements électriques...
ECOHOME , l’occasion pour vous de découvrir, ou de compléter votre information sur les matériaux de demain.
Et en périphérie même d’ECOHOME, sur NATURELS : de la literie et du mobilier naturel.
NATURELS - CROQUEZ LA BIO...
NATURELS, un nouveau salon ? Nous serions tentés de dire oui, car il s’agit certes d’un nouveau concept, d’autant plus que le salon NATURELS s’articulera en même temps et en un même espace qu’ECOHOME, le salon de l’habitat naturel.
Mais d’un autre coté, NATURELS est avant tout le prolongement «naturel» du salon VIVEZ NATURE, salon qui est devenu depuis sa création en 1994, le salon incontournable de la bio en France, et notamment présent à Lyon, Eurexpo, depuis plus de 6 ans au mois de novembre.
NATURELS sera l’occasion idéale de déguster et acheter, notamment, du vendredi 16 au dimanche 18 mai 2008 des produits issus de l’agriculture biologique.
Producteurs et transformateurs vous accueilleront et vous feront découvrir
toute une gamme de produits alimentaires , dont : pains, pâtisseries, vins, boissons, produits laitiers, charcuteries, fruits et légumes, huiles, biscuits, spécialités végétales, chocolats, épicerie, pâtes, soja, céréales, produits de la mer...
Mais NATURELS c’est aussi des artisans, des fabricants de produits cosmétiques, de bien-être et de santé.
Et bien entendu des produits pour la maison... de l’artisanat... des éditeurs de livres, de la papeterie, et des fournitures de bureau...
NATURELS, occasion d’essayer et découvrir une mode au naturel et bio ... avec plus particulièrement, l’originalité des matières et des formes...
NATURELS et ECOHOME pratique :
- Dates : du vendredi 16 au dimanche 18 mai 2008
- Horaires : vendredi 16 mai de 11 h à 22 h (nocturne)
samedi 17 et dimanche 18 mai de 10 h à 19 h
- Tarifs : 6 euros. Enfants -12 ans : gratuit
Entrée gratuite avec invitation spécifique (à imprimer sur notre site)
http://www.naturels-ecohome.com
Accès commun à NATURELS et ECOHOME
- Lieu : Eurexpo Lyon/Chassieu - hall 1
- Transports en commun (plusieurs possibilités au départ) : voir sur notre site internet l’ensemble des possibilités
- Vélo : vous venez en vélo, alors l’entrée est gratuite
- Restauration : bio, sur place, y compris pour la nocturne
- Animations GRATUITES, voir programme complet sur notre site
Une autre manière d'habiter
Pourquoi avoir imaginé de vous créer ce petit site avec des plans de cabanons.
Parce que l’homme habite de plus en plus en client «consommateur », sans autre poésie, sur une terre de plus en plus ravagée par l’asphalte et le béton! Désormais, il ne bâtit plus dans l’intention que l’habitat soit réellement habité, mais dans l’unique intention qu’il soit habile à produire des plus-values. Devant la flambée des prix de la construction, construire devient une chose de plus en plus difficile, voire quasi impossible pour une frange croissante de la population. On constate qu’en s’infiltrant dans la nature, un peu partout germe une sorte de « cabanisation spontanée », sous forme de cabanes, mais aussi de yourtes, caravanes ou autres abris de fortune. Bien qu’il soit difficile d’évaluer le phénomène, c’est une réponse évidente aux difficultés de logement. Habiter devient un luxe réservé à une élite, dont vous ne faites peut-être pas partie. Nous sommes donc face à deux solutions, soit être riche, ce qui n’est peut-être pas votre cas, soit habiter ces cages à lapins que notre société nous impose. Mais vous méritez mieux que les lapins. Tout le monde est en droit d’espérer mieux que de croupir dans des refuges de misère plus ou moins délabrés. Faites donc face au système inflationniste du marché immobilier et envisagez l’alternative selon l’approche «simplicité-volontaire » en cultivant cet art de vivre dans des espaces condensés réduits à l’essentiel. Pourquoi ne pas imaginer habiter dans un petit cabanon astucieusement agencé. C’est une manière d’aller dans le sens de la décroissance, d’apprendre à consommer moins en habitant volontairement plus simplement. L’idée même d’habiter un cabanon exclut toute notion de richesse, parce qu’il n’y a pas de place pour y accumuler des objets. C’est s’offrir un style de vie plus proche de la nature et donner libre cours à son « imagination poétique". L’auto-construction est en quelque sorte le moteur de l’expérience, un moyen de se prendre en main, de se construire dans tous les sens du terme. Le logement doit rester l'affaire de tous et pas seulement des spécialistes, c’est à vous de le construire. Autoconstruire son habitat c’est faire l’économie de la main d’œuvre, soit 60% du budget de sa maison ou passer quelques mois à se construire sa maison plutôt que de passer toute une vie à se la payer. Plutôt que de construire votre cabanon isolé, envisagez l’idée d’habiter à plusieurs en vous regroupant en écohameaux, en vous partageant le terrain, les sanitaires et les infrastructures communes. Rassemblez-vous à plusieurs, en quartiers paysagés et construisez de manière compacte de manière mitoyenne, en vous regroupant à nouveau en rues, comme les vaches dans un pré, de manière à vous réchauffer les uns les autres. Cela permettra de mieux rentabiliser la surface du terrain, d’économiser le parement et les châssis d’une ou deux façades. Pensez « bioclimatique» ou solaire passif, aménagez votre cabanon en privilégiant les ouvertures au sud et en les réduisant au nord pour réduire les déperditions. Toutes les communes disposent de terrains, il suffit de négocier et concrétiser un statut juridique. C’est une alternative qui me semble aller de soi, un concept largement concrétisé au « Quartier de la Baraque » à Louvain la Neuve en Belgique. Il suffit d’inciter votre commune, à l’instar de Louvain-la-Neuve, à mettre un terrain communal à disposition via un bail emphytéotique ou toute autre forme de location. Ce choix politique permettrait de construire de petits ensembles de cabanons regroupés en quartiers paysagés et contourner ou anticiper ainsi la floraison sauvage de bidonvilles. La combinaison de toutes ces idées germe en moi déjà depuis pas mal d’années, elle n’est pas si utopique que ça, puisque, comme nous venons de le voir, elle existe déjà au «Quartier de la Baraque ». Il va de soi que cette idée nécessite un encadrement comprenant divers coordinateurs, comme un urbaniste, un architecte, un assistant social et j’en passe. Pour plus de facilités, ces éco-cabanons seraient équipés des sanitaires et infrastructures communes. Pour le reste c’est comme pour tout autre habitat collectif, une manière nouvelle d’envisager la vie, une piste que je vous invite à creuser. Si vous êtes motivés, contactez donc votre commune et proposez-leur le projet. Contactez-moi, c’est avec plaisir que je vous imaginarais votre petit ensemble de cabanons groupés. Mais peut-être sommes-nous obligés d’attendre une onde de saturation ou un événement de choc pour que de telles initiatives se développent ? Christian La Grange christian_lagrange@skynet.be
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