31 juillet 2007
Le travail stresse 75% des Français : Sarkozy, pourquoi tu tousses ?
On se souvient du discours prononcé par le président Sarkozy le 20 juin dernier devant les parlementaires UMP : "Je propose à la majorité présidentielle le choix suivant : politique sociale, le travail, politique éducative, le travail, politique économique, le travail, politique fiscale, le travail, politique de concurrence, le travail, politique commerciale, le travail, politique de l'immigration, le travail, politique monétaire, politique budgétaire, le travail. Je ne les jugerai que par rapport à un seul critère, ça récompense ou ça dévalorise le travail. Je vous propose de faire comme politique celle du travail". Cas flagrant de monomanie galopante : dix fois le mot "travail" d'un coup ! Lancinante litanie flattant l'électorat conservateur, la défense de la valeur travail, si omniprésente dans le discours sarkoziste, n'est en réalité qu'un paravent pour masquer la réalité de la politique économique de la droite décomplexée : favoriser les rentiers et les héritiers, la spéculation et l'enrichissement sans cause, pérenniser la position dominante de quelques uns et s'assurer qu'ils soient toujours davantage privilégiés tandis que le troupeau des Français est invité à souffrir toujours davantage pour parvenir à survivre (le fameux "travailler plus pour gagner plus"). Voir à ce sujet les 13 milliards du "paquet fiscal" inclus dans le texte intitulé "loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat". Habituel hold-up des mots pour les détourner de leur sens, pratiqué par exemple durant la précédente législature, à propos de la "loi sur l'égalité des chances", qui créait le droit pour les jeunes d'être privés des garanties du droit du travail avec le CPE, ou avec la "loi de prévention de la délinquance", qui ne se préoccupait en réalité pas de prévention mais de répression. Fâcheuse habitude reprise par l'actuelle majorité - il est vrai qu'il s'agit des mêmes en pire ! - avec la "loi de lutte contre la récidive" qui préconise l'incarcération alors qu'on sait que c'est justement elle qui favorise la récidive.
Mais revenons aux fondements de la prétendue défense de la valeur travail. Nous avions déjà eu l'occasion de dénoncer dans ces pages la petite phrase du président, "Le travail, c'est la liberté", qui paraphrase le slogan des nazis, "Arbeit macht frei". Puis nous avons relayé l'analyse du psychiatre titulaire de la chaire de psychanalyse santé-travail au Conservatoire national des arts et métiers, Christophe Dejours, qui explique à quel point le travail, dans le contexte de l'économie néo-libérale, représente bien plus une aliénation qu'une libération. Où l'on repense au slogan inventé par George Orwell dans son chef d'oeuvre 1984 : "la liberté, c'est l'esclavage", en en renversant les termes... Et bien un sondage qui sera publié jeudi par Le pèlerin, réalisé par TNS-Sofres, vient avec éclat conforter nos réserves sur la primauté qu'il conviendrait de donner au travail dans la société actuelle, défendue et gouvernée par la droite bling bling. Il indique en effet qu'invités à choisir le mot qui décrit le mieux la façon dont ils vivent leur travail, 75% des Français (suivant la méthode des quotas) optent pour "le stress" ! Sont accusés par 54% "l'incertitude face à l'avenir professionnel", le "manque de reconnaissance" pour 45%, "la surcharge de travail" pour 36%, à égalité avec d'insatisfaisantes "conditions de travail", 27% se plaignant enfin de leurs "relations avec la hiérarchie". Vous en voulez encore ? Une large majorité de 61% considère que les conditions de travail se sont considérablement dégradées ces dernières années. L'actuelle vague de suicide en entreprises le prouve : c'est remettre l'économie au service de l'homme qu'il est urgent de faire, au lieu de pressurer les masses au bénéfice des riches - dans un système qui, en outre, est en train de détruire la planète. Travailler d'accord, pourquoi pas, mais travailler mieux, travailler autrement ! Reste à résoudre l'énigme de savoir pourquoi 42,63% des inscrits ont élu l'homme qui ne leur proposait que de travailler davantage.
Commentaires
Quant à lui
Quant à lui, père Nicolas, il doit être faire partie des 75%, l'a l'air très stressant aussi son travail… C'est dur d'être "je suis partout" et de faire avaler des couleuvres !
travail
Les candidtas de gauche ne savent pas,n'apprennent pas ou apprennent mal à se servir des médias, c'est pourquoi les 42,63% des inscrits ont voté Sarko.
J'entends les mots modernité et réforme que dans la bouche de la droite, en leur laissant ses mots, la gauche passe pour dépassée.
Une grande partie des gens trouve la politique saoulante, c'est pourquoi la droite avec ces mots rapidement assenés(gagner plus, moderne, reforme, ensemble...)frappe rapidement les esprits qui ne veulent voir que la surface des choses.
Sarko à gagné parce qu'il était le seul à etre fort en communication.
Tu as raison de citer Orwell. En ces temps bien curieux où la droite décomplexée et une certaine gauche fascinée par "l'Agité de l'Elysée" vont jusqu'à trouver acceptable la colonisation, il est utile de rappeler que cet homme, pour être né en Inde, a dénoncé très tôt les méfaits de la colonisation britannique dans l'ensemble de son empire. Mais en rendant acceptable la colonisation c'est aussi justifier ce nouvel esclavagisme qui prend forme dans la société et que l'on nomme "performance".
Sarkozy le travail, il connaît plus. Maintenant, c'est sorties devant les caméras, discours attrapes gogos et si ça se passe mal ce seront les autres qui trinqueront. Il a choppé le job en or.
Pas étonnant que ce soient les retraités qui ont voté pour lui: ils ont tout de suite pigé l'intérêt (pour eux) du travailler plus pour gagner plus.
@ supersumo
Fort en communication, oui. Faut-il admettre que la politique n'est plus que communication ? (Et donc porte ouverte à n'importe quel programme derrière ?) Faut-il admettre que la gauche ne pêche que par sa communication ?
Je crois que c'est avant tout affaire de programme. La communication ne vend bien que ce qui est solide. Sarkozy avait un programme bien solidement à droite décomplexée. Plus un bon plan média.
Le PS n'avait ni programme solide ni plan média. Sniffff…
Et pourtant...
Le programme de Sarko était certes "solidement à droite décomplexée", mais pas solide du tout pour le reste : son slogan "travailler plus pour gagner plus" est une escroquerie et le reste de sa politique n'est que cadeau aux privilégiés et gages idéologiques donnés à son électorat limite fascisant (avec Dati ou Hortefeux, les deux horribles).
Donc sa victoire, effectivement, n'est qu'affaire de communication, ainsi que d'habile captage des suffrages de nos concitoyens les plus bas du front - ce ne sont pas les commentateurs sarkozistes de ce blog qui illustreront le contraire -, hélas bien trop nombreux dans notre pays (de cons).
Quant à la gauche, je pense qu'elle est orpheline d'un vrai projet de gauche, et que Royal n'était pas une bonne candidate.
Mais qu'on va souffrir longtemps avant que n'émerge éventuellement une alternative de gauche susceptible de reprendre le pouvoir à ce mégalo bouffi de suffisance à la politique parfaitement stupide !
Solidement
Quand je disais programme solide, c'était idéologiquement. Idéologiquement solide. A un point tel qu'on ne sait plus ce qui, dans les points du programme, relève d'une volonté sociale, politique ou économique et ce qui relève de l'électoralisme. Idéologiquement solide donc mais au service d'un seul objectif : la carrière de Sarkozy. Sarkozystement solide…
je ne suis pas sure qu'on parle d'une réelle énigme. Sarkosy à du charisme, Sarkosy parle de travail... et moi j'en connais plus d'un qui en cherche de puis 6 mois et qui s'est dit "ce mec a dit travailler plus pour gagner plus, ça veut dire qu'on va avoir du taf."
Je ne comprendrais jamais les français...
C'est marrant comme dans ce pays tout le monde est prêt à raler mais personne ne bouge...
Attention, je ne dis pas ça pour votre commentaire sur la monomanie du travail de mr Sarkozy, ça m'avait aussi frappé!
Non quand je dit ça, je pense à mon quotidien d'élu du personnel dans une entreprise, confronté à une morosité galopante, tout le monde se plaint, mais où nous avons 8% de syndiqués soit moins d'un salarié sur 10. Et encore, je pense qu'on est largement au dessus de la moyenne!
A votre avis ?
Le climat de l'entreprise ne freine-t-il pas les salariés, inquiets d'être mal vus ? Ou est-ce fatalisme et individualisme conjugués qui expliquent cette sous-syndicalisation ?
le fait est que malgré les soit disant protections être syndicaliste demande de l'engagement, et précarise. En plus cela n'existe pas dans les très PME et TPE. Mais ce qui compte c'est moins le nombre de syndiqués que le soutien apporté à leurs luttes.
Pourquoi les votes pour notre impérator, je ne sais pas : nullité du camp d'en face ou de ses porte étendards, imbibation de l'idéologie libérale plus ou moins consciente, et imaginaire (se voir en gagnant)
les raisons d'un (lamentable) échec
(de la pensée critique auprès des pas-privilégiés) et donc, de l'élection de l'affreux, ont été disséquées (enfin, pas *toutes* les raisons, mais on a pas mal débroussaillé le terrain) chez M'âme Monolecte (là---> http://blog.monolecte.fr/post/2007/06/13/Recherche-prolos-sarkozystes-desesperement
A part ça, mille fois oui, le travail tel qu'il est vécu par une écrasante majorité de la population (laborieuse) est stressant, et déprimant, et bien peu se mobilisent (c'est peut-être aussi un peu la faute aux syndicats, toudmême).
Autour de moi, nous sommes de plus en plus nombreux de jeunes diplômés déterminés à ne pas supporter l'ambiance mortifère du salariat (qu'on ne nous propose de toute façon pas bien souvent ! ;-)) et à nous mettre "à notre compte" : choix contraint, certes, mais le (léger) stress du "vais-je trouver suffisamment de contrats ?" est tellement préférable au stress du lundi matin quand il faut retourner à "la taule"...
Et là, faut inventer de nouvelles façons de faire, là aussi : une structure pour se regrouper, pour mutualiser certaines obligations, certains coûts, façon coopé ? Histoire de travailler (puisqu'il faut bien, mais travailler autrement) sans perdre nos vies à les gagner.
travailler pour quoi faire
Surtout envisager le travail comme un moyen d'epanouissement social de l'homme et non comme une finalité sous la contrainte. Bref, un très long chemin à faire avant d'y parvenir dans un monde où le marché serait vertueux.....pas pour les travailleurs en tout cas!
Il y a des entreprises où le climat peut être un frei, ce n'est pourtant pas le cas chez nous (je suis entré en "bas de l'échelle" et j'ai aujourd'hui un poste d'encadrement malgré mes activités syndicales).
C'est vrai que ça demande un investissement personnel et un investissement financier (15€ /mois environ). Je ne sais pas lequel freine le plus.
De plus il faut bien se rendre compte que le syndicalisme a une image désastreuse, surtout auprès des jeunes (18 -35 ans ). Et tant que le niveau de réflexion des grandes centrales syndicales restera aussi indigent, ça ne changera pas.
Ceux qui ont voté Sarko
Ne pas oublier, je l'ai vécu de près, la razzia que Sarko a faite sur les électeurs vivant à l'étranger. Cela lui a rapporté un bon paquet de voix, de gens que notre quotidien mértopolitain affecte fort peu. Je sais qu'il a été jusqu'à envoyer des mails personnels aux inscrits... ce qui indique une manipulation informatique très très limite (ceci aux USA pour ce que j'en ai eu communication par des proches). C'est pourquoi, les pourcentages de français qui ont soi disant plébiscité le manipulateur éhonté, sont à relativiser. Et comme ce fut déjà dit ici, une majorité n'implique pas le silence et le marcher droit des autres. Elle fait ce qu'elle a à faire et les autres ont le droit de râler... voire plus si affinités !
a l'aise blaise
Ouais le dilem , travailler pour vivre ou alors vivre pour travailler ?
L'oeuf ou la poule le premier ?
A cette derniére question,
la réponse du coq fut de dire que lui coq, il ne pige pas ce genre de question et que lui en voyant une poule sais son rôle de coq.
İl suffit pas d'être COCO, encore faut'il etre rico.
Coco par le travaille, élémentaire cher watson!
Rico par le travaille... une fois n'est pas coutume au plat pays.
Enzo le travail comme épanouissement, oui beau principe. Ceci dit il faudra toujours des qui passent la serpillère, serrent des boulons, servent des brutes avinées et autres. Peut se faire en y trouvant sa joie, à défaut de ses moyens de vie, mais cela demande une sagesse difficile à conquérir
Je rentre de vacances et j'ai déjà envie de repartir. Les cauchemars sont là...
@brigetoun
qu'il faille faire tous les métiers c'est un fait, mais si au moins on respectait ces "petits" métiers à travers une juste reconnaissance de leur travail via une rémunération en conséquence, alors chacun aurait droit à un épanouissement SOCIAL humain.
c'était le sens de mon propos.
nous sommes comme toujours ou presque bien d'accord Enzo - le goût idiot de la polémique inutile, pardon
Quand on se positionne par rapport à l'Allemagne et l'Angleterre entre autres, on voit bien la différence car nous sommes à côté de pays qui travaillent plus. Sarkozy n'explique pas assez bien le fait qu'il faut travailler plus pour ce qu'ils le veulent, d'autres le ferait beaucoup mieux.
Après, oui il faut lutter contre le chômage et la précarité, mais ce n'est ni avec conservatisme de gauche anti-libérale, manichéisme et sectarisme, qu'on va avancer.
"il faut travailler plus" : savez-vous que notre productivité est largement meilleure que celle des Anglais et les Allemands ? "Travailler plus" ? vous me faites rire : les chômeurs, précaires et temps partiels subis, ils aimeraient bien travailler plus, même travailler tout court pour certains.
C'est un slogan stupide que vous nous ressortez tel quel, en bon perroquet.
Enfin, je vous prierai de répondre un peu au sujet, qui est : les conditions de travail dans le système économique néo-libéral sont de plus en plus épouvantables, pour le seul bien du dieu profit. La prochaine fois que je lis vos accusations de "conservatisme de gauche anti-libérale, manichéisme et sectarisme", non argumentées et que vous ne cessez de répéter à l'infini, je vous préviens qu'on l'a déjà lu bien trop de fois et donc que je supprimerai ces témoignages de votre indigence intellectuelle.
Lalala et Aurélien sont revenus, toujours aussi pénibles, au secours, Moderator !
@ Olivier B
>"savez-vous que notre productivité est largement meilleure que celle des Anglais et les Allemands ? "Travailler plus" ?"
Oui notre productivité horaire est supérieure mais est ce vraiment une bonne chose (mauvaises conditions de travail, stress, fatigue etc ...)
D'autre part la productivité horaire doit être mise en regard du temps travaillé annuel. Or là on se rend compte qu'en France on travaille moins (annuellement) que la majorité des pays de l'OCDE ! C'est à dire que les français sont les champions des vancances.
Il y a donc comme un petit problème au niveau de la répartition du temps de travail !
@Olivier
Si vous êtes un bon journaliste démocrate, acceptez la contradiction des gens respectueux qui ne pensent pas forcément comme vous.
La productivité meilleure? J'en doute en tout cas. Arguments ou pas, vous n'acceptez pas la contradictions de gens qui ont des idées différentes que vous.
Toto a raison sinon dans son constat.
@Olivier
Cela dit vous essayez d'instrumentaliser la lutte contre le chômage comme bon vous semblez et vous relayer comme un perroquet les thèses de vos potes populistes qui ont fait un score risible au dernières présidentielles. Vous n'avez pas le monopole de ce combat en tout cas.
@ Aurélien
Oui je me cantonne au constat. Les chiffres sont têtues : en France, sur 1 année, on travaille moins qu'ailleurs (de mémoire c'est de l'ordre de 1560 heures travaillées alors que ds d'autres pays développés on est à 1700-2000 heures)! Alors que notre temps de travail hebdomadaire est un peu plus élevé qu'en G-B par exemple (malgré les 35h!) et notre productivité horaire plus élevée que la moyenne.
A partir de ce constat on peut gloser pendant des heures. Mais on peut dire qu'on a un problème de répartition du temps de travail.
Il faut éviter de raisonner dans l'absolu mais essayer plutôt de nous comparer aux autres pays développés.
D'ailleurs :
"Les Français restent les champions du monde des vacances" :
http://fr.news.yahoo.com/afp/20070803/tfr-tourisme-social-b7b6525_1.html
Le lien "Yahoo" ne fonctionnant plus en voici un autre :
"Les Français restent cette année les champions du monde des vacances, avec en moyenne 36 jours de congés annuels, mais ils en ont perdu trois par rapport à 2006, selon une étude réalisée dans cinq pays par Harris Interactive pour le voyagiste en ligne Expedia et publiée vendredi.
Les Français, qui disposaient encore de 39 jours en 2006, se classent loin devant les Espagnols (30 jours), les Allemands (26 jours), les Britanniques (24 jours) et les Américains qui n'ont que 14 jours de congés..."
Source : http://www.20minutes.fr/article/173593/France-Les-Francais-restent-les-champions-du-monde-des-vacances.php
Voici aussi un constat intéressant par les économistes:
http://www.robert-schuman.org/supplement/questions_europe45.htm
Merci pour ce lien très instructif !
Comment se situe la France : Eh bien elle se situ parmi les pays à "forte productivité/faible taux d’emploi" .
C'est à dire que l'on a une forte productivité ( d'où "Le travail stresse 75% des Français" ! ) avec en prime un taux d'emploi bas.
En clair, il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond dans notre système franco-franchouille !
Je cite la synthèse prise sur le site "Robert-Schuman" (merci Aurélien):
- faible productivité/faible taux d’emploi :
c’est le cas de nombreux pays d’Europe centrale et orientale mais aussi de la Grèce. Ce sont des pays où le système productif est comparativement moins efficace et où beaucoup de personne en âge de travailler n’ont pas d’emploi.
- faible productivité/fort taux d’emploi :
c’est la situation de pays comme la Slovénie ou le Portugal, qui reflète une efficacité limitée mais une importante capacité à faire participer à l’effort productif les personnes en âge de travailler.
- forte productivité/faible taux d’emploi :
c’est la caractéristique de pays comme la France avec une séparation très nette entre des travailleurs très productifs (les insiders) et une importante partie de la population qui n’accède pas à l’emploi (les outsiders).
- forte productivité/fort taux d’emploi :
les pays scandinaves et anglo-saxons montrent qu’il est possible, avec deux modèles sociaux distincts, de combiner efficacité économique et participation du plus grand nombre à l’effort productif.
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