Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

30 juillet 2007

Le travail, source de souffrance

mag27a"Il n'y a pas de guerre économique. Dans nos pays, de l'argent, on n'en a jamais eu autant que maintenant. La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système" : Christophe Dejours, psychiatre et titulaire de la chaire de psychanalyse santé-travail au Conservatoire national des arts et métiers, interrogé par Le monde, balance un pavé dans le jardin des adorateurs de la valeur travail. Il est l'auteur de Souffrance en France, la 2020399156banalisation de l'injustice sociale, ouvrage ainsi présenté par son éditeur : "Les Français souffrent et ne le disent pas. Nous acceptons sans protester des contraintes de travail toujours plus dures tout en étant conscients de la mise en danger de notre intégrité mentale et physique. La peur puis la honte, pour faire fonctionner la machine néolibérale, nous font commettre des actes que nous réprouvons. Mais elles nous permettent d’endurer la souffrance (subie et infligée) sans perdre la raison et ainsi de nous protéger. La question centrale du livre est, pour reprendre l’expression d’Alain Morice (1996), celle des "ressorts subjectifs de la domination" : Pourquoi les uns consentent-ils à subir la souffrance, cependant que d’autres consentent à infliger cette souffrance aux premiers ? Le néolibéralisme génère injustice et souffrance. Le nouveau système repose sur l’utilisation méthodique de la menace et sur une stratégie efficace de distorsion communicationnelle. Le processus de banalisation du mal par le travail n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est l’aspect raisonnable et justifié, réaliste et rationnel qu’on lui accorde aujourd’hui. De plus, qu’il soit accepté par une majorité de citoyens, qu’il soit décrit comme modèle à suivre au nom du bien, du juste et du vrai. Le travail peut être le médiateur irremplaçable de l’accomplissement de soi. A contrario, il peut aussi être à l’origine de processus redoutables d’aliénation."

Posté par Olivier Bonnet à 00:05 - Société - Commentaires [32] - Permalien [#]

Commentaires

    Pourquoi les uns consentent-ils à subir la souffrance, cependant que d’autres consentent à infliger cette souffrance aux premiers ?

    tres bonne question
    pourquoi cette soumission?

    Posté par gerard de nimes, 30 juillet 2007 à 00:31
  • cloporte!

    Le travail, c'est la santé.
    Rien faire, c'est la conserver.
    Les prisonniers du boulot
    Ne font pas de vieux os.

    Ces gens qui courent au grand galop,
    En auto, métro ou vélo,
    Vont-ils voir un film rigolo?
    Mais non, ils vont à leur boulot!

    Ils bossent onze mois pour les vacances
    Et sont crevés quand ils en ont, ben, ils sont morts!
    Un mois plus tard, ils sont costauds
    Mais faut reprendre le boulot!!!

    Dire qu'il y a des gens en pagaille
    Qui courent sans cesse après le travail.
    Moi, le travail me court après.
    Il n'est pas près de me rattraper!

    Maintenant, dans le plus petit village,
    Les gens travaillent comme des sauvages
    Pour se payer tout le confort.
    Quand ils en ont, ben, ils sont morts.

    Hommes d'affaires et meneurs de foules
    Travaillent à en perdre la boule
    Et meurent d'une maladie de coeur.
    C'est très rare chez les pétanqueurs!

    Chanté par henri salvador, soutien de nicolas sarkozy!

    Posté par kid_a, 30 juillet 2007 à 00:31
  • Il ne faut pas confondre

    La "valeur travail" qu'est-ce dans l'esprit de nos législateurs frénétiques ? C'est bien la domination. Qui décrète les délocalisations pour avoir des esclaves tiers-mondistes comme libres de a valeur travail ? Qui décète que tel ou tel fera des heures sup, sinon la porte, y a du monde qui attend dehors ? Qui est libre dans le travail organisé par les rentiers américains? Même pas les décideurs entrepreneurs, ils ont la trouille de la concurrence dérégulée, et le culte de la mondialisation comme paravent à leurs angoisses de rentabilité. Le travail libère ? Ah! bon, première nouvelle. Surtout quand on envisage un pays de proriétaires tenus en laisse par leurs dettes immobilières.

    Posté par duszka, 30 juillet 2007 à 08:20
  • Ah ben merde alors...

    Putain!
    Moi qui croyais me libérer par le travail... on m'aurait menti???

    Posté par LMMM, 30 juillet 2007 à 08:42
  • Soyons intelligents

    "La paresse doit être tenue pour une des manifestations les plus sûres de l'intelligence"
    Montherlant

    Posté par henri, 30 juillet 2007 à 09:47
  • médecine du travail ?

    Véridique: quand je prends un rendez vous à la médecine du travail, dans l'annuaire, il faut chercher à "santé au travail", si, si !!! Et c'est comme ça que la secrétaire décroche au téléphone. D'autre part, je constate qu'il y a plus d'accidents de travail que d'accidents de repos. Le travail serait-il dangereux pour la santé ??? Au passage, je garde en mémoire la citation de Montherlant , c'est excellentissime ...Et si ton chef te dit "je me tue au travail", eh bien... laisse le mourir !!!

    Posté par Christian, 30 juillet 2007 à 11:03
  • intello non merci

    C'est une mine d'or de vous lire les intellos.
    merci a vous d'exister.

    Ca sent de la colére, du bon sens bref vous faite vivre l'espoir.

    les 50 pour cent vaseline sont soit des interets égoistes pour une part, mais pour la plupart des esprit ''vu a la télé'' oh jhonny jhonny.

    Traiter ces gens de cons ,est deja une connerie.
    Voyons politesse,
    Tout en comprenant vos coléres.

    Posté par jef le belge, 30 juillet 2007 à 11:48
  • @ Christian

    Pas d'accord avec vos statistiques intuitives : s'il est vrai que beaucoup de gens se tuent au boulot, bien plus nombreux sont ceux qui meurent dans leur lit ! Celui-ci est donc un des endroits les plus dangereux qui soient, statistiquement parlant. En revanche, on enregistre très peu de décès dans les cimetières, qui sont donc un endroit idéal pour les bons vivants qui souhaitent le rester.

    Posté par Luc, 30 juillet 2007 à 12:17
  • prends ca comme un jeu...

    Entendu la semaine derniere cette phrase delicieuse

    "il faut mettre de cote les sentiments"

    Alors meme qu'un chef tentait de balancer sur un sous-traitant son erreur de managment. Le but etant d'obtenir remboursement. Sous la pression des financiers. Evidemment l'executant en colere. Et son connard-a-cravate de commercial de lisser l'inadmissible et de l'envelopper dans une logique universelle-on-peut-pas-faire-autrement-tu-sais.

    De l'interiorisation souterraine du moralement abject.

    Va donc construire du vivre ensemble demain quand il est normal et recompense par cheque de s'essuyer les pieds sur des tetes.

    Pour un bonhomme qui raconte, combien se taisent ?

    Posté par o., 30 juillet 2007 à 13:49
  • Travailler avec des cons

    Cher Olivier,

    Le Ministèe Autonome de la Valeur Travail et son minsitre en charge Tonvoisin Debureau, dans le cadre de sa campagne "travailler moins pour gagner plus de façon proprement indecente" et rejoindre la finalité du progrès telle qu'elle fut proposée dès le 19 eme siècle rappel par ailleurs que travailler avec des cons occasionne également de bien belle souffrance ! et ce quelque soit la taille des individus con cernés, petits cons ou grands cons sont d'en l'entreprise une égale nuisance. Le ministre vous fera part de son programme détaillée dès la rentrée, ou nonobtsnat une joyeuse fête anti con au bureau, qui prendra agréablement sa place au côté de moults journée à la con, il vous proposera le livre dans les bacs... dès le 6 septembre, en esperant que cette information, ne vous laissera pas indifferent. Objectif simple, nous sommes tous et toutes cons cernés, à chacun et chacune d'entre nous de prendre en considération notre propre violence et taquiner comme il se doit les cons recalcitrants à une amélioration substantielle de leur conneries au quotidien que l'on nomme : harcelement

    le site du ministère
    http://www.travailleravecdescons.com
    Tonvoisin Debureau Docteur en Conologie appliquée

    Posté par Tonvoisin, 30 juillet 2007 à 15:29
  • Travailler plus pour gagner plus que du pognon

    A mon sens ce qui aliène et finit par rendre inhumain ce n'est pas le travail en soi mais le travail-marchandise. Et c'est un triste symptôme de la culture dominante qu'on n'oppose plus ce travail-là qu'à la paresse ou l'oisiveté.

    Entendons-nous bien, je suis le premier à profiter d'une bonne occasion de farniente mais on ne peut pas passer sa vie à rien foutre sans finir par péter un câble. Moi ce qui me rend vraiment le goût de l'eau c'est le travail organisé, effectué et échangé en-dehors, précisément, des rapports marchands et de subordination -- donc entre individus libres et pleinement consentants.

    J'ai construit ma maison (ben ouais, et j'en suis pas peu fier) sur ce principe, en troquant des journées de travail, voire des semaines ou même des mois, avec d'autres "autoconstructeurs". Outre l'avantage économique évident de remplacer le pognon par du temps et de la sueur, ce genre d'entraide repose sur des généreuses transmissions de savoirs-faire et fonde souvent des amitiés et des solidarités robustes. J'y ai vraiment redécouvert ce que le travail peut avoir d'épanouissant, et même d'émancipateur.

    Dans une logique similaire j'ai ensuite adhéré à mon SEL local et j'y trouve le même type de gratification: le plaisir de bosser en participant à une économie d'entraide, enrichissante dans toutes les facettes de la vie et non seulement en termes de compte en banque.

    C'est frappant que ce genre d'activité se déroule en France dans un parfait no man's land juridique. L'entraide n'est légalement reconnue chez nous que dans le cadre familial ou agricole; en-dehors de ces clous-là on est théoriquement dans le travail dissimulé (encore que les SEL aient fait une petite et laborieuse brêche de jurisprudence). Le monopole bancaire sur la création de monnaie bride aussi beaucoup le développement de systèmes analogues, qui pourraient être d'une extraordinaire utilité sociale. Pour finir ma session de propagande (désolé Olivier, mais faut pas me tendre des perches comme ça!), je me dis souvent qu'il y a là de réelles pistes à explorer pour réinventer une gauche digne de ce nom!

    (Infos SEL: http://www.selidaire.org/spip/)

    Posté par Facteur Cheval, 30 juillet 2007 à 17:08
  • Le travail tue

    C'est le travail qui tue, sinon pourquoi est-ce que les patrons le feraient faire par les autres?

    Sérieux: y a des ouvriers de PSA qui y ont laissé leur vie de trvailler plus et dans de sales conditions.

    Posté par Human, 30 juillet 2007 à 18:20
  • Chaîne

    Maître et esclave, les deux extrémités d'une même chaîne.
    Supprimons la chaîne, entre autre!

    Posté par GPMarcel, 30 juillet 2007 à 20:23
  • Contraire

    Et si c'était la souffrance, la raison de la besogne?

    Posté par Fleuryval, 30 juillet 2007 à 22:26
  • @ Fleuryval

    Voudrais-tu dire dans ton interrogation que, c'est pour se détourner de sa souffrance (conséquence biblique?) que l'Homme travaille?

    Que cette souffrance engendre le labeur!
    Doigt de Dieu!
    Il y aurait là, mon vieux Fleuryval, une fatalité, une destinée hors l'Homme que je ne peux concevoir.
    Le "cest ainsi!".
    On en discute autour d'un Muscadet!!!!

    Posté par GPMarcel, 31 juillet 2007 à 09:22
  • La souffrance des autres ;-)

    Dans mes jardins, en particulier ceux des alzheimer, je ne travaille pas pour détourner ma souffrance, mais la leur.
    Et sur le manège jardinier pour les petits fracassés, quand je les regarde, j'ai bien besoin de détourner un peu de la mienne aussi.
    Alors, ce Muscadet, il est bien frais?

    Posté par Fleuryval, 31 juillet 2007 à 09:50
  • @ Facteur Cheval

    "...on ne peut pas passer sa vie à rien foutre sans finir par péter un câble..."

    Voilà un jugement un peu hâtif. Faute d'avoir eu l'occasion d'expérimenter un tel mode de vie, je ne vois pas comment il serait possible d'en tirer une conclusion pareille. Parce qu'après tout, le travail sert essentiellement (sauf pour une minorité) à vivre et à payer ce qui doit l'être. Et pour ça, il faut consentir à sacrifier ses 40 plus belles années pour récolter après tout ce temps un verre de faux champagne accompagnée d'un cadeau miteux dans une réception embarrassée. Et pour les plus chanceux, un soupçon de gratitude. Vous épanouissez-vous vraiment dans votre travail ? Y avez-vous des amis (du genre que vous inviteriez en dehors de l'environnement professionnel) ? Ou rentrez-vous chez vous de plus en plus éreinté, avec des WE à peine suffisants pour récupérer ? Honnêtement, peu de gens peuvent répondre positivement à la première question...

    A côté de ça, une vie sans travail (pas sans revenu, je sais c'est contradictoire), offre du temps. En famille, en voyage, en promenade, dans les festivals, les expositions, les concerts, que sais-je encore.

    La gratification personnelle et l'intégration sociale par le travail (une belle ineptie), corolaires de la stigmatisation obscène de ceux qui n'en ont pas, est tellement intériorisée qu'elle ne devrait plus être remise en question, ce qui personnellement me révolte

    Posté par David A., 31 juillet 2007 à 10:12
  • Des origines de la violence au travail

    Des origines de la connerie au travail
    Les fondements de la connerie au travail reposent pour partie sur la croyance sociale en une hiérarchie inhérente à l'école, le diplôme conférant aux uns, une autorité de compétences sur les autres, ainsi l'égalité diplôme et compétences est d'une part postulée, mais elle est d'autre part admise socialement par chacun et chacune d'entre nous. Elle est pourtant naturellement insuffisante et illusoire, tant ce qui fonde l'individu doit alors surpasser son diplôme s'il ne veut pas devenir rapidement une sinistre caricature de sa fonction. Voila donc mis en lumière le vrai creuset à cons, ceux qui, amputés d'intelligence humaine et de capacités introspectives, ne remettent pas en cause par eux même cette égalité simpliste, rassurante, inusffisante, et qui se mettent à confondre dès lors (une fois en poste) autorité de contrôle et autorité d'une compétence dont ils peuvent être totalement dépourvu. Pire, ces fieffés cons donnent alors voir aux moins bien lotis hiérarchiquement (les diplômes inferieurs voués aux tâches d'exécutions) des schémas qu'ils pensent légitimes (renforcement de croyance), quand, à l'évidence, ces schémas, d'humiliation, de rudesse, de harcelement, d'affirmation d'un statut usurpé, ne sont que le reflet de l'incompétence crasse de leur hiérarchique. Dominants imbéciles et Dominés illusionnés évoluent alors sur ce malentendu. Pour la classe ouvrière, si tant est qu'une classe ouvrière existe encore, les choses sont aujourd'hui naturellement pire, l'évolution de nos sociétés, leur à fait perdre la derniere croyance pouvant legitimer un travail penible, pénibilité qu'il revendiquait sans être pour autant courbé, la fierté de leur travail.


    voila pourquoi lutter contre la connerie qui finit par tuer un salarié par jour necessite une journéee anti con au bureau
    , rendez vous a la rentrèe...

    Pour le ministère de la valeur travail
    Tonvoisin Debureau docteur en conologie
    TRAVAILLER MOINS GAGNER PLUS DE FACON INDECENTE
    http://www.travailleravecdescons.com

    Posté par Tonvoisin, 31 juillet 2007 à 10:19
  • mon hypothèse est que nous nous soumettons (de notre plein gré) à un système sans issue piloté par des intérêts mafieux (le clan sarkozy frères bouygues lagardère...n'étant que la face française de la chose); si DEJOURS A RAISON DE DIRE QUE LE TRAVAIL EST SOURCE de santé (cf.canguilhem)il faut que l'on brise d'une manière ou d'une autre ce système de vol et de rapine qui nous suce le sang et fait que certains se font sauter la cervelle étant persuadés de n'être pas la hauteur!la seule question que doivent se poser ceux qui bossent utile: comment répartir la valeur que nous créons et ne pas tomber dans le piège qui nous est tendu tous les jours par ceux qui nous divisent

    Posté par con cerné, 31 juillet 2007 à 11:36
  • Travailler pour qui ?

    « L’Homme est un être de désir. Le travail ne peut qu’assouvir des besoins. Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais. »
    Henri Laborit, L’Eloge de la Fuite

    « La vie n’est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »
    Charles De Gaulle.

    "L’homme intraitable est celui capable de s’imposer à lui-même sa discipline mais n’en reçoit aveuglément de personne ; pour qui le suprême confort est de faire autant que possible ce qu’il veut, à l’heure qu’il a choisie, dut-il payer de la solitude et de la pauvreté ce témoignage intérieur auquel il attache tant de prix ; qui se donne ou se refuse, mais ne se prête jamais."
    Georges Bernanos


    « Que reste-t-il d’étincelle humaine, c’est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par les fracas des machines, lessivé, tué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gare, cathédrales de départ pour l’enfer des semaines et l’infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l’abrutissement ? (.) De la force vive déchiqueté brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de partout sous les coups du travail forcé. »
    Raoul Vaneigem : Traité du savoir-vivre à l’usage des jeunes générations.

    Posté par henri, 31 juillet 2007 à 15:53
  • Merci Henri

    Superbes citations.
    Je reviens encore sur le sujet dans le billet d'aujourd'hui.

    Posté par Olivier B., 31 juillet 2007 à 16:55
  • Aprés 43 ans de bons et loyaux services

    J'ai travaillé 43 ans, de 17 à 60 ans. Je me suis apércu qu'il ne faut rien en attendre, pas de merci, pas de reconnaissance, pas confort de vie et voir meme le contraire. La seule fonction du travail est d'enrichir ceux qui nous font travailler. Aprés 43 ans, DALKIA me donne gracieusement 10.000 €uros. Pas de quoi passer une bonne retraite.
    Finalement les jeunes, soyez des adeptes de Pierre Carles.
    jan

    Posté par jan, 31 juillet 2007 à 17:38
  • Travailler c'est trop dur

    Travailler plus, pour gagner
    plus ???

    Apparemment, ce n'est pas l'avis de tout le monde.
    Si je me réfère à la couverture du numéro "spécial
    été 2007" du magazine "Le Revenu" :

    "Vivre sans travailler,
    Nos conseils pour y arriver"

    Plus bas : Réforme fiscale
    Les mesures favorables
    pour votre argent

    Comme quoi quand on a l'argent, tout s'arrange,
    plus besoin de souffrir au travail : à vous la belle vie !

    Avec Sarkozy, effectivement tout est possible. Certains vont devoir travailler plus, pour gagner plus ( si le patron le veut), d'autre grâce au paquet fiscal vont pouvoir arrêter de travailler et prendre leur "retraite" à 50 ans, les autres il s devront mourir à la tâche si l'on veut encore d'eux.

    C'est quand même simple le capitalisme ...

    Posté par tomillo, 31 juillet 2007 à 21:37
  • Les vieilles ouvrières du textile de ma région ont commencé à travailler à 12 ans, fini à 65 (et dans quel état!) pour bénéficier après 53 ans de travail d'une retraite inférieure au SMIC.

    Ce qui se vérifie avec constance, n'en déplaise à notre bien aimé président, c'est que ce sont régulièrement ceux qui travaillent le plus, et le plus durement qui gagnent le moins. Et c'est pas près de changer.

    Petite rectification, les "ceux" sont en réalité et massivement des "celles".

    Posté par mc, 31 juillet 2007 à 22:54
  • site santé-travail et action syndicale

    www.comprendre-agir.org
    La santé, la place de l'individu au sein des organisations du travail sont au centre des préoccupations d'un nombre croissant de salariés. Le CHSCT est un outil pour les salariés comme pour le syndicat, c'est pourquoi nous avons regroupé sur un site Internet les différents champs d'actions et de compétences. L'intervention syndicale est indispensable pour regagner le respect, la dignité, l'égalité, la reconnaissance de la personne au travail. Notre réflexion porte également sur l’élaboration de stratégies d’actions face aux violences du travail et au harcèlement moral, entamée avec les chercheurs dans le cadre de l’ISERES (ancien Institut Syndical d’Études Recherches Économiques et Sociales de la CGT).

    Posté par philippe, 01 août 2007 à 10:56
  • Diviser pour mieux régner

    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/03/LINHART/13260

    Dans cet article très intéressant, Danièle Linhart nous montre le transfert des rapport de force. Du conflit Patronnat-Salariat, nous passons au rapport de force Salariat-Salariat. Nous mettre en concurrence un maximum les uns avec les autres pour mieux régner bien sûr. La division qu'ils ont crées avec le brisement progressif de la force syndicale va être très dur à reconquérir. La défense des intérêts des salariés passe forcément par un projet collectif, or le patronnat et les politiques ultra-libérales sont en passe de réussir à nous individualiser totalement les uns des autres. Actuellement même les Etats, pourtant élus par nous font la cour et font allégance aux néo-libéralisme. Sans tomber dans la théorie de la conspiration, c'est une guerre ouverte aux salariés sous pretexte de rentabilité. Nos générations doivent réagir!!!

    Posté par robindesbois, 17 août 2007 à 10:04
  • Areva

    http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=12813

    Posté par mfgtour, 17 août 2007 à 22:22
  • PSA

    extraits d’un article publié dans LO et rédigé par un des ouvriers de l’usine PSA :

    “Lundi 16 juillet à 14h30, une heure après sa prise de poste, un salarié de 55 ans s’est donné la mort par pendaison, dans l’atelier du montage de l’usine PSA de Mulhouse où il travaillait. Ouvrier de l’usine depuis près de trente ans, il avait quitté la chaîne il y a moins de deux ans, suite à des opérations du canal carpien. Son travail consistait à livrer des pièces par chariot, en bord de ligne.
    Il y a encore quelques années, obtenir un poste hors ligne était relativement prisé par des salariés âgés et usés par des dizaines d’années de chaîne. Aujourd’hui, tous ces postes sont visés de la même manière par la recherche de productivité de la direction. Même sans être sur chaîne, le travail est dur, car complètement lié au rythme et aux contraintes de la chaîne.
    […] Immédiatement après ce suicide, la direction a cherché à minimiser les faits : sur le lieu même de l’accident, à des salariés choqués qui trouvaient que cela commençait à faire beaucoup, un membre de la direction a osé rétorquer « il y a des suicides dans le monde entier ». Dans l’atelier du montage, où la nouvelle s’est vite répandue, certains chefs ont cru bon de défendre l’idée que le geste de ce salarié n’avait que des causes personnelles. La direction du site a tenu le même discours : tout en demandant aux organisations syndicales de rester discrètes « tant que l’enquête suit son cours » et « d’éviter les polémiques », elle-même n’a pas attendu pour défendre son point de vue dans la presse locale, dès le lendemain, en affirmant sans vergogne que ce suicide était « sans lien direct apparent avec le travail ». Et de faire parler un technicien dans le journal télévisé de France 3, pour dire que cet ouvrier était « content de son boulot » et que « rien ne permet de penser que cela a un lien avec l’entreprise ». […]
    Suite aux suicides de deux salariés du site de Charleville-Mézières, et de ces cinq à Mulhouse depuis fin 2006, la direction vient de mettre en place… un numéro vert. Elle a organisé un « groupe de concertation sur les risques psychosociaux », mêlant médecins de travail, psychiatre et membres d’organisations syndicales. Toutes ces mesures qui ne lui coûtent rien permettent au patron de se défausser de sa responsabilité dans ces suicides. Mais la baisse continue des effectifs (à l’usine de Mulhouse, l’effectif est passé, entre 1999 et 2005, de 13 000 à 11 000 salariés) alors que la production augmente, les suppressions de postes, la chasse aux temps morts en production comme sur les postes de préparation, la diminution de nos temps de pause et de repos, les pressions permanentes sur le travail ou le harcèlement des salariés en arrêt maladie, tout ceci fait partie d’une seule et même politique décidée par la direction”.

    Posté par mfgtour, 17 août 2007 à 22:23
  • etc

    Ds le Diplo de juillet, ne pas manquer ça http://www.monde-diplomatique.fr/2007/07/THEBAUD_MONY/14949

    Posté par mfgtour, 17 août 2007 à 22:27
  • Morale

    http://www.homme-moderne.org/rienfoutre/divers/cita.html

    Posté par mfgtour, 17 août 2007 à 22:29
  • LES OISIFS EN FORCE.

    Bonjour Olivier !

    Ilest toujours amusant de voir ceux qui prônent le "tout travail" de jamais faire autant. Ils demandent généralement plus auxautres et, aimentàse prélasser pendant leurs vacances de milliardaires. Suivez mon regard !

    Bonne journée !

    http://allainjulesblog.blogspot.com/

    Posté par ALLAIN JULES COM, 10 septembre 2007 à 12:22
  • il est évident que ceux qui ont voté sarko retraités, rentiers, femmes au foyer, ne sont pas ceux qui travaillent -...car quand on se promène de boite en boite on mesure clairement la fatigue, le stress, la pression, la perte de sens la démotivation et le manque de considération et de reconnaissance et combien "travailler plus pour gagner plus " ne signifie rien quand on bosse sur des objectifs qui 35H ou pas RTT ou pas doivent être atteints d'une manière ou d'une autre

    Posté par tgb rue-affre, 10 septembre 2007 à 14:03

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