12 septembre 2007
Japon : la droite nationaliste perd son Premier ministre
"Je suis bien conscient qu'il existe un courant d'opinion selon lequel
je devrais démissionner. Mais nous avons besoin de sortir à tout prix
du régime de l'après-guerre. J'ai décidé de rester au pouvoir car je
suis intimement convaincu que nous ne devons pas interrompre les
réformes",
déclarait le 10 septembre le Premier ministre japonais, Shinzo Abe. Ex
Premier ministre, devons-nous désormais écrire : deux jours plus tard,
il a annoncé sa démission ! Miné par les scandales financiers à
répétition au sein de son gouvernement, le chef de file des
conservateurs ne disposait plus que du soutien de 30% de ses
compatriotes. Au moment où le parlement nippon doit décider de
l'extension des opérations japonaises en Afghanistan, qu'Abe appelle de
ses voeux, il a jugé sa position politique intenable et préféré jeter
l'éponge. L'opposition de centre-gauche, majoritaire au Sénat depuis
les élections de juillet dernier, refuse la participation nippone à "des guerres américaines".
La voie paraît désormais libre pour son retour au pouvoir. Une bonne
nouvelle quand on sait que l'ex Premier ministre avait fait preuve
de proximité idéologique avec les thèses de l'extrême-droite
nationaliste, dont il avait déjà entrepris de réaliser le programme politique.
C'est ainsi que son ministre de l'éducation, Bunmei Ibuki, avait fait passer
en décembre dernier une réforme réintroduisant des cours de patriotisme
à l'école et prévoyant des punitions pour les professeurs qui
refuseraient de chanter l'hymne à l'empereur et de rendre hommage au
drapeau. Mais Ibuki ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin, puisqu'il
souhaitait allonger les heures de cours et réintroduire de
légers châtiments corporels. "Le japon a jusqu'à maintenant accordé trop d'importance aux points de vue individuels, expliquait-il. Les droits de l'Homme sont importants, mais s'ils sont trop respectés
la société japonaise finira par avoir un désorde
métabolique de droits
de l'Homme." La démission du Premier ministre aura au moins pour effet de stopper l'inquiétante progression de ce genre de conceptions.
Shinzo et Sarko : la fin d'une love story
"Je l'ai rencontré en janvier dernier lors de ma visite en France, disait de Nicolas Sarkozy Shinzo Abe, et au
cours de notre entretien, j'ai pu réellement sentir chez Monsieur
Sarkozy une volonté très forte de faire de la France une belle et
grande nation. Monsieur Sarkozy
et moi-même avons presque le même âge, à un an près. Aussi, étant de la même génération, je voudrais coopérer avec le
nouveau Président français pour développer davantage les relations
franco-japonaises et ouvrir avec lui une nouvelle ère entre la France
et le Japon." Patriotisme, atlantisme et populisme : ces deux-là étaient faits pour s'entendre. Avec la démission d'Abe, Sarkozy perd un copain sur la scène internationale. Mais il lui reste toujours Bush, Eltsine Poutine et Khadafi !
Commentaires
Allo ! Un mort à l'appareil !
Et bien, au moins avec Eltsine il sera en contact direct au Paradis (ou l'Enfer...). :D
http://www.lefigaro.fr/international/20070423.WWW000000335_boris_eltsine_est_mort.html
Hips!
Vous abusez de la vodka Olivier...
A la bourre
Oh la la il est parti à la bourre (sans jeu de mots) et depuis le boulot je ne peux pas corriger !
objectif démission
voilà l'objectif, 30% d'opinions favorables, c'est le seul truc qui pourra faire démissionner Sarko!
Euhhh tu crois que c'est possible vu que c'est lui qui tient tous les médias et les sondeurs??
Moquerie
C'est vrai Olivier s'est trompé.
D'accord, il ne peut plus discutailler avec Boris mais il lui reste encore Kroutchev Nikita.
Nicolas avec ses talonnettes pourra s'entretenir avec lui en grandes pompes.
Je sors.
Corrigé, merci
Bon ça va, Eltsine ou Poutine, même sans bibine, j'ai bonne mine !
Faisceau de brindilles
"Le Japon a jusqu'à maintenant accordé trop d'importance aux points de vue individuels", dit Ibuki.
– Qu'est-ce que je disais ! s'exclama Edith Cresson.
nous sommes un peu lents les français, nous nous mettons à intensifier le libéralisme con quand il commence à prendre des airs gênés dans le monde, et nous nous trouvons un Berlusconi en moins drôle (quoique) ou un Abbe en plus moche quand les autres pays s'en débarassent. Même Bush qui tient grace à l'horloge
Une 'tite soupe, une 'tite ****, et au lit !
La vodka je ne sais pas, mais je constate que notre hôte s'est mis à la pipe.
Comme Rouletabille...
Well done !
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