Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

13 novembre 2007

Yvan Colonna déjà condamné ?

colonna_wanted"Yvan Colonna, chronique d'une erreur judiciaire commanditée" ou "otage de la raison d'Etat" : c'est en ces termes que le Comité de soutien au berger de Cargèse, accusé du meurtre du préfet Erignac, présente l'affaire examinée depuis hier par la Cour d'assises spéciale de Paris. A ses côtés pour réclamer simplement un procès équitable, la Fédération internationale des droits de l'Homme, qui a dépêché sur place deux observateurs. C'est qu'on peut en effet nourrir de sérieuses craintes sur l'impartialité de la Cour, soumise à d'incroyables pressions de la part de la classe politique. Deux ministres de l'Intérieur ont ainsi successivement affirmé la culpabilité de Colonna: Jean-Pierre Chevènement d'abord et Nicolas Sarkozy ensuite, qui n'a pas craint d'annoncer le 4 juillet 2003: "nous avons arrêté Yvon Colonna (il s'est trompé ce jour-là de prénom !), l'assassin du préfet Erignac". Invraisemblable sortie : la déclaration universelle des droits de l'Homme ne stipule-t-elle pas que "toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées" ? Du reste, Sarkozy ne se gêne pas pour invoquer la présomption d'innocence quand il s'agit des membres de son gouvernement André Santini et Bernard Laporte (plus de détails à la fin de l'article en lien) ! Pas pour Colonna. Et pourtant, cinq témoins disent avoir vu deux hommes sur les lieux du crime, et pas trois. Or Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, déjà condamnés, ont reconnu qu'ils y étaient. Ajoutons qu'on a refusé à la défense l'organisation d'une reconstitution. Dernier élément, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, aurait convoqué fin octobre Roger Marion, ancien chef de la division nationale antiterroriste, afin de "cadrer" sa déposition - inadmissible ingérence du pouvoir dans les affaires de la justice! -, d'après un article du Point en date du 8 novembre. Démarche qui lui vaut d'être cité à comparaître au procès.

4250855_oC'est dans ce climat de suspicion, les jeux apparaissant déjà faits et Colonna condamné avant que d'être jugé, que les 7 magistrats professionnels composant cette Cour spéciale anti-terroriste vont devoir se prononcer. Et qu'apprend-on au sujet de sa composition ? Que parmi eux figure l'inénarrable ancien substitut du procureur de Toulouse, Marc Bourragué. Une présence dont s'émeut un adhérent de l’association Stop à l’Oubli, qui défend les victimes du tueur en série Patrice Alègre, dans une lettre adressée à la Fédération internationale des droits de l'Homme, dont nous sommes en mesure de vous révéler le contenu : "Il se trouve que, dans le cadre de nos actions, nous avons eu à nous intéresser aux dérapages très graves du magistrat Marc Bourragué. (...) Ce magistrat est très gravement mis en cause par un rapport très documenté (93 annexes) de son supérieur, le Procureur Bréard, qui a été transmis à la Chancellerie depuis plus de 2 ans et demi ; ce rapport est gardé secret par la Chancellerie qui refuse, ainsi que les hauts magistrats qui en ont le pouvoir, de le transmettre au Conseil Supérieur de la Magistrature et de le verser dans les dossiers. L’association Stop à l’Oubli a demandé maintes fois au Cabinet du Garde des sceaux le versement de ce rapport dans les dossiers concernés ainsi que la transmission au CSM ; la dernière demande date d’un peu plus d’un mois, lorsque l’association a été reçue à la Chancellerie par M. Guéant, conseiller de Mme R. Dati en charge des victimes. Ce rapport est maintenant connu de tous car il été publié dans une version résumée fin juin dernier dans l’ouvrage de Gilles Souillès, «Affaire Alègre : la vérité assassinée». Ce qui est rapporté dans cet ouvrage correspond exactement à la connaissance que nous avons de ce rapport et nous disposons de nombreux témoignages cités dans ce rapport. Le magistrat Bourragué, qui a le procès en diffamation extrêmement facile, n’a pas attaqué, à ma connaissance, cet ouvrage qui le met très gravement en cause et le délai de 3 mois pour une plainte en diffamation est maintenant dépassé. On peut donc légitimement s’interroger, connaissant le CV de ce magistrat, sur son «indépendance» dans le cadre d’un tel procès, tant il est évident qu’il est en «coma professionnel avancé» et soutenu par son administration pour des raisons que nous ignorons et qui n’ont rien à voir avec l’éthique." On peut en effet légitimement s'interroger.

Posté par Olivier Bonnet à 14:31 - On nous cache tout, on nous dit rien ! - Commentaires [122] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

On en reste coi, quoi...

Vraiment, cette info nous laisse sur le cul.

Bizarrement, personne ne s'en est fait l'écho...

"On vit vraiment une époque" etc...etc...

Posté par pierrot123, 13 novembre 2007 à 14:52

révoltée par l'assassinat, pas persuadée de la culpabilité (et même si culpabilité il y a ?) je m'effarais un peu de la façon dont ce procès a été annoncé ces jours ci : systématiquement fragments de reportages de l'époque avant de parler du procès du "présumé coupable" (tout de même cette règle est respectée). Parce qu'il n'y a pas de bonne justice avec les passions et des a-priori j'étais tranquillisée par le fait que le tribunal était composé de magistrats. Là ça se gatte (mais on peut lui accorder le bénéfice du doute dans sa façon de juger, non ?). Il y a tout de même aussi les observateurs.

Posté par brigetoun, 13 novembre 2007 à 15:44

Tout de même.

Au siècle dernier Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani ainsi que Régis Schleicher,ont été condamnés à perpétuité avec une peine incompressible de 18 ans pour l'assassinat d'un grand commis de l'Etat et d'une barbouze.

La peine incompressible a été dépassée et ces gens , malades, pourraient être libérés car ils ne constituent plus une menace pour la société.
Joelle Aubron est morte et Nathalie Ménigon est partiellement hémiplégique.

Je suis curieux de voir à quoi va être condamné Colonna, s'il est prouvé que c'est bien lui le meurtrier, tant la Corse a de régimes spéciaux même pour ce qui concerne les assassinats.

Un tel acharnement contre les membres d'action directe relève plus de l'esprit de vengeance que de l'esprit de justice.

Posté par Claudius, 13 novembre 2007 à 16:16

Bon, Colonna, pas Colonna...
Moi y a un truc de base, une question basique que je me pose sur cette affaire, mais ca pourrait en être une autre, au choix.
Dans notre monde médiatique d'orientation continue, répétée, du regard ds gens, par des journalistes aux ordres, je me fais un devoir d'être de plus en plus basique.
Pourquoi le Préfet Erignac, et pas un autre???
Je veux dire, quand on fait une enquête de police sur un assassinat, on s'interresse à 2 choses basiques :
-la nature du coupable
-la nature de la victime.

En fait, on part même logiquement de la nature de la victime, pour remonter éventuellement au coupable.

Qui était Erignac?
quels étaient ses actions en Corse?
quels étaient les dossiers qu'il traitait en priorité?
Quelle était ses résolutions pour influer sur l'état de ce département?
Qui pouvait-il vraiment géner par ses actions, son attitude?

Ca ne mène peut-être à rien, mais c'est bizarre qu'aucun journaliste ne se soit jamais pencher sur la question!

Enfin merde, assassiner un Préfet, c'est quand même tout à fait singulier et spécifique!
N'est-ce pas Mr Erignac qui détient la clé, de part son attitude ou ses actions?
On nous a trop vite vendu la thèse de l'assassinat pour frapper l'opinion par le côté retentissant du fait exceptionnel.
Mr Erignac génait-il des gens en particulier?

Posté par Phil, 13 novembre 2007 à 16:43

Phil le préfet en corse historiquement c'est la personne la plus haute représentant l'Etat et donc la personne la plus détestée en tant que bras de l'envahisseur

Même s'il ne fait rien au titre de sa fonction , il représente un pouvoir exécré par certaines tendances natios

Quant à creuser, ca a été fait et c'est même la première question qu'on se posait en Corse où j'étais à l'époque. Avait il pris une décision susceptible de gêner des mafieux par exemple ?.

Mais ça a été creusé par la justice, même si c'est de façon éparse à cause de la guerre des polices et de la DST. Ils avaient même cherché du côté des casinos et des décisions prises sur l'aménagement du territoire de mémoire

Mais apparemment Erignac avait comme caractéristique d'avoir justement pas fait grand chose et d'être un préfet plutôt conciliant à titre personnel

Bref qu'à 99% son assassinat était bien pour marquer les esprits en tuant le plus haut représentant de l'Etat


Après j'ai aussi sursauté en voyant que Bourragué faisait partie de la cour spéciale. Soit c'est un hasard car on manque de magistrat pour ce type de procés, soit il y a des questions à se poser sur ce que ca cache

Posté par jococo, 13 novembre 2007 à 17:09

Voir le procès de l'attentat de Quévert

Si le dossier de la défense de Y. Colonna est solide, il n'y a pas de raison que cette cour spéciale le condamne, pas plus qu'elle n'a condamné les "militants" bretons qui étaient accusés dans l'affaire de l'attentat de Quévert en 1999. Au bout de 4 ans de détention provisoire, certains ont été purement et simplement acquittés ! Et l'identité des assassins de Laurence Turbec (employée du McDo de Quévert) demeure un mystère.

Les juges antiterroristes en France brillent davantage par leurs méthodes de cow-boys que par leur discernement dans les affaires dont ils ont la charge... Bruguière lui-même a réalisé des "coups de filets" foireux dans les milieux islamistes qui se sont traduits au bout du compte par une relaxe générale pour 80 personnes, après souvent plus d'un an de détention provisoire. Alors pour le procès Erignac, j'attends de voir...

Posté par Veig, 13 novembre 2007 à 17:44

Beurk

oui beurk, beurk et re beurk.J'en ai marre de devoir ramer pour trouver des infos qu'on ne nous donne pas.Je sais bien que ca a toujours été commeça mais bon là c'est de pire en pire.Et encore je ne me plains pas, je sais par où passer('ma page d'accueil est rezonet= et j'ai la chance de posséder cet outil mais comment faire pour que tout ceci ne soit pas "réservé" à ceux qui cherchent autre chose que la voix du gouvernement dans les autres médias.Merci à vou tous de m'éclairer, j'ai du temps pour cela (encore pour le moment)!!!

Posté par cath59, 13 novembre 2007 à 18:01

beau travail d'information. colonna n'est pas seul, c'est bien sa chance, devant la farce de justice qui se prépare.

Posté par michel974, 13 novembre 2007 à 18:21

Bien sur.

Colonna est condamné d'avance au maximum.
La composition même de la cour d'assise spéciale est la garantie d'un procès inique, comme pour Ramda ou d'autres.
Croyez vous sérieusement que des magistrats vont remettre en cause le travail de leurs collègues dans un contexte de pression politique maximale?
La seule chance des accusés c'est de tomber sur un inquisiteur du niveau d'incompétence d'un Bruguière dont on peut se demander s'il avait vraiment quelques notions élémentaires de Droit.
Rappellons que le juge Burgaud, celui d'Outreau, avait bénéficié avant ses ennuis juridico-médiatitiques d'une promotion au pôle antiterroriste. C'est tout de même un peu inquiétant.

Posté par Valère, 13 novembre 2007 à 18:31

Comme il se doit

Comme il se droit, les media "mainstream", les chaînes de télé généralistes en tête, ont préparé activement l'opinion avant le procès.

On a vu, revu, re-revu et re-re-entendu la veuve du préfet Erignac, ses avocats, etc... qui ont développé cette assez ébouriffante argumentation juridique : on ne peut rien prouver, sans doute, mais le fait qu'il se cachait est une preuve de sa culpabilité car quand on n'a rien à se reprocher on ne se cache pas.

Pour ma part, je ne sais ce qu'il en est de la participation de Colonna à cet assassinat politique. Mais la partialité avec laquelle il est traité plaide évidemment en faveur de son innocence, bien plus sûrement que le fait qu'il vivait isolé du monde ne confirme les soupçons qui pèsent sur lui.

Posté par Luc, 13 novembre 2007 à 19:14

Colonna marque un point quand il dit qu'il a bien fait de "prendre du recul" plutôt que se laisser arrêter comme les deux enseignants, accusés d'être les commanditaires du crime et qui ont fait 7 ans de prison avant d'être finalement acquittés !

Posté par Olivier B., 13 novembre 2007 à 19:54

Au point où on en est...

Plus rien ne devrait nous étonner... Il faut s'attendre à tout. Et "tout" ne rend pas optimiste quand il n'y a qu'un pilote qui tient le manche...

Posté par Françoise, 13 novembre 2007 à 19:59

Une cour d'assises spéciale a aquitté en appel les ex-cerveaux présumés du meurtre d'Erignac ; ce type de juridiction n'est pas forcément aux ordres du politique.
Par ailleurs, s'il faut refuser de faire d'Yvan Colonna un coupable à tout prix, il faut refuser l'attitude symétrique d'en faire un innocent victime de la raison d'état( ce que font la défense -c'est une partie de leur stratégie- et le mouvement nationaliste qui instrumentalise ce procès pour cliver -c'est leur habitude-). S'il y a des éléments à décharge, il y a aussi des éléments à charge très forts.

Posté par xavier, 13 novembre 2007 à 20:08

Erreur judiciaire ?

Vous avez le bonjour de Jacques Chirac,il vie sa retraite en toute Impunité
Merci pour lui

Posté par Eric Claxon, 13 novembre 2007 à 20:43

La Corse comporte 3 départements : 2A, 2B, et 92.

NS ne serait rien sans la Corse (même s'il a aussi parlé de passer ses élus au Kärcher) et il y a été le voisin de Colonna, leurs fils se connaissent. (source Jacques Follorou, Le Monde, 4/7/07)

Un magistrat "très gravement mis en cause" dans des affaires de meurtres va juger Colonna ? Le loup est dans la bergerie, je ne donne pas cher du berger.

Posté par sarcophage, 14 novembre 2007 à 00:55

Manque de magistrats ?

@Jococco

Avec beaucoup d'humour vous vous interrogez sur le fait que Bourragué memebre de cette cour d'assisie cela voudrait dire qu'on manque de magistrats pour ce genre de procès.

J'espère que tout le mond eaura compris votre humour car, même si je n'ai aune illusion sur la "magistrature couchée", je crois quand même qu'on aurait pu trouver à paris 7 juges au CV inattaquable...

Tel n'est pas le cas et cela me laisse plus que dubitatif.

Posté par De la Barre, 14 novembre 2007 à 09:16

Nationalisme d'expansion

Qu'es-ce que vous imaginez ? Que la France 'nationalisme d'expansion' assumé va se laisser faire ?

Le parisianisme d'expansion a encore malheureusement des beaux jours devant lui !

Il a des outils et ils s'en servent.

La "justice" n'est autre que la "justice française", comme quand l'apartheid était le système juridique d'Afrique du Sud, la justice du Cap était alors d'apartheid....

Il est bien clair que la prise du pouvoir "des peuples de France", squattéé par les futurs bonapartistes, dès 1791, est toujours d'actualité : le premier 14 juillet 1790, c'était la fête de la Fédération, les Droits de l'Homme était traduit en 7 langues (dont l'occitan gascon par des avocats bordelais), etc... mais si nous sommes passé d'un système ou la population était sujet du roi, à celle de citoyen de France, le pouvoir (noble ou bourgeois) n'aime pas le complexe, n'aime pas les citoyens libres, le complexe.

Or, la démocratie est la gestion du complexe.

Quand on veut une seule tête, c'est un défilé militaire

Quand on veut une seule langue, c'est la France bonapartiste dont la structure est prefectoraliste.

Quand on veut une majorité dans les CR, CG, AN, c'est la partidocracie qui élimine ces farfelus de peuples de France qui veulent que l'on discute dans ces assemblées, et là on nous trouve des systèmes électoraux qui nuisent à la démocratie et au complexe dans la démocratie, donc à la représentativité des gens, la représentativité de la France d'en bas.... C'est encore la France UMP-PSF (elle fut PCF-UDR, RPR-PSF).

Après les libérations coloniales, trente années après, les Africains francophones commencent à comprendre ...

Mais en France, il y a plus que les peuples des "provinces continentales ou d'outre-mer" qui sont à décoloniser, il y a aussi les têtes.

Il faut rêver et de l'utopie nous ferons que la principauté d'Île-de-France soit enfin indépendante et qu'ils nous foutent la paix !

Le «camí serà llarg» comme dit la chanson de Lluís Llach.

Posté par Godilhaire, 14 novembre 2007 à 11:18

Heureusement, qu'il y a un Xavier dans cet échange affligeant....
Bravo Xavier....

Posté par Jihème, 14 novembre 2007 à 12:30

Et les faits ?

@Jihème

Et les faits dénoncés par O. Bonnet : la présence de ce magistrat plus que sulfureux dans le jury professionnel qu'est-ce que vous en pensez ?

Pensez-vous que la magistrature française soit à ce point dévoyée qu'on ne puisse trouver,en région parisienne 7 magistrats irréprochables... et courageux ?

Ces questions, pour ingénues qu'elles soien,t ne présagent en rien de l'innocence ou de la culpabilité de Y. Colonna. Mais vous ne pouvez pas empêcher les gens qui sont des démocrates viscéraux de se les poser.

Cela me rappelle une info passée quasiment inaperçue en son temps : dans le cadre d'une affaire qui a défrayé la chronique il y a quelques années, il a été écrit qu'un arbitrage s'était tenu à Genève avec comme arbitre un avocat unaniment loué, l'autre arbitre étant Môssieur Charles vous savez l'homme si injustement persécuté par la justice française, celui du SAC et de toutes les magouilles du Reupeureu.

C'est marrant mais instinctivement j'ai pensé que cela devait puer dur dans cette affaire et l'avocat en question a lourdement chuté dans mon Panthéon.

Même avec une longue cuiller il est difficile de dîner avec le diable...

Posté par De la Barre, 14 novembre 2007 à 14:03

Rien à ajouter à ce que disait Xavier. Ce n'est pas non plus parce qu'il y a Bourragué à son procès ou que Sarko n'a pas respecté les formes du temps où il a été arrêté qu'il faut faire de Colonna et de tous les mafieux pseudo-indépendantistes des martyrs et des héros... Mais c'est vrai que les chèvres peuvent témoigner, il était en train de les garder quand le préfet a été assassiné... CQFD

Posté par Jihème, 14 novembre 2007 à 15:01

Précision

Je ne dis pas qu'il est innocent mais qu'il n'est pas a priori coupable.

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 15:20

Ben non puisque les chèvres peuvent témoigner;-)

Posté par Jihème, 14 novembre 2007 à 15:31

sans voix

Je suis tres surpris par bon nombre de commentaires. Il faut arreter de voir dans tout et n'importe quoi des complots ourdis par des barbouzes. Je tiens a faire les ponits suivants

1) le barbouze mentionne dans un des messages etait monsieur Audran, un serviteur de l'etat qui avait le tort pour action direct de toucher au secteur de l'armement

2) Mr Bourrague a ete traine dans la boue et finalement rien n'est sorti de la pitoyable affaire allegre. Bel exemple de complot ou un travesti et une pute ont pu vomir sur des notables a priori coupable car "puissants"

3) sur les condamnations des membres d'action direct, je pense que une action de repentence aurait aide a les faire sortir plus tot mais il est vrai que c'est tellement chic de jouer les fachos de gauche....

Enfin last but not least, je signale a ceux qui l'ont encore oblié que nous vivons en démocratie dont clemenceau dissait que c'etait le pire des systemes a l'exclusion de tous les autres.....

J'ai une pensee pour Madame Eirgnac.

Posté par jacqoux, 14 novembre 2007 à 19:59

Sur Bourragué

Vous ne connaissez manifestement pas le contenu du rapport Bréard. Bourragué y est lourdement mis en accusation par son supérieur de l'époque, procureur de la république. Si "rien n'est sorti", comme vous l'écrivez, c'est que l'affaire a été étouffée.

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 20:04

Yvan Colonna déjà condamné ?

Moi aussi, j'ai une pensée pour Dominique Erignac, veuve du Préfet. Et pour leurs enfants.

Je suis totalement persuadé que Yvan Colonna est l'un des assassins de Claude Erignac. C'est va conviction.

Cela n'enlève rien au fait que chacun à le droit, inaliénable, à l'entière présomption d'innocence. Et à ne pas être condamné d'avance. D'autant que je me suis toujours interrogé sur les tribunaux d'exception, comme le sont les Cours d'Assises spéciales.

Cela n'enlève rien non plus au fait que sont inacceptables les propos qui, surtout lorsqu'ils émanent d'un ministre de l'Intérieur, tendent à acréditer une thèse plutôt qu'une autre. Cela n'est pas du ressort d'un ministre de l'intérieur, mais des autorités de poursuite.

Quant à Marc Bourragué, qu'on me permette de mettre en doute son "nez", son jugement : quand on confond des "morts violentes" avec des suicides, vraiment, soit on est pourri, soit on change de métier.

Olivier, content de te retrouver. Amitiés.

Posté par Bruno Lamothe, 14 novembre 2007 à 20:13

A toi aussi Bruno !

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 21:16

Rigolo, jacquoux !

Oui c est sur il faut arreter de voir des complots ! on nous le demande en log en large et en travers !

Bourrague est implique dans des nebuleuses de faits qui sentent le soufre. Oui, le soufre.

Quant a la veuve Erignac elle se demande et elle en fait part publiquement pourquoiu le journal personnel de son mari a disparu au cours de l instruction...
J ai aussi une pensee pour elle.

Posté par julien, 14 novembre 2007 à 21:49

Rapport Bréard

les durs de la feuille, ceux qui croient tout savoir, ceux qui voient des paranos partout, ceux qui désinforment, ceux qui écrivent pour le compte dEtchegoin - Aron et pour tous les pourris qui ont trempé dans les affaires nauséabondes de Toulouse, tous ceux qui pensent que les magistrats sont tous, je dis bien tous des anges, en résumé à toutes les buse

je vous livre la synthèse du rapport Bréard telle que rapportée dans le livre de Gilles Souillès :

Rapport 8PG05 et annexes (93 pièces) du parquet de Toulouse adressé le 6 janvier 2005 par le procureur de la République Michel Bréard, aujourd'hui avocat à la cour d'appel de Bordeaux, au procureur général près la cour d'appel de Toulouse, Michel Barrau.
Pages 247 à 260 de l’ouvrage de Monsieur Gilles Souillès « Affaire Alègre : la vérité assassinée »


L'encombrant rapport Bréard
Un document peut sans doute l'y aider. Il s'agit d'un rapport de l'ancien procureur de la République de Toulouse, Michel Bréard, remis le 6 Janvier 2005, avant sa mutation à Bordeaux, au procureur général Michel Barrau, et dans lequel sont consignées diveres auditions très intéressantes. Michel Bréard s'est livré à une véritable contre-enquête auprès des personnes qui ont déposé sur procès-verbaux à sa demande. Le document numéroté 8PG05 et annexes (93 pièces) que nous avons pu consulter et étudier très précisément, met en cause le comportement et les relations de marc Bourragué en compilant les anomalies relevées dans les procédures commerciales, et recoupant des présomptions d'abus de biens sociaux, de fausses attestations et des pactes de corruption. Parmi ces dépositions figurent, entre autres, celle d'un ancien directeur départemental de la sécurité publique, l'un de ses adjoints, ainsi que celle d'un chef des services d'enquête de la sureté urbaine, mais aussi les dépositions d'anciens ou d'actuels responsables du tribunal de commerce de Toulouse. Le rapport qui pointe des faits prescrits et d'autres qui ne le sont pas, estime au passage que Marc Bourragué a omis de signaler sa présence sur les lieux du crime de Line Galbardi, et que le magistrat a rencontré plusieurs fois Patrice Alègre entre 1990 et 1997 ; trois témoignages convergents évoquent clairement les fréquentations du magistrat. Autant dire une bombe.
Qui n'explosera pas. Michel Barrau, le procureur général aujourd'hui parti de Toulouse, a fait savoir que le rapport Bréard "ne contenait aucun fait de nature à entrainer des poursuites", en le qualifiant de simple document administratif. Une argumentation difficilement soutenable à la lecture dudit rapport. Mais la chambre de l'instruction s'est finalement rangée à l'avis du procureur général. Le fameux document est donc soigneusement oublié à la chancellerie. Au grand courroux des avocats des prostituées et des familles de victimes. Pourtant michel Bréard est tenace. 3Ce rapport est le résultat d'investigations menées à la suite d'un certain nombre de dénonciations ou témoignages mettant en cause le comportement de M. Marc Bourragué, à l'époque substitut financier du procureur de la République de toulouse" écrit-il en préambule de on document où il recense toutes les anomalies qui méritent à son avis d'être fouillées.
Voici pour la première fois divulguée la synthèse de ses observations et les questions qu'il engendre :

1. Affaire Galbardi

Première observation : des procès verbaux font état de la présence d'un magistrat sur les lieux du crime, le 3 janvier 1992, avant même l'arrivée des policiers. Comment l'expliquer ? Dans son audition par l'IGPN, le 12 février 2004, un policier a confirmé de façon précise la présence de Marc Bourragué sur les lieux. Deux autres auditions de policiers, le 2 décembre 2004, témoignent de la présence de Marc Bourragué en citant aussi un commissaire du nom de M. qui a «identifié» Bourragué ce jour là. Marc Bourragué, dans une lettre au juge Lemoine, le 23 juillet 2003, a démenti avoir été sur place tout en expliquant qu'il n'était pas de permanence. Pour Michel Bréard : «il est d'autant plus troublant de nier cette présence» - qui aurait pu éventuellement justifier -, «que des pièces réalisées lors de l'enquête ont disparu du dossier». Pour Michel Bréard le courrier de Bourragué constitue «un délit d'attestation faisant état de faits matériellement inexacts». (NdÉ : qu’en est-il réellement ?)

2. Relations avec Alègre

Après avoir affirmé qu'il ne connaissait pas Patrice Alègre, Marc Bourragué s'est trouvé dans l'obligation, au regard des preuves fournies, de dire qu'il l'avait bien rencontré. Mais selon plusieurs témoignages, il ne l'a pas rencontré qu'une seule fois comme il l'a affirmé, en 1991, lors d'un apéritif à son domicile.
Sur procès-verbal recueilli en juin 2003 (annexe XII), un gérant du bar à Fonbeauzard confirme que Bourragué fréquentait son établissement pour jouer au billard. Un ami de Marc Bourragué, Gilles Bivi, y venait avec Patrice Alègre. «Bourragué ne venait pas régulièrement, selon lui, mais venait boire un verre de façon épisodique ou fortuite».
Sur procès-verbal recueilli le 10 août 2004, le nouveau gérant qui a racheté le bar dit qu'il ne fait "aucun doute pour lui qu'ils se connaissaient". Il évoque notamment une fête du Beaujolais où Patrice Alègre ,Marc Bourragué et Gilles Bivi étaient tous les trois à table.
Sur procès-verbal du 19 août 2004 (annexeXIV), un client du bar affirme que Marc Bourragué lui a été présenté au bar dont Alègre était un client. "Je me souviens avoir vu Bourragué au comptoir avec Patrice, mais il y en a eu d'autres...je n'avais aucune raison de faire attention...en tout cas ce sont des gens qui donnaient l'impression de bien se connaître".
- Sur procès-verbal du 4 novembre 2004, un ancien restaurateur qui a surveillé pendant plusieurs semaines le domicile de Marc Bourragué dont il voulait se venger après une détention en mai 2003, affirme avoir surpris des visites d'Alègre au domicile du magistrat, «longues parfois de 3/4 d'heures».
Un autre habitué du bar affirme lui aussi avoir vu Alègre au domicile de Bourragué, un fait qu'il situe en 1998, ce qui est impossible puisque Alègre est emprisonné depuis 1997. Réinterrogé ce témoin a néanmoins maintenu ses propos.
- Sur procès-verbal du 3 décembre 2004, Cécile Chambert, l'ancienne compagne de Patrice Alègre et mère de sa fille Anaïs, déclare qu'elle a vu Bourragué une seule fois (lors d'un repas à Souillac, dans la maison de campagne de Bourragué). "Je sais par Patrice qu'il connaissait un membre du parquet, mais je ne connaissais pas la nature exacte de leur relation. Bivi m'a dit que le magistrat n'aimait pas trop Patrice", dit-elle.

3. Mise en doutes des dénégations de Marc Bourragué sur ses rapports avec Fanny (Florence Khelifi )

Florence Khelifi,dont les enfants étaient placés au sein de l'association «Sauvegarde 31» dont Marc Bourragué a été un membre fondateur, a travaillé comme serveuse au restaurant de Kouka, Le Venise, rue de la Colombette. Une fiche de la sûreté urbaine en fait foi. Sur procès-verbal du 4 octobre 2003, Kouka affirme qu'il a vu Khelifi en compagnie de Bourragué au tribunal de commerce. Il dit même avoir demandé à Fannyd'intervenir auprès de Bourragué pour arranger ses affaires, mais Fanny n'a pas voulu. Kouka réitère ses propos sur PV le 28 mai 2004.

4. La procédure contre Kouka pour travail clandestin (où il est question d'une manipulation contre trois policiers).
Le 13 mai 2004, Ryad Kouka envoie au procureur copie d’une lettre datée du 25 mai 1993 qu'il avait transmise à l'époque à son avocat, Me Lévy, pour dénoncer les ««manœuvres» de Marc Bourragué dans une affaire judiciaire le concernant. En mai 1993, Kouka est mis en examen pour faux, usages de faux et travail clandestin pour avoir falsifié les papiers d'un couple de Roumains, dont un joueur de foot qu'il fait jouer dans son équipe les «Ultras-violets». Il sera condamné en 1995 pour cette affaire à deux ans de prison dont 16 mois avec sursis et dix ans de faillite personnelle.
Au moment de sa détention provisoire, en mai 1993, Kouka explique qu'il a reçu en prison la visite de Bourragué qui lui propose un marché : contre sa mansuétude, le magistrat demande à Kouka d'accuser trois hiérarques de la police d'avoir table ouverte dans son restaurant et qu'ils ferment les yeux sur le travail au noir. Dans un premier temps, Kouka accepte, puis se rétracte. Marc Bourragué lui conseille alors de changer d'avocat en délaissant Me Lévy pour Me Debuisson. La visite de Bourragué à Kouka n'a pu être vérifiée Michel Bréard a constaté la destruction des registres pénitentiaires. Kouka indique aussi que Bourragué est revenu le voir un jour, dans la geôle où il attendait de comparaître devant le juge d'instruction pour une audition. Il est libéré le 10 juin 1993. Son avocat est Me Debuisson...
Michel Bréard constate ensuite que le dossier de la fameuse lettre a disparu. «Un sort funeste semble frapper cette procèdure», s'inquiète Michel Bréard qui constate que "le parquet général avait pourtant demandé à deux reprises le dossier administratif relatif à cette affaire pour en reconstituer l'exemplaire»...
- Sur procès-verbal du 30 juin 2004, le directeur départemental de la sécurité publique confirme avoir été au courant de la lettre de Kouka. Un policier lui a en effet indiqué qu'il a surpris une conversation entre un officier de la PJ et Marc Bourragué disant qu'ils allaient «se payer trois commissaires».Toujours dans cette déposition, l'officier de la PJ en question explique n'avoir mangé qu'une fois et en payant, dans le restaurant de Kouka, qu'il connaissait par rapport au football et à ses actions d'insertion dans les quartiers difficiles. L'ancien directeur de la police indique ensuite qu'il a demandé audience, à la suite de cette révélation, au procureur de la République de l'époque, Francis Fréchède. Lors de cette réunion, remontant à juin 1993, Francis Fréchède a convoqué Marc Bourragué «qui avait l'air gêné et qui transpirait». Marc Bourragué a déclaré : «J'ai le droit d'avoir les amis que je veux et de tutoyer un officier de la PJ». Puis il a été congédié.
- Sur procès-verbaux, ces faits ont été confirmés par les commissaires A. et B.. Le procureur Michel Bréard s'étonne que les trois policiers n'aient pas été entendus sur ces faits, notamment en 2000, lors de l'inspection générale des services judiciaires qui visait Marc Bourragué.
- Le commissaire A. a par ailleurs indiqué que Marc Bourragué s'est manifesté au soutien d'un officier de la PJ lors d'une expertise foncière liée au divorce de ce dernier. Une expertise minorée. Le commissaire a fait état de ces faits devant l'IGPN en 2004. Michel Bréard considère qu'il serait intéressant de comparer la valeur estimée de ce bien immobilier et sa valeur déclarée à la vente quelques années plus tard.
5. Lettre anonyme à Me Giudicelli, avocat de Florence Khelifi (où il est question de travaux domestiques frauduleux, de contrôles fiscaux, et du silence du procureur de la République.
Dans une lettre transmise le 2 décembre 2003, Jean-Claude Giudicelli, l'avocat toulonnais de Fanny, est informé des avantages privés dont aurait profité Marc Bourragué de la part d'une société dirigée par Mr C., administrateur, comme le magistrat, de l'association «Sauvegarde 31». Il est notamment question de travaux pour une piscine au domicile de Marc Bourragué à Launaguet. Le comptable de cette société et un autre cadre confirment. «Tous les ordres douteux venaient de Mr C.».
- Sur procès-verbal du 13 septembre 2004, M. Fournié, ancien président du tribunal de commerce, dit avoir fait état des relations de Mr C. avec Marc Bourragué lors de l'inspection des services judiciaire de 2000. Apparemment sans effet. Ce PV a été transmis à la police judiciaire pour enquête. Mr C. a commencé par nier, puis en novembre 2004 à fini par reconnaître des travaux effectués en 1992.
Michel Bréard considère que «des vérifications doivent être effectuées sur la réalité des travaux effectués au domicile de Bourragué mais aussi pour le compte de la SCI la Roque dont Bourragué détient des parts et qui correspond à une grande propriété de Souillac, dans le Lot». Ces faits avaient déjà donné lieu à un contrôle de l'administration fiscale dont les vérifications judiciaires avaient été confiées à... l'officier de la PJ que Marc Bourragué avait aidé lors de sa procédure de divorce.

La chronologie est la suivante : le 10 décembre 1996, la direction régionale des Impôts dénonce au parquet de Toulouse un abus de bien social de Mr C., à la suite d'un rapport remis le 10 octobre 1996. Sont visés deux chèques d'un montant de 121.718, 40 F et 5.634 F dont le tireur est Marc Bourragué. Le 20 décembre 1996, le parquet de Toulouse demande l'ouverture d'une enquête par «soit transmis» à la PJ sous la plume... de Marc Bourragué. C'est toujours le même officier de la PJ qui est chargé de l'enquête. Dans ses conclusions, le policier ne fait jamais référence nommément au «client» de la société. Le dossier est finalement classé sans suite. «Probablement de la main même de Bourragué», indique Michel Bréard. Le 6 avril 1998, Marc Bourragué a envoyé une lettre à son supérieur hiérarchique, Francis Fréchède, dans laquelle il s'expliquait sur ses relations avec Mr C. Michel Bréard constate : «on peut s'étonner que les deux dénonciations réitérées de l'administration fiscale aient pu être ignorées de sa hiérarchie et aient abouti à un traitement pénal par le substitut Bourragué, alors que le particulier Bourragué était cité dans le dossier. Il y a contradiction avec les dires de Bourragué qui estime n'avoir jamais failli à la règle qu'il s'est imposée de ne traiter personnellement aucune affaire concernant une de ses connaissances» (annexe 64). L'explication du silence du parquet est donnée par Francis Fréchède lui-même qui écrit en avril 1998 au procureur général Jean Volff en ces termes : «Même si je considère que des imprudences ont été commises, faute d'éléments précis, je ne m'estime pas en droit de diligenter une enquête plus approfondie sur d'éventuels manquements de ce magistrat à ses obligations de neutralité». Michel Bréard constate que Fréchède se contente «des déclarations spontanées» de Marc Bourragué. «Cette procédure est significative. Même si elle est prescrite au plan pénal, elle ne l'est probablement pas au plan disciplinaire.»


6)Les travaux réalisés par la société C. sur les immeubles appartenant à Marc Bourragué

L'entreprise C. a réalisé des chantiers sanitaires et de plomberie chez Marc Bourragué. Selon les déclarations d'un ouvrier de cette société, le dirigeant de l’entreprise, Mr P., a demandé de ne pas facturer les trois semaines de main d'oeuvre. A ce moment là, la société C. qui est en redressement judiciaire depuis 1992 a pu profiter d'un prolongement d'activité. Sur procès-verbal du 24 novembre 2004, l'ancienne secrétaire de la société C. confirme que «Mr P. traitait lui-même les affaires avec Marc Bourragué». Les vérifications entreprises en décembre 2004 par la sûreté urbaine aboutissent à la saisie dans les locaux de la société C. d'une carte de visite au nom de Blandine Bourragué pour un projet de sanitaire facturé le 20 novembre 1998 au domicile de Launaguet avec mention «main d'oeuvre gratuite». Une autre facture du 17 avril 2000 est saisie pour le remplacement d'un groupe de sécurité. Mr P. a été entendu deux fois ; le 2 décembre 2004, il reconnaît des difficultés financières en 1992 liées aux impayés d’une boîte de nuit, Le Saint-Georges, qui a déposé le bilan deux ans après sa création. Le lendemain, 3 décembre 2004, il reconnait que le matériel de réfection de la salle de bains a été acheté par Mme Bourragué en kit prémonté. Or le chauffe-eau a été facturé par la société C. Pour Michel Bréard «il faut expertiser les travaux, comparer le devis et l'état de l'installation». Des vérifications jugées «faciles».



7.Autres vérifications : la licence IV de la discothèque le Saint-Georges, le silence du parquet général.
On retrouve Mr P. qui s'est associé avec Mr T. et Mr B. dans la discothèque Le Saint Georges. C'est M. T., un ami de Marc Bourragué, membre lui aussi de l'association «Sauvegarde 31» depuis juin 1990, qui a apporté la licence IV de l'établissement obtenue avec le bail de la cave. Le 11 septembre 1993, par mutation, la licence passe à Mr P.. Or, une note des douanes du 15 décembre 1994 indique que la licence du 11 rue des Gestes est caduque pour un débit de boisson non exploité. De 1989 à 1999 le Saint-Georges n'a d'ailleurs pas connu d'activité. Le dépôt de bilan est effectif le 13 novembre 2000, converti en liquidation judiciaire le 6 juillet 2001. Les actifs sont alors cédés à la Sarl le Milliardaire avec la licence, sans que le prix de vente soit individualisé. «Or, indique Michel Bréard, la validité et le transfert d'une licence sont du ressort du parquet qui doit poursuivre si les conditions légales ne sont pas remplies du chef d'exploitation irrégulière de débit de boisson». Parallèlement à cette affaire, M. T. accuse Marc Bourragué de lui avoir subtilisé 50.000F qu'il lui avait confié avant la liquidation de sa créperie. Mr T. porte plainte. Elle ne donnera rien. Au final, Bourragué restituera à Mr T. des livres anciens que celui-ci lui avait offerts. Sur cette procédure Michel Bréard a écrit au procureur général Michel Barrau : «Bien que plusieurs rapports rédigés par le vice-procureur et signés de ma main aient été adressés à votre parquet général, le secrétariat de mon parquet n'a, à ce jour, trouvé aucunes traces d'enregistrement de la procédure diligentée, pas plus qu'un quelconque enregistrement administratif, et que, seul existe un dossier de la procédure d'enquête, classé de façon manuscrite par mes soins, sans aucune trace de dossier administratif, ce qui apparaît anormal. De nouvelles vérifications pourraient être entreprises sur les liens entre Mr T. et Marc Bourragué.»



8) Éléments concernant le tribunal de commerce de Toulouse et témoignages des présidents Fournié, Bobin et Raibaut.

L'ancien président du tribunal de commerce, M. Fournié, son successeur, Joël Bobin et l'actuel président, M. Jacques Raibaut pointent un certain nombre de procédures dans lesquelles la position de Marc Bourragué en tant que substitut chargé des affaires financière pose problème.
MM. Fournié et Bobin confirment que Marc Bourragué avait table ouverte dans un restaurant propriété de Mr F., où le magistrat les a d'ailleurs invités en proposant de payer l'addition. Les sociétés de Mr F. (restaurants, traiteur...), aujourd’hui décédé, sont actuellement en redressement judiciaire par décision d'août 2004. Un redressement qui a été délocalisé à la suite d'une ordonnance de dépaysement du premier président du tribunal de grande instance, Robert Cordas, au tribunal de Montauban ou Marc Bourragué est vice-procureur depuis 2002. Ouvrons ici une parenthèse. Joël Bobin n'a pas été entendu par le procureur Michel Bréard, mais il a bien voulu préciser ce qui suit : Il date d'abord ses ennuis judiciaires de l’affaire Mon Caf, un bar de la place du Capitole ayant pour porteur de parts la famille Daureau-Bedin à travers la SA Les Cafés du Midi. Joël Bobin affirme que Marc Bourragué l'a approché pour donner droit aux enfants du propriétaire qui voulaient récupérer l'affaire. Paradoxalement, à l'audience, Marc Bourragué a requis contre les enfants représentés par l'avocat Michel Dublanche, actuellement mis en cause dans le dossier de blanchiment d'argent via un trafic d’or à Orléans. Joël Bobin, compte tenu des éléments, a rendu un jugement favorable au père, mais en appel, les enfants dont une fille est avocate, Marie-Pierre Daurau-Bedin, ont obtenu gain de cause. Outre qu'il est interdit à un avocat d'être administrateur d'une société, l'avocate était aussi «très proche» d'un gendarme de la section recherche, M. S., aujourd'hui retraité, dont les liens avec Marc Bourragué sont avérés.
En dehors de cette affaire, Joël Bobin livre plusieurs noms de sociétés dont le traitement judiciaire pose problème, notamment du fait que Marc Bourragué avait des intérêts dans certaines d'entre elles. Michel Bréard estime «nécessaire de diligenter une enquête des chefs de détournements d'actifs et complicité, faux et usage».
9) De la nécessité de l'ouverture d'une information judiciaire

Au terme de son rapport, Michel Bréard conclut en substance :

«L'ensemble des investigations relatées dans le présent rapport vient modifier la vision qu'il était possible de porter sur le rôle de Marc Bourragué au sein des différentes procédures relevant non seulement des dossiers de l'affaire Alègre, mais également sur les rumeurs mettant en doute son intégrité dans l'accomplissement de ses fonctions en charge du suivi des affaires commerciales au tribunal de commerce. Si Marc Bourragué ne dit pas la vérité, faut-il, dès lors, refuser en bloc les déclarations qui le mettent en cause ? Si des questions se posent sur la crédibilité des prostituées, faut-il rejeter en totalité leurs témoignages ? Il apparaît utile que certaines vérifications soient reprises ou entreprises par d'autres enquêteurs dans un autre climat.
Son rôle trouble dans les procédures des sociétés S., C. et M., apparaît nécessiter l'ouverture d'une information judiciaire dans la mesure où les prescriptions de l'action publique n'apparaissent pas acquises. Se pose aussi la question des contrôles internes et notamment celui de 1999-2000 qui n'a pu agir qu'au vu des éléments qui lui ont été fournis. Un telle instruction doit pouvoir se dérouler dans un climat de sérénité qui ne saurait exister à Toulouse, compte tenu de l'état d'esprit de certains enquêteurs... Cet ensemble de faits vient considérablement affaiblir les certitudes prônées par certains et remettre en cause certaines des investigations effectuées voire d'autres dont l'exécution a été refusée».
Le procureur Bréard s'en tient là.

Posté par De la Barre, 14 novembre 2007 à 21:53

merci De la Barre

Ce qui depasse l entendement, c est pourquoi on est venu le chercher LUI pour composer cette cour speciale ?
C est risque non d exposer ainsi une telle figure si compromise dans un proces qui s annonce mediatique ! ah non, j oubliais, les medias... ha ! les medias c est TER-MI-NE.
Qui a decide de la formation de la cour speciale ?

Posté par julien, 14 novembre 2007 à 22:00

Pourquoi ?

@ Julien

Vous dite pourquoi est-on allé chercher Bourragué pour ce jury d'assise ?

Le bon sens voudrait que je réponde "mais parce que tout est joué d'avance et que Bourragué qui tient du monde est aussi tenu par son adminsitration qui si elle baisse le pouce l'envoie en tôle pour un sacré bout de temps"...

Mais je me dis quand même que les Princes qui nous gouvernent ne sont quand même pas si c... : comment mettrent en avant un tel magistrat alors qui tout le monde peut savoir qui il est...

Le cynisme d enos gouvernants est sans doute sans limite.

Alllez pour le fun, je vais vous en donner un peu plus.

Posté par De la Barre, 14 novembre 2007 à 22:39

Le temps des barbouzes

Qui se souvient de l'exfiltration du Capitaine OAS refugié en Allemagne (le capitaine Sergent si ma mémoire ne me trahit pas) dans les années 62 si je me souviens bien : on avait utilisé (on : la clique à Foccart) des truands qu'on avait sorti de tôle pour aller chercher l'AOS chez les teutons.

Dans le cas qui nous intéresse : Nous sommes en 1997 et Alègre est localisé par les pandores en Espagne. Et voilà ce que va proposer Bourragué aux gendarmes via un petit truand, Gilles Bivi.

Laissons parler Michel Roussel l'Adjudant qui dans son ouvrage Homicide 31 raconte cet épisode et le gros mensonge de Bourragué :

ARRESTATION D'UN TUEUR


Le criminel sait pourtant que la police toulousaine est à ses trousses car il a commis une lourde erreur, quelques mois plus tôt. En février il a laissé la vie sauve à Emilie Espès. Émilie est une jeune fille de vingt ans, un peu bohème. Il l'a violée dans son Austin mini, l'a rouée de coups et étranglée. Il pensait l'avoir tuée, comme les autres, et s'apprêtait sans doute à se débarrasser de son corps. Mais Émilie s'est réveillée. Et la « morte» a parlé à son agresseur. Émilie Espès doit la vie à une chance miraculeuse et à une présence d'esprit stupéfiante. Elle n'a pas crié, elle a calmé Patrice Alègre, acceptant de le suivre qu'à ce qu'elle puisse trouver refuge à l'hôpital, le lendemain matin. Émilie a porté plainte: le nom de son agresseur, qu'elle connais¬sait, et son signalement sont diffusés dans toute la France. Patrice Alègre s'en doute...

Quelques semaines après ce viol, le doyen des juges d'instruction toulousains, Serge Lemoine, a ordonné une comparaison de l'ADN de l'agresseur d'Émilie Espès - Patrice Alègre - avec celui du meurtrier d'une jeune fille de dix-neuf ans, Laure Martinet, violée et étranglée sept ans plus tôt, le 24 janvier 1990, près de Saint-Geniès. Laure Martinet habitait ce village, Patrice Alègre aussi. Les deux empreintes génétiques sont iden¬tiques, le violeur d'Émilie et le meurtrier de Laure ne sont donc qu'une seule et même personne...

Après avoir agressé Émilie, Patrice Alègre s'éloigne de Toulouse. Il est hébergé par des amis, à Montauban, Rodez, Albi, Aubenas. Mais après le meurtre de Mireille Normand, il fuit plus loin, passe la frontière espagnole au volant de l'un des véhicules de sa victime que l'on retrouvera sur un chemin de terre, près d'Alicante, le conducteur disparu…

Pendant ce temps, dans la ville rose, un substitut du cureur chargé des affaires financières contacte les
gendarmes de la Section de recherche - dont je fais partie - en charge des investigations judiciaires, par l'in¬termédiaire d'un gendarme qu'il connaît très bien. Ce magistrat se nomme Marc Bourragué. Le même qui, accusé de viols et de proxénétisme par plusieurs pros¬tituées toulousaines six ans plus tard, défraiera très invo¬lontairement la chronique (il bénéficie bien évidemment de la présomption d'innocence). Pour l'heure, le sub¬stitut veut simplement recommander Gilles Bivi à la Section de recherche. Marc Bourragué dit bien connaître ce proche de Patrice Alègre qui pourrait être utile pour retrouver le criminel en cavale. Cet homme est donc à la fois une relation de Marc Bourragué et de Patrice Alègre.

Grand, carré, Gilles Bivi affiche un crâne tondu et des tatouages sur les avant-bras. Son scénario est digne d'un vrai polar: Patrice Alègre et lui sont de vieux amis, ils écument ensemble depuis de longues années bars et boîtes de la région toulousaine. Ils fréquentent tous deux Saint-Geniès. Gilles Bivi est allé fréquemment en Espagne avec Patrice Alègre. Il sait peut-être où le tueur se cache. Il propose de se rendre lui aussi de l'autre côté de la frontière et de retrouver Patrice Alègre sous pré¬texte de lui venir en aide dans sa cavale. Puis de lui cas¬ser la figure et de le ramener dans le coffre de sa voiture en France où la Section de recherche n'aurait plus qu'à le cueillir dans un fossé. Si surprenant que cela puisse paraître, cette étonnante proposition fait débat. L'enjeu est de taille: cela peut aider à sauver des vies et à mettre la main sur un meurtrier présumé. Mais en réalité Gilles Bivi ne sait pas où se trouve Patrice Alègre. Décision est donc prise de ne pas donner suite à sa proposition. Beaucoup plus tard, dans Le Nouvel Observateur du 10 juillet 2003, Marc Bourragué affirmera nous avoir adressé Gilles Bivi après l'arrestation de Patrice Alègre. C'est inexact, l'ancien substitut a oublié qu'il nous avait adressé Gilles Bivi afin d'aider à l'arrestation du cri¬minel. Selon lui, c'est Gilles Bivi qui lui aurait présenté Patrice Alègre."

Gros mensonge...Un de plus.

Et que penser de cette proposition dans un pays démocratique : une petite frappe, coaché par un magistrat, qui va casser la gueule d'un tueur en Espagne et qui le ramène (dans quel état ?) dans le coffre de sa voiture ?

On rêve, non ?

Posté par De la Barre, 14 novembre 2007 à 22:48

fantasmes

Je suis effaré par les emails qui ont suivi mon premier message. Si on commence comme ça, je suggère d'imputer a Marc Bourague l'affaire du collier de la reine voire l'assassinat de l'archiduc d'autriche !!!!!!

Ceci m'empechera en aucun la tenue d'un proces dans les regles de l'art. Les bonnes resolutions de colonna qui se prentend etre un patriote corse et qui ne regrette rien finiront par l'envoyer au fond d'une geole pour un bon bout de temps. Une bonne famille vit en corse et je me souviens encore du sentiment de honte et de degout qui a suivi ce meurtre commis par des "gens d'honneur": trois balles dans le dos.

Posté par jacqoux, 14 novembre 2007 à 22:52

Arrêtez jacqoux : Le crime est détestable mais qui vous dit que Colonna est coupable ? Et pourquoi continuez-vous à prétendre que Bourragué est blanc comme neige ?

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 22:56

Terrorisme ?

Un simple assassinat! Pourqoui un cour aussi spéciale ?
Et quant à un procès régulier, pourquoi Colonna n'est-il pas jugé en Corse, devant une cour d'assise standard, n'est-ce pas là où le crime à eu lieu ?
Ah oui, un préfet, c'est plus qu'un homme, c'est le symbole de l'état, qui vaut bien plus que tout être humain!

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 22:57

blanc comme neige ...

Merci pour cette réponse car elle démontre que si on ne doit pas considerer que colonna est coupable a priori alors il ne faut pas considerer que Bourrague est à priori une crapule. Pas de proces = pas de coupable !!!!

Dernier point : 4 ans de recul dans le maquis .... pourquoi !!! ecrire l'anthologie de la poesie medievale corse ?, un traité sur la fabrication raisonne du fromage de brebis ? ou tout simplement pour echapper a la justice ?

Reflechir ne nuit pas a la sante !!!

Posté par jacqoux, 14 novembre 2007 à 23:03

Et les deux enseignants qui ont fait 7 ans de prison, soupçonnés d'avoir commandité l'assassinat, avant d'être acquittés ? Eux n'ont pas échappé à la justice...
Quant à votre mauvaise foi concernant Bourragué, je pense qu'il est inutile d'en dire plus.

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 23:08

Comment aurait-il pu se rendre, se sachant condamné d'avance ? Se rendre pour être brutalisé, arraché de sa terre pour se retrouver en métropole, loin de ses proches, alors, comment le blamer ? La "justice" (terme orwelien s'il en est) française étant ce qu'elle est, et le ministre de l'intérieur de l'époque ayant été ce qu'il a été...
Je trouve particulièrement injuste et inadmissible que des prisonniers puissent être transféré de Corse à Paris, n'y a-t-il donc ni prisons, ni tribunaux en Corse ? Qu'en est-il de la continuité territoriale, alors ?

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:13

La différence

@Jacquoux

Je ne connais rien du dossier Colonna mais je crois lire dans la presse que le dossier d'accusation est loin d'être concluant.

Pour Bourragué c'est accablant : il a menti quasiment sur tout, ses relations avec Alègre, ses relations avec la prostituée Fanny, sa présence sur les lieux du crime de Line Galbardi...Il avait aussi menti sur sa présence sur les lieux du crime de Elizabeth Schleichard...

Il a menti sur le coup de Bivi allant casser la gueule à alègre en espagne...

Son honnêté dest mise en cause dans x affaires financières.

Et qui dit ça : son supérieur qui a enquêté, qui a accumulé les témoignages.

Bourragué a du faire au moins 20 à 30 procès en diffamation.

A-t-il attaqué Gilles Souillès quand il publié la synthèse du rapport Bréard ?

Non...

Vous ne trouvez pas que votre combat est quand même un pêu désespéré ?

Ne croyez-vous pas qu'il faudrait que ce rapport soit versé dans les dossiers que tous les dossiers soient dépaysés et qu'on enquête vraiment en donnant toutes les garanties ?

Come l'a dit JM Apathie chez P. Amar (je cite de mémoire) : il ya eu tellement de magouilles dans cette affaire Alègre que ce n'est pas être parano que de remettre en cause certaines décisions.

S'il n'y avait qu'une chose à retenir : le rapport Bréard est accablant et Bourragué n'a pas attaqué celui qui l'a publié alors qu'il attaque tous azimuths.

Pourquoi ?

Posté par De la Barre, 14 novembre 2007 à 23:15

Et d'ailleurs, le traité de M. Colonna sur la fabrication du fromage de brebis a trouvé éditeur, jacquoux, il sera dans votre librairie favorite d'ici la fin du mois!

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:15

enseignants .......

Les pauvres.....

Un de ces pauvres bonhommes faisait sauter des batiments publics pendant ses vacances (ENA, Strasbourg) quant à l'autre ......

Ces pauvres enseignants crachent sur la france tout en reclament leur traitement .... Quel courage !!!!!!!

Quant a ce pauvre Bourague, je me demande ce qu'il a fait pour declancher autant de haine ....

Posté par jacqoux, 14 novembre 2007 à 23:17

Ne vous le demandez plus, c'est écrit en toutes lettres juste ci-dessus.

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 23:19

Mafia

D'ailleurs, y a-t-il eu enquête à décharge, ou d'autres piste que le meurtre politique ont-elles été envisagées ?
Vu la réputation de certains personnels de l'état, peut-être Erignac a-t-il été victime d'un réglement de compte, et tué par d'éventuels "relations d'affaires" d'Erignac,est-ce si improbable ? Que sait-on d'Erignac ? Serait-ce si surprenant si on découvrait qu'Erignac était un traficant d'armes, un proxénète, ou autre, à la Charles Pasqua ?

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:21

à Christian

Sa terre est notre terre. Il fallait depayser le proces ainsi que le faire juger par des magistrats. Le proces de certain membres du commando (ca c'est sur puisque ils sont definitivement condamné) s'est deroule dans des conditions detestables avec moultes menaces de mort envers les magistrats, les jurés,.....

Quant a la prose de Colonna cela risque d'etre assez drole. Il se tapait une belotte avec Amedee Figoli !!!!!!

Posté par jacqoux, 14 novembre 2007 à 23:25

infame

vos propos sont infames. Sivous aviez connu le personnage vous n'auriez meme pas pu imaginer de telles choses.

Posté par jacqoux, 14 novembre 2007 à 23:28

Erignac jouissait d'une excellente réputation. Je désapprouve votre dernier message, Christian.

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 23:28

infame

L'habit ne fait pas le moine, et en plus, c'était hypothétique.
Et si Sarko devait être jugé (dans le cas où il serait accusé d'un crime, bien entendu), serait-ce en Corse ?
Et qu'à ce d'infame à supputer qu'Erignac eu pu être criminel ? Est-ce plus infame que supputer qu'une autre victime ai pu l'être ?
Et quant à connaître les gens, les connait-on vraiment ?

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:31

Réputation

Pourquoi a-t-il été tué, alors, si c'était l'incarnation des Bienfait de l'État Français en Corse ?

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:34

L'Etat français a été visé à travers lui, qui en était le symbole de par sa fonction de représentant dudit Etat.
Un peu de respect pour sa mémoire ne nuirait pas.

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 23:37

Réf. Phil

D'ailleurs, Phil se pose les mêmes questions, dans un commentaire du 13.11.2007, ci-dessus...
Rien d'infame à faire des hypothèses, après tout, n'a-t-on pas fait la même chose pour Colonna (même si sa réputation n'est surement pas aussi bonne, mais une réputation, c'est très subjectif, on a toujours bonne réputation avant d'être une première fois démasqué)

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:38

Respect pour sa mémoire ?

Respect pour la mémoire, est-ce un blanc seing d'innocence et de pureté ? J'aurais plus facilement du respect pour sa mémoire si la justice s'était posée le genre de question que Phil et moi nous posons...
D'ailleurs, ce n'est rien de plus qu'un être humain, sa mémoire n'est pas plus à respecter que celle d'un François Dupont !

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:42

Pas plus ni moins.

Posté par Olivier B., 14 novembre 2007 à 23:45

Dualité

N'y a-t-il pas une certaine dualité entre "bonne réputation" (présumé innocent) et "sale gueule" (comme dans délit de sale gueule)?

Posté par christian, 14 novembre 2007 à 23:47

infame bis

Je maintiens: infame (et encore c'est en dessous de ce que je pense)

Claude Erignac etait un homme qui a vecu dans le service de l'interet general. il n'a jamais chereche a pantoufler dans le prive mais s'est consacre a servir dans la prefectoral. Rien a voir avec des petites frappes qui posent des bombes plutot que d'accepter nos regles democratiques. Je vous renvoie au contrat social de Rousseau, nous (les citoyens et l'etat)avons le devoir de nous proteger ....

Posté par jacqoux, 15 novembre 2007 à 00:31

Un peu de hauteur de vue

Claude Erignac était une personne charmante, accessible, et qui faisait l'unanimité de ceux qui le connaissaient à titre privé comme à titre professionnel, tout comme son épouse. Je rejoins ce que dit Jacquoux et Olivier Bonnet.
Bien qu'occupant un poste exposé, il ne s'est jamais entouré de l'arsenal de protection dont un représentant de l'Etat peut bénéficier s'il l'estime nécessaire. Le préfet Bonnet vivait de façon beaucoup plus protégée en Corse du temps de ses fonctions là-bas.

Il a été tiré dans le dos, par des lâches, qu'il a du déranger dns leurs activités en faisant son boulot (son petit carnet noir disparu de son bureau et dont peu de gens connaissiaent l'existence ...). La Corse, ce n'est pas que les "people qui y ont des maisons et Colomba, c'est aussi la villégiature de la mafia, de quantités de mafia corse et continentales et une sacré imbrication dans les affaires africaines de la France.

Dans un autre ordre d'idées, mais cela se rejoint, on peut se rappeler l'assassinat de Yann Piat, et la très douteuse explication de la "bande du Macama". Yann Piat avait découvert des délits relatifs à l'immobilier sur la côte et menait une croisade contre les trafics de dorgue qui intressent au plus haut point la plaque tournante qu'est la Corse (une de ses filles était victime de la drogue). Eel était politquement isolée et vulnérable, mais elle gênait du monde : c'était facile de la descendre, tout comme Claude Erignac.

On ne peut pas tolérer que des élus ou des représentants de l'Etat soient abattus comme des lapins sans rien dire ni rien faire. Ou alors c'est se déculotter et accepter n'importe quoi pour soi-même et pour les autres. Ce n'est pas un idéal de vie et c'est une position morale indigne qui ne mérite que le mépris.

Postuler que des gens méritent d'être tués, pour ce qu'ils sont, comme le fait "Christian" est infect.

Cela n'exonère personne : il y a bien deux ou trois minables qui sont allés tuer un type dans la rue, un soir, avant un concert.

Ce qu'on aimerait bien, c'est les noms et les motifs des vrais coupables et ne pas avoir à se dmander si on ne nous fabrique pas un coupable parfait.

Posté par Paprika, 15 novembre 2007 à 07:32

Correction

Je n'ai jamais prétendu qu'Erignac avait mérité d'être tué, j'ai juste émis l'hypothèse que l'assassinat avait peut-être d'autres raisons que politiques, et que pour cause de bonne réputation, selon vous, on ne pourrait pas examiner d'autres hypothèses, y compris le meutre crapuleux ? D'autre part, s'il n'a pas jugé bon se faire protéger, peut-être se sentait-il en sécurtité de par son appartenance à quelque organisation ayant la haute main en Corse, qui sait...
Encore une fois, je ne justifie en rien cet assassinat, pour quelque raison qu'il ait eu lieu, mais je ne justifie pas non plus une justice sommaire, des coupables désignés et des enquêtes au rabais.
Après tout, peut-être génait-il aussi des gens de sa propre administration (carnet noir), ce ne serait pas la première fois que des représentant d'un état se font tuer par d'autre représentants du dit état.
Maintenant, rien à voir, mais en ce qui concerne la drogue, sa prohibition est de toute façon injustifiée et cause de bien plus de misère que le produit lui-même !

Posté par christian, 15 novembre 2007 à 08:11

alors qui ?

Au fait, il s'est peut-être suicidé le préfet Erignac ! Et si on exclut cette hypothèse, alors qui ? Un assassinat, ça mérite bien qu'on cherche un assassin, non ? Toute imparfaite que soit la justice...

Posté par Nella, 15 novembre 2007 à 08:32

oui

Certes, mais chercher un assassin n'est pas équivalent à en désigner un ! Et la réaction "si ce n'est pas toi, qui est-ce alors ?" est vielle comme le monde ! Je ne prétends pas connaître le dossier, mais si on admet qu'Erignac était droit et juste, alors, au sein même de l'état, peut-être dérangeait-il ? Cette piste a-t-elle été suivie ?

Posté par christian, 15 novembre 2007 à 08:41

Si l'on s'arrête au premier coupable présumé, la vérité ne sortira jamais. Peut-être ce préfet dérangeait-il, par sa droiture et son honnêté, certains milieux mafieux ? ou de la grande finance, l'immobilier, etc...
À quoi bon commettre un assassinat politique, si ce n'est pour le revendiquer ?

Posté par christian, 15 novembre 2007 à 08:45

Suicide "à la toulousaine" !

@Nella

Bon Dieu mais c'est bien sûr ! Merci Nella : enfin grâce à vous j'ai compris la justification de la présence du sulfureux Bourragué dans le jury d'assise.

Bourragué est là pour mettre en place une vérité "toulousaine" : non le Préfet Erignanc n'a pas été assassiné par des cagoulés, mais le Préfet s'est suicidé "à la toulousaine" en public dans les rues d'Ajaccio.

Comme toutes ces suicidées "à la toulousaine" dont le dossier Alègre est jonché : celle qui se suicide avec une couche culotte dans la gorge un couteau qui lui traverse cette même gorge et une cordelette autour du cou ou celle qui a 6 dents cassées et une bombe lacrymogène enfoncée dans le vagin...

Des tas de suicidées "à la toulousaine" à l'époque où Bourragué et ses potes gendarmes policiers et magistrats sévissaient là bas et dont les dossiers ont été requalifiés en meurtres.

Mais c'est bien sûr, Bourragué est là pour nous expliquer que c'est le Préfet Erignac qui s'est suicidé.

J'ai enfin compris. Merci encore Nella

Posté par De la Barre, 15 novembre 2007 à 09:37

Vice Procureur ou Procureur du Vice?

Je prends connaissance du débat...
Sur l'affaire COLONA, je n'ai pas de recul suffisant pour avoir une position arrêtée...
Sur la présence de BOURRAGUE, c'est scandaleux; enfin, à première vue quand on connaît la réputation sulfureuse de l'individu.
A y regarder de plus près, sa présence s'explique; en effet il fait figure de "pauvre magistrat accusé sans preuve"; il est donc là pour jouer le rôle de modérateur, que l'Etat lui a confié, et pour justifier une peine "raisonnable" ...
Savez-vous qu'il est protégé (BOURRAGUE) par les différents ministres de la Justice qui se sont succédés et en particulier par PERBEN.
Celui-ci a reçu un certain nombre de lettres, j'en ai la preuve, pour attirer son attention sur les malversations de BOURRAGUE : aucune n'a été suivie d'effet, dans la mesure où, sans doute, BOURRAGUE, comme il l'a écrit dans la presse, "les tient tous par les c...."
Pauvre France, pauvres victimes...

Posté par Greg, 15 novembre 2007 à 10:38

Bon, hé bien, je préfère ça, Christian ! Je retire ma phrase sur les choses infectes, avec mes plates excuses, car j'étais en colère d'entendre dire que Claude Erignac ne méritait pas plus de mémoire que ça.
Quoique la drogue .... En Corse, à Toulon, à Marseille, on parle d'héroîne et de cocaïne, et de haschich en provenance du Maroc, pas de guimauve ou de camomille pour les vieilles dames ...
N'empêche, pourquoi les magistrats de la cour d'assises spéciale sont-ils tous des magistrats du pôle FINANCIER du parquet de Paris dans ce procès pour MEURTRE et M. Bourragué un substitut du procureur spécialisé dans les affaires financières ? Il s'agit de juger un crime de sang portant sur un représentant de l'Etat, alors pourquoi diable mobiliser des juges spécialisés dans les affaires financières ?
Suis-je obligée de supposer que les chèvres de M. Colonna ont brouté des faux billets dans les buissons ? Le bouc a détourné des biens sociaux ? Les cabris ont dansé la polka sur les marchés publics corses ?
Ce serait bien intéressant de faire un petit tableau des affaires financières que ces magistrats-ci précisément ont eu à juger et de recouper ça avec l'histoire judiciaire, politique et électorale de ces dernières années ... Pour M. Bourragué, l'exercice est vraiment très intéressant, que ce soit dans ou en dehors de l'affaire Alègre : tout est sur Internet ou dans la presse ou dans les publications, il n'y a rien de mystérieux, mais une constante dans l'action qui fait rêver.

Posté par Paprika, 15 novembre 2007 à 11:13

Des finances à la mafia...

@Paprika : excellentes remarques...je me suis posé moi aussi la question : pourquoi des juges financiers ? A moins qu'ils n'aient plus rien à faire...
Pour Bourragué, au moins, il saura de quoi on parle quand on évoquera un meutre non élucidé...

Posté par Greg, 15 novembre 2007 à 11:27

"Une cour d'assises spéciale a aquitté en appel les ex-cerveaux présumés du meurtre d'Erignac ; ce type de juridiction n'est pas forcément aux ordres du politique.
Par ailleurs, s'il faut refuser de faire d'Yvan Colonna un coupable à tout prix, il faut refuser l'attitude symétrique d'en faire un innocent victime de la raison d'état(...). S'il y a des éléments à décharge, il y a aussi des éléments à charge très forts."

Posté par xavier, 13 novembre 2007 à 20:08

C'est aussi court que complet.

Donc, sans m'interroger plus sur sa culpabilité ou non, je reste sur un questionnement concernant son ouverture au monde. Voilà quelqu'un qu'on nous présente comme un saint laïc (relire Herrero) mais qui, comme beaucoup de Corses natios (je viens de m'en colleter un sur un autre blogue) n'arrive pas à sortir de sa souffrance et de son particularisme.

J'ia du mal. Peude certitdes. J'espère que le procès, dont je rapelle qu'il est sous la surveillance d'observateurs extérieurs, nous aidera.

Posté par AA, 15 novembre 2007 à 12:20

Drogues

Paprika,
les drogues faisant le plus de victimes et coutant le plus cher à la société sont le tabac et l'alcool, non la cocaïne, l'héroïne et encore moins le haschisch (surtout au vu de la qualité de ce dernier en France!)
Les effets pervers de la prohibitions sont:
Criminalité de réapprovisionnement
Marché laissé entièrement aux mains des mafias
Aucun contrôle de qualité sur le produit
Manque à gagner quant aux recettes fiscales
Marginalisation des utilisateurs
Encore une fois, la collectivité s'en lave les mains, la majorités des drogués de ce pays l'étant à l'alcool. La prohibition des drogues est à mettre en parallèle avec la chasse aux sorcières, et n'a pas sa place dans une société se prétendant démocratique et prétendant respecter les minorités. La consommation de drogues est un délit sans victimes, il n'y a donc aucune raison de poursuivre des consommateurs. Quant à la production et à la vente, comment se fait-il que l'on tolère la fabrication et la vente d'armes, à grande échelle, objets ne servant à autre chose qu`à tuer ? La drogue ne sert pas à tuer, ce n'est qu'un effet secondaire de sa mauvaise utilisation et du non-contrôle de celle-ci. Si une personne ressent le besoin de se droguer, il y a sans doute une raison.
Et souvent, comme argument contre une libéralisation contrôlée, on entend dire: "La recherche du bonheur ne doit pas se faire par l'intermédiare de produits". Qui sont ces gens qui se permettent de moraliser, et en quoi celà les regardent-ils ? Si qqn veut se droguer, il le fera, quelle que soit la législation, alors autant que ça se passe du mieux possible. J'ai consommé dix ans durant de l'héroïne, la payant avec mon salaire, et l'héroïne a sauvé ma vie: sans elle, je me serai suicidé. Je suis à présent abstinent depuis une quinzaine d'années, mais j'estime que si le besoin s'en ferait sentir, il serait de mon droit d'user de ce produit. Je pense que certains droits sont inaliénable pour qu'une démocracie soit autre chose que la dictature de la majorité.

Posté par christian, 15 novembre 2007 à 12:43

Drogues

Mais je vais arrêter là, je ne voudrais pas que l'auteur de ce magnifique site, dont les qualités sont rares de nos jours et au Sarkoland, ait des ennuis ou voit son site bouclé pour "apologie de la drogue", car il me semble qu'en France, il est interdit de présenter des aspects positifs de la drogue, coupant ainsi court toute tentative de libéralisation ou de tolérance. Mais pour faire court, on peut constater la chose suivante: drogue du tiers-monde mauvais, drogue occidentale: bon.

Posté par christian, 15 novembre 2007 à 13:01

Où ?

@Greg

Vous avez écrit "BOURRAGUE, comme il l'a écrit dans la presse, "les tient tous par les c...."

Où peut-on trouver ça ? J'ai quelques billes relatives à Bourragué story mais ça je ne l'ai pas.

Merci d'avance.

Posté par De la Barre, 15 novembre 2007 à 14:17

@De la Barre : c'est un interview sur Paris Match, la date exacte je la rechercherais si ça vous interesse, au cours de l'été la première année où est sortie l'affaire "Baudis - Bourragué".
J'en ai remis personnellement un exemplaire au Procureur Bréard...

Posté par Greg, 15 novembre 2007 à 17:19

@De la Barre : c'est un interview sur Paris Match, la date exacte je la rechercherais si ça vous interesse, au cours de l'été la première année où est sortie l'affaire "Baudis - Bourragué".
J'en ai remis personnellement un exemplaire au Procureur Bréard...

Posté par Greg, 15 novembre 2007 à 18:10

Paris Match 17/07/2003, page 55

Posté par Greg, 15 novembre 2007 à 18:11

Paris-Match

@Greg

Merci pour votre proposition ; oui ça m'intéresse...

Si vous puviez me donner les références de cet article : Bourragué Story c'est passionnant !

Et c'est surtout une merveilleuse illustration de l'éthique et du courage de notre valeureuse magistrature !

Posté par De la Barre, 16 novembre 2007 à 08:09

Complot

A de nouveau le retour des adeptes du complot avec l'inénarable rapport ! Allez vous pouvez faire mieux !
Cela evitera de vous poser les bonnes questions

Posté par Gilbert, 16 novembre 2007 à 18:31

Alerte

Gilbert, vous êtes un troll. Il ne suffit pas d'accoler (avec une faute d'orthographe) l'adjectif "inénarrable" au mot "rapport" pour discréditer ceux qui s'indignent que le raport du Procureur soit étouffé.
Répondez sur le fond. Bourragué est-il innocent de toutes les turpitudes que lui reproche ce rapport, s'appuyant sur des témoignages nombreux ? Et si oui, pourquoi ?
Donnez-nous des arguments, sinon abstenez-vous.
Je pourrais vous y aider - les trolls, ça m'énerve.

Posté par Olivier B., 16 novembre 2007 à 18:45

une hypothèse

J'ai lu les commentaires ci-dessus et je suis étonné de ne pas retrouver la moindre allusion à une hypothèse qui avait été émise par un journaliste dans le Monde : un terrain situé à Cargèse et appartenant à la famille Colonna devait être vendu à un promoteur. Le père Colonna, ancien député socialiste, se faisait fort d'obtenir du Préfet les autorisations nécessaires pour rendre ce terrain constructible. Le Préfet Erignac aurait opposé un fin de non recevoir.
Tout cela doit pouvoir être facilement vérifié : retrouver l'article dans le Monde, voir si la famille Colonna est ou était bien propriétaire d'un terrain à Cargèse, ce qu'est devenu ce terrain et si une demande de permis de construire avait été déposée. Si cette hypothèse était vérifiée je comprendrai un peu mieux pourquoi mes aïeux ont quitté la Corse pour ne plus y revenir.
roger

Posté par ROGER ARNARDI, 17 novembre 2007 à 02:43

correctif de mon texte précédent

Si cette hypothèse était vérifiée, je comprendrais mieux pourquoi mes aïeux ont quitté la Corse pour ne plus y revenir. Il n'y aurait pas de quoi pavoiser.

Posté par ROGER ARNARDI, 17 novembre 2007 à 03:03

Colonna mesure 1m72 et le préfet 1m83 ,ce qui, d'après le médecin légiste,serait suffisant pour revoir l'accusation! mais cela n'a pas l'air de plaire puisque celui-ci va être réentendu ! Attendons la suite ...,nous verrons ..., mais à Toulouse, les personnes qui ont classé tous les meurtres en suicides n'ont été nullement inquiétées : et pourtant ! se mettre le feu avec les mains liées ds le dos ,se trancher la gorge à 2 reprises et se pendre ,une couche culotte ds la bouche (et j'en passe)!! . Qui peut le croire ? Qui ose encore parler de justice ?

Posté par justicepourtous, 17 novembre 2007 à 06:09

Les bonnes questions

@Gilbert

Enfin les disinformateurs arrivent ! Ouf ça manquait.Et bien évidement comme tous vos collègues vous essayer de distiller le venin sans jamais rien avancer. Alors comme vous n'avancez rien on va le faire pour vous.

Les bonnes questions mais elles sont légion concernant Bourragué, par ex :

- Pourquoi Bourrragué ment-il autant sur des sujets aussi sensibles (Alègre, Fanny, le crime galbvardi, les relations ave cla prostitution, etc...) Aurait-il des choses à cacher ?
- Bourragué et Alègre étaient-ils proches comme le dit le rapport Bréard ? Se voyaient-ils aussi souvent ?
- Pourquoi alors Bourragué a-t-il dit tout d'abord qu'il ne le connaissait pas (article de l'est Républicain), pour ensuite rectifier en catastriphe le tir lorsque "l'indic" Laîd Sammari l'a interwievé le jour où Alègre a reconnu sur PV avoir rencontré "une fois Bourragué pour un apéro" ?
- Pourquoi Bourragué, magistrat rappelons-le, envoie un petit truand Gilles Bivi, proposer aux pandores d'aller casser la gueule en Espagne et de ramener Alègre (dans quel état) ?
- Est-ce des méthodes de magistrat "républicain" et légaliste d'utiliser la pègre contre un tueur en série en fuite dans un pays ami ?
- Pourquoi Bourragué ment-il sur ses relation avec la prostituée Fanny ? Le rapport dit qu'ils se connaissaient bien, Bourragué le nie.
- Pourquoi Bourragué dit-il qu'il n'était pas sur les lieux du crime de L. Galbardi alors que 3 policiers l'ont reconnu ? Ce crime est emblématique et très significatif de l'affaire Alègre ?
- Pourquoi 50 000 FF ont-ils disparu des lieux du crime de Line Galbardi ?
- Pourquoi les scellés du crime Galbardi ont-ils été changés ?
- Pourquoi Bourragué dit-il qu'il n'était pas sur les lieux du crime de'Elizabeth Schleichardt avant de reconnaitre, confondu par une photo paru dans la presse, qu'il y était bien ?
- Pourquoi le Colonel Lakhal dit-il sur PV de police dans le cas de la disparition d'Hélène Loubradou qu'il menait une enquête "officieuse" dont il rendait compte...à un magistrat du Parquet financier, l'innénarrable Bourragué ?
- Depuis quand les magistrats du Parquet financiers s'occupent de meurtres et de disparition ?
- Pourquoi Bourragué dit-il au cire-pompe MF Etchegoin dans un interview du Nouvel Obs "jamais de ma vie je n'ai fréquenté les prostituées" alors que des témoignages gratinés démontrent le contraire ?
- Pourquoi Bourragué est-il mis en cause aussi violemment sur des tas d'affaires financières où son intégrité et sa déontologie sont mises en cause ?
- Depuis quand le magistrat Marc Bourragué peut-il enquêter sur le citoyen Marc Bourragué comme le raconte le rapport Bréard ?
- dans quel pays sommes-nous pour tolérer de telles bouffoneries judiciaires ?
- Quel est le rôle de Bourragué dans l'emprisonnement de Philippe Marland dans le cadre de l'affaire Escoulan ; fou de rage à l'égard de Bourragué, Philippe Marland ira dénoncer les magouilles du Lyonnais au gouvernement américain et la France paiera un milliard d'Euros,c'est l'affaire exécutive life (oui je sais certains ricaneront, parleront de "complotisme" mais ce n'est pas de notre faute si le personnage Bourragué est aussi sulfureux)... Mais il est très simple d'interroger Philippe Marland : il confirmera sans nul doute que c'est Bourragué qui l'a emprisonné...?

Et il y aurait bien d'autres questions qu'il serait inconvenant d eposer ici.

Vous ne trouvez pas, Monsieur le désinformateur que cela fait quand même beaucoup pour un seul homme , magistrat de surcroit ?

On attend vos réponses mais ce rapport c'est quand même un gros caillou dans vos chaussures !

Posté par De la Barre, 17 novembre 2007 à 09:22

Il est interessant de voir qu'avec le temps, le debat qui portait sur l'affaire colonna derive sur les turpitudes supposees du sieur Bourague. Je vois que de nouvelles hypothese immobilieres apparaissent. C'est tres interessant. Il est vrai que l'immobilier en corse permet de gagner beaucoup d'argent rapidement et que les arrangements ont ete souvent de mise. Si ce type d'hyppthese se confirme un jour, elle contribura a demontrer que cetains nationalistes sont en fait des affairistes et des crapules.

Posté par jacqoux, 17 novembre 2007 à 14:00

Troll

Tiens mon dernier post n'a pas été publié, quelle impartialité !
les ragots comme d'habitude, montez une assos vous semblez tous etre du même avis sur ce site et surtout ne pas aimer les avis contraires.
Dommage...

Posté par Gilbert, 18 novembre 2007 à 09:03

Vous avouez, Gilbertroll

Votre post n'avait strictement aucun intérêt et je vous avais prévenu d'apporter des arguments au lieu de troller.

Posté par Olivier B., 18 novembre 2007 à 09:15

@Jacquoux

Pourquoi est-il "politiquement incorrect" de se poser la question de la présence dans un jury d'assise d'un magistrat aussi proche du grand banditisme ?

N'est-ce pas une indication très importante :

- sur la déliquescence morale de la magistrature qui voit parader dans ses rangs des gens sur qui pèsent des charges aussi lourdes (et encore mon petit doigt me dit que tout sur ce zozo n'est pas dans le rapport Bréard...),
- sur les magouilles entourant ce procès : qui peut croire que la Chancellerie n'avait pas sous la main pour un procès aussi emblèmatique, 7 magistrats "irréprochables" ?

Lisez la synthèse du rapport Bréard et dites-moi : voudriez-vous être jugé par un tel zozo ?

Pensez-vous qu'être magistrat autorise tous les accomodements avec la loi applicable aux autres citoyens ?

Enfin vous écrivez "Il est interessant de voir qu'avec le temps, le debat qui portait sur l'affaire colonna derive sur les turpitudes supposees du sieur Bourague"

Il faudrait que vous reveniez au Collège en 4eme ou 3eme et que vous vous consacriez à des cours de compréhension de texte : où avez-vous vu que l'article d'Olivier Bonnet portait sur autre chose que sur la présence du très sulfureux Bourragué dans ce jury ?

Vous leurres pour dévier le débat sont assez pathétiques...

Dites-nous plutôt point par point ce que vous pensez du rapport Bréard et vous serez plus crédible...

Posté par De la Barre, 18 novembre 2007 à 09:55

A ceux qui maîtrisent bien la pensée unique

Heureusement qu’Internet nous permet de nous informer en dehors de l’ensemble des médias d’état, lobotomisant les individus disponibles et au préalable formatés par le soda aux mille composants chimiques.

Simplement cherchez l’erreur :

Pour la seule région toulousaine depuis les années 80 à fin 99 : 195 disparitions, parmi lesquelles trop de meurtres et d’assassinas.
Le peu de dossiers qui ont trouvé une soit disant explication ont été classés « suicides », par des médecins légistes.
Un de ces médecins, est aussi celui qui a attesté que le juge Borrel s’était suicidé !

Qui était en poste durant toute cette époque à Toulouse ?

Tiens, « vous avez dit Bizarre, comme c’est Bizarre » !

Au fait, si ce fameux rapport Bréard est aussi anodin et sans aucun fondement, alors pourquoi les responsables de l’institution judiciaire refusent-ils de verser cette pièce dans certains dossiers, en prétextant que : « c’est un rapport administratif interne et qu’il n’a aucune valeur juridique » !

Et Hop le quadruple « salto » est réussi !

Tiens encore Bizarre, comme c’est Bizarre !

Certaines promotions « magistrales » interpellent.

Alors, seul les gogols avalent comme ils ont avalé le plus gros mensonge de l’humanité affirmant (preuves à l’appuies) que l’Irak disposait d’armes de destruction massive !
On voit qui disposait des armes de destruction massives et le nombre d’innocents « massifs » mort au nom de la « liberté » des menteurs.

Je me suis toujours posé la question de savoir pourquoi et comment une justice populaire et juste voir transparente (pléonasme) pouvait se rendre dans un « Palais » !

Juste un petit tour sur le site des douleurs familiales : www.stopaloubli.org

Et si des remords habitent certains d’entre-vous, votre repenti ne vous interdit pas de compatir à leur douleur par votre soutient de leur pétition en ligne, et sachez que ce soutient d’autres personnes non-familles de victimes mais soucieuses d’une société la plus humaine possible leur fait très chaud au cœur.

Merci pour eux et aussi pour nous.

Posté par humaniste, 19 novembre 2007 à 14:12

Yvan Colonna

Dans cette affaire, il y a un homme qui sait beaucoup de chose sur l'arrestation médiatisée de Colonna, arrestation voulu par Nicolas Sarkozy alors ministre de l'Intérieur de l'époque.Cet homme est un grand policier et un proche du locataire de l'Elysée. Il se nomme Christian Lambert et il était à l'époque des faits, le patron du RAID. Par la suite, ce policier est devenu Préfet de police en Corse et aujourd'hui il est le patron des CRS. D'après mes sources, Christian Lambert savait depuis longtemps où se trouvait Colonna et il a attendu l'ordre de Sarkozy pour faire intervenir ses hommes "caméra au poingt". Christian Lambert a été aussi celui qui conduisait le camion lors de la fusillade qui a mis hors d'état de nuire l'ennemi public n° 1 Mesrine. Tout ça pour dire que Colonna est un bouc émissaire dans cette affaire et qu'il faut chercher ailleurs le coupable. Mais ce sera difficile car si on disculpait Colonna, Sarkozy serait contraint de s'excuser de l'avoir accusé sans preuves.

Posté par belloqui, 21 novembre 2007 à 22:19

Sarkozy ne s'excuse jamais

Il est contre la repentance... On attend toujours qu'il reconnaisse que Zyed et Bouna n'étaient pas des délinquants et qu'ils étaient poursuivis par la police !

Posté par Olivier B., 21 novembre 2007 à 22:32

Comment on conduit une enquête

Un homme soupçonné de 18 meurtres interpellé à Mulhouse : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-983402@51-983335,0.html
Je ne sais pas où le mettre, mais bon, l'affaire Alègre a commencé comme ça : quand des enquêteurs ont fait une exploitation correcte des informations contenues dans différents dossiers d'affaires classées.

L'info vient du journal L'Alsace.

Posté par Paprika, 28 novembre 2007 à 15:31

Bien vu

@ Paprika
Bien vu, je me suis posé la même question ; mais attendons...

Posté par De la Barre, 29 novembre 2007 à 23:33

A qui ?

A qui profite le crime ? Et cherchez le femme !
Pourquoi tuer un prefet de la Republique, et un comme M. Erignac qui plus est?
Les independantistes on fait sauter des services fiscaux, des maisons qui ne payaient pas l'impot (ou construites sans permis) des locaux de l'URSSAF, etc, ... mais tuer des pointus ? des Agents de l'etat ?

Aucune preuve contre Yvan Colonna.
Aucun temoin ne le reconnait.
L'expert parle d'un assassin de grande taille.
Ca ne colle pas !
Vous etes sur que c'est des Corses qui ont fait le coup ? Ca ressemble plus a un plan de barbouzes facon SAC!
NOTA . Je ne suis pas Corse !

Posté par pierre60, 04 décembre 2007 à 03:39

cher Pierre,

Il semble que les "amis" de Colonna l'ai totallement enfoncé. Je suis corse et quand o s'echange des propos comme "si tu etais un homme d'honneur......." la messe est dite. Colonna est devenu nerveux. Mon pronostic 18-22 ans incompressible. J'espere qu'ils jetteront la cle car il a deshonnore les français de corse.

ne cherchez ni la femme, ni la chevre masqué...

Posté par JACQOUX, 04 décembre 2007 à 19:46

Cher jacques

Vous avez beau être Corse, vous n'en racontez pas moins des bétises. Ferrandi n'a pas dit "si tu etais un homme d'honneur......." mais "Comme je sais que tu es un homme d'honneur.."

Ce n'est pas tout à fait la même chose. Vous devriez plutôt vous poser la question suivante :

Pourquoi les "anciens amis" le dédouanent mollement en 2007 alors qu'ils se sont rétractés depuis des années déjà ?

Posté par PVarini, 06 décembre 2007 à 19:46

cher pvarini

Figure de style. Mon commentaire tient toujours. Rponse a votre question: parce qu'il etait la etqu'il a refuse d'assumer alors que ces amis sont au trou pour une bonne partie de leur vie. Colonna est bien sans honneur.

Posté par JACQOUX, 06 décembre 2007 à 22:39

Vous n'avez pas le droit d'affirmer cela ainsi.

Posté par Olivier B., 07 décembre 2007 à 05:21

le droit..........

Votre reaction en appelle une autre. Colonna est ajourd'hui dans une situation tres difficile puisque ces amis par la "qualite de leur temoignage" sont devenus des temoins a charge. Je connais bien cette region et souvent les non dits ou les choses a demi dites sont les plus importantes. Je crois sincerement que Colonna est coupable et que pris au piege il n'est toujours pas pret a assumer son geste. C'est la le drame de pauvres types qui ont cru creer lesconditions d'une intervention dure de l'etat avec le fol espoir de lancer une guerre d"independance.

Posté par jacqoux, 08 décembre 2007 à 12:52

"Je crois sincerement que Colonna est coupable" : ça, par contre, vous avez le droit.

Posté par Olivier B., 08 décembre 2007 à 13:14

Comment un homme coupable, peut-il affirmer devant la femme de la victime que ce n'est pas lui qui l'a tué? Sil a eu ce culot, ce courage, alors il ne vaut rien;

Posté par ribeddu, 11 décembre 2007 à 15:01

en attendant l'appel

Le verdict est tombe. Beaucoup d'emotion. La justice a ete rendue.

Posté par JACQOUX, 13 décembre 2007 à 19:37

lard ou cochon :

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=91760
?

Posté par mfgtour, 13 décembre 2007 à 19:51

mepris

Rien n'empeche n'importe quel illumine de declarer n'importe quoi. C'est votre droit. le mien est de ne pas etre d'accord avec vous. Respectez au moins les morts.

Posté par jacqoux, 13 décembre 2007 à 20:21

méprise

En quoi le fait de se demander si cet article d'Indymédia est du lard ou du cochon implique-t-il qu'on est d'accord avec ?

Que vient faire là-dedans le respect des morts ?

Quant au "mépris" vous devriez en user avec parcimonie à cause du grand nombre de nécessiteux....

Posté par mfgtour, 13 décembre 2007 à 22:51

Titre prémonitoire

La question était posée, la réponse a été apportée...
Mais apportée par qui?
Bourragué?
Quelle est la valeur de l'intime conviction d'un juge qui lui a eu la chance d'être blanchi...par d'autres intimes convictions...
Etre au service de l'Etat, est-ce être au service de la justice?
L'intime conviction de Bourragué est-elle la contrepartie du silence de l'Etat pour ce qui le concerne?
On vit dans un Pays où on condamne finalement sans preuve, et où on prononce un non-lieu quand tout accable...
Raison d'Etat...

Posté par Greg, 14 décembre 2007 à 15:50

COLONNA PERPET

Il a été condamné, sans aucune preuve, sans rien. C'est ça la justice française! de toutes façons on s'y attendait. Ce procès n'était qu'une simple formalité, il était déjà condamné d'avance par notre président, ministre de l'époque. on dit toujours mieux vaut un coupable dehors qu'un innocent enfermé mais apparemment cela ne s'applique pas aux lois francaises.

Posté par ribeddu, 14 décembre 2007 à 17:55

Menteur ou homme d'honneur?

En plus, un homme d'honneur, qui s'il avait participé à l'assassinat l'aurait dit (dixit un prévenu déjà condamné, qui a proféré cette phrase ambiguë). Mais Colonna est-il "un homme d'honneur"?

Posté par amédée, 14 décembre 2007 à 18:07

Cher jacques

Et selon vous ils se sont retractés à partir de 2001 (rétractation réitérées en 2003 lors de leur procès) pour lui reprocher en 2007 de ne pas avoir revendiqué quoi que ce soit ?

Si je suis votre raisonnement Colonna avait un honneur en 2001, mai il n'en aurai plus en 2007..

C'est un peu trop simpliste à mon goût.

Posté par PVarini, 14 décembre 2007 à 20:14

Les Droits de l'Homme

C'est peut-être ça le message de Kadhafi : la France n'est peut-être plus la terre des Droits de l'Homme... et en la matière il est spécialiste !
J'ai froid dans le dos à la pensée que si la peine de mort n'avait pas été abolie, Mr Colonna serait aujourd'hui condamné à mort, et ce, sans preuves tangibles. C'est avec ce genre de jugements que la République se fragilise et ravive les nationalismes régionaux. Allons nous suivre les traces de la Belgique ?

Posté par Roger34, 14 décembre 2007 à 21:40

Pour reprendre ce qu'a dit Paprika, le film sur la bande du Macama fut un chef-d'œuvre indépassable, et du coup je n'ai pas accroché au "Procès Colonna".
Mais puisqu'il y a des Corses ici, j'aimerais savoir si les camions-poubelles de Corte sont toujours immatriculés 75.

Posté par sarcophage, 14 décembre 2007 à 22:05

Procès Colonna

On nous rebat les oreilles avec le procès Colonna,mais il ne manque que le principal,c'est à dire la vérité.
Ou,il est innocent,et il faut le libérer,ou il est coupable,et il faut le condamner,les médias ne savent rien,et,ils déblatèrent n'importe quoi.
S'il s'agit d' une condamnation arbitraire,alors,la justice est bien pourrie,et en même temps,la france,le pays le plus démocratique du monde n' a aucune leçon à donner aux autres dictatures........

Posté par Bénard, 15 décembre 2007 à 14:34

Le bénéfice du doute

En l'absence de vérité et faute de pouvoir prouver la culpabilité d'un homme, le doute doit lui bénéficier. La Justice qui s'exerce au nom du peuple français nous place de fait dans une situation de complicité dans cette erreur judiciaire commanditée par l'exécutif. Notre République est en grave danger.

Posté par Roger34, 15 décembre 2007 à 17:45

le benefice du doute....

4 ans dans la maquis avec un flingue et une grenade quant on n'a rien a se reprocher, ca me parait beaucoup. Le doute doit en effet beneficier a l'accuse mais pour moi, il n'y en a plus. Ses "amis" l'on enfonce durant l'audience en le designant a demi mot. Chose etonnante, en corse peu de reactions a part ses amis proches qui ne representent q'une minorite "explosive". Les gens sont deja passes a autre chose.

Posté par jacqoux, 16 décembre 2007 à 11:54

L'intime conviction est un sentiment que je respecte, toutefois s'enfuir dans le maquis n'est pas un aveu. Nous sommes dans un pays de droit (en théorie) et tout homme a droit à être reconnu innocent tant que sa culpabilité n'est pas solidement établie. Un point c'est tout. On ne peut pas se référer à une règle que l'on transgresse soit-même.

Posté par Roger34, 16 décembre 2007 à 23:52

Très Beau site !

Ton site est le pinnacle du juridique ! Viens voir le mien si ça te dis !


http://avocat-a-montreal.blogspot.com

Posté par avocat montreal, 18 décembre 2007 à 17:47

le poids des bombes

quelque soit le ressentiment que l'on ait contre un verdict rendu dans un etat de droit democratiqu, rien n'excuse le fait d'envoyer des bombes au risque de tuer des innocents. Je ne comprends pas que l'on puisse tolerer sur le territoire de la republique ce genre de comportement.

Posté par jacqoux, 23 décembre 2007 à 11:20

Sarkozy encore ridicule

Et l'indécrottable matamore qui était allé en Corse prévenir "les cagoulés" : "l'impunité, c'est fini !" C'est fou ce qu'ils tremblent, et c'est incroyable à quel point il n'y a plus jamais d'attentats !
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/08/28/6028280.html

Posté par Olivier B., 23 décembre 2007 à 11:38

Le poids des bombes

Désolé de vous contrarier, mais dans un procès, les jurés et les magistrats statuent à partir d'un acte d'accusation. Or, dans le cas qui nous préoccupe, Mr Colonna n'est pas accusé de poser des bombes, mais de meurtre. C'est pourquoi, en l'absence de preuves irréfutables, il doit être libéré.
Confère/ la relaxe récente de Francis Heaulme qui faute de preuve fut innocenté.
Dans un état de droit, on ne peut pas accepter de Justice à deux vitesses, même pour faire plaisir à l'ancien Ministre de l'intérieur...

Posté par Roger34, 27 décembre 2007 à 15:24

Justice

Totalement d'accord avec toi Roger34 !

Posté par nathy77, 27 décembre 2007 à 17:54

Merci de votre aide

Je recherche quelqu'un qui pourrait m'enregistrer et m'envoyer l'émission sur 13ème Rue , Dimanche 06 janvier 12h25 L'affaire Yvan Colonna, a voce di revolta
(je paie les frais) ou bien la mettre en ligne sur des sites comme dailymotion ou youtube.
Cette affaire me tient vraiment à cœur et j'aimerai en apprendre le plus possible.. Merci d'avance.

Posté par nathy7700, 03 janvier 2008 à 22:39

Relance

Quelqu'un pour choper cette émission ?

Posté par Olivier B., 04 janvier 2008 à 07:50

Relance 2

Toujours pas d'âme charitable possédant la chaine 13ème Rue ?

Posté par nathy7700, 05 janvier 2008 à 09:20

13 ème rue

Bonjour,

Je ne sais pas si ça peut vous aider mais sur le site web de 13 ème rue, il y a un lien pour les postcast à télécharger.

http://www.13emerue.fr/13emerue/cache/podcast.htm
A voir...

Cordialement

Roger

Posté par Roger34, 05 janvier 2008 à 15:24

@ Roger

Merci pour ton aide, un internaute a réussi à dénicher la vidéo et m'a transmis le lien :

http://leweb2zero.tv/video/karl_33474edd7e568f7

Posté par nathy7700, 05 janvier 2008 à 17:37

@nathy

Je viens de voir le post. Si Voltaire était encore de ce monde, il prendrait la défense de M. Colonna comme il prit celle de Calas. L'avocat "droit de l'hommiste" de Mme Erignac se déjuge en persécutant un innocent désigné publiquement comme coupable par un ministre mégalomane sans envergure et avide de pouvoir. Le reportage se situant avant le procès, il n'est pas relaté un fait qui me semble capital à savoir le témoignage (confirmé dans une deuxième audition) de l'expert en balistique qui affirme que le coup ne pouvait être porté que par un individu de grande taille (plus d'un mètre quatre vingt) ce qui ajoute à notre certitude que M. Colonna n'est pas l'auteur du coup de feu. J'espère que la Justice va se reprendre et libérer cet homme.

Posté par Roger34, 05 janvier 2008 à 21:13

Excellent article

Ton site est vraiment bien fait, viens voir le mien si ça te dis !

http://avocat-a-quebec.blogspot.com

Posté par avocat quebec, 29 janvier 2008 à 07:20

Lu sur Libé

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (Fidh) a accusé mardi la