22 août 2007
Manuel valse avec la droite
Le jeune premier "socialiste" du moment, Manuel Valls, député de l'Essonne, ne déparerait pas le gouvernement Fillon. Regardez-le, avec sa tête de gendre idéal, le brushing impeccable, bien propre sur lui. Pas d'attaque sur le physique ? C'est vrai, on ne devrait pas. Mais l'on sait à quel point l'image tient lieu de fond à ceux qui nous gouvernent - avec l'incantation, la gesticulation et la démagogie. Manuel Valls, donc, serait parfait. Est-il tenté ? Depuis sa déclaration d'hier dans Le Figaro, il possède en tout cas le profil parfait du traître/rallié. Qu'a-t-il donc dit ? "Une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS retrouve une crédibilité, il doit être porteur d’un projet vraiment différent. (...) Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l’opposition." Le raisonnement est limpide. Décryptage : la France est à droite, elle plébiscite les idées de droite, et la gauche ne peut par conséquent espérer gagner sur des idées de gauche - qui seraient par ailleurs en grande partie épuisées. Pour espérer revenir au pouvoir, la gauche doit donc devenir la droite ! L'illustration parfaite de ce propos vient un peu plus loin, quand Valls profère cette véritable obscénité : "Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu’elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus. Je pense aux moyens qu’il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l’immigration." Glissons sur les moyens à donner à la justice, ce dont personne ne peut nier l'utilité, pour nous attarder sur les deux autres sujets donnés en exemple par notre sémillant député. Sécurité. Immigration. Ça ne vous rappelle rien ? Quel homme politique a instrumentalisé ces thèmes jusqu'à la nausée depuis 2002 ? Comment "faire un bout de chemin" avec celui qui en fait justement son miel populiste ? Prenons la lutte contre la criminalité. Valls souhaite donc que les socialistes fassent "un bout de chemin" avec une majorité responsable du constat objectif et accablant suivant : "Entre 2002 et 2007, pas moins de sept lois ont été votées pour durcir la répression pénale. Et si la délinquance générale a diminué, sur la même période, les violence faites aux personnes ont augmenté de 27 %. En dépit de cet évident revers, les députés de la XIII° législature, à peine élus, sont invités à débattre d’un huitième replâtrage de l’arsenal juridique et d’une cinquième modification de l’ordonnance de février 1945 ! L’existence même de ce nouveau projet de loi souligne l’échec des précédents. Et son orientation fondée, comme les autres, sur le «tout répressif», le condamne à la même faillite. Cette inflation législative donne raison au criminologue Denis Salas lorsqu’il déclare que «la loi pénale est devenue un instrument de régulation des peurs collectives et non une codification réfléchie des sanctions»" ? Au fait, de qui, ce réquisitoire contre la façon dont cette majorité envisage la lutte contre la délinquance ? De... Manuel Valls, le 17 juillet dernier, discourant à l'Assemblée nationale à propos de la loi Dati. Mais ça ne l'empêche pas aujourd'hui d'invoquer un consensus forcément introuvable ! Sur l'immigration, c'est évidemment encore pire. Comme le souligne le camarade Birenbaum sur son blog, la sortie de Valls coïncide avec la dernière saillie du ministre de l'Immigration et
de la Préservation de la Race blanche, l'abominable Brice Hortefeux : "Ce dernier a, en effet, déclaré, justement hier, être "légèrement en dessous", de l'objectif 2007 de 25 000 reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière. Ajoutant "C'est pour cela qu'il faut redoubler d'efforts pour interpeller les personnes en situation irrégulière" ; et demandant à Michel Gaudin, nouveau Préfet de Police de Paris, d'"augmenter de façon significative le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière". Tout est dit : faire du chiffre. Expulser toujours davantage. Avec comme corrollaires obligés la multiplication des contrôles au faciès et la brutalité des expulsions de sans-papiers que l'on passe à tabac. "Un bout de chemin"... Nous nous sommes trompé dans notre titre : il ne s'agit pas de valse, mais bien de danse du ventre.
Commentaires
Ah, sur ce coup, je vous ai grillé si je puis me permettre : l'heure des billets en fait foi (8 h 22 pour le mien).Uhuhuh.
Sinon, qu'attendre d'autre de Valls ? depuis des années, il réclame plus de sécuritaire, et je crois même me souvenir qu'il avait fait partie de ces socialistes, comme Julien Dray, qui avaient souhaité bonne chance à Sarkozy ministre de l'Intérieur...
Et vous ne citez pas le paragraphe d'après, allons! Tenez, je vous le met :
"Nous sommes dans une économie de marché, il faut l’admettre définitivement. Nous devons dire également que le travail est une valeur, que nous ne sommes pas favorables à une société de l’assistanat. Nous devons tirer le bilan des 35 heures, être au clair sur les retraites (...). Nous devons être aussi le parti de l’entreprise et des entrepreneurs, créateurs de richesses.
La dernière phrase est un joyau, non? Manuel Valls veut que le PS devienne pour de bon de droite, veut soutenir un gouvernement de droite, tient un discours de droite: Manuel Valls est de droite. Picétou. Mais qu'il assume, alors...
'tain, birenbaum m'a grillé! 7h 55, pfouuu...rhalala, l'est fort ce Birenbaum...
Bon d'accord
Je ne suis que troisième. ;-)
Etonnant comme les gauchistes se lèvent tôt, finalement ;-)))
Je viens vous lire.
Merci Olivier
Votre éloquence me met du (Biren)baum(e) au coeur pour la journée...
'vous à grillé Guy sur ce coup-là!
Bonne journée
Pauvre Valls !
Bonjour Olivier,
Il ne cherche qu'un strapontin depuis le début.
Bonne journée !
Trivialité
"J' épinay le PS." (F.Mitterrand)
Dicton du jour: Valls hésitation ou aucune hésitation. Un PS à droite est un PS à sa place.
Pressé
unique excuse qu'on peut lui trouver : il est jeune et pressé.
"unique excuse qu'on peut lui trouver"
Aucune. On ne peut lui trouver aucune excuse.
Vous êtes encore étonnés par ce que peuvent dire les crypto-sarkosistes du PS ?
A ce sujet un sondage ce matin nous ventait et nous vendait le DSK comme le "socialiste" (si, si ils l'ont dit) le plus à même etc, patin-couffin. Cela nous raméne un an en arrière lorsque Ségoléne était la lumière divine devant laquelle la gauche moderne devait se prosterner.
Cela à quand même un petit gout de ressucé, non ?
Moi pas compris...
Wol : "Mais demandez son avis à Monsieur Clarence, il me semble être un homme admirable de lucidité et d'intelligence très primaire, genre agriculteur tout droit sorti de sa campagne bouseuse".
Cher monsieur Wol,
Je n'ai pas encore l'heur de vous connaître, mais j'ai la forte impression, même si je dois sur ce coup-ci me trouver pris en flgrant délit de manque de second degré, que votre petite phrase est une attaque.
Même si je ne comprends guère d'où elle vient... Serait-ce que certaines choses que j'ai écrites, ailleurs, vous auraient déplu ?
Je ne suis pas agriculteur, non, mais n'ai pas pour les agriculteurs, et leur "campagne bouseuse", le mépris que vous semblez avoir.
Comme ceux de beaucoup de gens, mes ancêtres, jusqu'à certains de mes grands-parents, l'étaient, par contre.
On parlait alors de "paysans", qui est un bien plus beau mot qu' "agriculteurs".
Et j'ai aujourd'hui encore, des amis paysans, qui, en termes de lucidité et d'intelligence, pourraient en remontrer à bien des gens.
Voici pour l'instant tout ce que je peux pauvrement vous répondre, mais si vous explicitez un tant soit peu ce que vous avez bien voulu écrire, je me ferai un vrai plaisir de discuter avec vous. Si si.
Ah si ! "...demandez son avis à Monsieur Clarence...".
Mais sur quoi donc ?
Sur Manuel Valls ?
Peuh...
Suppression des commentaires non argumentés
J'ai dû supprimer 6 commentaires de ce wol mais vous en avez vu un avant que je n'en ai le temps.
Pourquoi fais-je cela ? Parce qu'il suit la voie de l'imbécile à qui je ne ferai pas l'honneur de le nommer (dont j'ai dû supprimer une vingtaine de commentaires ces derniers jours).
Si le discours de Clarence déplaît, chacun a le droit de l'écrire, mais en expliquant pourquoi, en le contredisant, en apportant des arguments, et non en se cantonnant dans le sarcasme idiot.
Si vous lisez encore ce type de commentaires, ne prenez pas la peine d'y répondre, puisqu'ils seront effacés dès que je passerai par là.
Ya Wol !
Ahhhhh !, c'est ça !
D'abord, si je vous ai fait "hurler de rire", j'en suis ravi. On ne rit jamais assez.
Ensuite, vous serez bien gentil de m'indiquer où et quand j'ai "défendu les pédophiles".
Car à moins que je ne sache vraiment pas m'exprimer (ou bien est-ce plutôt que vous ne savez pas lire ?), je crois avoir simplement écrit que les pédophiles, malgré la monstrusité de leurs crimes, devraient avoir droit, lors de leur jugement, lors de leur incarcération, et à la fin de leur peine, à certaines garanties, comme tout homo sapiens sapiens vivant au sein d'une société qui se prétend un tant soit peu évoluée.
Ce qui, je crois, n'est pas exactement "défendre les pédophiles", mais vous avez parfaitement le droit d'être ennemi de la nuance.
Et comme, contrairement à ce que vous croyez, je n'ai aucune intention de vous "imposer mes conseils" et que je ne pense pas que "la vérité ne peut sortir que de ma bouche", je vous reconnais le droit absolu de ne pas penser comme moi.
Et de penser qu'on devrait plutôt, quand on en attrape un, le pendre au premier arbre venu après l'avoir émasculé.
Ou le faire rôtir en public.
Ou toute autre solution que votre imagination vous permettra d'élaborer.
Pour le reste, je ne comprends toujours pas votre petite saillie sur la "campagne bouseuse".
Mais pour vous dire toute la vérité, ce petit mystère ne devrait pas m'empêcher de dormir...
Bien à vous.
@ Olivier
Bon ben alors j'arrêt'eud'répond'.
[ J'essaie d'écrire "en agriculteur" mais 'est pô facil' ! ]
Pressé (2)
@CSP :
Evidemment, ni de la jeunesse ni de l'impatience ne peuvet être une excuse. C'était pour souligner ce que l'on perçoit depuis le 6 Mai : que des ambitions personnelles. Rien d'autre. En clamant, non sans culot, que c'est au nom-de-convictions-profondes.
Un seul exemple (désolé d'y revenir) : la chûte d'un gamin de 12 ans pour fuire cette traque qui est décrétée au nom d'une efficacité bureaucratique.
"Faire un bout de chemin ensemble"...qu'il le fasse sans moi.
@ Olivier
Bon ben alors j'arrêt'eud'répond'.
[ J'essaie d'écrire "en agriculteur" mais 'est pô facil' ! ]
Le 9 août à Amiens, un jeune garçon de 12 ans est tombé d'un balcon du 4ème étage de son immeuble en tentant d'échapper avec son père, à un raid de leur appartement par la police.
Thérèse Couraud, ancienne infirmière de 74 ans qui soutient le collectif des sans-papiers à Amiens, a expliqué, « A force de traquer les gens, ils ont peur… Certains préfèrent mourir en sautant par une fenêtre plutôt que d'être torturés en revenant dans leur pays d'origine… Cette semaine encore, trois autres ont reçu un courrier qui leur demandait de se présenter en préfecture, avec aucun motif précis. Mais après, nous savons qu'ils sont coffrés. Nous leur disons de ne pas aller à ces convocations, nous les mettons sous notre protection.
La panique ressentie par la famille, en voyant les nombreuses voitures de police devant l'immeuble et en entendant les coups à la porte, ainsi que la tentative désespérée de fuir l'interpellation de la police, reflètent le climat de peur qui est sciemment entretenu par le gouvernement Sarkozy.
Thérèse a poursuivi, «C'est vraiment une triste image de la France. J'avais 7 ans en 1940 et l'histoire de ces familles renvoie pour moi aux rafles pendant la guerre. ». Elle a employé le terme de « rafle », terme utilisé pour qualifier les arrestations de masse des Juifs par la police du régime de Vichy du Maréchal Philippe Pétain, et qui collabora avec les Nazis durant l'occupation allemande.
Le RESF qui mène une campagne pour la défense des victimes des opérations de la police contre les sans-papiers a publié un communiqué rejetant la responsabilité de l'accident sur le gouvernement : « Ce n'est pas un accident. C'est l'effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d'interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d'expulsions (25 000). »
Le communiqué souligne, « Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux. » Il poursuit en disant, « D'autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l'heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d'enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion, » et précise que ce n'est que la face émergée de l'iceberg. « Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour », précise-t-on instamment le communiqué.
Alors que la sincérité et l'inquiétude de la population contre la chasse aux sorcières ayant pour cible les sans-papiers est indubitable, le rôle joué par les partis de « gauche » est à relever.
A l'époque du gouvernement de la gauche plurielle de Lionel Jospin, une coalition rassemblant le Parti socialiste (PS), le Parti communiste (PC) et les Verts, 12 000 sans papiers étaient déportés chaque année (selon Libération du 11 août).
Le programme électoral du PS pour les élections présidentielles de 2007 contenait des mesures anti-immigration strictes : « Nous mènerons une politique de fermeté à l'égard de l'immigration illégale... Il nous faut par conséquent dissuader l'immigration illégale.
Lorsque la candidate du PS, Ségolène Royal, fit un geste démagogique durant sa campagne électorale en faveur des enfants des sans-papiers, elle fut très vite obligée de se rétracter quelques heures plus tard. http://www.wsws.org/francais/News/2007/avril07/070407_sanspapiers.shtml
La seule personnalité politique à avoir participé à la manifestation de vendredi à Amiens était Francis Lec, avocat du Parti socialiste et conseiller régional de Picardie qui travaille pour le RESF de la Somme. Lec réclame la régularisation définitive d'Ivan et de ses parents et le soutien total à leur égard des services sociaux tout en signalant que le geste « humanitaire » d'Hortefeux permettant aux Dembsky de séjourner six mois en France, le temps que leur fils se rétablisse est un refus cynique de reconnaître que les blessures d'Ivan nécessiteront des années de soins médicaux. Néanmoins, dans sa déclaration que la presse a rapportée, Lec ne propose aucune campagne politique à mener contre la politique anti immigration poursuivie par l'ensemble de l'élite dirigeante française.
(Article original paru le 18 août 2007) wsws.org
Voila il n'y a plus aucun politique de gauche en France .
La droite et la soit disant gauche c'est bonnet blanc et blanc bonnet .
C'est pourquoi Nicolas Sarkosy a gagné l'élection .
Autant l'originale que la copie.C'était franchement dit dans le programme de Sarkosy.
Que les "élites " de gauche trouvent naturellement leur place dans ce gouvernement sera je l'espère éclairant pour le citoyen.
Valls veut son petit camenbert.Mais il ne ment pas
Une grande partie des idées de gauche sont épuisées ?
Non. il n'y a plus d'idées de gauche du tout.
Il n'y a plus de gauche du tout .
Pauvre walls
Encore un qui va rejoindre sarkosi, lui aussi se prend pour une "élite" et voilà le résultat. Pour ma part, j'avais toujours trouvé ses propos de droite et même d'extrême-droite.
Jusqu'à présent, il était au PS pour se donner bonne conscience comme kouchner, bocquel, et les autres. Je ne dirais pas besson car je pense sérieusement que c'était une taupe de sarkosi. Il y a aussi allégre qui lorgne du côté de l' élysée. IL se dit "espoustoufler par les 100 jours du maître des lieux".
Bien sûr que la gauche ne pouvait pas gagner les élections.
Heureusement, il y a Ségolène Royal qui fait sa rentrée politique le 25. Et la vie est belle !!!
Humour
"Heureusement, il y a Ségolène Royal qui fait sa rentrée politique le 25" : SR pour sauver la vraie gauche, voilà qui est très amusant ;-)
La vie des trolls
Ce qui est étonnant, c'est le temps et l'énergie que certains dépensent uniquement pour foutre le bordel sur un blog.
Je sais bien, pointer son nez au milieu de gens qui trouvent du plaisir à être ensemble et simplement les emmerder, tout le monde, un jour ou l'autre, a fait ça.
Mais normalement, ça s'arrête quand on passe de la maternelle au CP.
Là, non.
On a beau leur dire que ça ne sert à rien, et qu'ils feraient mieux d'employer ce temps gâché à, je ne sais pas moi..., sortir, lire, se cultiver, apprendre des choses, jouer au rugby ou faire l'amour, rien à faire : ils sont là, cramponnés, tels le nuisible moyen.
Ne te prends pas le chou, Olivier, ça finira bien par leur passer.
@abrezolcloporte
C'est ça l'efficacité bureaucratique. Celle qui a marqué Thérèse, dont vous sitez les propos. Garante du succès de cette entreprise, laquelle, à défaut d'être impopulaire, elle suscite juste la neutralité (des partis, des citoyens). Ce qui est pire.
Avis à la population !
L'espèce ayant pratiquement totalement disparue si, par miracle, vous trouvez au cours de vos pérégrinations un spécimen de Péessibus Socialistus, prière de l'apporter de toute urgence au musée du 10 rue de Solférino.
Ben...
Y'a bien Mélenchon et Filoche...
Ah ?
"Y'a bien Mélenchon et Filoche..."
Deux encore ? Inespéré ! Et en bonne santé ?
Toujours la même question...
... que je pose ici depuis plus d'un an régulièrement : c'est quoi pour vous que les propos de Valls - il est vrai totalement imbéciles - révulsent une politique de la "vraie gauche authentique".
J'essaie de proposer des réponses ci-dessous dans le genre test d'été pluvieux dans les magazines :
- régulariser l'ensemble des sans-papiers et accueillir tout candidat immigré qui se présenterait aux frontières...
- Collectiviser les moyens de production des entreprises supérieures à 5 000 salariés et rétablir les monopoles de France Télécom, EDF, Air France, la SNCF, La Poste, la Régie Renault...
- renationaliser l'ensemble du système bancaire et du crédit;
- quitter l'euro et rétablir la banque de france dans sa totale souveraineté sous l'autorité pleine et entière de Bercy;
- interdire les licenciements à tout entreprise qui dégage des bénéfices;
- surtaxer tous les revenus supérieurs ou égaux à 5 000 euros par foyer fiscal;
- taxer à 0,5% tous les mouvements de capitaux sur la place de Paris;
- rompre les relations diplomatiques avec l'Amérique de Bush et bâtir une alliance stratégique avec Chavez, Castro le sous commandant Marcos, Nelson Mandela (si il veut bien) et tous les descendants connus de Salvador Allende;
- Sortir sans délai du nucléaire et transformer les centrales en base de loisirs pour les enfants des classes populaires...
Voilà, si vous avez d'autres idées...
Individualité ?
Pourquoi ne voir le PS que par ces individualités et non pas comme un collectif. J'avoue qu'il s'agit d'un voeux pieux mais j'aimerai avoir comme image un PS réservoir d'idées (idées différentes, qui ne plasient pas à tous mais on le mérite d'exister) un PS qui s'interesse un peu plus à la vie des Français qu'à des enjeux de pouvoir interne. En gros, au PS il suffit de retirer les "chefs" et on a ce qu'on veux, des militants ou élus de terrain dans les associations, les syndicats, les mutuels, les coopératives et qui réfléchissent non pas en terme de poste mais bien par rapport à ce qu'ils vivent. C'est pour cela dans un sens que j'appréciais bien la méthode participative. Redonner la parole aux citoyens et arrêtons les débats dogmatiques...
Papillons
Les papillons volètent l'été et vont se coller aux lumignons qui se présentent.
Parfois ils se brûlent et sont marqués, indélébiles, dans la tête de certains.
Regardons les papillons, regardons les lumignons et sachons voler à côté (sans pour autant les ignorer)
L'Université d'été d'ATTAC propose dans sa filière 3 le thème suivant: généraliser l'intervention citoyenne plutot que la mise sous tutelle de la démocratie.
J'y vais parler, échanger, discuter, prendre et laisser de côté pour que de retour, en mon coin occitan, avec les personnes jeunes et vieilles que je côtoie, que je rencontre...nous mettions en place les éléments qui feront de notre quotidien, un quotidien moins "con".
Simplement, avec des gens à mains calleuses ou manucurées dans un échange confraternel avec la spécificité de chacun comme base de respect...
Rien de religieux, ni de mystique, ni de communauté réinventée...non, et j'y crois fermement, le sourire et l'accueil.
Alors les gens comme Valls aux sourires interchangeables, aux motivations à géométrie variable, en fonction du fauteuil proposé à ses fesses endolories...peuvent aller se faire voir.
Ailleurs.
Un autre monde est, vraiment, possible.
@ Jihème
Un peu caricaturales tes propositions… t'as pas un soupçon de nuance à introduire avant le BAT du test pour le magazine spécial fin d'été ?
de passage
@GPMarcel
"Un autre monde est, vraiment, possible."
total accord!
coucou Clarence
coucou Olivier et bravo pour l'article sur Tasmina Nasreen. j'ai suivi l'affaire dans la presse indienne. je lis Tasmina N depuis longtemps et j'ai beaucoup d'admiration pour son courage et son talent.
@Fajua
Ben si bien sûr, j'en ai d'autres, plein d'autres même, mais c'était pour susciter le débat. J'en ai ras le bol de voir des brevets en "vraie gauche" ou des fatwas sur des dérives "de droite", sans jamais tenter de définir ce qu'est être de gauche aujourd'hui. Je n'ai toujours pas vu de définition de mesures d'ultra-gauche qui auraient l'ombre d'une chance d'être appliquée sans dégâts irrémédiables. J'ai quelques idées sur un programme de gauche réformiste mis au goût du jour comportant certaines mesures assez radicales, figure-toi. Mais je le laisse murir encore un peu;-)
Surtout
Surtout que, me semble-t-il, il y a de la marge pour la création entre les gesticulations populistes de Sarko and c° et tes propositions jusqu'au-boutistes à dessein. C'est là que se situe la gauche.
vive Olive !
Ouuuuaaaah ! y a encore un mec de gauche un peu virulent sur cette planète et c'est sur ce blog que ça se passe ! On t'aime Olive ! Mords-y les mollets, on arrive !
Humour socialiste
J'ai lu dans je ne sais plus quel post ce bon mot, dont je ne citerai qu'un bref extrait (j'adoooooore):
"blablabla [...] des gens à gauche comme DSK [...] blablabla."
Allez, que Sarko donne un strapontin au petit Valls, il l'a bien mérité.
Et vive la blogosphère de gauche!
Hortefeux
Heureusement que Sarko ne lui a pas ordonné de virer 50 000 personnes ... il aurait été capable de mettre sa mère et sa femme dans le charter pour arriver au bon compte !! Consternant de connerie. Ils ne savent pas que c'est la diversité qui fait la richesse d'une société.
juste
un lien:http://www.peripheries.net/article311.html
Manuel Valls…à droite.
Les bons danseurs savent valser dans les deux sens.
extrait du blog
Manuel Valls est lui-même, il n'est ni le "lèche-cul" du politiquement correct sur certains thèmes tabous en politique, ni à la solde d'une pensée unique qui vise à cracher tout et n'importe quoi sur l'UMP. Et puis c'est un européen convaincu aussi il a retourné sa veste au bon moment, car il a milité pour le non au tce avant de militer pour le oui. On voit bien là le même conservatisme de gauche qu'il y a eu pendant la campagne référendaire de 2005. Les idées communistes et altermondialistes ne signifient plus grand chose au niveau électorale. On est au 21ème siècle, celui du libéralisme et du capitalisme légitimes pourtant mais que vous redoutaient tant mais parfois vous êtes bien contents quand ça sert vos vos intérêts personnels. Faudra changer.
Et puis il serait bien aussi de remarquer que les clivages gauche-droite-centre sont dépassés aussi. On l'a vu pendant la campagne et on le voit bien aujourd'hui avec la fameuse ouverture. Lang, Védrine, Kouchner, Hirsch et les autres ne sont pas des traitres contrairement à ce que diraient des mauvaises langues en manque de solutions crédibles face à des problèmes importants. Ils restent de gauche mais d'une gauche social-démocrate qui est à l'opposé de la gauche altermondialiste et communiste. Entre les deux y a le PS où les "éléphants" ne savent plus trop avec qui se rallier on le voit bien d'ailleurs. Valls, Boutih et DSK (je le trouve un peu long à venir) sont les seuls qui peuvent rénover un PS rompant carrément avec la gauche altermondialiste, communiste et souverainiste ainsi qu'éventuellement l'aile gauche du PS incarné par Mélenchon qui a quand même fait la campagne pour le non dans des meeting organisés par le PCF.
Pour Valls, donnons lui le crédit d'avoir bossé dur dans sa ville et sur des sujets importants au PS.
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Manuel Valls, le malodore du Parti Socialiste depuis Brionne 27 - Section locale des socialistes du Parti Socialiste - Fédération de l'Eure
Alors, là, cette fois-ci, le Maire d’Ivry est allé trop loin dans l’arrivisme, autre synonyme du degré zéro en politique ! Alain Renaldini, animateur de l’excellent blog de l’île de Ré, en lien dans notre blogoliste, vient...
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