Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

24 mai 2007

Le président de tous les Français... de droite

"Nicolas Sarkozy est un homme politique, il a besoin de ce contact avec les militants de sa famille politique, avec les Français", a déclaré le Premier ministre François Fillon, pour expliquer la participation présidentielle à un "grand meeting" de campagne pour les législatives, annoncée hier par ses soins. Formidable contradiction dans cette phrase : contact avec les militants de sa famille politique ou avec les Français ? Parce que non, Monsieur Fillon, les Français ne sont pas tous de droite ! Rappelons quelques chiffres : Nicolas Sarkozy n'a pas été élu par 53% des Français - ce qui en laisserait déjà 47% en dehors - mais par 53% des 80,44% d'inscrits (en enlevant abstention, votes blancs et nuls), donc par 42,63% seulement des inscrits, qui ne sont eux-mêmes que 44,5 millions, quand la population entière est de plus de 60. Au total, Sarkozy a récolté 18 983 408 voix précisément : on est à des années lumière de 53% des Français ! Un peu moins de 19 millions ne représente pas une majorité de Français. Que le président ait besoin du contact avec les militants de sa famille politique n'étonnera personne, quand on connaît l'égo mégalomane sarkozien, qui n'aime rien tant que se faire acclamer - et à l'inverse, qui renonce à des déplacements par peur d'être chahuté, comme en banlieue ou même au centre de Lyon. Mais qu'on ne prétende pas qu'il est le président de tous les Français quand il va participer à un meeting de campagne de la droite.
sarko_jamais_mon_pr_sident

Posté par Olivier Bonnet à 12:05 - Sarkoland - Commentaires [47] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires

YES!

...c'est quand même le Présiment de tous les Français

Posté par zozo, 24 mai 2007 à 12:10

Yes

Ben oui c'est tout de même le président de tous les français !

Posté par Gui, 24 mai 2007 à 12:33

Sarkozy : le double de Blair

Nicolas Sarkozy a tout "pompé" à Tony Blair, qui lui-même avait emprunté son modèle de victoire aux présidentielles et de maintien au pouvoir aux Américains : l’idée de campagne permanente et raconter une histoire au peuple. François Fillon ne fait que copier sur son compagnon de jogging.
Pour en savoir plus, viendez-y voir sur mon blog !

Posté par Franz Cesco, 24 mai 2007 à 12:38

@ gui

Regardes mieux, les mots sont importants!

http://lmsi.net/spip.php?article648

Posté par zozo, 24 mai 2007 à 13:15

Merci !

Donc si on reprend votre argumentaire, une manifestation de 500 000 personnes ne represente pas une majorite de Francais ? Je resortirai votre argument aux prochaines grognes sociales... De meme, pourquoi les syndicats qui representent nettement moins (en terme d'adherents et meme de sympatisants) que les 18 983 408 personnes qui ont votes pour N. Sarkosy serait plus a meme pour decider un calendrier ? Bravo, votre post prouve mathematiquement que les syndicats et les manifestations sont nettement moins representatifs que les elus du peuple ! Merci.
Arretons d'inverser les roles et respectons la democratie: des elections avec des elus par le peuple francais.

Posté par Merci, 24 mai 2007 à 13:16

président de la République

....mais pas des Français. Au cas ou vous l'auriez oublié, nous ne sommes pas au E-U (enfin pas encore), et le président qui vient d'être élu (par 50,22% des suffrages exprimés)est le président de la République (enfin pour le moment)et non président des Francais. Il semble utile de rappeler cela au moment ou des éléments fondateurs de notre république pouraient être mis en cause, rendant légitime les oppositions formelles ou incontrolables qui pouraient se manifester.

Posté par got michel, 24 mai 2007 à 13:39

autant pour moi

c'est 50,22% des votants (comprenant les votes blancs et nuls)qu'il fallait lire

Posté par got michel, 24 mai 2007 à 13:41

C'est pas le mien non plus!

Il est probable qu'une fois les vapeurs électorales dissipées, de nombreux électeurs sarkozystes s'apercevront, malgré le rouleau compresseur de la propagande qui s'annonce, de leur état d'électeurs cocus. Ils n'auront certes qu'à s'en prendre à eux- même, car il était facile de la prédire, mais je doute qu'il continuent longtemps à penser que sarkozy est LEUR président.

Posté par SuperNo, 24 mai 2007 à 14:27

Sans merci

Les syndicats - contrairement à l'agité du bocal qui a pris possession de l'Elysée - n'ont jamais prétendu représenter tous les Français.

Quand des gens manifestent, quand ils font grève, quand ils mènent quelque action revendicative que ce soit, et quel que soit leur nombre, c'est pas définition pour la défense de LEURS intérêts ou de LEURS idées, pas. Et la légitimité de ces intérêts ou de ces idées ne dépend pas de leur nombre.

Dans le cas du Présiment, l'escroquerie réside dans le fait de se prétendre le représentant de tous alors qu'on gouverne (les 5 ans à venir le démontreront à suffisance) en fait CONTRE une majorité (en grande partie consentante, il est vrai, en tous cas pour le moment) et POUR un clan, une classe, une caste.

Posté par Luc, 24 mai 2007 à 14:51

Boulimie fatale

Je vous suis tout à fait dans votre raisonnement Olivier, mais je crois qu'il faut le laisser faire. Car ce sera aussi une erreur politique de taille, peut-être pas dans l'immédiat, mais à moyen terme sûrement.
La BD "La face karchée de Sarkozy" a montré la boulimie de chocolat et de gâteau de Karcher 1er quand il était jeune.
Aujourd'hui, c'est la politique, la manie de tout contrôler, de se faire voir qui a remplacé les chocolats et les gâteaux. Et ça ça peut lui être fatal.

Posté par armor, 24 mai 2007 à 14:57

les goinfres...

...finissent toujours pas s'étrangler ou par vomir !!!

Posté par duszka, 24 mai 2007 à 15:30

euh?

Et Kouchner, il va assister à quels meetings ? Celui de son président, ou celui du camp dont il se réclame ? En danse, le grand écart, sans entraînement, c'est périlleux !!!!

Posté par christian, 24 mai 2007 à 16:12

@Luc
"Les syndicats - contrairement à l'agité du bocal qui a pris possession de l'Elysée - n'ont jamais prétendu représenter tous les Français."
C'est une blague ? Combien de fois on a entendu le contraire, d'un air de dire "si il y a x milliers de personnes, c'est la fameuse pression de la rue, que c'etait la "democratie" qui s'exprimait..."
J'aurais du temps, je rechercherai les articles et autres interviews des leaders syndicaux qui disent exactement cela...
Sinon, vous allez dans mon sens: Si ils ne defendent que LEURS interets, pourquoi se plaindre du calendrier ? Pourquoi menacer en disant que c'est pas comme cela que l'on procede ? Qui definit les regles du jeu: ceux qui defendent des interets particuliers (comme vous le dites si bien) ou les elus par les Francais ?
Dans le cas des syndicats, l'escroquerie est double: se croirent representatifs et se croirent au dessus des lois et du systeme

Posté par Merci, 24 mai 2007 à 16:45

@ Merci

Que voulez-vous dire, en somme ? Les syndicats servent à défendre les gens. Si l'on vous suit, on n'a donc plus le droit de se défendre, au motif qu'un apprenti-dictateur a été élu par 42,63% seulement des inscrits ?

Posté par Olivier B., 24 mai 2007 à 17:12

@Olivier B.
Ce que je veux dire, c'est quitte a vouloir absolument ecrire que SarkoZy n'est absolument pas le president de tous les francais (sujet initial) et qu'il n'est pas si representatif que cela, je conteste avec vos arguments le "pouvoir" attribue aux syndicats et a certaines organisations. Et donc de vouloir decider des calendriers, menacer de partir ou de futurs mouvements sociaux, crier aux loups avant meme d'avoir ecoute. Oui aux droits de defenses mais dans l'intelligence. Avez vous vu tous les responsables syndicaux monter au front juste car le gouvernement veux agir ?
Notre pays est base sur un systeme ou le gouvernement agit, propose des lois, reunis les partenaires et votre fameux droit de defense, cela doit etre du partenariat. Pourquoi toujours vouloir faire une guerre ? Pourquoi menacer d'entree de jeu ? Ce que je conteste c'est qu'on a oublie en France ou est la vrai place des syndicats et on leur accorde trop d'importance maintenant. Qu'ils existent et qu'ils agissent, d'accord mais cette manie de se croire un pouvoir egal aux elus, Non ! Ils suivront le calendrier dicte par un gouvernement elu. Ils viendront a la table et diront ce qu'ils ont a dire. Oui ! Croyez vous que l'attitude actuelle soit une vraie defense ou plutot un balet de mauvaise foi pour faire monter la tension ? Un partenaire doit t il evenimer la situation ? Est ce utile pour la defense des interets ?

Posté par Merci, 24 mai 2007 à 17:38

Franz Cesco a raison. Sarkozy s'inspire de Tony Blair. Il s'inspire beaucoup moins de Bush car il a certaines idées assez différentes. Le syndicats sont très différents. La CGT est assez révolutionnaire voir contestaire alors que la CFDT est réformiste. Le dialogue doit cependant s'entretenir entre le gouvernement et tous les syndicats avec respect pour se mettre d'accord sur les futures réformes.

Posté par Aurélien, 24 mai 2007 à 17:47

Olivier, quand vous dites de Sarko qu'l est aprenti-dictateur, vous pompez sur JFK.

Posté par Aurélien, 24 mai 2007 à 17:49

@ Merci

Vous partez du principe "attendons de voir ce que le gouvernement va faire".
Les syndicats ont lu le programme du candidat et entendu ses discours durant la campagne.
Chacun sait ainsi - pour s'en réjouir, à droite, ou le redouter, à gauche - que Sarkozy entend attaquer le droit du travail, pour fournir plus de "flexibilité" aux entreprises. En clair qu'elles puissent licencier plus facilement. On comprend donc que les syndicats abordent les négociations avec des a priori.

Posté par Olivier B., 24 mai 2007 à 18:02

leurre de l'ouverture

La stratégie d'ouverture de NS avant les législatives n'a pour autre but que d'anesthésier l'opinion. N'avez-vous pas remarqué combien cet entre deux scrutins est mou du genou? Lénifiant? Sans entrain? L'UMP attend ses coudées franches. Elles les aura.
Et alors, ce sera une autre histoire.

http://medias-mes-tris.over-blog.fr/

Posté par théo, 24 mai 2007 à 18:25

Ok, ils ont des a priori mais alors si c'est sur ce programme que le gourvenement a ete elu, quelle legitimite pour les syndicats de s'y opposer frontalement ?
Les a priori, pourquoi pas; partir en guerre comme ils le font, desole, je cherche la legitimite. A quoi servent les elections alors ? Vous voulez dire que si on vote pour un programme et des idees, quelles importance vu que les partenaires sociaux vont faire le calendrier, les idees et les reformes ? Quelle legitimite ?
Qu'un gouvernement soit de gauche, du centre ou de droite, les partenaires sociaux doivent rester ce qu'ils sont comme le faisait remarquer Luc. Servir leurs interets. Mais pas des contres pouvoir aussi tranches comme on en a l'habitude maintenant. Si la France veut bouger (dans un sens ou l'autre), il s'agit d'etre chacun a sa place. Il y a une derive trop importante vers une peur de mouvements sociaux ou de menaces de greves. Encore une fois, meme si votre demonstration mathematique est amusante, on reste dans un systeme ou c'est le gouvernement et les assembles qui font les lois de ce pays. Et si on applique votre demonstration aux syndicats, cela comforte le fait qu'ils ne sont pas du tout representatifs ! Qu'ils defendent leurs interets mais sans polluer. Car ils n'ont pas la legitimite de faire plus.

Posté par Merci, 24 mai 2007 à 18:50

Les syndicats ne sont pas très représentatifs, la droite est heureuse de le faire remarquer quand ils sont à la table des négociations, mais quand ils sont débordés par "la base" ou par les non syndiqués, elle pleure.
La droite appelle la liberté individuelle des salariés des intérêts catégoriels, et vice versa en ce qui la concerne.
C'est pratique de lier les concepts de légitimité et de lutte, mais l'histoire n'est pas encore tout à fait arrêtée.

Posté par sarcophage, 24 mai 2007 à 19:10

@sarcophage
Bonnes remarques. Alors comment definir la legitimite ? Comment faire avancer un pays si personne n'est assez legitime pour decider ? Qui suivre ? La base, qu'est ce donc que ce concept ? En quoi ont ils plus "raison" que les autres ?
A tout cela, je repond la democratie qui s'exprime par les elections et les lois de notre pays. Tant qu'un parti qui fera campagne sur "Changeons de mode de fonctionnement du pays" ne gagnera pas les elections, je ne vois pas pourquoi remettre cela en cause ? L'anarchie alors...
Legitimite et lutte sont lies: Si votre lutte est personnelle, pourquoi l'imposer aux autres ? Si votre lutte est importante, elle sera partagee par un grand nombre et sera suivie (dons a des associations, soutiens a des mouvements, reconnaissance des pouvoirs publics...). C'est pour ca que les syndicats sont importants en tant que partenaires. Mais jouer la confrontation, c'est sortir de leurs roles.

Posté par Merci, 24 mai 2007 à 19:24

oulala!

"La base, qu'est ce donc que ce concept ?"

la base, c'est des gens qui n'en peuvent plus de se faire bouffer par une clique aux ordres des possédants et qui lorsqu'elle se met en route pour contester rencontre sur son chemin des raciocinateurs comme tu en fais un bel exemplaire.

Posté par zozo, 24 mai 2007 à 20:07

@ Merci
Toute légitimité s'est toujours établie par la lutte. La ruse qui consiste à dire qu'une lutte n'est pas légitime est une arme efficace.
Alors on dit démocratie... mais si on en fait un état des lieux, ce n'est pas brillant, quelle est par exemple la séparation des pouvoirs, sans parler du quatrième ?

"La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?" a dit Mme Parisot alors que tout le cours de l'humanité depuis avant le néolithique a consisté à lutter contre cette précarité (le travail salarié étant une invention très récente, soit dit en passant). Struggle for life n'est pas un projet de société, même si on peut l'imposer un temps à toute une société.
On peut vérifier que le champ de l'économie mondialisée est défini comme un espace de lutte sans merci par les mêmes qui voudraient que la main d'œuvre soit à merci et se tienne à carreau.
On aurait pu aussi se poser la question du pourcentage de gens qui n'ont pas besoin de travailler, parmi l'électorat qui réclame de modifier les droits du travail.

Posté par sarcophage, 24 mai 2007 à 20:46

@zozo
J'ai vraiment du mal a comprendre: comment diriger un pays avec "la base" ? Allez y, expliquez nous ? Qui est la base ? Chaque groupe avec un interet particulier ? La France, champ de bataille ? Ou est la democratie dans tout ca ? La base, est ce un parti ? quelles sont les idees de la base ? Ou veut elle aller ?
Tout faire peter ? je ne crois pas a cet avenir...

Posté par Merci, 24 mai 2007 à 20:54

Délire

Je rêve, ou avec Sarko tout devient tellement possible que certains en oublient absolument tous les principes élémentaires de la vie politique dans ce pays ? Je lis ici que en substance "vu qu'il a été élu, il ne serait pas démocratique de s'opposer à son programme". Ça va pas la tête ?
Il avait le droit de mettre dans son programme toutes les conneries qui lui passaient par la tête, ça c'est vrai. Mais ensuite, comme n'importe qui, il va bien falloir qu'il se cogne au réel.
En France, c'est encore les éputés qi votent la loi. Bon je ne me fais pas d'illusions… Ensuite, il faut encore que ces lois respectent la constitution.
ET pour finir, il faut que ces lois plaisent aux intéressé. Car la constitution, justement, nous autorise encore à nous défendre, à nous bagarrer contre des textes qui nous déplaisent. Au cas par cas. Catégorie par catégorie. Non mais !

Posté par pvdg, 24 mai 2007 à 21:32

…Députés qUi…
Ralala, toujours relire !

Posté par pvdg, 24 mai 2007 à 21:33

ça me semble simple. Il a été élu Président de la République. Bien, à lui le pouvoir, du moins en principe celui que lui donne la constitution. Et nous ne pouvons l'empècher d'empiéter sur les autres pouvoirs si ceux ci se laissent faire. Mais ceci n'entraîne pas l'adhésion obligatoire de tous les français. Et tout combat ou refus qui reste dans le cadre du droit est légitime

Posté par brigetoun, 24 mai 2007 à 21:48

un peu de géométrie

@Merci
La base comme son nom l'indique se situe en bas de la pyramide et la soutient.
Aller à l'encontre de son soutien, c'est préparer la chute de tout l'édifice.
La démocratie, ça n'est pas désigner un élu et lui laisser les pleins pouvoirs pour faire ce qui lui plait à lui et à ses amis du sommet; c'est choisir quelqu'un qui nous représente. Si celui-ci ne joue pas le jeu et fait tout pour nous montrer qu'il nous a bien eus, il peut s'attendre au moins à quelques récriminations de la part d'une partie de la population qui n'est ni résignée ni endormie.
Le peuple n'a qu'une direction, son bonheur. Il est parfois crédule mais sait aussi se faire entendre quand il le faut.
"Tout faire péter?": si on n'avait pas tout pété comme tu dis, par exemple en Afrique du sud, l'Apartheid existerait encore là-bas.
Mais ne t'angoisses pas de trop, nous n'en sommes pas encore là en France...Pour ce qui est de croire en l'avenir, personnellement, j'ai plus peur du réchauffement climatique que des manifs populaires

Posté par zozo, 24 mai 2007 à 21:59

Je reviens sur le vote des vieux, qui ont expédié le playmobil à l'elysée.

Ya des exceptions, je sais.

Mais pourquoi un tel presque plébiscite ?

Il me semble qu'on oublie ceci : les vieux qui n'auraient sans doute pas voté nain de jardin (de l'Elysée) ben... ils sont morts !

Les vieux ouvriers, les vieux employés, les vieux manars, rappelez-moi donc quelle est leur espérance de vie par rapport aux vieux cadres, aux vieux patrons, aux vieux rentiers (pour ne rien dire des vieux journalistes, éditorialistes et autres sergejulystes)?

Mes miens de vieux, qui étaient de la 1ère catégorie, à peine à la retraite, hop, à la benne. Hé c'est que ça conserve moyennemment le travail qui macht frei, comme dit l'autre aprés d'autres, dés 14 ans...

Posté par mfgtour, 25 mai 2007 à 00:49

Zut!

Pas d'accord pour stigmatiser les vieux!
Encore une fois il est séduisant de penser au vieil ancien combattant avec son drapeau et ses médailles prêt à défiler avec pour unique fibre encore valide un attachement à l'ordre, ou même de faire des hypothèses sur les cadres à la retraite.
Il me semble que c'est le même genre de connerie qu'on nous a raconté en disant que le vote lepeniste était majoritairement ouvrier.
Hier les ouvriers, aujourd'hui les vieux, le bouc émissaire de demain ce sera...au hazard, les femmes, les jeunes?
Relis mieux le billet d'Olivier B. les nombres parlent d'eux-mêmes.
C'est clairement le vote Lepen qui a mis Sarko au pouvoir.
une partie de la gauche a manqué de discipline avec les Bayrouistes de génération spontanée.
Dans les deux cas c'est la peur qui est le moteur de ce vote. La peur de tout chez les Lepenistes, et la peur de perdre chez les préMouDEM (©O.B.).pour qui Ségolène n'était pas une candidate Sérieuse. Ben voilà c'est sérieux maintenant.

Posté par zozo, 25 mai 2007 à 01:40

Zozo, vous stigmatisez les peureux.
J'avais fait la même remarque que mfgtour dans les commentaires de "Merci les vieux". Mais les statistiques, ça n'est pas politiquement correct.
Sans vouloir stigmatiser les Papon, leur espérance de vie est plus longue que celle des Jean Moulin. C'est en profitant du fait qu'il n'est pas politiquement correct de le dire qu'ils sont devenus ministres.
A part ça, quand je vois un vieux, je vois un être humain, pas un sarkozyste. Et je me sens aussi responsable que ceux qui n'ont pas voté comme moi. Et j'ai peur, aussi.

Posté par sarcophage, 25 mai 2007 à 10:22

@Merci

"Qui definit les regles du jeu: ceux qui defendent des interets particuliers (comme vous le dites si bien) ou les elus par les Francais ?"

Ceux qui défendent des intérêts particuliers... à savoir le milieu industriel et des affaires, à l'Elysée comme à Bruxelles. Ceci n'est plus un secret pour personne. Et ces intérêts particuliers ne sont pas plus légitimes que ceux des travailleurs représentés par les syndicats, ou la société civile via les ONG. Ils le sont même moins car ils représentent bien moins de personnes. Ils ont pourtant énormément plus de pouvoir.

"Ce que je conteste c'est qu'on a oublie en France ou est la vrai place des syndicats et on leur accorde trop d'importance maintenant. Qu'ils existent et qu'ils agissent, d'accord mais cette manie de se croire un pouvoir egal aux elus, Non !"

Pas égal aux élus, égal aux autres groupes de pressions (bien moins médiatisés)

"A quoi servent les elections alors ? "

Je me pose justement exactement la même question. A quoi servent les élections (présidentielles je précise) ? Elles ont été faites pour donner le pouvoir au peuple, dans les faits elles l'ont donné aux médias et à la communication de campagne. Le sytème est par ailleurs ainsi fait qu'il est très difficile de voter pour ses convictions, pour quelqu'un qui nous représente le mieux. Et si on le fait c'est souvent en sachant qu'il n'a aucune chance. Bref ce n'est pas ce que j'appelle de la démocratie.

"Servir leurs interets. Mais pas des contres pouvoir aussi tranches comme on en a l'habitude maintenant. Si la France veut bouger (dans un sens ou l'autre), il s'agit d'etre chacun a sa place."

Pourtant c'est bien ce rôle de contre-pouvoir qui est à la base de la création des syndicats. C'est en arrachant des droits et des libertés au pouvoir politique qu'ils ont contribué à développer les démocraties.

Il ne s'agit pas de donner ses doléances en espérant qu'elles seront entendues, il s'agit de négocier ferme. Horraires, salaires, reconnaissance des maladies profesionnelles etc. Dans ces domaines, le rôle des syndicats doit être aussi important que celui des patrons et des élus. Sinon point de démocratie possible.

On juge d'ailleurs de l'état "démocratique" d'un pays sur la force de ses syndicats (à condition qu'il ne soient pas inféodés au patronat ou aux politiques ce qui arrive de pluis en plus souvent malheureusement, dans ces cas ils sont plutôt un danger pour la démocratoie). La France est en la matière l'un des derniers des pays dits développés.

L'état n'a pas à craindre les syndicats si il respecte les travailleurs.

Je parle d'un point de vue général. Ne vivant pas en France je ne connais pas bien ses syndicats. Dans mon pays, énormément de gens sont syndiqués, en particulier la très grande majorité des chômeurs (qui sont avant tout des travailleurs... il ne faut pas l'oublier).

Posté par Raffa, 25 mai 2007 à 13:46

les statistiques?

Les statistiques, je ne te l'apprend pas, on peut leur faire dire tout et son contraire.
Concernant le cas en l'espèce, Sarko est majoritaire chez les +de 65 ans, d'accord... mais combien sont-ils à s'être exprimés?
Si en France i y 100 vieux en tout, que 60 sont inscrits et que 45 ont voté Sarko... ben ça en fait
55 qui n'ont pas voté Sarko!
De plus, sur les ~19 millions qui ont voté Sarko combien de vieux? allez disons 1/3 au hazard, restent ~12millions de pas vieux Sarkozystes ce qui n'est pas négligeable.
Avant de s'en prendre aux vieux, il a manqué près de 2millions de voix à Ségolène, et ~9millions se sont abstenus!!
Qui sont ces 9 millions qui n'ont pas bougé le jour j ?
Je ne cherche pas à défendre les vieux à tout prix, je dis juste que chercher un unique bouc émissaire est mauvais. C'est quand même la 3° fois que la droite gagne et les raisons sont ailleurs que chez les vieux.
N'oublions pas la crise de la représentativité,TF1, le clientélisme, le racisme, TF1, la précarité, la corruption, les gaspillages, le réchauffement climatique, TF1, l'islamophobie, le messianisme, la perte des repères, la presse régionale, la presse pipole, la presse aux ordres, le manque de militantisme, TF1, les journalistes à 5000€ mens., la jalousie, le repli sur soi etc.
TF1,

Posté par zozo, 25 mai 2007 à 14:13

rien à contredire, bien sûr, sauf que les chiffres restent objectifs. Ils expriment des déterminismes. C'est en évitant de dénier ceux-ci que l'on peut s'en libérer (les nier).
Ce sera différent si dans la France de bientôt la Sofres et Ipsos deviennent actionnaires de l'Insee.

Posté par sarcophage, 25 mai 2007 à 15:03

Un vieux porc rouge-brun qui vomit sa haine gratuite sur le nouveau président. Ca va en ravir certains ici:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/chanson%2Bsarko%2Bfacho/video/x1abmi_sarko-facho

Posté par Aurélien, 26 mai 2007 à 00:12

je n'insisterais plus...

Le danger pour le P"S" avec le "c'est la faute au vieux", c'est ce qui se passe depuis longtemps: faute de se poser les bonnes questions, on s'invente de mauvaises réponses alors que les solutions ne sont pas si loin:
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=2895

Posté par zozo, 26 mai 2007 à 00:55

"C'est quand même la 3° fois que la droite gagne et les raisons sont ailleurs que chez les vieux."

Y a pas beaucoup de gens ici qui réfléchissent vraiment sur le succès de la droite pour la troisième année consécutive. En 2002, c'était acccidentel. Sarko est un président d'ouverture et sa politique social-libéral a séduit beaucoup de gens. Quand Ségo a "subit" la pression constentante d'une gauche anti-libérale notamment
celle du PS, elle a dit souvent tout et son contraire. Sur les 35 heures par exemple. Preuve que son programme était un remake de celui de Jospin de 2002 et qu'il était un peu socialo-communiste.

Un socialiste qui aurait remporter la "timballe", c'est DSK car c'est l'un des rares social-démocrate du PS à être ouvert et moderne. Peut-être va-t-il se présenter sinon en 2012.

9 millions d'abstentionnistes c'est énorme. Preuve que certains ne s'intéressent pas tellement à la politique.

Posté par Aurélien, 26 mai 2007 à 00:57

Zozo Solidarité et Progrès est un mouvement extrémiste et antisémite assez dangereux. Y a des personnes plus fréquentables et plus fiable.

Posté par Aurélien, 26 mai 2007 à 00:59

@ Aurélien grand penseur pas sectaire du tout

je n'ai pas fait de la pub à solidarité et progrès que je ne connais pas d'ailleurs, mais dans le texte en question il y a de très bonnes idées. En particulier concernant les voies pour "décomplexer" le P"S" et le rendre plus socialiste dans son discours.

Posté par zozo, 26 mai 2007 à 01:33

Ah ok. Mais je t'ai juste dit que Solidarité et Progrès était un mouvement extrémiste et antisémite Zozo. Et qu'il y a des gens plus recommandables qui justement savent mieux comment faire pour renouveler les idées du PS plus socialiste. Il y a toujours des socialistes comme Mélenchon, Fabius, Peillon ou Emmanuelli dont le discours est anti-libéral que l'on entend pas souvent. Après il doit y avoir des courants que je connais ou pas qui peuvent inspirer la frange du PS resté socialo-communiste idéologiquement sans pour autant draguer l'extrême gauche en particulier la LCR.

Posté par Aurélien, 26 mai 2007 à 02:26

Si tu veux mieux connaître la dangerosité de ce mouvement extrémiste et sectaire tu peux aller sur ce lien Zozo:

http://prevensectes.com/solidarite3.htm

Posté par Aurélien, 26 mai 2007 à 02:37

no problemo

Très bien, Aurélien, je reconnais bien volontiers qu'il s'agit là d'un mouvement sectaire, il n'en reste pas moins que ce texte contient certaines pistes (en dehors du concept d'eurasie qui me parait un poil fumeux) et j'ai renvoyé sur ce lien pour ne pas avoir à copier/coller une longue liste. Cela dit, je ne fais pas partie de ce groupe et n'appelle pas à en faire partie; et je suis bien content de t'entendre parler de Mélenchon alors que tes com. précédents renvoient plutôt vers Mégret. Tu t'es mis sérieusement à la lecture ou quoi?
Voilà les quelques phrases dignes d'être reprises dans le cadre d'une redéfinition du P"S" qui pour moi se rapproche trop de la droite et non le contraire:
* "Parrainé par ses amis de l’oligarchie financière et leurs médias, Nicolas Sarkozy s’est emparé de la France. Le désastre n’est cependant pas un désastre français"
* "Ce qu’il faut à la gauche, c’est sortir du verbiage et des schémas pour passer à la réalité qui les engendre : établir d’où vient le désastre et entamer le combat pour faire face. C’est surtout rejeter une mentalité autodestructrice de perdant."
* "il faut montrer comment on peut inverser les politiques de Nicolas Sarkozy, dont les « réformes » ne profitent qu’aux plus riches."
* "Le gouvernement des riches, par les riches et pour les riches que nous nous sommes donné est destructeur ; il faut un projet pour rétablir le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. En haussant le ton. Car c’est le seul moyen de retrouver l’estime de nous-mêmes et de nous réapproprier notre pays."

Posté par zozo, 26 mai 2007 à 03:13

Mes coms précédents ne renvoyaient aucunement vers Mégret que je combats comme le reste de l'extrême droite ainsi que les autres extrêmismes. N'importe quoi!

Je suis ouvert et pas manichéen ni sectaire ici comme certains qui m'attaquent gratuitement avec des arguments à deux balles sans fondement et sans intérêt.


J'estime qu'une gauche anti-libérale démocratique, républicaine et laique avec laquelle je peux partager certaines choses devrait se reconstruire comme le voudrait Emmanuelli.

Je défends des idées sociales-démocrates et sociales-libérales. Après Je ne suis pas socialiste je suis tout simplement ouvers, je peux avoir des desaccord avec l'UMP et la politique menée par le gouvernement car je suis plutôt centriste. Non je ne pense pas que les réformes vont profiter qu'aux riches. Il y aura des réformes justes légitimes et nécessaires voulues aussi par une partie de la gauche social-démocrate. Regardes les gauches allemandes et anglaises.

Tu trouves pas que le PS est ringard et obsolète avec la vieille idéologie socialo-communiste?

Cette politique avec ses bons et mauvais côtés qui a peut-être trop contribuer à lutter contre la misère, le chômage, les discriminations quitte à faire trop sa propagande et ses leçons de morale quand ses ténors comme Dray, Lang ou Hollande n'avaient plus d'idées et se sont contentés de faire des leçons de morale en rejettant toute la faute sur la droite et en faisant toujours croire que les riches votent à droite et les pauvres à gauche. C'est stupide comme raisonnement. Hélas, ce discours obsolète est relayé chez certains gens de gauche.

Ce n'est pas en caricaturant sans arguments crédibles Sarko et son gouvernement que ça fera avancer le schmilblik. Pour avancer dans le débat, il faut éviter la ruse, les phrases accusatoires faciles et le délit de faciès.

Le débat se fait dans la logique et dans le respect sans coups bas ni mensonges au delà des guerres sectaires et manichéennes et si possible en ayant des solutions crédibles et efficaces dépassant parfois le clivage gauche-droite.

Posté par Aurélien, 26 mai 2007 à 04:14

J'ai cru rêver quand j'ai lu que les syndicats seraient des "partenaires" et qu'ils ne seraient pas là pour incarner le rapport de force.

=> Bah si, justement ! C'est bien à ça qu'ils servent et c'est bien là leur légitimité. Ils ne sont pas des "partenaires sociaux", parce qu'un partenaire, c'est quelqu'un avec qui l'on joue (relire LQR, parce que oui, décidément, "les mots sont importants") ; ils sont "en face" du gouvernement, du patronat et des lobbys des grands industriels et de la finance, pour défendre les intérêts des travailleurs.
Il s'agit là d'un "contre-pouvoir", et ce n'est pas parce que ce beau et indispensable concept est aujourd'hui oublié, nié, dévalorisé ou vidé de sa substance qu'il nous faut l'abandonner. Nous en avons d'autant plus besoin ! Et la gauche institutionnelle ferait bien de se saisir à nouveau de ce type d'outil conceptuel pour se reconstruire.

Posté par ko, 26 mai 2007 à 09:35

Décidément

Je trouve les interventions de Ko précieuses.

Posté par Olivier B., 28 mai 2007 à 19:36

Temps de cerveaux disponibles à…

‘’Sarkosy’’ est un produit marketing ayant permis l’installation de Nicolas de Nagy-Bocsa comme premier ministre du medef sur la base de la préférence exprimée par un gros tiers des adultes français (*) le 6 mai 2007.

Il accorde pour l’heure une grande attention au juste tiers des français ayant indiqué sa préférence au seul produit concurrent resté en lice ce jour là dans le but évident de renforcer sa cotation aux sondages à venir.

Il ne semble pas intéressé par le petit tiers restant qui recense cependant une certaine Cécilia de, à qui il avait cependant octroyée, mais avec un élastique de sécurité, une carte de paiement sur le ‘’trésor public’’(**) !

Comme tout autre produit, il n’est pas nécessairement socialement utile sauf pour ses commanditaires, au medef justement !

(*) soit 39 à 40% d’entre eux, puisque les non-inscrits seraient entre 3 et 5 millions, et pour se référer à un écrit précis 43% des inscrits.
(**) en marketing, le public est là pour payer les achats privés.

Posté par Maurice Lecomte, 07 juillet 2007 à 19:54

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