Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

15 novembre 2007

Traité européen : Sarkozy coupable de haute trahison

anne_marie_le_pourhiet"Le projet de «traité modificatif» (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de «mini-traité» ou de «traité simplifié» puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire. Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais" : cette analyse n'est pas de n'importe quel gauchiste hirsute - ni souverainiste au crâne rasé - mais d'Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'université de Rennes et auteur de droit constitutionnel, dans un texte titré Haute trahison. Elle y ose la formule de "coup d'Etat", argumentée ainsi : "comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci «n’auraient pas fait l’objet de contestations» ? (...) On pouvait peut-être apercevoir que le «non» de gauche déplorait davantage la menace sur l’Etat-providence et le «non» de droite la perte de l’Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu’il aurait rejetées et d’autres qu’il aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. (...) on ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite. Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le non_r_f_rendumtexte de la très populaire Constitution de 1793 n’y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : «Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s’y conformer et de se tourner plutôt vers l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs». La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est «gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple» et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale. Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de «manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat». Cela manque singulièrement d’allure et de force mais l’on s’en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable. Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots."

Et en plus, il avoue !
sarko_telegraphLe futur Président l'avait annoncé clairement dès mars dernier : il n'organiserait pas de référendum justement par crainte que le vote ne soit négatif. Un cran dans le cynisme vient d'être franchi, comme le rapporte le quotidien britannique The Telegraph dans son édition d'hier. Sarkozy a en effet déclaré, lors d'une réunion à huis-clos de parlementaires européens à Strasbourg : "La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le «non». La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni." S'il ne veut pas de référendum, ce n'est donc pas de peur que la réponse soit négative mais parce qu'il en possède la certitude : c'est bien en quoi celui qui incarne la souveraineté du peuple français, en violant délibérément sa décision, se rend effectivement coupable de haute trahison. A noter qu'aucun média français ne s'est fait l'écho de la scandaleuse déclaration présidentielle. Seuls en parlent sur le Web le Collectif du 29 mai, qui a mis en ligne une pétition, et Solidarité & Progrès, le parti du controversé Jacques Cheminade. Pour notre part, après un premier billet titré La démocratie confisquée, nous avons publié un Appel à la gauche parlementaire, non pas à réunir la Haute Cour de justice pour destituer le félon - nous n'osons en rêver - mais simplement pour refuser la modification constitutionnelle nécessaire à la ratification parlementaire, et ainsi à obliger Sarkozy à organiser un nouveau référendum. Faute de quoi, comme l'écrit Anne-Marie Le Pourhiet, ils commettraient eux-mêmes une forfaiture. Nous réaffirmons évidemment cette exigence.

Mise à jour : le site 29 mai Déni de démocratie projette de coordonner une plainte collective devant la Cour européenne des droits de l'Homme contre la ratification parlementaire.

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Posté par Olivier Bonnet à 12:26 - Traité de Lisbonne : la forfaiture - Commentaires [50] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

FORFAITURE, C'EST LE MOT !

Bonjour,

C'est tout Sarkozy dans ce mini traité. Sa volonté d'être sous les projecteurs le conduit à passer systémtiquement en force partout. Seule Cécilia, son ex épouse, lui a tenu tête, l'envoyant à ses chères études d'apprenti homme d'Etat. On devrait la faire parler,ça nous éviterait d'apprendre que les codes nucléaires ont été communiqués aux néoconservateurs. Nous sommes en plein dans la forfaiture depuis l'élection de cet homme, qui va tenter de s'octroyer les pleins pouvoirs pour confisquer définitivement la démocratie. Le pire dans cette dérive institutionnelle, c'est qu'il y en a qui trouvent ça normal; un peu comme en 1933 de l'autre côté du Rhin. Ah l'histoire !

A+

Posté par A2N, 15 novembre 2007 à 13:01

Almanach Vermot

Pour vous éviter de la faire : Anne-Marie Le Pourhiet, mais le contre y est encore davantage ;-)

Posté par Olivier B., 15 novembre 2007 à 13:15

Desespoir

Chaque jour m'enfonce un peu plus dans le désespoir. Voir tout ce qui se passe me déprime énormément, pourtant je ne sais pas comment lutter. Les élus ne me représentent pas, l'opposition ne porte aucun des messages que j'aimerais entendre.
Démocratie? Comment peut-on vivre en démocratie lorsqu'on a l'impression que sa voix n'est pas entendue?
Seul reste un sentiment de fatalité, d'incapacité à faire changer les choses, d'impuissance.
J'ai l'impression d'être un spectateur forcé des changements terribles qui sont engagés.

Posté par aurelien, 15 novembre 2007 à 13:38

Europe

J'étais longtemps pro-européen, car l'union a permis d'éviter d'autres guerres inter-européennes. Mais maintenant, l'union européenne ne signifie pour moi rien de plus que l'Europe du capital, la forteresse Europe, l'Europe militariste, l'Europe néo-conservatrice, et autoritaire. Rien que le fait que l'otan soit stipulée dans ce traité est une aberration: l'otan aurait eu être démantelée lors du démentellement du pacte de varsovie, ce n'est pas un instrument de défense, mais d'agression au service du suzerain état-unien, du grand capital, du colonialisme et du complexe militaro-industriel. En bref, l'otan n'est rien moins qu'une organisation terroriste (avec la définition suivante du terrorisme: usage indiscriminé de la force pour acquérir des avantages politiques ou économiques)
Mais dans le monde d'Orwell, le terrorisme n'est du terrorisme que si l'occident en est la victime. Les bombes tombant du ciel ne compte pas, et d'ailleurs, les victimes civiles (orwell: dommages colatéraux) des bombardements (orwell: frappes chirugicales et ciblées) sont dues aux "terroristes", qui se cachent exprès parmi les civils, en lieu et place d'attendre en terrain découvert que les bombes pleuvent sur eux, c'est bien connu !
Quid de l'europe sociale ? Libre circulation des capitaux et marchandises,oui, mais des personnes, non! (on veut piller vos ressources en échange de quelques bienfaits de la civilisation occidentale, mais vous, restez chez vous, l'europe est bien trop pauvre pour acceuillir toute la misère du monde)
Écoeurant!

Posté par christian, 15 novembre 2007 à 13:48

B A - BA

Ne demander l'avis du peuple que quand on est certain d'obtenir la réponse qu'on souhaite, c'est quand même le B.A.-BA du bonapartisme high-tech contemporain.
Pourquoi faut-il encore qu'on s'en étonne ?

Posté par Luc, 15 novembre 2007 à 13:59

C'est quoi "les médias français ?". Je viens de me taper le JT de fr3 et de a2 ce midi, j'avais l'impression de regarder TV Corée du Nord, TV Russie, TV Iran, TV Chinois... Que de méchants grévistes nantis, des tas d'otages (svp: gardez-les!), des étudiants faignants, la souffrance endurée par les otages (à Paris), ts ls envoyés spéciaux envoyés sur le terrain, au péril de ne pouvoir arriver à l'heure.
C'est pas demain que la deux ou la trois vont se mettre en grève.

Posté par areuh, 15 novembre 2007 à 14:10

Je viens de me taper le JT de fr3 et de a2 ce midi, j'avais l'impression de regarder TV Corée du Nord, TV Russie, TV Iran, TV Chinois...

Avec beaucoup de compétences en moins tout de même !
Sans prendre la défense des Russes, Chinois, İraniens ou autres, ils sont loin de la compétences Française dans la fourberie.

Posté par Zozo, 15 novembre 2007 à 15:15

Et dans la manière !!

Le nouveau traité européen reprend quasiment toutes les lignes de la précedente constitution européenne. On ne prends pas en compte ce que les peuples désirent.
Cette europe ne me plait pas. Il y a 14 ans j'etais étudiant à la faculté de rouen. Nous avions un professeur qui nous enseignait le droit européen. Une phrase m'a interpellé à tel point qu'elle est restée dans ma mémoire : "l'europe n'a pas de pouvoir politique, par conséquent pour assoir sa domination, elle insistera sur les manoeuvres économiques, c'est à dire la déréglementation des services, les mises en concurrence, le libre échange".
On voit le résultat, cette europe n'est pas juste, c'est encore une fois une europe pour les riches.
Quelle est vraiment son rôle ? Le fait il bien ?

Posté par patdinina, 15 novembre 2007 à 16:06

Un lien à suivre

A ce sujet, j'ai reçu ça :
http://www.29mai.eu/ et je crois que ça vaut la peine. Qu'en pensez-vous, vous tous ?

Posté par ko, 15 novembre 2007 à 16:43

Démocratie selon Sarko

J'ai été élu, alors maintenant, je fais comme je veux, vous aurez à nouveau la parole dans cinq ans.

Posté par christian, 15 novembre 2007 à 17:04

La preuve par l'absurde

Je suis contre l'idée d'organiser un nouveau referendum. Pour quoi faire ? De l'aveu même d'un Giscard (et d'autres) ce "machin" est le même que l'autre pour lequel une majorité s'est déjà exprimée. Demander un autre referendum c'est, aussi, faire comme si la réponse donnée le 29 mai était nulle et non avenue.
Laissons-les donc -Pdt, UMP, PS- se vautrer ds la forfaiture et le coup de force. A eux de voir. Nous ça ne nous concerne pas. Eux acheveront de se décrédibiliser. Et quand peuple bafoué lui toujours se venger.

Posté par mfgtour, 15 novembre 2007 à 17:28

Ouaip !

"Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi".

Posté par Olivier B., 15 novembre 2007 à 17:30

tout a fait

je suis ok avec toi mfgtour. Laissons les dans leurs idées communes, qui rira bien rira les dernier!!!!!

Posté par patdinina, 15 novembre 2007 à 17:35

ben je ne suis pas sure que les peuples riront, ni qu'ils aimeront l'Europe puisque ce sera celle des pouvoirs et des affaires, mais certainement pas celle des êtres humains. L'idée aurait pu être belle pourtant.
Et si je n'attendais rien de Sarkozy, les "socialistes" qui permettront que ce vote ait lieu sont impardonables

Posté par brigetoun, 15 novembre 2007 à 18:04

Joker !

A propos de se vautrer voici Lagardere (à qui la "gauche" plurielle a filé EADS) tiens : http://www.dailymotion.com/video/x3c17q_lagardere-demande-un-joker_news

Posté par mfgtour, 15 novembre 2007 à 18:14

UN LIEN A SUIVRE 2

@ kO,
fichtre, oui ! ca vaut le coup, je lis et je fais tourner, j attends certaines infos et confirmations pour m engager dans le processus.

Posté par julien, 15 novembre 2007 à 18:19

Une gauche complice

C'est ça la droite "REPUBLICAINE" ! Et reconnaissez que vous avez tous contribué à lui permettre de redresser la tête comme elle l'a fait ces dix dernières années (au milieu des années 90 on ne donnait pas cher de son avenir face à la montée du vote anti-système) en lui reconnaissant des vertus républicaines, démocratiques, "droitdel'hommistes" ou je ne sais quoi d'autre pour mieux la différencier de la nouvelle droite émergente.

Vous avez utilisé vous-mêmes un vocabulaire et des adjectifs complaisants pour la qualifier en lui réservant à elle seule le droit de débattre et de s'invîter sur les plateaux branchés de Canailles + ou d'Arte pour vous affronter ; vous avez participé au verrouillage médiatico-culturel en vous partageant le gâteau tout en imaginant pouvoir lui donner la leçon.

C'est pourtant elle qui vous en a donné une bonne. Vous auriez pu la réduire au silence, car en se ralliant à vos valeurs et vos idéaux mondialistes, elle vous a finalement sérieusement ringardisé en vous rendant inutiles.

Entre la gauche et la droite alter-nationale, la logique aurait voulu qu'à partir des années 90 il n'y eût plus grand chose. Une grave erreur de stratégie et le sectarisme de la gauche sont les principales causes du redressement du camp de Nicolas Sarkozy.

Il vous faut assumer ce rôle de faux ennemi. Je comprend que cela soit douloureux...

Posté par Chouan, 15 novembre 2007 à 19:32

les complices

@ chouan
je lis tes commentaires depuis longtemps sur ce forum, et tes points de vue m interessent meme si je ne les partage pás.
Bien a l age que j ai, et au vu du fait que je me sois toujours soigneusent toujours tenu a distance des partis, je ne suis complice de rien du tout. Culpabilite passive ?
Quoiqu il en soit, il faut imperativement surpasser aujourd hui ce vocabulaire justement, cette dialectique ridicule binaire gauche droite qui provient a l origine de l endroit ou on s assoit dans l hemycicle.
Serieux, cessons d utiliser ce langage ! qui range encore un PS francais "a gauche" et qui conduit a utiliser le terme d "extreme gauche" pour qualifier certaines idees qui ne me semble extremistes en rien, du moins eu egard aux ideaux humanistes dont nous nous reclamons (encore).

En tant qu individu je te dis que je ne suis pas la gauche, que je me moque de savoir de quel cote vient la solution (meme si je me fais peu d illusions) je pense, peut etre naivement, que comme d autres ici, nous poursuivons des ideaux de justice et de partage, qui sont des valeurs humaines avant d etre des heritages politiques, non ?

Posté par julien, 15 novembre 2007 à 19:59

Forfaiture plus que haute trahison...

En effet, la forfaiture, c'est ce qui définit le mieux l'action de Nicolas Sarkozy.

Bien entendu, si celui-ci choisit la voie parlementaire pour la ratification, c'est qu'il a peur du vote du peuple. D'autant qu'il a toujours expliqué qu'un président qui perdait un référendum devrait démissionner...

Mais dès lors, quelle légitimité a-t-il ? Quelle légitimité a son texte ?

A l'opposition de jouer son rôle.

Autre sujet, mais d'importance : il reste quelques jours pour signer l'appel aux eurodéputés concernant "la directive de la honte", sorte d'application européenne en pire de des lois Sarkozy-Hortefeux sur l'immigration. C'est ici que ça se passe :

http://www.directivedelahonte.org
Merci d'être nombreux et de faire passer !

Posté par Bruno Lamothe, 15 novembre 2007 à 20:02

Approbation

Allons tous signer la pétition de l'ami Lamothe.

Posté par Olivier B., 15 novembre 2007 à 20:13

devinette

Quelle est la différence entre tyrannie et démocratie?
la tyrannie c'est "Ferme ta gueule!"
la démocratie c'est "Cause toujours!"

Bon, allez, je vais me prendre un Prozac.
1 euro pour le toubib, 50cts pour la boite.
c'est pas cher et une partie va servir aux veinards atteints d'Alzeimer (ça console!)

Posté par sophie, 15 novembre 2007 à 21:54

cela sert il a quelque chose ?

une pétition c'est bien, mais aujourd'hui, cela ne sert a rien !! Les politiciens feront mine de comprendre, mais laisseront la machine avancées. Cette Europe là est comme une machine qui s'emballe, qui quoiqu'il arrive personne ne pourra l'arrêter sauf elle !!

Posté par patdinina, 15 novembre 2007 à 22:01

Étonnements ?

Je m'étonne que certains s'étonnent. Depuis que NS est élu, il s'est assis sur la Constitution il ne fait que ce qu'il veut, il ne dit que ce qu'il veut, souvent en contraction avec ce qu'il fait.

Posté par Françoise, 15 novembre 2007 à 22:48

La démocratie moderne consiste à élire le tyran, alors que la démocratie athénienne consistait à élire ses copains, voilà tout.

Posté par Gilles, 15 novembre 2007 à 22:51

quelle importance maintenant ?

Ah,notre ami Zozo c'est réveillé...
Quelles compétences et fourberie de quoi ?
Explique-nous donc !
C'est dans son programme et tes potes socialistes s'écrasent lamentablement,en plus.
C'est merveilleux la politique,sauf pour toi.
"Déni de démocratie,29 mai":belle intention Mr Ko mais pour quelle espérance ? Ne soyez pas déçu,vous avez demandé l'avis de chacun !

Posté par de la mata jeanp, 16 novembre 2007 à 00:40

c'est au programme

« La pensée unique ne croyait pas à l'interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l'ai promise et je la mettrai en œuvre »

Ca aussi c'etait dans son programme. Ca veut pas dire grand chose. C'est pas parceque c'est dans son programme qu'une minorté n'a pas le droit de faire valoir ses arguments et de faire evouluer une position. Sinon c'est une dictature de la majorité, pas une democratie

Posté par kid_a, 16 novembre 2007 à 04:06

Votre ''ami'' zozo s'est reveillé !
Mes '' potes socialistes '' qui s'écrasent !
Ohhh Mata jeanp, on se connait ?
Quelle Compétences? Et bien par exemple celle des médias pour la propagande, la fourberie.
Les Nord-Coréens, Russes ou autres İraniens n'arrivent pas a la cheville des médias Français.
De la a dire que les socialistes, de plus ceux qui s'ecrasent lamentablement seraient mes potes !
Pour vous répondre, je n'accorde jamais mon amitié en fonction de l'appartenance politique d'une personne.

Posté par Zozo, 16 novembre 2007 à 10:50

enfin

vous employez le mot qui convient, forfaiture! Mais à cette forfaiture au sommet et individuelle, se prépare une autre forfaiture , collective celle la. En effet les députés de droite comme de gauche (bien qu'on espère encore une peu de qq.un de ce coté là)anoncent qu'ils vont voter ce traité s'asseyant ainsi sur le peuple. Je pense que nous avançons tranquillement vers un cataclysme dont aucun élus (élite?)et médias n'ont conscience. J'ai des enfants, des petits enfants et je me dis que doit tu faire? Que vais-je leurs laisser?

Posté par Got, 16 novembre 2007 à 13:53

Pour répondre à cette forfaiture, on pourrait peut-être renvoyer notre carte d'électeur à N. Sarkozy avec une lettre de protestation. Si des millions d'électeurs le font, qui sait si ça n'aurait pas un impact ? Après tout, s'il ne sert à rien de voter, pourquoi conserver un document devenu inutile ?
Idée stupide ou à creuser ?

Posté par thot, 16 novembre 2007 à 17:30

Plainte collective auprès de la CEDH

L'arithmétique parlementaire est inflexible. La majorité présidentielle n'a besoin que de 6 voix supplémentaires pour obtenir les 3/5 des voix nécessaires à la ratification. Ces 6 voix supplémentaires viendront de députés ou sénateus non-apparentés. De plus, pour que la ratification soit rejetée il faudrait que l'ensemble du PS et même François Bayrou votent NON, et ne s'abstiennent pas. C'est extrêmement improbable vu la décision du Bureau National du PS le 6 novembre.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas continuer de faire pression sur nos députés, mais je pense qu'il faut faire quelque chose de plus. Etant donné que l'insurrection armée ne semble pas non plus une option véritablement à l'ordre du jour (même si comme l'explique Mme Le Pourhiet nous aurions vraiment de bonnes raisons de le faire), je vous propose de porter plainte collectivement auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme contre la décision de M. Sarkozy de ne pas convoquer de référendum, pour volation du droit du peuple à des élections libres (article 3 protocolle n° 1 CEDH). Pour plus de renseignements, si cette idée vous intéresse, consultez le site www.29mai.eu

Posté par guillaume, 16 novembre 2007 à 17:30

Il y a là un abus

Oui abus, mais dans ce que je lis sur ce blog.

Voyons donc : le traité européen ne modifie pas la constitution de l'Etat Français (seule modification nécessitant la consultation par voie de referendum).

De quoi s'agit-il donc, ici ?

Et demain, s'il devait y avoir à choisir d'entrer en guerre ou non ? Un referendum également ?

Je pense que vous plaisantez...

Posté par ucfoutu, 16 novembre 2007 à 18:00

De quoi s'agit-il donc ici ? Que le peuple a voté contre un traité dont on lui impose une copie. C'est de l'usurpartion de souveraineté telle que définie par Le Pourhiet. Une forfaiture, un coup d'Etat contre la démocratie, une haute trahison. Le peuple a exprimé sa volonté. L'homme qui décide tout de même ensuite de passer en force doit être destitué.
Quant à votre comparaison avec une déclaration de guerre, elle est parfaitement inepte. Quel rapport ?
Mais à part ça, les citoyens n'auraient-ils pas le droit de s'opposer à la guerre ? Si l'on avait écouté l'opinion américaine à l'époque du Vietnam, on aurait évité que se poursuive si longtemps le gâchis. C'est un exemple.

Posté par Olivier B., 16 novembre 2007 à 18:10

Cela dit...

... il ne me paraît pas idiot du tout de demander par voie référendaire à un peuple s'il accepte que son armée s'en aille guerroyer en son nom !

Ça nous changerait de la Vème, où un président peut envoyer des soldats français où il veut sans même consulter son gouvernement ou le Parlement.

Posté par ko, 16 novembre 2007 à 18:13

Ah bon !

Posté par K0

"il ne me paraît pas idiot du tout de demander par voie référendaire à un peuple s'il accepte que son armée s'en aille guerroyer en son nom !"

Voilà comment on peut perdre et la guerre et sa souveraineté et.... tout le reste... sans même bouger... (le temps des discutailles suffira à l'ennemi...).... et alors ? adieu même aux droits du peuple, qui seront au mieux ceux de subir le conquérant...

Posté par ucfoutu, 16 novembre 2007 à 18:24

et ce n'est pas fini

Continuons sur la lancée de K0, donc ...

- tout doit être discuté...

appliquons ce principe à tout (les grêves en premoer lieu... qu'on soumet à l'approbation de la majorité du peuple, hein ...).
Puis on passe à un magnifique match de foot-ball où les buteurs et autres ne devront pas agir sans l'approbation de tous les autres co-équipers, voire celle des supporters...

Tout compte fait, celà m'arrangerait bien : un referendum par jour et une question par jour (les sujets ne manqueront pas...). Et puis ... un referendum pour déterminer s'il faut un référendum pour faire un referendum sur l'opportunité de faire un referendum concernant l'emploi des referendums...

Posté par ucfoutu, 16 novembre 2007 à 18:30

Ennemi ?

Sarko a-t-il donc déjà réussi à fabriquer un ennemi, comme l'administration américaine après la chute de l'URSS ? Un ennemi tel que l'on n'a jamais connu, qui demande des mesures extraordinaires ? Pire que l'Allemagne nazie, pire que l'URSS, comme il est prétendu que sont les 100 arabes furieux qui en veulent à la civilisation occidentale en raison de sa "liberté" et de sa richesse ? En sommes-nous donc déjà là ?
On défend son pays, en général, à ses frontière, rien à voir avec envoyer des soldats à l'étranger. Et je ne pense pas que si ce cas, hautement improbable, se produisait, quiconque, aussi à gauche soit-il, contesterai une mesure défensive aux frontière.
Mais l'envoi de soldat à l'étranger, surtout outre-mer ou sur un autre continent,ça s'appelle une agression, et non se défendre, mais les mots, dans ce monde orwellien, que veulent-ils encore dire ? L'administration américaine aussi avait prétendu "défendre" son pays en attaquant l'Irak...

Posté par christian, 16 novembre 2007 à 18:32

Fameux!

Elle n'y va pas par le dos de la cuillère cette dame, bien jolie au demeurant. Elle a tout pour elle, l'intelligence, le charme et le style, pas étonnant qu'elle soit invisible sur nos ondes hertziennes et autres... Pas vulgaire, ni idiote, ni arrogante. Remplacez le féminin par le masculin et vous aurez un portrait tout en finesse de notre nabot national!.... Au fait, ils finissent comment déjà les dictateurs, une fois que le peuple, enfin sorti de sa léthargie ouvre les yeux et décide de juger l'Histoire qui lui a dérobé la Justice? Comment de nouveau? Ah, zut, ça m'échappe...

Posté par John Ruskin, 16 novembre 2007 à 18:34

De qui parles-tu ?

Excuse-moi, K0, je ne sais pas de qui tu parles...

Sarko ? connais pas ... c'est un petit ami à vous ?

Revenons à nos moutons ...

Un "NON" est majpritairement issu des urnes lors d'une consultation.

1) il concernait UN texte et non l'idée d'un traité.
2) les motifs invoqués par les différents "leaders" concernés étaient loin, bien au contraire d'être les mêmes. Ils étaient dans la plupart des cas carréments opposés ...

Alors ? C'était un "NON" à quoi et un "NON" pour quelles raisons majoritaires ?

Si, au moins, les "NON" exprimés l'avaient été pour les mêmes raisons affichées, on pourrait parler d'expression populaire... mais tel n'a pas été le cas ...

C'est une vraie plaisanterie...

Posté par ucfoutu, 16 novembre 2007 à 18:38

Alerte au troll 2

ucfoutu, arrêtez de troller : faire comme si le Traité de Lisbonne n'était pas la copie du TCE insulte l'intelligence.
Alors si vous ne répondez pas là-dessus mais persistez dans le trollage, je vous couperai le sifflet.

Posté par Olivier B., 16 novembre 2007 à 18:47

Normal ?

@Olivier B.:
C'est normal que votre signature renvoie au lien hthttp://olivier.bonnet..., n'y a-t-il pas un "ht" de trop ? Ou est-ce une mesure anti-spam ?

Posté par christian, 16 novembre 2007 à 19:10

Suggestion

Y'a pas moyen de mettre un "captcha" sur ton blog, Olivier. Tu sais, ce truc qui pose une question à la con, juste pour vérifier que tu as deux neurones et que donc tu n'es pas un robot spammeur.
Genre : "combien font deux et deux" ? "Quelle téait la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?

Ça nous éviterait toute cette pollution, ces pseudo-commentaires tout droit sortis d'un algorithme de génération automatique de n'importe quoi, zéro sémantique, garanti sans idées mais avec un peu de syntaxe autour pour faire semblant.

Posté par pvdg, 16 novembre 2007 à 19:10

Ecit par olivier B

"je vous couperai le sifflet"

Tiens ! un dictateur en herbe, là ...
un peu contradictoire, non ?

Intéressant ! et il vaudra mieux qu'on ne me le coupe pas, ce sifflet....
Car alors il sera exposé partout les méthodes préconisées ici, hein ... promis !

Posté par ucfoutu, 16 novembre 2007 à 19:11

Ah bon ?

Alors, si je comprends bien, Olivier B est également le responsable de ce blog ?

Que voilà donc une drôle de nouvelle ! Je m'en vais vite la répandre partout ...

Posté par ucfoutu, 16 novembre 2007 à 19:14

le contenu du, traité européen

Lettre d’un grand père allemand à son petit-fils français

LA CONSTITUTION FRANCAISE DE L’EUROPE

Mon cher petit-fils,

J’ai été surpris de voir ton esprit civique à un âge où on se fout pas mal de pareilles billevesées. J’ai été encore plus surpris de m’apercevoir que tu avais déjà l’âge d’aller voter. Tu veux que je lise pour toi cette énorme et confuse élucubration et que je t’en fasse un résumé assorti de conseils judicieux.
Je l’ai relue dans cette optique et je te fais grâce d’explications détaillées.
La présentation est un peu ringarde car, elle ignore superbement la norme AFNOR de numérotation des chapitres, titres et sous-titres. Le repérage est pénible.
C’est donc une constitution française pour l’Europe. On y retrouve la « patte » de l’Ecole Nationale d’Administration, familière à tous les lecteurs du « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ». En l’occurrence, c’est précis comme l’analyse d’un avion renifleur. On y retrouve une forme et une subtilité spirituelle déjà appréciés avec la législation sur l’invention de l’avoir fiscal, sur l’imposition des plus values, et les réglementations catastrophiques sur le « regroupement familial », enfin tout ce qu’un journaliste appelait avec humour « l’autoritarisme mou ».
Comme dans nos lois inapplicables (littoral et SRU 2000, Etc.…), le verbe pouvoir remplace le verbe devoir, ce qui permet aux décideurs une abstention légale et une inefficacité certaine. Là encore, le législateur laisse la décision aux hauts fonctionnaires et aux juges administratifs. Enfin, comme dans toutes les législations françaises, les dérogations abondamment prévues transforment les meilleures intentions en vœux pieux parfaitement inutiles.
Lorsqu’il a fallu abandonner le droit régalien de « battre monnaie », on n’a pas eu besoin de constitution. L’impossibilité de faire tourner la planche à billets, pour boucher les trous du budget par des dévaluations, ne permet plus le déficit budgétaire programmé, ni la gestion sur une hypothétique croissance.
Ignorant superbement cet incontournable postulat, la constitution imaginée par des Inspecteurs des Finances, entérine les mauvaises manières de la quatrième République, ressuscitées par François MITTERAND et poursuivies par les « blancs bonnets » qui ont succédé aux « bonnets blancs ». Les mêmes se retrouvent avec bonheur pour approuver des deux mains ce qui condamne le système.
Que dire de cette phrase de l’article I – 16 (2) qui prévoit la nécessité d’une coopération loyale entre les rouages de cette organisation farfelue. Une coopération loyale ? Cela va sans dire et cela va encore mieux en ne le disant pas. On a vu ce que cela donnait pour accompagner la douteuse intervention américaine en IRAK. Quelle belle et loyale unanimité.
Enfin, cerise suprême sur le gâteau, la procédure de révision semble inspirée par notre code de l’urbanisme au chapitre de la révision du Plan d’Occupation des Sols (le fameux P.O.S amoindri en P.L.U). Puisqu’on peut la réviser, à quoi sert-elle si le suffrage universel n’intervient plus ?
Le rêve d’une Europe centrée sur le fameux « noyau dur de base », se répandant comme une tache d’huile destinée à s’étendre, en intensité, par l’unification des institutions, fiscales, économiques et sociales, ne se traduit pas dans ce verbiage vaseux.
A vouloir tout prévoir, on s’enferme dans un carcan parfaitement irréaliste. Le plus étonnant c’est de voir l’Allemagne avaler de telles couleuvres. Il est vrai qu’engourdie dans une repentance obligatoire des jeunes générations pour les folies de leurs anciens, elle n’ose plus rien dire. En lisant cette débauche de verbiage de la constitution française de l’Europe, on peut se remémorer l’affiche de la propagande allemande de 1938 : Un balai « européen » dépoussiérait devant la porte en expulsant un coq bleu blanc rouge, courroucé, avec des livres et des journaux à la mode française. La légende :
« Dehors le fatras français », est redevenue d’actualité.
Il suffira de remplacer le nom d’un des journaux balayés par celui de « constitution française pour l’Europe », pour rajeunir l’affiche.
Mon cher petit fils, je n’ai pas le droit de choisir pour toi. Je déplore que le vote « blanc » n’ait pas de signification. Il serait si bon qu’il corresponde, non à un refus total, mais à la réclamation d’un organigramme cohérent assurant le succès de l’application. Je vais donc, moi aussi, employer ce fameux verbe pouvoir.

Au OUI des vaincus on peut préférer le NON de la résistance.

Posté par François TATARD, 22 novembre 2007 à 17:34

quand on s'assoit sur la loi

Remettre en cause la loi de 1905, accorder des dérogations au code pénal, brader les domaines publics, (inaliénables depuis François 1°) à la spéculation immobilière, constituent des dérives regrettables pour la pérennité du pouvoir. Contre les incohérences de nos législateurs le texte suivant:




CONSEIL D’ETAT ET DOMANIALITE PUBLIQUE



D’après la lettre du Conseil d’Etat jointe au dossier des enquêtes publiques relatives au « déclassements » du domaine public, les Biens du DP sont inaliénables sauf quand ils sont aliénables. Ainsi sont faites deux ou trois lois aux dérives sémantiques douteuses qui disent d’abord une chose puis son contraire, sans que nos agrégés de droit public y trouvent à redire. Ils reconnaissent, cependant, que le Conseil Constitutionnel n’accepterait l’aliénation qu’à la condition que les besoins publics aient une sorte de droit de préemption.
Ainsi, ces biens ne seraient inaliénables que s’ils restent publics. Pour changer l’adjectif et les rendre aliénables, la décision appartient à un Maire avec ses « godillots » ou à un gestionnaire comme la SNCF ou RFF.
Ces gens-là auraient un pouvoir de « déclassement » octroyé par des lois douteuses remontant à 1831 et 1842. Dans ce cas-là, il faut supprimer l’article L 52 du code des domaines qui n’a plus aucune signification puisque l’on admet la possibilité de contournement.
Supprimez, par une entourloupette, l’adjectif public et tout devient possible comme l’annonce un slogan à la mode.
Lorsque Monsieur xxxxxx, agrégé de droit public Conseiller d’Etat Président de la Section de la domanialité publique, perturbé par un ténia tenace, a consulté un des ses amis savant médecin, spécialiste des voies digestives, ce fut une révélation. Enfin l’étincelle « aliénante » jaillissait.

« Mon cher ami, vous allez avaler d’un trait cette mixture qui aura raison de votre ver solitaire »

La mixture était blafarde, mobile et grasse, pas appétissante du tout. Il était inquiet notre Conseiller d’Etat :

« Mais que mîtes-vous dans cette affreuse mixture ? »
« Simplement un autre ténia »
« ????? »
« Oui ! Réfléchissez un peu. Si vous absorbez un autre ver solitaire, la solitude des vers disparaît, car, alors, ils ne sont plus solitaires »
« Vous voyez ! C’est simple comme un déclassement, et vous êtes guéri »

C’est sur ce raisonnement que furent rédigés les codes des voiries routières et ferroviaires, puis les lois de privatisation d’ADP, de France Télécom et de TF1.

Posté par François TATARD, 24 novembre 2007 à 16:55

N'importe quoi

Bonjour,


Talleyrand avait écrit "Tout ce qui est excessif est insignifiant"
Vous parlez de forfaiture et de dictature quand vous regrettez les dispositions sanguinaires de 1793 qui permettait d'exécuter les responsables qui auraient touchés à l'intégrité de la Nation.
On est en plein délire. Votre opposition au Chef de de L'Etat qui vous fait regretter que la peine de mort soit abolie souligne un état d'esprit totalitaire et dangereux.
Sur le fond, sachez que la ratification d'un traité est autorisée sous deux formes prévues par la Constitution: la voie parlementaire ou le référendum. Le Chef de L'Etat a le choix. Où est le viol constitutionnel ? Par ailleurs, dans sa campagne, il avait dit qu'il chopisirait la voie parlementaire. Il n a pas menti.
Enfin, peut on soumetttre au peuple des textes dont la technicité suppose d'être un juriste compétent pour en comprendre les tenants et les aboutissants? Personne ne va me faire croire que 29 millions de français a lu le texte constitutionnel dans sa globalité. Si on interroge les gens dans la rue, peu sont capables de décrire à peu prés le fonctionnnement des institutions européennes.
Un référendum doit répondre à des questions simples comme sur l'abolition ou non de la peine de mort.
Le non l'a emporté non pas sur le texte que peu avait lu mais sur l'impopularité de Jacques Chirac qui avait porté ce projet.
Par conséquent, c'est le travail des parlementaires sinon c'est l'appel au populisme dont vous faites un excellant porte-voix.

Posté par feufollet, 18 décembre 2007 à 16:36

"Le non l'a emporté non pas sur le texte que peu avait lu mais sur l'impopularité de Jacques Chirac qui avait porté ce projet" : affirmation toute personnelle qui dénie le droit au citoyen de s'être opposé au traité.
La forfaiture réside dans le fait d'en faire passer une copie conforme après le rejet par le peuple.
En expliquant qu'on ne fait pas de nouveau référendum par crainte d'un "non", justement.
En démocratie, a-t-on peur du peuple ?

Posté par Olivier B., 18 décembre 2007 à 16:43

nain porte quoi ?

Et quand le sarkozysme sera tombé après qu'il ait tout cassé, on (ceux qui récupèreront le pouvoir) accusera le peuple (naturellement voué au populisme et à la démagogie), comme toujours, d'être la cause de la catastrophe
On (les mêmes) nous a tant dit qu'on avait fait l'Europe pour que nos peuples ne s'entredéchirent plus... ce ne sont jamais les politiques qui déclarent les guerres, n'est-ce pas.

Posté par sarcophage, 18 décembre 2007 à 19:50

mais que faites vous contre .....?

sarko et la clic vous assénent des choses hallucinantes, mais une réponse que tout un chacun peut faire, c'est de lui asséner des vérités chaque jour. en recommandé de préférence.

http://hlcontreletraite.blogspot.com des nouvelles sur les traités sur l'union européenne et sur le fonctionnement de l'union européenne toujours introuvable en claire, 6 mois après le traité de lisbonne. Ils ont écrit tellement de "conneries" qu'ils n'osent même pas la publier hi hi hi hi hi

le traité sur l'union européenne est 14 fois un faux en écriture majeur. Voila pourquoi sarkozy veut me rapter mon fils de 19 mois, seule la vérité dérange.
hl

Posté par epaminondas, 17 mars 2008 à 08:39

Pétition pour la déstitution de nicolas sarkozy

Pétition pour la déstitution de nicolas sarkozy de ses fonctions de présidents de la république,
Plus nous serons nombreux à signer cette pétition et plus, avec le secours de l'Assemblée Nationale, du Sénat, du Conseil Constitutionnel et de tous les corps constitués réunis, nous pourrons, nous le peuple, ensemble, mettre un terme au gâchis :
pétition a signer sur : http://www.antisarkozysme.com

Posté par elodie55, 25 mars 2008 à 01:51

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