Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

22 juillet 2007

Le travail rend libre... définitivement

arbeit_macht_freiDans le monde merveilleux de Nicolas Sarkozy, à la cote de popularité de 66% d'après un sondage d'hier - on demande l'asile politique à Groland ! -, la société doit se structurer autour de la valeur travail. "Le travail, c'est la liberté", déclarait ainsi le président dans son discours d'investiture. Tiens, c'était justement la devise inscrite au fronton des camps de concentration : Arbeit macht frei. Mais dans le monde réel, la liberté est plutôt en l'occurrence, pour le commun des mortels, celle d'être obligé d'aller chaque jour accomplir une tâche ingrate payée un salaire de misère, la liberté d'être contraint de subir le harcèlement des petits chefs, le flicage, de jouer le rôle de l'agrume dans un presse-citron. La liberté de sacrifier aussi bientôt ses dimanches - on y vient, la pasionaria ultralibérale en poste à Bercy, Christine Lagarde, annonce vouloir offrir des "aménagements" à l'interdiction du travail dominical-, sur la base du volontariat bien sûr. Quand on vous fera gentiment comprendre qu'il serait vraiment fâcheux pour votre évolution dans l'entreprise de ne pas accepter d'être volontaire, quand ce n'est pas la nécessité économique (on revient aux salaires de misère) qui pousse l'employé à l'accepter. Dans le monde réel, donc, le travail est évidemment bien plus une aliénation qu'une liberté. D'autant que le système capitaliste libéral vise à optimiser toujours davantage les profits générés au bénéfice des propriétaires et actionnaires des entreprises, à la sueur du front des travailleurs libres d'être exploités. Du reste, dans la loi censée porter sur "le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat" adoptée par l'Assemblée UMP, on cherchera vainement la trace d'une augmentation du salaire. Ah non ! Il faut travailler plus, toujours s'aliéner davantage, si l'on veut grappiller quelques miettes pour survivre un peu mieux. Tandis que les héritiers, désormais exonérés des droits de succession, auront la possibilité de... ne pas travailler, mais de faire bosser les autres : la France du travail de Sarkozy est en réalité celle des rentiers, les cadeaux consentis aux privilégiés leur garantissant d'être bien certains de le demeurer de façon héréditaire. Dans le monde réel, les employés de Renault et de Peugeot se suicident à force d'être libérés par leur travail : six déjà cette année chez PSA, dont le dernier s'est récemment pendu dans son SFR_classe_N1_en_qualite_de_service_1bureau. Et hier, c'est une salariée de SFR qui a avalé des médicaments, sur son lieu de travail. Poussée à la tentative de suicide par le projet de son employeur, confirmé la veille, d'externaliser les trois centres d'appels du groupe, dont celui de Poitiers où elle est employée. "Ce transfert aura pour conséquence une baisse de rémunération de l'ordre de 40% pour les salariés concernés [au nombre de 1900, Nda], une perte des avantages sociaux, une dégradation des conditions de travail et à terme, la mise en oeuvre de délocalisations", s'étranglent les syndicats. SFR perd-il de l'argent ? Pas du tout, mais l'entreprise pourrait en gagner encore plus. "Virons mieux, virons mobile !", scandaient les manifestants devant la tour de La Défense, siège de SFR. Qui se soucie en effet dans ce contexte des travailleurs libres ? Nicolas Sarkozy ? Permettez-nous d'en douter, cul et chemise qu'il est avec la fine fleur du grand patronat français. Dont l'intérêt est de pressurer tant et mieux la piétaille qui travaille pour ses groupes. Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Vincent Bolloré, Olivier Dassault... Vous avez remarqué comme c'est amusant ? Ils sont tous les fils de leur père, nés une cuillère d'argent dans la bouche. Et on nous parle de réhabiliter la valeur travail ? Notre postérieur est-il en chair de volaille ? Tartuffes !

Posté par Olivier Bonnet à 09:35 - Sarkoland - Commentaires [53] - Permalien [#]

Commentaires

    hello Olivier,
    je fais un coucou en passant, déjà "s'étranglent les syndicats", il faudrait que nous ayons des syndicats dignes de cette appellation... En plus, très peu de syndicalisation auprès des salariés,dans les pays nordique c'est même une obligation, ce qui ouvre des ouvertures aux mal intentionnés qui se font de plus en plus nombreux, "l'exploitation du capital appauvri" j'appelle ça... une dernière trouvaille le RSA, de plus en plus d'assistés à qui le RSA va permettre de parcevoir un cumul d'aides en plus de 10 heures de travail hebdo, zont trouvé le filon pour le travail a la carte, des suicides, il risque d'y en avoir de plus en plus, puisque le RSA n'atteint même pas le montant du RMI.
    M F Hirigoyen a écrit un super bouquin sur le harcèlement au travail, une loi permettait aux salariés de se protéger des cheffaillons dictateurs et pervers, il leur incombaient de prouver qu'ils ne pratiquaient pas ce dictat, mais elle a été changée, c'est à présent aux salariés d'amener les preuves, comme quoi le travail est bien une marchandise.A ce rythme, les gens n'accorderons plus d'importance au travail, ces employeurs sont stupides car leurs agissements se répercute sur le rendement lui même, tous savons ce que la dé motivation entraine.
    Bon dimanche Olivier.

    Posté par Gorane, 22 juillet 2007 à 10:11
  • Bien dit comme d'hab

    Je me souviens du calendrier sur lequel je biffais les jours avant mon départ à la retraite, tellement j'étais contente de perdre ma liberté ! Le comble c'est que je suis une privilégiée avec mes 620 € de retraite, car je suis enfin libre. J'ai fini ma vie professionnelle en procès pour harcèlement moral : j'avais 63 ans et on voulait me foutre dehors.. pour supprimer mon poste. On m'a tout fait : plus de bureau, plus de téléphone plus d'ordinateur. J'ai tenu bon parce que je devais travailler jusqu'à 65 ans pour avoir ma minuscule retraite à taux plein. Si j'avais démissionné, comme ils le voulaient, je n'aurais pas eu de quoi vivre, tout simplement. Mes collègues, parfois, en chialaient, bien bonnes et sensibles, mais ne levaient pas le petit doigt de peur d'être virées. C'est pas de la blague. Je voulais écrire tout ça, mais je n'en ai pas encore eu le courage.Le dossier est prêt mais ça fait encore trop mal. Ma liberté, maintenant, c'est ma plume retrouvée. Mon bouquin sera en ligne en septemb chez mon éditeur. Voilà, oui, ma liberté.

    Posté par duszka, 22 juillet 2007 à 10:13
  • SEBASTIEEEEN, y'a Olivier qui t'as piqué un titre!

    ;0)

    La liberté par le travail...
    AU-SE-COURS
    C'te belle histoire (http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2007/07/22/conteur.html)
    que raconte l'exploiteur à l'esclave (moderne)

    Le pire c'est que ces cons (les 66%) sont ravis de ce pouvoir donné à certains (rentiers) sur les autres (ceux qui triment) car ça leur donne un espoir (fictif): "moi aussi je peux devenir un exploiteur et traiter les "petits" comme de la merde. Après tout, chacun son tour!"
    ...au lieu de se battre pour que personne ne soit traité comme de la merde...
    LES CONS!

    Et puis pour le travail dominical faire un tour chez Agnès (http://blog.monolecte.fr/post/2007/07/21/Comment-le-dimanche-travaille-revient-par-la-fenetre)


    @Gorane
    On ne dit pas
    "zont trouvé le filon pour le travail a la carte"
    on dit
    "zont trouvé le FILLON pour le travail a la carte"

    Pour ce qui est des syndicats, je n'ai toujours pas compris pourquoi on était tombé à bras raccoucis sur Royal lorsqu'elle avait parlé d'obliger la syndicalisation... on est bien obligé d'avoir une assurance pour la baraque, pour la bagnole, alors...
    Elle n'a jamais dit vous devrez prendre votre carte du parti!... c'était une des rares choses "biens" qui est sorti de sa bouche pourtant.

    Posté par LMMM, 22 juillet 2007 à 10:35
  • oui

    la syndicalisation obligatoire aurait au moins pour premier effet de déculpabiliser les travailleurs et de désamorcer - peut-être- la pénélisation par les patrons des délégués syndicaux malgré leur illusoire protection juridique.

    Posté par duszka, 22 juillet 2007 à 10:48
  • correction

    pénalisation... c'est dimanche, je bosse, l'esprit en roue libre !

    Posté par duszka, 22 juillet 2007 à 10:54
  • c'est pour cela qu'il fallait supprimer les droits de succession, sur le fruit de leur travail

    Posté par brigetoun, 22 juillet 2007 à 10:59
  • Le partage continue ... mais là ça tranche sec !

    Bonjour Olivier,

    Article très courageux, très nauséeux, très pessimiste, mais, mais, dis Olivier, tout cela est vrai ? Alors, alors, si c'est ça, un jour on trucidera le chefaillon, pis après sans doute le responsable du domaine, pis après le dirlo, pis après ... Ah, je m'arrête là, mais c'est pas normal que ce soit toujours les mêmes qui trinquent, moi je vais finir par partager le pain comme le vin. Le sang du peuple fera tâche.

    Posté par guelum, 22 juillet 2007 à 11:48
  • Pour corser le tout...

    ... n'oublions pas que Sarko, alors ministre des finances, avait négocié en 2004 avec Vivendi, qui contrôle SFR, un statut fiscal aboutissant à des économies d'impôts de l'ordre d'un demi *milliard* d'euros par an, en échange de quelques misérables promesses de créations d'emploi (dans des centres d'appels justement) étalées dans les 5 années suivantes. 3 ans plus tard, vivendi via SFR fait un superbe doigt d'honneur à ses engagements de l'époque mais conserve ses réductions d'impôts.

    J'avais pris la peine de calculer le cout réel de cette opération: près d'un millions d'euros annuel offert a Vivendi par promesse d'emploi créé, et comme il s'agit d'un avantage fiscal le cadeau se renouvelle chaque année!

    Voir ici pour les détails:
    http://coolraoul.cvp-net.com/wp/index.php/20040828/bercy-vivendi/

    Posté par CoolRaoul, 22 juillet 2007 à 12:26
  • j'adore...

    "Notre postérieur est-il en chair de volaille ?" Mouah ah ah

    Posté par fanny, 22 juillet 2007 à 12:38
  • Félonie dominicale

    http://blog.monolecte.fr/tag/dimanche

    Posté par Le Monolecte, 22 juillet 2007 à 14:01
  • Je partage votre analyse de la situation cependant je pense qu'elle serait plus audible sans une certaine idéologie. On a l'impression à vous lire que tout est blanc d'un côté et tout noir de l'autre. La gauche et la droite se sont partagée au fil des années le pouvoir et pourtant nous en sommes là.
    Votre analyse serait d'autant plus constructive, si à côté d'un simple constat vous ajoutiez vos propositions, vos idées afin d'aller vers une amélioration des conditions de travail par exemple.
    Constatez qu'il y a des accidents de la route ne veut pas dire qu'ils vont cesser . A partir d'un constat on peut à son échelle bien sûr réfléchir, débattre en rassemblant et non en divisant.

    Si vous prenez la peine de vous rendre sur mon blog, vous pourrez constater que malgré ma sensibilité de droite, mes prises de position ne sont, à mon avis, jamais motif de blocage mais au contraire de discussion.

    Je lis les commentaires de vos visiteurs habituels et bien sûr ils témoignent de leur solidarité avec votre billet mais cela fait-il avancer quelque chose ?

    Autre chose, plus grave votre allusion, pour illustrer votre sujet, au camp de travail est inadmissible, je ne sais de quelle génération vous êtes mais vous ne semblez pas avoir pris la mesure de vos propos. Il serait, par respect pour les millions de personnes qui ont souffert dans ces camps, bon que vous retiriez cette phrase. La liberté qu'offre les blogs se doit d'être entretenue par un discours responsable et mesuré.

    Cordialement

    Posté par mot passant, 22 juillet 2007 à 14:30
  • Le rôle d'un journaliste

    n'est-il pas d'alerter, de dénoncer des injustices, mensonges ou tromperies?
    Quant en plus, il existe des parallèles inquiétants entre les idéologies des décomplexés de cette droite au pouvoir et celles qui firent tant de mal il y a 60 ans, je ne vois pas en quoi il est inadmissible de faire le rapprochement.

    D'ailleurs, on peut aussi se référer au dernier appel (censuré dans les média main stream) des membres du CNR. Et si cela ne suffit pas, je me rappel de l'intervention de ces résistants dans un collège près de chez moi dans laquelle le coté inadmissible et intolérable était bien à surveiller du coté des politiques qui se mettent en place actuellement!

    Posté par Thanatloc, 22 juillet 2007 à 15:16
  • Très mauvais goût

    Le parallèle implicite effectué entre le discours de Nicolas Sarkozy et l'Allemagne nazie (cf. la photo en début d'article pris à l'entrée d'un camp de concentration très tristement célèbre) est absolument nauséabond.

    C'est une honte et un manque de respect total vis-à-vis des mémoires des survivants et de leurs familles. Ce que vous faites revient à instrumentaliser l'histoire à des fins de basse petite politique. Vous n'aimez pas Nicolas sarkozy et sa politique, votre droit, et vous comparez implicitement sa politique au nazisme...

    Bravo ! bel esprit ! belle intelligence !

    Posté par Jules, 22 juillet 2007 à 15:30
  • C'est lui qu'a commencé !

    Ah mais pardon, qui donc a dit "le travail c'est la liberté" ? Pas Olivier, il me semble. A utiliser les mêmes artifices, à savoir travestir l'asservissement en libération, on s'expose à ce que le rapprochement soit fait, vous ne trouvez pas ? Ce qui ne signifie pas pour autant que NS prépare l'holocauste des classes ouvrières... bien trop précieuses pour remplir ls poches de ses amis.

    Posté par Pinky, 22 juillet 2007 à 17:39
  • nan mais c'est pas croyable

    Les nazis mettent une phrase sur un camp dans lesquels ils font des millions de morts et quand un politique (il n'est pas le seul) ressert la même idéologie, on a droit à "ah mais vous comprenez c'est pas pareil"

    Bin ça y ressemble drôlement, sans les barbelés (quoique), vu que les miradors on sait même plus où il n'y en a pas.

    On dira "mais non, les naizs se servaient de ça pour cacher leurs intentions" ou équivalent, bin n'empêche la coincidence est grosse, il avait qu'à mieux choisir ses mots lui.

    Tiens, j'y pense, sa devise personnelle : " Travail, Respect, Patrie" déclare-t-il à son intronisation à l'UMP. C'est sans doute un hasard sans liens aucuns? Bien sûr, il est malin il change un peu les mots, de toute façon la famille est une valeur ça va sans le dire de nos jours.

    Nan mais vous inquiétez pas les gars on y retourne pas. C'est vrai, si si, les victimes ont changé, c'est pas pareil on vous dit.

    Posté par JoelaFrite, 22 juillet 2007 à 17:51
  • Le poids et le choix des mots

    oui, JoelaFrite, n'est jamais innocent, surtout quand on est un compulsif du pouvoir absolu, des coups bas à l'adversaire, des relations "gala" en guise de politique. Tiens, aujourd'hui, où était donc Sarko : Fillon était seul avec Simone Veil à la cérémonie honorant la mémoire des victimes des rafles et autres joyeusetés de l'Etat pétainiste, et le courage des Justes.
    Il se repose de sa journée sur le Tour de France des dopés, le pauvre. Harmonieux partage des tâches. C'est curieux, la presse molle n'a pas relevé cette absence. Il me semble me souvenir que Chirac y étaitchaque année. Peut-être que je me trompe...

    Posté par duszka, 22 juillet 2007 à 18:06
  • Volem rien foutre al païs

    Le travail rend libre...quand on le quitte.

    Le travail est asservissement.
    Le travail est objet de torture.
    Le travail est aliénation: "tu gagneras ta vie".

    Réfléechir à cette phrase, à ce dogme, à cette injonction. Les Sarko-Lagarde-Parizot et consort (qu'on sortira) nous les brisent menus.

    Tu fais quoi dans la vie?
    Allez-vous répondre: "j'aime" ou "je lis"...non, vous répondez comme 2000 ans d'histoire et d'oppression vous ont appris à répondre: "je suis épicier" ou "je suis vendeur" ou "je suis chomeur"...

    Les mots ont un sens, une signification, une représentation, une image cilturelle, sociale, religieuse, politique ou autres...

    Revenons au sens.

    Et puis, le dimanche ou autre jour (put***,un jour par semaine, c'est trop!!) c'est fait pour la glandouille, l'amour, les copains, les sourires, les échanges...si en plus faut pousser un caddy en lisant le dernier Harry Potter
    les oreilles bouchées par un MP3 de chez truc...Ben merde alors!

    Posté par GPMarcel, 22 juillet 2007 à 18:16
  • Les victimes (pour la plupart décédées) ne sont pas des votants contrairement au blaireau qui mate le Tour de France.

    Attendons la commémoration de l'abolition de l'esclavage... j'espère qu'il n'y aura pas un match...

    Nauséabond... c'te belle connerie.
    Olivier n'a jamais dit (et je suis persuadé qu'il ne le pense pas) que Sarko est Hitler: CECI eut été nauséabond (de le dire comme de le penser)

    Allez, outrez-vous de peu, pendant ce temps vous ne remettez pas en cause la fonction supposée émancipatrice du travail...

    Moi ce que je trouve nauiséabond ça n'est pas un quelconque soi-disant parrallèle, c'est ce que les plus faibles vont subir grâce à ce merdeux!

    Chacun s'offusque de ce qu'il veut...

    Posté par LMMM, 22 juillet 2007 à 18:20
  • Le droit à la Paresse

    " Sous l'Ancien Régime, les lois de l'Église garantissaient au travailleur 90 jours de repos (52 dimanches et 38 jours fériés) pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. C'était le grand crime du catholicisme, la cause principale de l'irréligion de la bourgeoisie industrielle et commerçante. Sous la Révolution, dès qu'elle fut maîtresse, elle abolit les jours fériés et remplaça la semaine de sept jours par celle de dix. Elle affranchit les ouvriers du joug de l'Église pour mieux les soumettre au joug du travail.La haine contre les jours fériés n'apparaît que lorsque la moderne bourgeoisie industrielle et commerçante prend corps, entre les XVe et XVIe siècles. Henri IV demanda leur réduction au pape ; il refusa parce que «l'une des hérésies qui courent le jourd'hui, est touchant les fêtes» (lettre du cardinal d'Ossat). Mais, en 1666, Péréfixe, archevêque de Paris, en supprima 17 dans son diocèse. Le protestantisme, qui était la religion chrétienne, accommodée aux nouveaux besoins industriels et commerciaux de la bourgeoisie, fut moins soucieux du repos populaire; il détrôna au ciel les saints pour abolir sur terre leurs fêtes.
    La réforme religieuse et la libre pensée philosophique n'étaient que des prétextes qui permirent à la bourgeoisie jésuite et rapace d'escamoter les jours de fête du populaire."
    Paul Lafargue

    Cela se passe de commentaires

    Posté par henri, 22 juillet 2007 à 19:19
  • La comédie humaine

    Le discours quasi-religieux sur le travail de la nouvelle droite sarkozyste est le pendant du discours économique véritablement rétrograde, voire préhistorique d'Olivier Bonnet.

    Les accents libéraux des Umpistes tendance Sup de Co font échos à ceux des socialistes tendance Assommoir de Zola. On est en pleine comédie.

    J'avoue que ce spectacle me désole un peu car aucun acteur de cette comédie n'incarne l'authenticité de mon pays réel. Mon pays se fout pas mal des heures sup de Sarko comme des mises en garde de la gauche.
    L'urgence, c'est de sauver notre économie de la faillite, de le sortir de sa tiers-mondisation ruineuse et d'encourager les entreprises à ne pas se délocaliser dans les pays où les salaires ne sont ni libéraux, ni socialistes mais misérables.

    Posté par Chouan, 22 juillet 2007 à 22:25
  • En poussant la doxa néo-libérale à son paroxysme l'héritage devrait disparaître puisque le "mérite" est la valeur cardinale.
    Ceci dit, et pour en revenir à votre billet, ce n'est pas un DRH qui a déserté l'entreprise par dégoût d'un système qui, un jour ou l'autre, l'aurait mis dans son miroir en face d'un salaud, qui vous contredira.
    Bravo.

    Posté par Henri-Pierre, 22 juillet 2007 à 23:12
  • Allez voir...

    La question humaine, superbe film de Nicolas Klotz qui sort en septembre (plusieurs avant premières por ceux qui sont à Paris). c'est le commentaire d'Henri qui m'y fait penser, parce que le héros est le type de DRH dont il parle (même si le doux Mathieu amalric est un peu à contre emploi dans le rôle). Un film au coeur du sujet dont parle Olivier aujourd'hui: comment l'entreprise emprunte son langage et ses méthodes au totalitarisme...

    Posté par Valdo Lydeker, 23 juillet 2007 à 00:03
  • Je ne fais que le souligner

    Des commentateurs l'ont déjà avancé mais je réaffirme que la comparaison avec le nazisme est directement liée à l'utilisation par Sarkozy de la même expression. J'ajoute qu'il ne pouvait ignorer, avec toute sa batterie de conseillers, qu'un parallèle pouvait être fait, et qu'il a tout de même prononcé ces mots, en connaissance de cause donc.
    C'est par conséquent Sarkozy lui-même qui impose cette comparaison avec le nazisme, dont il partage ce volet de l'idéologie - sans prétendre qu'il va ouvrir en France des camps de la mort !

    Posté par Olivier B., 23 juillet 2007 à 08:03
  • Le travail, c'est le paradis...

    Lisez plutôt
    http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-937979,0.html

    Posté par LMMM, 23 juillet 2007 à 08:12
  • Les veaux sont amnésiques

    Bonjour,

    Après "Travail, Famille, Patrie", voici "Le travail rend libre" ...

    Les veaux sont amnésiques et ont oublié cette sombre période de l'Histoire. Mais c'est vrai qu'à l'époque, le gouvernement de Vichy avait aussi ses 54 % de sympatisants.

    Hier on massacrait du juif, aujourd'hui ont "massacre" du chômeur, du sans-papiers, du pauvre.

    L'Histoire n'est malheureusement qu'un éternel recommencement.

    Cordialement,
    Irie

    Posté par Irie, 23 juillet 2007 à 08:23
  • C'est plus subtil que simplement massacrer Irie:
    on leur fait comprendre que ce sont des merdes et que si ils veulenet bien disparaitre de l'entreprise et par extrapolation de la société ou de la surface de la terre, LIBRE à eux...
    LIBRE...
    LIBRE...
    libre...
    libr...
    lib...
    li...
    l...
    ...

    Posté par LMMM, 23 juillet 2007 à 08:43
  • Dans l'ambiance relations bizarres

    Pourrais-tu, Olivier, voir ce qui se cache derrière le ménage à trois Sarko, Cécilia, Kadhafi. Le petit imperator a passé la nuit à expliquer aux européens qui se démènent depuis des années que c'est sa femme qui va tout obtenir pour pas un rond, et que, non, non, non, il ne cherche pas à recupérer quoi que ce soit... Il y a de la gêne dans cette histoire... enfin, de ma part, pas de celle des journaleux sarko-béats. Est-ce décent de lécher les bottes (pour être polie) de ce monstrueux dictateur ? Et que dire, quand on va bavasser sur les institutions, de l'hypothèse de nommer systématiquement le conjoint du président ambassadeur plénipotentiaire, voire remplaçant systématique en cas d'incapacité du grand chef ?

    Posté par duszka, 23 juillet 2007 à 08:43
  • Libre

    "Le travail rend libre", dans quelque langue qu'on le formule, est une opinion. On peut la trouver stupide, mensongère (c'est mon cas) ou au contraire sensée et éclairante, chacun a bien le droit d'en penser ce qu'il veut.

    Maintenant, quand cette formule a historiquement le poids que l'on sait (et que rappelle Olivier), un homme politique responsable a-t-il le droit de l'employer dans un discours public comme l'a fait Sarkozy ?

    Et s'il le fait, n'est-on pas en droit d'en dénoncer le caractère nauséabond sans qu'il se trouve encore des censeurs pour hurler à l'atteinte à la mémoire des déportés ?

    Posté par B.L., 23 juillet 2007 à 08:52
  • STO

    ça dit bien ce que ça veut dire, non ? Alors pourquoi hurler à l'indécence ?

    Posté par duszka, 23 juillet 2007 à 09:01
  • "n'est-on pas en droit d'en dénoncer le caractère nauséabond sans qu'il se trouve encore des censeurs pour hurler à l'atteinte à la mémoire des déportés ?"
    La soi-disant "atteinte à la mémoire des déportés" est aussi quelque chose de subjectif...

    Si on veut parler d' ""atteinte à la mémoire" à la mémoire de personnes décédées, regardez s'agiter Sarko, FI(ll)on, Borllo et toute la bande sous l'oeil des caméras...

    Ils savent qu'il y a des morts tous les jours? Ne devraient-ils pas alors dire leurs souffrance chaque jour? En quoi un accident de la route concerne-t-il le Président de la République?

    Posté par LMMM, 23 juillet 2007 à 09:03
  • spectacle, émotion

    spectacle, émotion, spectacle, émotion, et pendant ce temps on a les mains libres : ça fait de plus en plus dictature d'opérette, sauf que les figurants, c'est nous !

    Posté par duszka, 23 juillet 2007 à 09:17
  • Rien à ajouter

    formidable post olivier. tout est dit. merci.

    Posté par enzo d'aviolo, 23 juillet 2007 à 11:15
  • Les fils de leurs pères...

    Mais les "français moyens" qui approuvent cette clique au pouvoir se rêvent en "le destin de rachida dati"... et fondateurs d'une nouvelle lignée d'héritiers...

    Posté par ko, 23 juillet 2007 à 12:20
  • travailler tue

    La question que devrait se poser tous les travailleurs :
    "Mon travail améliore t il le monde dans lequel nous vivons ?"

    Ma réponse personnelle : non, s'il n'existait pas cela serait exactement le même.

    Il faut donc distinguer les emplois utils des emplois inutils pour supprimer les emplois inutils et répartir les emplois utils sur tous les gens volontaires (1 à 3 jours par semaines).

    En gros, c'est mon rêve utopique pour nous libérer de cette alliénation qu'est le Travail.

    C'est donc un doux mélange d'utopie, de décroissance, de libération des êtres.

    Posté par colombo_35, 23 juillet 2007 à 14:25
  • Très important

    Je suis quelque part réservé sur le bien fondé de cette comparaison avec le nazisme.

    Pourtant, je viens de me remémorer un spectacle intitulé "W ou les souvenirs d'enfance", fidèle adaptation de l'oeuvre de Georges Perec.

    W est une île imaginaire que l'auteur situe près de la Terre de Feu : en apparence, il s'agit d'une société idéale ou règne un ordre parfait au sein d'une société dédiée à l'idéal Olympique.

    En apparence, seulement... Je me souviens dans le spectacle d'un monde particulièrement cruel et inhumain qui n'est pas sans rappeler, si ma mémoire ne me trahit pas, justement l'univers concentrationnaire.

    Il serait intéressant de relire cette oeuvre aujourd'hui, surtout quand on sait la place qu'entend réserver au sport, "véritable école de la vie" notre Président.

    Et d'abord, qu'est ce qu'il entend par "école de le vie ?"

    Posté par johnmarguerite, 23 juillet 2007 à 15:21
  • Je veux dire

    On a coutume de croire que le sport est bon pour la santé, mais ce n'est pas toujours vrai, loin de là : tout dépend de la façon dont on le pratique...

    A cet égard, on ne se rend vraiment pas assez compte combien le sport de compétition est nocif pour l'organisme lorsqu'il rime avec stress, surentraînement et traumatismes répétés infligés à l'organisme dans des intervalles trop rapprochés.

    Tirez trop sur la corde et vous obtenez fractures de fatigues, érosion des cartilages, mort subite, accident vasculaire cérébral...

    Et maintenant, faites le rapprochement entre la compétition sportive et la compétition dans le monde du travail...

    Vous en déduisez quoi ? Personnellement que le sport professionnel est devenu un instrument de propagande idéologique...

    Merci au Docteur Stéphane Cuesca et son ouvrage "Le sport est-il bon pour la santé ?"

    Remplacez le mot sport par le mot travail : c'est du pareil au même.

    Posté par johnmarguerite, 23 juillet 2007 à 15:41
  • Conclusion

    Faites de l'exercice d'endurance 3 fois par semaine, en aisance respiratoire, c'est-à-dire à 75 % de votre capacité maximale cardiaque, soit 220 moins votre âge, le tout multiplié par 0.75, soit pour ma pomme 138 pulsations par minutes (à 5 battements près).

    Les accidents arrivent lorsqu'on parvient au stade d'essoufflement, c'est à dire lorsqu'on atteint ou dépasse les 85 % de capacité maximale cardiaque.

    Posté par johnmarguerite, 23 juillet 2007 à 15:47
  • Dans mon dernier commentaire je vous faisais part de mon indignation quant à votre allusion au camp nazi ainsi qu'à la photo au début de mon article.
    >

    Je constate que vous persistez à faire ce parallèle ignoble et je vous demande une nouvelle fois de rectifier vos propos. Vous n'imaginez sûrement pas une seconde la bêtise de tels propos.

    Posté par motpassant, 23 juillet 2007 à 18:00
  • Lisez les commentaires

    Je réponds à votre objection et d'autres commentateurs le font aussi.
    C'est Sarkozy qui a dit : "le travail, c'est la liberté". Il sait ce qu'il dit. En l'occurrence, la même chose que les nazis.

    Posté par Olivier B., 23 juillet 2007 à 19:09
  • Olivier B : vous persistez dans la bêtise et dans la comparaison nauséabonde.

    Le nazisme n'a rien à voir là-dedans, nous sommes au 21eme siècle et la France n'a rien à avoir avec le totalitarisme nazi.

    Induire la comparaison comme vous le faites est nauséabond, malhonnête. C'est typique des pratiques du front national par exemple : l'amalgame !

    Vous le faites très bien ici.

    Posté par Jules, 23 juillet 2007 à 20:12
  • Honnêteté

    @ Jules
    Etonnant votre commentaire ! Je viens de voir votre article "le socialisme français : cette religion française" . Chacun porte sa croix amalgamée je vois !

    Posté par guelum, 23 juillet 2007 à 21:17
  • Il l'a dit, oui ou non ?

    Excellent, le coup de la croix amalgamée !
    Jules, une question : Sarkozy a-t-il ou n'a-t-il pas utilisé la même formule que les nazis ? C'est tout ce que je vous demande.
    Si, je vous pose une deuxième question : croyez-vous qu'il l'ait fait sans que lui-même ni aucun de ses conseillers ne le lui ai fait remarquer ?
    Il l'a dit quand-même.
    Alors je ne vois pas où est le problème : la comparaison est légitime.
    Ca ne veut pas dire qu'il est pour les camps de la mort ! Juste qu'il déifie "la valeur travail", comme "l'ordre", par exemple. Points communs avec les nazis. Normal : il est de l'ultra droite et les nazis en représentent l'expression ultime. Donc il ne va pas aussi loin qu'eux mais leur emprunte volontiers certains thèmes.
    Comment croyez-vous qu'il ait siphonné les voix de Le Pen ? En tenant le même discours nauséabond.
    Niez-le pour voir, monsieur l'indigné qui me faites bien rire. Enlevez vos oeillères !

    Posté par Olivier B., 23 juillet 2007 à 21:28
  • De toutes façons

    A ce tarif là, je suis surpris que personne n'ait encore parlé du "rêve français" prononcé par notre président au soir du premier tour je crois bien.

    Parler du "rêve français" est une allusion directe celle-là et sans ambiguité au rêve américain où à force de travail n'importe qui est censé être capable de s'élever socialement.

    Je pense donc que l'expression "le travail, c'est la liberté" est une allusion à la liberté d'entreprendre telle qu'elle est vécue, avec une passion aveuglante et un romantisme naïf aux Etats-Unis.

    Posté par johnmarguerite, 23 juillet 2007 à 21:44
  • Et puis en plus

    Vu le mal que les américains se sont donnés pour exterminer les Indiens d'Amérique, où celui que ce sont donnés les Australiens pour exterminer les Aborigènes, ou encore les Anglais pour affamer les Irlandais... enfin bref pas besoin du Nazisme pour pointer la réalité sordide qui peut se cacher derrière la sacro sainte liberté d'entreprise à l'Anglo saxonne...

    Posté par johnmarguerite, 23 juillet 2007 à 21:54
  • Et puis m...

    Quand je pense aux jeunes architectes qui triment 60 heures par semaine (quand ils ont un contrat)pour 2100 euros par mois et toutes les responsabilités en cas de pépins qui vont avec, je me demande ce qu'ils pensent de cette fameuse phrase du jour "le travail, c'est la liberté"

    Posté par johnmarguerite, 23 juillet 2007 à 22:04
  • Décidément, chacun des slogans sarkozystes est une authentique perle de com'. Avec les deux mots les plus éculés du discours politique il arrive encore à mitonner des merveilles! "Le travail, c'est la liberté"... Non, vraiment, je suis admiratif. Juste ce qu'il faut de provoc' pour que les gauchistes poussent des cris d'orfraie, se disqualifiant d'eux-mêmes tellement l'accusation de nazisme serait grotesque. Et pendant ce temps, conjugué aux autres mots d'ordre le sous-texte de celui-ci travaille à son rendement maximal.

    Mais qu'est-ce que ça vaut dire au juste, ce slogan? Comment faut-il tordre ces mots-là pour que la phrase ait un sens?

    Et d'abord, de quel travail parle-t-on? Pour 85 à 90% de la population environ, "travail" est synonyme de "emploi salarié", caractérisé de droit et de fait par un lien de subordination à l'employeur. "Travail", du latin "tripalium", instrument de torture à trois pieux. Ca pourrait rendre le slogan passablement orwellien, à ranger avec "la guerre, c'est la paix", "l'ignorance, c'est la vérité" et surtout "la liberté, c'est l'esclavage".

    Et de quelle liberté s'agit-il? Est-ce, pour être généreux, le "gagner plus" qui doit en donner la mesure et la qualité? Même s'il y va du confort de ses dépendants, ce n'est jamais là que la trivialité de la consommation, et par conséquent il ne s'agit -- dans le meilleur des cas -- que d'une liberté de pacotille.

    Pour ma part j'ai le difficile bonheur d'être professionnellement indépendant. Et quand j'ai assez gagné de pognon pour voir venir un moment, je peux enfin "travailler" sérieusement, c'est à dire à bien autre chose qu'à mon misérable gagne-pain. Et avec bien plus d'enthousiasme, d'énergie et d'entrain. Là oui, beaucoup de travail et enfin de la liberté.



    Mais plus sinistrement... Pourquoi croyez-vous que les nazis ont affiché la fameuse formule sur un camp de concentration? Tout simplement parce qu'elle est à lire à l'envers: "la liberté, c'est le travail", n'en cherchez donc pas d'autres!!! Au-delà de la question raciale, voilà bien un élément commun au Reich et aux autres fascismes dont celui de la réaction vichyssoise. Et le caudillito de mes deux sait parfaitement comment les sous-textes résonnent.

    Posté par Facteur Cheval, 24 juillet 2007 à 07:13
  • Clap clap clap

    Posté par Olivier B., 24 juillet 2007 à 07:26
  • A voir pour faire le tour de la question

    Sur ce sujet, je ne saurais trop vous recommander de voir le très iconoclaste "Attention, danger travail" de l'excelllent Pierre Carles. Ce doc se paie le luxe de battre en brêche le (soit-disant?) fondement de notre société, à savoir "il faut travailler pour gagner sa vie, apporter son écot à la société pour s'y insérer". Voici des témoignages de chômeurs heureux, de gens qui préfèrent être pauvres plutôt que d'occuper les "emplois de merde payés des miettes" qu'on leur propose, dans un climat de dégradation générale des conditions de travail." Le premier constat qu'on fait en le regardant, c'est que l'on peut tout à fait vivre correctement avec un RMI, pourvu que l'on fasse (et assume) le choix de sortir du carcan consumériste de la société dans laquelle nous vivons. Formaté par des années de propagande (enfin, je parle pour moi), on a tendance au départ à être choqué par ces gens qu'ont voit comme ayant fait le choix d'être parasites, de vivre aux crochets de la société. Et puis, on réfléchit deux secondes (pour ce qui me concerne, on essaye), et plusieurs choses viennent à l'esprit. Tout d'abord, qu'avec l'accroissement exponentiel de la productivité de notre beau monde occidental, il est juste inévitable qu'il n'y ait PAS de travail pour tout le monde, ce qui remet en question le fameux "il FAUT travailler". Ensuite, que loin d'être du parasitisme, cette posture peut finalement également être interprétée comme de la résistance. Parce que le jour ou le patronat ne trouvera tout simplement plus personne pour accepter lesdits emplois précaires, dégradants et scandaleusement mal payés, ben ils seront bien obligés de revoir les conditions de travail pour que la machine continue à tourner. Utopiste ? Peut être, comme toute idéologie, mais je me prends à rêver à un tel jour. Bien sûr, pour cela, il faudrait toutefois que ces travailleurs comprennent que leur ennemi est précisément le patron qui leur impose de telles conditions de travail, et non le rmiste. Pour revenir à un débat précédent, que le scandale est bien que le mec qui porte les sacs de ciment gagne 1000 euros, et non que le rmiste touche 440,86 euros.

    Pour ceux que ça tente, voici le lien :
    http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/danger+travail/1

    Posté par Pinky, 24 juillet 2007 à 10:23
  • Pas d'accord sur tout

    Pour avoir vu "attention danger travail", j'ai constaté que ces personnes ne parlent que d'elles-même : je n'ai pas le souvenir de l'un d'eux évoquant le plaisir d'élever ses enfants avec le RMI, et c'est pour moi la limite de cette expérience... Ils en sont réduits à des jouissances qui ne dépassent pas leur propre personne.

    Ensuite, le travail est malgré tout le propre de l'homme, qui ne se satisfait pas de ce que la nature lui donne et s'oblige à inventer des solutions satisfaisantes, donc à accomplir un acte créateur.

    Donc, pour moi le travail est une nécessité pour s'accomplir.

    Mais on est bien d'accord qu'il faut soit pouvoir choisir un travail qui vous plaît, soit, à défaut, disposer de suffisamment de temps pour s'épanouir, en dehors d'un travail médiocrement satisfaisant, dans une activité de loisir, ainsi que l'a déjà évoqué le Facteur Cheval.

    Sinon, le problème est aussi qu'il n' y a plus d'espace disponible, d'endroit où partir pour créer un nouveau mode de vie, comme ont pu le faire les premiers immigrés en Amérique...

    Mais "volem rien foutre al païs", c'est sans moi, et je ne suis pourtant pas un bosseur acharné loin de là (sinon, je n'écrirais pas pendant mon boulot, j'y retourne !)

    Posté par johnmarguerite, 24 juillet 2007 à 10:42
  • moi chui pas aussi calé que vous les intellos,

    Mais j'ai pigé qu'a force de travailler pour se payer la derniere game boy qu'on a fouttu pendant mon absence dans les esprits de mes petits !
    mes petits a auquels par tous les moyens foireux ils essayent de leurs apprendre a con sommer ...

    Et bien j'ai compris qu'il etait urgent que je m'occupe des mes enfants.

    Comme un intervenant plus haut, independant et quand j'ai gagné assez,

    voila du temps libre temps pour mes enfants, moi meme et ma rose histoire que frustée de mon absence, elle ne succombe pas aux faiblesses de ces manques.

    Sarkozy n'est pas hitler ,mais ce n'est rien d'autre qu'un génocide sociale ce qu'il propose.

    Nettoyer la racaille au karscher, comme il dit.

    Posté par Ramo, 24 juillet 2007 à 17:04
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