Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

23 novembre 2007

La patronne du MEDEF déclare la guerre sociale

parisot_visage_humain"Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail", a déclaré Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. Une phrase qui sonne comme une déclaration de guerre ! Le patronat fait ainsi une nouvelle surenchère vers toujours plus de déconstruction sociale. L'échec du CNE, mis hors-circuit par l'Organisation internationale du travail, ne l'a pas découragé. Dans ses tuyaux, le projet de "séparation à l'amiable" entre salarié et employeur, conçu pour faciliter le licenciement, et à présent donc la suppression de la durée légale du travail : plutôt qu'augmenter les salaires, rallongeons les journées, les semaines, les années... Voici venir la contre-réforme dans toute sa splendeur, qui compte comme enthousiaste soutien et promoteur numéro un l'homme du "travailler plus".

"C'est vrai qu'il y a un problème de pouvoir d'achat (...), c'est un ressenti totalement objectif", compatit cette brave Laurence Parisot, patronne du MEDEF si concernée par le sort des malheureux pauvres. Va-t-elle alors préconiser qu'on augmente leur salaire? Vous plaisantez : les entreprises déjà tellement exsangues, persécutées par les taxes bolchéviques, ne pourraient continuer à distribuer des fortunes à leurs actionnaires et dirigeants survivre si le coût de la main d'oeuvre augmentait ! Vous savez combien gagne un Chinois ? Alors la solution envisagée par la pasionaria du grand patronat, comme toujours, est de nous faire avaler une nouvelle copieuse lampée de potion ultralibérale, en s'appuyant sur cette affirmation hautement idéologique : "La vraie question n'est pas comment je contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, mais comment je contribue à ce qu'il y ait plus de croissance". Ce que notre camarade Charançon libéré traduit ainsi : "l'important n'est pas que les salariés soient mieux payés, mais que les chiffres d'affaire des entreprises continuent à grimper". Toujours la même conception paternaliste du patronat de droit divin de qui attendre tous les bienfaits : ce qui est bon pour l'entreprise est bon pour tout le monde ! Sauf que, dans le monde réel, ladite entreprise ne redistribue, au mieux, que des miettes. Ca n'empêche pas la Parisot de réclamer qu'on fasse confiance à nos bons maîtres. Ils savent ce qui est bien pour nous. Par exemple, imposer une durée maximale d'heures de travail, quelle insupportable pesanteur ! Pour que la sainte entreprise puisse exiger que ses salariés triment toujours davantage, la patronne des patrons a sa petite idée : "Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail". Eh ben voilà !

On connaissait l'escroquerie intellectuelle de la "séparabilité", vertigineux concept parisotien, qui file la métaphore du divorce pour faire mine de considérer salarié et employeur comme deux partenaires égaux - pure fiction, naturellement. En l'occurrence, leur permettre de se quitter plus facilement autoriserait simplement le second à licencier l'autre sans contrainte. Pour le bien de l'entreprise, la main d'oeuvre n'est collagequ'une variable d'ajustement. Sur ce dossier, le MEDEF tient le bon bout : venu en personne sceller l'alliance entre le pouvoir et le patronat au congrès de son organisation syndicale, à Jouy-en-Josas fin août (lire à ce sujet Sarko à Jouy : les patrons aussi), le Président Sarkozy a repris à son compte la proposition, prière de ne pas rire, de "séparation à l'amiable" entre salarié et employeur. Les tenants de la déconstruction sociale ont par contre enregistré un sérieux recul avec la mise à mort définitive du CNE, contrat qu'ils paraient de toutes les qualités : fin janvier, Parisot le jugeait comme "un succès" prouvant la nécessité de faire sauter "le carcan" actuel. Comprendre les intolérables lois qui se mêlent de protéger les salariés d'être jetés à la rue du jour au lendemain sans motif. Et devinez qui se trouvait pleinement en accord avec elle ? Le candidat UMP, qui déclarait : "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher". Pire : il souhaitait la mise en place "d'un contrat unique, inspiré du CNE". Mais patatras : la Cour d'appel de Paris, en juillet, confirmait la décision des prud'hommes de Longjumeaux jugeant le CNE contraire au droit international, l'expliquant en des termes on ne peut plus clairs : "durant une période de deux années, le CNE prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement", dans la mesure où c'est à lui qu'il revient de prouver l'abus de la rupture du contrat de travail. "Cette régression, qui va à l'encontre des principes fondamentaux du droit du travail dégagés par la jurisprudence et reconnus par la loi, prive les salariés des garanties d'exercice de leur droit au travail". Le coup de grâce a été asséné le 14 novembre dernier par l'Organisation internationale du travail elle-même, qui s'est affirmée "dans l’incapacité de conclure (…) qu’une durée aussi longue que deux ans soit raisonnable", ajoutant qu’un contrat de travail ne pouvait être rompu "en l’absence d’un motif valable", selon la convention nº 158 de l’OIT, signée et ratifiée par la France. Exit donc le CNE. Mais le MEDEF ne désarme pas pour autant, pensez-vous, et persiste à réclamer un rallongement de la période d'essai (on parle désormais de 6 mois pour tout le monde et d'un an pour les cadres). On ne peut certes pas lui reprocher son inconstance ! Gageons dès lors qu'on entendra bientôt reparler du terrible "carcan" de la durée légale du travail. Au nom de la modernité et de la flexibilité, rognons méthodiquement les acquis sociaux, précarisons à loisir les salariés - ils ont déjà de la denis_kesslerchance d'avoir un travail, n'est-ce pas ? -, tandis que les entreprises accumulent des profits toujours plus gigantesques. Voilà le projet de Laurence Parisot et ses sbires. Denis Kessler, grand ponte de l'organisation patronale, n'a-t-il pas écrit début octobre, dans le magazine Challenges : "La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !" On ne saurait être plus explicite. Le patronat obtiendra-t-il ce démantèlement total de la protection sociale française ? L'on peut trembler, quand on sait à quel point l'Omniprésident épouse ses thèses. Il va falloir lutter pied à pied. 

Posté par Olivier Bonnet à 17:18 - Social, politique - Commentaires [37] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Tu le pensais, elle l'a fait

Olivier,
Tu dis : " Gageons dès lors qu'on entendra bientôt reparler du terrible "carcan" de la durée légale du travail. "

Elle l'a fait. Je remets le lien que tu n'as pu peut-être avoir (tu étais en panne de bécane).

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20071121.OBS6067/le_medef_souhaite_supprimer_la_duree_legale_du_travail.html
Voir également le site d'Etienne Chouard sur lequel un inspecteur du travail à la retraite, genre Filloche (il en faudrait au PS!! - je blague) mordant, a décortiqué les mesures nous tombant sur la tête.

Les pris en otage par les grève qui ont conspué les mecs de la SNCF et de la RATP vont se réveiller avec un de ces mal de tête.

Je peux retrouver les liens.
Pire qu'une biture sans plaisir préalable!!

Posté par GPMarcel, 23 novembre 2007 à 18:15

Ortho

les grèves et les maux de tête.
C'est la Lolo qui me prend la tête.
Excusez.

Premier lien:

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/11/19/87-demolition-acceleree-du-droit-du-travail-democratie-en-danger
Deuxième lien:

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/CASSE_DU_CODE_DU_TRAVAIL_L_analyse_de_Richard_Abauzit.pdf
Allez, apéro!

Posté par GPMarcel, 23 novembre 2007 à 18:23

Tchin

A nos luttes, camarade ;-)

Posté par Olivier B., 23 novembre 2007 à 18:26

allez allez tout doux, ça va passer sans mal

mais encore plus fort que Parisot qui ose émettre cette éventualité (pour ne pas dire certitude) c'est surtout, la quasi absence de réaction des médias et de l'opposition face à cette annonce

parce que je l'ai entendue à la radio il y a deux jours je crois déjà....elle l'a dit tranquillement il y a deux jours : il faudrait supprimer la durée légale du travail' et pas de tremolo d'émotion dans la voix du journaliste, pas de réaction immediate , RIEN
on m'aurait annoncé une hausse du prix de la baguette que ça n'aurait pas sucité plus d'émotion, quand ça aurait du mettre le feu dans les rédactions

je ne cesserai de trouver cela révélateur de cette espèce de léthargie sociale qui s'est emparée de nous tous, simples quidam , médias ou opposition, car enfin ! oser dire sur le ton de la conversation qu'il conviendrait de supprimer la durée légale du travail devrait provoquer un tollé, des hurlements, des manifs spontanées, la prise de parole immediate de la gauche
ben non...passons à la météo

à croire que nous avons tous bu un philtre d'obéissance et de docilité
on est prêt à tout entendre ! et à tout accepter ?

ils font quoi à gauche ?? ils sont où ?? pq ne disent-ils rien ? est-ce de la complicité ?

Posté par zigzag, 23 novembre 2007 à 19:03

le refus de la "réforme des régimes spéciaux" ramené à un r"flexe corporatiste, la grève des fonctionnaires passée quasiment inaperçue, ils se sentent des ailes. C'était prévu non ?

Posté par brigetoun, 23 novembre 2007 à 19:18

Ce n'est qu'un début, continuons le...

Je tiens quand même à rappeler le projet, déjà dans les cartons de Rachida Dati, et qui devrait être précisé après mars, de dépanalisation des infractions à caractère économique ou d'affaires, comme la prise illégale d'intérêt, les abus de biens sociaux, le favoritisme, j'en passe et des meilleures... D'ailleurs je précisais, hier, dans un billet (http://ensemble-a-gauche.over-blog.com/article-14002975.html) que Michèle Alliot-Marie souhaitait en faire de même pour les élus (ce qui aurait d'ailleurs pour effet de possiblement éviter à Jacques Chirac d'être un jour condamné...).

Quant à la durée légale du travail, il est à noter que nos amis journalistes nous ont montré toute cette semaine des cheminots qui avaient dû s'arrêter à 55 ans et qui auraient bien voulu "travailler plus pour gagner plus". Et souvenons-nous des déclarations de Christine Lagarde sur "l'affaire Guy Roux" (elle dénonçait déjà l'âge légal de départ à la retraite), lorsque celui-ci, sorti de sa retraite, avait repris son boulot d'entraineur de foot.

Posté par Bruno Lamothe, 23 novembre 2007 à 19:24

Olivier à la télé

Olivier (pfff sans le nom de famille…) à voir sur
http://cvr.lcpan.fr/tchat.php. Emission "Ça vous regarde" et les 10 ans de François Hollande à la tête du PS. On est venu le chercher pour ensuite lui enlever son nom de famille mais bon, trois interventions de poids ! A voir aussi à la télé à 21h pour ceux qui reçoivent la chaîne parlementaire …

Je présente mes excuses d'avance à ceux qui pourraient m'accuser de faire de la promo…

Posté par Fajua, 23 novembre 2007 à 20:32

yep, yep !

Bonjour Olivier

Merci pour le lien : c'est cool.

C'est impressionnant de voir le boulot que t'as abattu sur cette déclaration. Et tout autant de lire cette incroyable déclaration de Kessler. Qu'il ait avoué les choses aussi franco me laisse comme deux ronds de flan. La guerre sociale a bien commencé…

Posté par Le Charançon, 23 novembre 2007 à 20:35

@ Le Charançon

Kessler a été publié dans "Challenge"comme le dit Olivier… Pas un magazine de trotskystes, il me semble… Et pourtant, avant Olivier, moi c'est un député communiste qui m'en a parlé, pas lecteur de Challenges pourtant.

Quand les défenseurs du libéralisme écouteront-ils ce qui se dit chez les spécialistes pourtant publiés dans leurs propres revues ?

Posté par Fajua, 23 novembre 2007 à 21:18

Je ne sais pas pourquoi mais Parisot m'évoque irrésistiblement une grenouille, chaque fois que je la vois j'y pense et je me dis: elle va finir par exploser!

c'est possible,non? tant de bêtise, de contentement de soi, de mépris, de provocation, ça va finir par péter, méchamment...enfin j'espère

Posté par céleste, 23 novembre 2007 à 21:20

Elle a fait pire ! Quand même...

Elle avait surtout dit qu'il fallait supprimer le droit du travail, qu'il était vieux et qu'aujourd'hui le contrat devait prévaloir sur la loi... donc finalement, c'est un petit retour en arrière.

On devrait être content, non... ?

Voir de toute urgence l'article d'Etienne Chouard qui rapporte l'étude de Richard Abauzit !!!

http://lesmots.freelatitude.net

Posté par napakatbra, 23 novembre 2007 à 23:41

"La liberté de pensée s’arrête là où commence le Code du travail."
Parisot

L'UIMM n'a jamais cessé de penser.

Quant à l'absence de réaction des médias, il va falloir s'y faire. Ou plutôt, ne pas s'y faire.

Posté par f, 24 novembre 2007 à 00:32

j'y peux rien

Kässler = viande de porc saumurée et fumée.

Ce mulhousien est probablement né rue du Sauvage. En 1944, elle s'appelait Adolf Hitler Straße.

Posté par sarcophage, 24 novembre 2007 à 02:37

Comme vous y allez !

Mais j'avoue que j'ai bien aimé votre dernier commentaire, Sarcophage ;-)

Posté par Olivier B., 24 novembre 2007 à 02:47

Merci de les susciter !

Posté par sarcophage, 24 novembre 2007 à 03:20

A nos luttes, camarade ;-)
Posté par Olivier B., 23 novembre 2007 à 18:26


Vos luttes partent en fumée...

Posté par A. Bashung, 24 novembre 2007 à 05:55

Parisotades

Est-ce que lémédias estimeraient que ce n'est plus la peine de relever les dérapages de "cette conne" (© Sarko)? Quelques perles, trouvées je sais plus où:

"La liberté d'entreprendre s'arrête là où commence le code du travail", à l'Assemblée générale du MEDEF en janvier 2005.

"La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi?", Le Figaro, 30 août 2005.

"La précarité est une loi de la condition humaine", France Inter, 3 septembre 2005.

"Le mot précarité est un mot à la mode qui a pour objectif de nous empêcher de réfléchir", France Inter, 3 septembre 2005.

"Parce que se dire ou laisser croire à tout le monde aujourd'hui en France que nous pouvons entrer dans un métier, prendre un emploi et le garder quasiment à vie, c'est de l'utopie. Ou alors c'est de la fonctionnarisation, c'est proche de l'utopie communiste et on a vu comment elle s'est terminée", France Inter, 3 septembre 2005.

"L'état de jeune, c'est un passage, une maladie dont on guérit", La Tribune, 16 janvier 2006

Posté par Max Dozeille, 24 novembre 2007 à 08:06

Et maintenant...

... Monsieur Talonnette déclare, - faut attraper tout ce qui passe à portée ! - qu'il a ordonné en personne (et c'est probablement vrai. l'indemnisation des "otages". Il n'a pas pu s'en empêcher. Qui va se réveiller avec une grande gueule de bois et l'envie de se guérir par la résistance active ? Pas grand monde j'en ai bien peur. Je ne sais plus qui a dit : "C'est probablement la dernière grève"... Brrrrrr.
Le privé ne fait pas grève, pourquoi donc ? Il en a le droit. Mais c'est là qu'est le problème : ce sont les travailleurs du privé qui se laissent dicter l'immobilisme par un patronnat qui manie le licenciement comme arme anti-grève. Les grandes luttes sont mortes dans le privé depuis logntemps et désormais on ne fait même plus "la fameuse grève par procuration".
Qu'est-ce qu'il va sortir monsieur Talonnette, dans son intervention sur le pouvoir d'achat ? Du vent, des nèfles. Certes, nous mériterions une presse qui soit à la hauteur des enjeux, vraiment informative et explicative. Une presse qui saurait dire : "Attention, on vous ment, on vous endort"... C'est même pas la peine de rêver.

Posté par DUSZKA, 24 novembre 2007 à 10:19

Le grand truc...

... c'est : "Regardez ce que font nos voisins". Et alors ? La Révolution Française, pourquoi pas ? Ce n'est pas parce que les autres le font que c'est la panacée. Je suis très très pessimiste sur la suite de notrevie sociale, vraiment. Les socialistes sont désespérants, et tombent dans le panneau tendu par les médias : plus d'idée, de programme, rien que des pantins pipoles... Olivier Besancenot est parfois aussi pipolisé ; s'en rend-il compte ? Saura-t-il lutter ? Les "journalistes" et autres animateurs ne le reçoivent-ils pas, comme autrefois Marchais, pour en faire une grande gueule un peu ridicule mais touchante... Parfois, j'en suis gênée. Gare !

Posté par DUSZKA, 24 novembre 2007 à 10:31

Ridicule?!

Les "journalistes" et autres animateurs ne le reçoivent-ils pas, comme autrefois Marchais, pour en faire une grande gueule un peu ridicule mais touchante... Parfois, j'en suis gênée. Gare !
Posté par DUSZKA, 24 novembre 2007 à 10:31


Vous me voyez fâchée, Duszka.
Je ne vous permettrai pas de dire que Besancenot est une grande gueule un peu ridicule. Mon Olivier est LA Vérité face aux mensonges.
Non mais!

Posté par Arlette Davidson, 24 novembre 2007 à 12:16

Il faut lire ce qui est écrit, Arlette

Je proteste contre les tentatives des médias, devant la montée en score d'Olivier Besancenot, D'EN FAIRE UN PIPOLE ! Je n'ai jamais dit qu'il l'était. Ce n'est pas bien de lire à moitié ce qui est écrit. Souvenez-vous de la "ridiculisation" de Marchais qui a fait les choux gras de médias déjà débiles. Parfois, ce qui me gêne, c'est qu'il faut aller sur les plateaux talk-show pour avoir la parole, ça ou le silence. Il s'en sort bien, lui, il sait où il va, mais il faut voir parfois les Denisot et autres Pujadas le regarder avec une indulgence amusée. C'est emmerdant que la télévision soit désormais au niveau caniveau et qu'il faille y faire un petit tour pour avoir la parole. Je le redis, il s'en tire plutôt bien, mais c'est dangereux tout de même.

Posté par DUSZKA, 24 novembre 2007 à 16:18

Laissez tomber, Duszka

C'est un troll qui se croit drôle. Je connais cette adresse mail...

Posté par Olivier B., 24 novembre 2007 à 17:19

En parlant pipole !

Alain Delon est bien malheureux, on ne lui fait même pas des excuses pour le laisser sur le quai, j'en chialerais !
Quant à Melle Droits de l'Homme elle est dispensée du voyage en Chine, elle aussi. On ne peut être plus cynique. La laisser à la maison est un doigt d'honneur à la LDH et autres défenseurs des droits de l'homme, les fameux droits-de-l'hommistes. Quelle tristesse !

Posté par DUSZKA, 24 novembre 2007 à 17:27

paris sotte

bonsoir

si cela continue il nous restera qu'a prendre le maquis et foutre l'anarchie il me semble que cette espece de m cherche a aller dans le sens des umpistes .

moi en tout cas je commence a saturer et s'il faut y aller j'irais

Posté par gromet, 24 novembre 2007 à 18:54

Ahhhh

Merde, j'ai pris un coup de vieux: en 2007 il y a encore des gauchistes !

Posté par JG, 24 novembre 2007 à 19:27

Bien sûr !

Face à la politique la plus antisociale imaginable menée par une ultra droite décomplexée, les gauchistes sortent forcément du bois.
Vous croyiez que la clique de Neuilly-Bocsa avait définitivement gagné la partie et qu'on allait continuer de se faire plumer en disant merci ?
En 2007, il y a encore des gauchistes.
Et en 2007, il y a aussi des gens qui trouvent moderne de priver de leurs droits les travailleurs et de ramener leur condition à celle du 19ème siècle...

Posté par Olivier B., 24 novembre 2007 à 20:08

On pourrai aussi rappeler que les travailleurs francais travaillent effectivement, en moyenne, plus que les travailleurs anglais...
Mais qu'ils sont moins pauvres (pour l'instant).

Posté par Erka, 24 novembre 2007 à 22:38

Merci pour cette analyse des propos parisotiens. Nous avons également démontré l'absurdité de son postulat "La vraie question n'est pas comment je contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, mais comment je contribue à ce qu'il y ait plus de croissance", et réagit à sa "déclaration de guerre" ici : http://vive-le-goulag.blogspot.com/2007/11/crve-salope.html
La réaction (ou plutôt la non-réaction) des médias indique bien dans quel parti ils se trouvent : le PPA. Il ne faut plus compter sur eux.

Comme vous le dites bien, le patronat par Kessler et Parisot a indiqué qu'il souhaite revenir au XIX ème siècle ; il va falloir se battre pied à pied.

A nos luttes !

Posté par VLG, 24 novembre 2007 à 23:10

Si le Medef obtient l'abrogation de la durée légale du travail, que va devenir le principe des heures sup défiscalisées et exonérées de charges puisqu'aucune heure ne sera jamais supplémentaire :

est-ce que la mesure phare, l'unique mesure du candidat pour relancer la croissance rejoindra le cloaque d'où elle n'aurait jamais dû sortir?

Ou bien se dirige-t-on vers l'institutionalisation du travail au noir généralisé?

Posté par JL, 25 novembre 2007 à 15:52

JL La fin de la durée légale ne veut pas dire bosser de façon illimitée chaque semaine

Juste que l'Etat ne fixe plus de délais légaux nationalement et que c'est aux syndicats et aux patrons de s'accorder dans chaque branche ( voire chaque entreprise) sur une durée minimum et maximum

Les heures supps existeraient donc encore même si la durée légale était supprimée

Si et seulement si vous avez des syndicats assez puissants pour se faire respecter

Posté par Eplain, 25 novembre 2007 à 20:29

ben...

Bonjour, et merci pour ce blog et les infos qu'il répercute.
Juste une question: doutez-vous vraiment, les uns et les autres que la "léthargie" ambiante, dénoncée à juste titre par plusieurs des commentaires, ait été patiemment organisée, ainsi qu'il est question de "défaire méthodiquement le cprogramme du coneil national de la résistance"? Sinon, par le "à nos luttes", que faut-il comprendre? Aller défiler pour le pouvoir d'achat?
Bonne continuation en tout cas

Posté par K., 25 novembre 2007 à 23:36

Ils y croient

Le MEDEF a la foi qui soulève les masses.
Il vient d'acheter les noms de domaine suivants :
employeurs-du-21eme-siecle.fr
employeurs-du-xxieme-siecle.fr
entreprise-du-21eme-siecle.fr
entreprise-du-xxieme-siecle.fr
entreprises-du-21eme-siecle.fr
entreprises-du-xxieme-siecle.fr

Posté par Luc, 26 novembre 2007 à 22:30

Bande de has-been

Il était temps, il ne reste que 93 ans.
Et Gautier-Sauvagnac a remis un petit quelque chose pour etudiants-non-grevistes.fr et syndicats-responsables.fr .

Posté par sarcophage, 27 novembre 2007 à 00:27

et les enfants?

Que sera la prochaine déclaration de madame medef? Evoquer la possibilité de pouvoir faire travailler les enfants, peut être?

Posté par Zahra, 01 décembre 2007 à 21:17

Personne dangereuse

Laurence Parisot est quelqu'un qui me fait peur, indicustablement.

C'est vrai que si on compile tous ses dires et autres déclarations, on arrive à un résultat extrèmement dangereux, inquiétant.


Alors oui, j'ai peur de cette personne. Peur de celle qui, présidente d'un très grand institut de sondage, est facilement mêlée à la politique.

En voyant ce qui se passe depuis mai dernier, j'ai de bonnes raisons d'avoir peur. Et ça s'exacerbe davantage.


C'est tout de même scandaleux que des personnes comme elle puissent dire de tels propos en toute impunité. Là, ce n'est pas une question d'avis politique, mais de liberté fondamentale des êtres humains.

France, douce France... montre-nous que tes ancêtres étaient les gaulois.

Posté par Nico36, 18 décembre 2007 à 14:36

Sale tronche

Ce forum est déjà ancien, mais j y mets quand même mon grain de sel. Je trouve que Parisot a vraiment le physique a l emploi : comme sale tronche on fait pas mieux. Elle est repoussante !

Posté par Bernard, 04 août 2008 à 21:11

Bonjour Bernard,
venez donc découvrir la nouvelle version du blog, en lisant par exemple cet article récent, où il est aussi question de nos amis du MEDEF : http://www.plumedepresse.com/spip.php?article535

Posté par Olivier B., 05 août 2008 à 06:38

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