03 décembre 2007
Chavez Vs Sarkozy : qui est le dictateur ?

Ainsi donc le Président vénézuélien Hugo Chavez, que les médias français nous présentent le plus souvent comme un dictateur, a perdu - de justesse, le "non" ayant totalisé un peu moins de 51% - le référendum qu'il avait organisé en vue de modifier la constitution de son pays. Il ne pourra donc solliciter un nouveau mandat. Il est troublant que ce "dictateur" ait ainsi engagé une consultation populaire au lieu de faire voter sa réforme par le Congrès, au sein duquel il dispose d'une majorité confortable. Au moment de procéder à une modification constitutionnelle, le Président français envisage-t-il d'organiser pareil référendum ? Que nenni ! Pire : le Traité constitutionnel européen a été largement rejeté par le peuple français. Or que se prépare à faire Sarkozy ? La ratification par le Congrès d'une copie conforme dudit TCE, s'asseyant ainsi sur le résultat du référendum de 2005. Chavez, quant à lui, a annoncé qu'il respecterait le résultat du vote des Vénézuéliens. Si bien qu'une question, en apparence saugrenue, se pose : de Chavez ou de Sarkozy, qui est le dictateur ?
PS : lire aussi sur le même sujet le billet de Vive le Feu!
PS bis : si vous souhaitez vous opposer à la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne, vous pouvez vous associer à une plainte collective contre la France devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Tous les détails sur le site 29mai.eu, Non au déni de démocratie.
Commentaires
Sarkozy ... J'ai bon ???
Fontenelle écrit : « Pour le dire autrement: il n'était bien sûr pas question, pour Chavez, d'imposer une présidence à vie, mais de s'ouvrir la possibilité de remettre en jeu son mandat présidentiel à chaque nouvelle élection. Je n'ai toujours pas compris en quoi cela n'était pas démocratique. »
Ben on comprend ce qu’on veut comprendre, hein…
Car remettre en jeu aux élections son mandat présidentiel alors qu’on exerce le pouvoir, c’est fastoche les mains dans les poches, non ? Si Chavez ne veut pas être un de ces innombrables sauveurs suprêmes que l’Histoire a trop vus, qu’il dise d’emblée qu’il respecte la loi qui existe déjà dans la plupart des pays démocratiques : nombre de mandats limité d’avance.
Moyennant quoi tordre du nez sur Chavez alors qu’on fait la cour à Poutine (hein Jégo) et du bizness dé-droits-de-l’hommisé avec la Chine communisto-capitaliste, ça le fait pas trop. Surtout sous le règne de moins en moins démocratique de Sarko 1er.
Ceux qui reprochent à Chavez ses manières le font surtout parce que ce sont des manières de gauche. Ah si c’était des manières de droite, comment que la Busherie te soutiendrait tout ça !
Je ne sais pas, Jihème, moi je pose juste la question ;-)
La main d'Hugo est elle plus propre que celle de Georges?
En tant que gauchiste...et tant bien que ce terme quelque peu péjoratif désigne la gauche de l'extrême gauche...je n'arrive pas à comprendre, cette fascination troublante à l'égard d'un homme, qui sous couvert d'une révolution bolivarienne, survit aussi par la main mise du pétrole et ne se gêne pas pour aller serrer la paluche d'un grabataire cubain au pouvoir depuis le vingtième siècle, d'un psychopathe du FSB ou d'un fasciste religieux, qui va jusqu'à nier l'amour possible entre les hommes dans son propre pays.
Georges et Nicolas, bien planqués, eux aussi, derrière les enseignes du pétrole, sont loin d'avoir les mains propres...bien au contraire...mais à l'égard des "révolutionnaires", des preneur du pouvoir, la méfiance doit chaque fois être de mise.
Ayant assisté à une conférence sur le Vénézuela à l'espace Voltaire:
(http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=88249)
Chavez y à été décrit, comme faisant pression contre la création de librairie anarchistes et de lieux solidaires
Alors?!
En attendant, Chavez a été élu, réélu, et ce sont ses adversaires qui ont tenté un coup d'Etat en 2002.
Ensuite, il utilise les revenus du pétrole non pour entretenir une classe possédante mais pour aider les plus démunis.
Je ne suis pas un inconditionnel et n'approuve évidemment pas ses mamours à Castro et Ahmadinedjad.
Mais qu'on cesse de le présenter comme un dictateur ! Et qu'on observe plutôt la pratique du pouvoir de notre hyperprésident...
J'ai voté oui en 2005
ça ne m'empêche pas de demander le référendum... parce que le nouveau traité n'est pas la copie conforme du précédent, il élimine les protections sociales qui figuraient dans le traité d'origine...
Comme à Cuba
L'attitude des Occidentaux, qui ne supportent pas un président au service des pauvres et de la justice sociale, ne peut que pousser le régime à se radicaliser, voire à s'allier à des gens aussi peu recommandables que George W. Bush, Evo Morales ou Omar Bongo - pardon, je voulais dire Vladimir Poutine, Nicolas Sarkozy, M. Ahmadinejab... oh, et puis je ne sais plus...
En France se représenter at vitam eternam
Une "photo" qui résume tout :
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5775
Nosjournaleux en mal d'émotions fortes si prompts à tirer à boulets rouges sur Chavez, oublient juste une petite chose : L'ONU et topus les organismes internationaux envoyés en observateurs ont constaté le fonctionnement absolument démocratique de toutes les élections vénézueliennes sous Chavez. Par contre, il subsiste de gros doutes sur le processus électoral américain.
Croyez vous qu'en France Sarkozy accepterait d'organiser une élection sur son maintien au pouvoir après qu'une pétition ait réuni plus de 10 % de la population ? Fort peu probable n'est ce pas ? Chavez l'a fait lui.
ce message est destiné à tous les anti chavez ayant publié un commentaire sur ce blog.
Bonne continuation à l'auteur de ce blog.
Référendum...
Euh... mais dites donc, le contenu du référendum, c'était pas de se faire élire "président à vie". Ca n'a donc rien à voir avec le référendum de Sarkozy, par contre, ça a à voir avec le référendum de 2000...
:-)
http://lesmots.freelatitude.net
c'est vraiment un dictateur, il n'est même pas capable de se faire obéir.
c'est vraiment un dictateur, les classes moyennes (au sens Coppé et celles en peu en dessous qui voudraient bien) ne l'aiment pas.
Et puis il a la caractéristique majeure d'un dictateur : pas facile en affaires pour l'"occident" (pas si difficile pourtant).
Ceci ne l'exonérant pas d'exagérations et d'amitiés contestables, mais je serais vénézuélien avec des ressources situées dans la moyenne du pays je le choisirais sans doute plutôt que les anciens partis/
Olivier tout de même la comparaison me semble un peu osée. Je suis furieuse contre Sarkozy et d'une façon générale les hommes politiques européens qui font un truc qu'ils nomment l'Europe sans l'avis des populations. Mais Chavez était obligé, à moins de faire un coup d'état (et on oublie que depuis son péché de jeunesse le coup d'état chez lui c'est l'opposition qui essaie, sans l'avoir trop durement payé semble-t-il), était obligé d'en passer par un référendum
Napakatbra, vous me décevez. Si le "oui" l'avait emporté, Chavez aurait pu se représenter autant de fois qu'il l'aurait souhaité, mais il aurait dû être élu à chaque fois pour devenir effectivement Président à vie. A chaque présidentielle, les Vénézuéliens auraient pu lui signifier son congé.
@ Bridgetoun : mais Sarkozy aussi, normalement, devrait être obligé d'en passer par le référendum !
Mots qui mentent
Je suis (une fois de plus) écœuré par les méthodes de certains "organes de presse" pour faire leur sale travail de propagande sans se faire cheir avec les détails. Dernier titre de "dépêche" Reuters sur Chavez :
Chavez loses "president-for-life" vote
Ces gens-là (je ne parle pas du gamin qui a rédigé le texte, mais de sa hiérarchie) sont journalistes ? Ou ils bossent pour la CIA ?
Et celle-là alors ? http://fr.news.yahoo.com/afp/20071203/tts-venezuela-referendum-politique-prev-c1b2fc3_1.html Chavez est appelé "ancien officier putschiste", non pas une mais deux fois !
Le bon gros pognon ...
Il est temps de faire revenir Guy Caruso, ancien expert consultant de la CIA sur les questions pétrolières et aujourd’hui directeur de l’information pour le Département de l’Energie de l’Administration Bush. C’est lui qui avait briefé Paul Wolfowitz et le Pentagone sur la situation “réaliste” de l’industrie pétrolière en Irak, contredisant les rêves les plus fous des néocons et de leur amis pétroliers. Les chiffres étaient tellement réalistes que les néo-cons avaient préféré ne pas les montrer au public américain et privatiser quand même l’Irak.
En Juin 2005, Guy Caruso s’était envolé pour Kuala Lumpur, en Malaisie, afin de présenter une série de graphiques à une assemblée triée sur le volet de grands patrons de l’industrie pétrolière. (…) Parmi les graphiques présentés figurait une estimation des réserves pétrolières mondiales existantes…
Mais Caruso ne se contente pas d’estimer la quantité de “crude” (pétrole liquide) qui peut encore être extraite. Il y ajoute également les “pétroles lourds”, c’est à dire du pétrole “dont la viscosité dépasse 10 000 centpoise”, soit des goudrons, des boues pétrolifères et des pétroles bitumineux.
Les chiffres présentés sont impressionnants. Le Canada détient 80% des réserves mondiales de “sables bitumineux”. Mais plus au Sud se trouve une gisement pétrolier encore plus important : les pétroles bitumineux super-lourds du Venezuela. Et il y en a une quantité astronomique : 1,36 trillions de barils, (…)
Caruso fit remarquer à l’assemblée que le Venezuela détient 90% des réserves mondiales de pétrole lourd. Quatre-vingt dix pour cent des réserves. Bien sûr, ce chiffre n’apparaît nulle part dans les statistiques pétrolières tant que le prix du pétrole rend leur exploitation peu rentable. Mais à partir de 28 dollars le baril de pétrole, les réserves du Venezuela deviennent intéressantes à exploiter.
Caruso n’a pas eu besoin de faire traduire ses petits graphiques en arabe. Les représentants des monarchies pétrolières dans la salle étaient au courant depuis longtemps de cette réalité.
Pendant longtemps le prix du pétrole tournait autour de 14 dollars le baril. A ce prix, c’est l’Arabie Saoudite qui peut se vanter de détenir la plus grande réserve mondiale de pétrole. Et sa place géostratégique est bâtie sur cette affirmation.
Mais quand le baril de pétrole dépasse les 30 ou 40 dollars: il avoisine les 100 dollars en ce moment), alors c’est soudain le Venezuela qui se retrouve tout en haut du podium. Et si vous y ajoutez les réserves de pétrole liquide que détient le Venezuela, alors le pays de Hugo Chavez devient le champion toutes catégories du monde pétrolier. Et l’Arabie Saoudite perd sa place de premier de la classe pour devenir un petit joueur….
Les implications géopolitiques d’une telle réalité sont immenses. Le contrôle de l’OPEP par l’Arabie Saoudite (et par extension la mainmise du royaume wahhabite sur les prix mondiaux du pétrole) dépendent directement de la taille de ses réserves pétrolières.
Caruso s’est efforcé d’expliquer à l’assemblée de Kuala Lumpur que, si l’Arabie Saoudite persiste à maintenir le prix du baril de pétrole à plus de 30 dollars dans la décennie à venir, alors le centre de gravité au sein de l’OPEP va se déplacer vers l’occident… mais malheureusement pas vers les Etats-unis.
Non, le futur homme fort de l’OPEP, celui qui déterminera les prix du pétrole et pourra faire joujou avec l’arme énergétique sera le président du Venezuela, un homme qui - faut-il le rappeler - viole toutes les lois de la finance en insistant pour que les pétrodollars que gagne son pays en vendant l’or noir n’aillent pas enrichir les banques de New York et de Houston, mais servent à changer la vie des gens dans le Sud du continent.
Il se paye même le luxe de faire la nique au FMI en payant la dette des pays voisins comme la Bolivie ou l’Argentine, leur permettant ainsi d’échapper aux griffes des “programmes d’ajustement structurels” qui affament les pays et remplissent les coffres des banques U.S.…. autrement dit, un hérétique risque de prendre les commandes de l’industrie pétrolière mondiale !
Comme vous pouvez vous en douter, cette information fait grincer les dents des occupants de la Maison-Blanche. Après tout, Dick Cheney n’a pas envahi l’Irak pour faire de Hugo Chavez le nouveau cheikh Abdoul des Amériques.
La réponse ne se fit pas attendre : le 26 Août, Dieu parla à travers la bouche de son fidèle serviteur, le célèbre télé évangéliste Pat Robertson, qui s’empressa d’en informer les millions de téléspectateurs qui suivent son émission hebdomadaire.
Hugo Chavez prétend que nous cherchons à l’assassiner. En ce qui me concerne, je suis d’avis que nous le fassions pour de bon.
Le “révérend” Pat Robertson n’est pas un fou. De fait, il est l’homme le moins “fou” que j’ai jamais rencontré. Il est aussi la pire langue de vipère et le pire esprit calculateur que j’ai jamais rencontré. Ceux qui se moquent de lui comme étant une sorte d’illuminé religieux tout juste bon à brandir sa bible sous-estiment dangereusement son pouvoir et son influence considérables sur les centres politiques et les sièges du pouvoir financier à Washington et ailleurs, à travers le monde… en Irak et en Israël par exemple.
Il ne parle jamais pour lui. Je ne sais pas si c’est Dieu qui anime ses paroles, mais il ne fait aucun doute que le pasteur Robertson utilise son pupitre télévisuel pour prêcher la bonne parole de l’élite politique et financière qui l’a vu grandir. Il ne faut pas oublier - mais peu de gens le savent - que son père, le Sénateur US Absalom Willis Robertson fut le mentor politique d’un certain Prescott Bush et qu’il mit jadis le pied à l’étrier à George Bush senior, qui lui doit sa nomination au poste de directeur de la CIA, dans les années 1980.
Pat Robertson ne fait pas mystère de sa vénération pour le Grand Capital. “Je ne suis pas un télé évangéliste” m’a t’il dit. “Je suis avant tout un homme d’affaires”.
Et quand Robertson parlait de faire la peau à Chavez, il ne parlait pas de religion mais de bon sens dans les affaires. Voilà une opération qui, selon lui, comportait peu de risques et promettait un joli bénéfice :
C’est nettement moins cher que de déclarer la guerre au Venezuela, et je doute que cela interrompe les livraisons de pétrole. Chavez est un ennemi dangereux sur notre frontière Sud et il contrôle une gigantesque réserve de pétrole dont il pourrait se servir pour nous nuire considérablement… Nous n’avons pas besoin de lancer une nouvelle guerre à 200 milliards comme en Irak… C’est beaucoup plus simple de confier la tâche à nos équipes secrètes de choc et de nous débarrasser du bonhomme.
Chavez n’était pas particulièrement inquiet : “C’est un jeu d’échec M. Palast. Et je suis un très bon joueur d’échecs.” (…)
Le 15 Septembre 2006, à l’ONU, Chavez s’adressa à l’Assemblée Générale en traitant Robertson, mais surtout son patron de “Diable”. Et pour bien faire comprendre ce qu’il voulait dire, il ajouta “Dieu est de notre côté“.
Pour la Maison Blanche, qui détient une sorte de monopole sur l’accès à Dieu, il était clair que Chavez dispose d’une carte très intéressante dans son jeu : ses réserves pétrolières sont plus grosses que celles de l’Arabie Saoudite.
Les chiffres présentés par Caruso et son panel d’experts du pétrole rendaient encore plus pressante la question qui taraude la Maison Blanche et les cheikhs Saoudiens : comment empêcher Hugo Chavez de devenir le Bill Gates de l’industrie pétrolière ?
Il n’existe que deux méthodes pour saper le pouvoir de Chavez : la première est désagréable pour les industriels du pétrole qui tiennent la Maison Blanche : baisser considérablement le prix du Pétrole afin de rendre l’exploitation des réserves vénézuéliennes peu rentables et vider ainsi la cagnotte de Chavez.
La deuxième ? Assassiner Chavez.
http://www.gregpalast.com/the-assassination-of-hugo-chavez/
pleins pouvoirs
le parallèle est d'autant plus frappant que sarko aussi veut se donner plus de pouvoir au travers de sa modification constitutionnelle
et sa conception de la responsabilité risque de nous énerver: elle consiste à venir expliquer au parlement comment il faut penser. comme sur TF1 quoi
Un autre son de cloche
Pour les mêmes raisons exprimées par d'autres, moi-même je ne suis pas idolâtre de Chavéz, Par contre un président qui considére que les riches doivent en avoir un peu moins pour que les pauvres en aient un peu plus et qui le fait, cela aurait tendance à me le rendre pluôt sympathique. Il y a même des journalistes qui font leur travail et qui disent que Chavéz, ce n'est pas du tout ce que nous narrent nos médias si libres de toute pression, mais il n'écrivent pas en France, c'est en Argentine que celui là s'est exprimé. Mais ce doit-être un horrible extrème-gauchiste pour prétendre celà.
"Pour le journaliste argentin Luis Bruschtein, la défaite d’Hugo Chávez au référendum sur la Constitution vénézuélienne prouve que "le gouvernement est démocratique contrairement à ce que dit l’opposition et les grands médias, qui l’ont dénoncé comme étant une dictature". "Le cheval de bataille de l’opposition vénézuélienne a été de dire que le gouvernement d’Hugo Chávez se transformait en dictature. Le pays organise pourtant un grand nombre d’élections, les partis d’opposition fonctionnent, il n’y a pas de prisonniers politiques et la plupart des grands médias écrits ou électroniques ouvertement opposés au gouvernement sont diffusés sans aucune censure", explique-t-il dans Página 12.
"Chávez a perdu ce référendum, avec contre lui les grands médias, une forte campagne internationale, l’Eglise catholique, une opposition unie et après dix ans de nombreuses élections, pour la plupart scrutées au microscope afin d’y chercher des irrégularités jamais trouvées. […] En réalité, on peut critiquer Chávez comme n’importe quel chef d’Etat pour ce qu’il fait sans nécessairement en donner une image stéréotypée et odieuse de dictateur, considère le journaliste. Les dictatures sont haïes en Amérique latine et il existe des clauses internationales pour les boycotter."
"Les Etats-Unis représentent le principal associé commercial du Venezuela, mais lorsqu’un pays latino-américain augmente son volume d’échanges avec ce pays, Washington crie au scandale, préoccupé par ’l’influence chaviste’ dans la région, ajoute Luis Bruschtein. Et le plus bête c’est que les partis d’opposition [sur tout le continent] reprennent ce slogan à leur compte. […] Le fait qu’il ait accepté le résultat négatif de ce scrutin devient un argument en faveur de Chávez. Un gouvernement non démocratique, comme le qualifiait la droite, n’aurait pas organisé de référendum et encore moins reconnu sa défaite", conclut-il.
QuestionS.
La question d'Olivier est simple et dans le cas présent il ne faut pas la dépasser. Ici,
Ce n'est pas pour ou contre Chavez.
Ce n'est pas pour ou contre Sarkozy.
C'est:
Concernant les changements constitutionnels:
qui a une attitude démocratique et qui n'en a pas?
Concernant le traité européen et son acceptation ou son rejet.
Qui a peur d'un référendum, qui a peur de perdre et par extension qui a peur du peuple?
Désinformation
Comme d'autres ici, je ne suis pas une inconditionnelle de Chavez et me méfie de tout ce qui ressemble au culte de la personnalité. Mais à ce niveau-là, en France, on est gâtés! Et d'accord avec Olivier sur le respect du suffrage...
la désinformation n'a plus de bornes. Sur France -culture (et ce n'est pas la pire, qu'est ce que ça doit être aileurs!) le parallèle entre deux "dictateures", celle de Chavez et de Poutine était cairemnet assumé par la journaliste, même si elle concédant que celle de POutine était pire. et , duplus haut comique: elle a fait allusion aux trois régimes "socialistes"... ce qui prouve qu'un petit séjour dans la Russie de Poutine serait nécessaire pour la ramener à la réalité.
Voleur !
@ Olivier : si tu me piques mes idées de comparaisons, maintenant, je n'ai plus qu'à fermer ! (http://ensemble-a-gauche.over-blog.com/article-14318530.html)
carlogiuliani : je ne sais pas pour ce que tu dis à propos de pressions contre la création de librairie anarchistes et de lieux solidaires. Mais tu peu lire une déclaration complètement hallucinante de ces mêmes anarchistes ici : http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=6849&search_text=venezuela
Sarkozy est incontestablement obligé moralement (et s'ils veulent une adhésion de nous autres les peuples ils le sont par raison) mais pas constitutionnellement - Chavez si me semble-t-il ou il lui fallait sortir des clous
Magnifique commentaire du Figaro :"Ce «non» massif à la réforme constitutionnel constitue un premier désaveu de la politique mené par Chavez.".
J'aime bien le "massif" pour un résultat à 51/49.
@OLivier
Le fait est que Chavez a tenté un coup d'état en 1992 mais il a fait deux ans de tôle pour ça. Il a surtout été à son tour "putsché" en 2002.
Et puis, il faut interpréter les choses à la lumière des coutumes locales, le coup d'état en Amérique latine, ce n'est pas tout à fait comme par chez nous, cela fait partie du folklore, relisez Tintin ;-)
Moi la plus grande différence que je vois entre ce pays et la Sarkozie, c'est que Hugo Chavez vient de perdre un référendum à la suite d'une campagne intense à laquelle ont participé de nombreux médias d'opposition. Ils ont ça, là-bas, dans cette bizarre dictature : des journaux, des radios et des télés qui ne roulent pas pour le… président élu. Comme disait JFK récemment, qui peut citer une télé française d'opposition ?
Arroseur arrosé, continuons et arrosons !
Ce qui vous emmerde profondément, mes chers cocos, c'est que Chavez soit aussi facilement qualifié de dictateur parce que cela arrange et réconforte. Or en matière de "dictature-accusation", vous êtes plutôt mal placés pour venir nous donner la leçon. Depuis 50 ans la gauche n'a jamais cessé de manier l'arme fatale de l'accusation de dictature, de despostisme ou de fascisme en toutes circonstances pour TOUT et N'IMPORTE QUOI !
Aussi, il m'amuse assez de vous voir arrosés à votre tour, mes chers cocos. ce que vous n'acceptez pas, c'est que vos adversaires emploient désormais vos méthodes, des méthodes qui datent un peu mais qui marchent encore !
Je ne fais pas faire la liste de vos accusations et de vos diabolisations passées car le débat qui nous occupe serait immédiatement détourné. Mais je lis attentivement vos réflexions, vos indignations, vos démonstrations et cela me fait bien marrer.
Je me félicite de la situation même si ce Chavez ne me laisse pas indifférent parce que je suis de ceux qui pensent qu'il nous faudra demain vous imposer le traitement que vous nous avez fait subir pendant 40 ans. Nous emploierons vos méthodes détestables avec encore plus de malice et le résultat sera, je n'en doute pas, au rendez-vous.
Pour un oeil, les deux yeux... pour une dent, toute la gueule !
Ba oui, je ne suis pas un libéral, moi. Je n'appartiens pas à la droite fardée de Sarkozy.
Hé oh, not' Chouan
Chouan, je vous ai causé sur la note où vous êtes venu nous faire un grand numéro d'indignation sélective.
Ben vous avez pas répondu.
Seriez-vous comme votre mentor à menton : borgne ?
indices
pour compléter l'analyse et apporter quelques indices supplémentaires pour répondre à la question ma modeste participation
http://rue-affre.blog.20minutes.fr/
un cadeau pour chouan
lorsque les gens deviennent méchants, il faut leur offrir une petite douceur.
voilà : Ségolène Royal
http://www.dailymotion.com/tag/musique
Je vous souhaite un bon moment
Chavez est l'homme à abattre actuellement par les libéraux de tout poil de la planète. Il n'y a qu'à voir l'acharnement que mettent les médias, ne serait-ce qu'en France à le démolir.
Evidemment, un président qui se préoccupe d'alphabétiser et de nourrir la population, de re-nationaliser les institutions du pays, et de consulter le peuple, cela fait désordre dans un monde "démocratique" où les "élites" s'évertuent à s'emparer par tous les moyens des biens communs (y compris les services publics des pays étrangers), à précariser et à paupériser la population et à l'endormir avec des médias aux ordres.
Il va falloir, en effet, qu'un jour on redéfinisse les termes de "démocratie" et de "dictature". Pour le moment, on part du principe qu'en France, par exemple, nous sommes en "démocratie".
Mais qu'est-ce qu'une démocratie qui refuse le verdict des urnes,
qu'est-ce qu'une démocratie où on nous dit que le président a été élu majoritairement et qu'à partir de là, plus personne n'a droit au chapitre,
qu'est-ce qu'une démocratie où la justice et les droits sont bafoués,
Qu'est-ce qu'une démocratie où les médias sont tous acquis au pouvoir et où l'opposition est muselée?
(En voici un exemple comme tant d'autres:
[http://www.acrimed.org/article2776.html])
Quant à parler d'alliances, il ne restait plus grand monde à Chavez avec qui s'allier sur cette terre où démocrates et autocrates s'entendent à merveille.
Et cela ne fait frémir personne que les "démocrates" fassent des courbettes à la Libye, au Maroc, à l'Arabie Saoudite, à la Chine et ... à l'empire américain.
Oui, les Etats-Unis. Peine de mort, élections truquées, invasion de pays étrangers, avec déplacement et extermination de populations entières, pillage de leurs ressources, tout cela en présentant aux citoyens des motifs mensongers de "paix" et de "démocratie". J'en passe.
ma modeste contribution à ce sujet:
http://daviolo.unblog.fr/2007/11/28/ce-gauchiste-qui-consulte-le-peuple/
Droit de réponse
Je n'ai jamais considéré Chavez comme un dictateur (message n°4), j'ai simplement dénoncé ce que j'appelle la fascination d'un bout du peuple de gauche pour cet homme et autant que Danièle Mitterand défend Castro...je veux rester méfiant, à l'égard de ceux qui exercent le pouvoir et qui ont, de peu recommandables amis.
Pour répondre à VLG, j'ai bien lu le lien recommandé sur "Anarkisimo", qui vient appuyer ce que je disais...un texte émanant du peuple vénézuelien lui même (les principaux intéressés quand même) et qui se conclue par, je cite : "La réforme constitue un déguisement pour l’implantation d’un capitalisme d’État militarisé suivant les modèles chinois et cubain garantissant du même coup une plus grande efficacité aux administrateurs locaux de la mondialisation dans l’exercice servile de leurs fonctions".
Mais maintenant que les commentaires sont pollués par un crypto pétainiste (CHOUAN), qui pense encore que l'on peut adhérer à la ligue contre le bolchevisme...je ne sais pas si ça va intéresser quelqu'un
Autrement même si on est pas d'accord, cette discussion à été très fructueuse
Merci à l'hôte et aux autres
Quel malheur monsieur Bonnet, ce qui est arrivé à ce pauvre Chavez.
Lui qui était prêt à faire le sacrifice de sa vie pour le bien de tous et être président jusqu'en 2050 s'il le fallait, lui qui voulait instaurer une économie collectiviste de la plus grande modernité, voilà le résultat. Quelle ingratitude.
Je compatis à votre douleur.
Salauds de pauvres.
Je dirais même plus, que la gauche française sait trouver de bons exemples, et nous donne vraiment envie de voter pour elle. Oh Chavez, comme il est beau et distingué, quand il se fait pas fermer sa gueule devant toutes le télés du monde par Juan-Carlos.
Hors sujet, tous les deux ! Chavez est-il davantage un dictateur que Sarkozy ? Voilà la question.
le sujet : un référendum
Bien sûr que c'est le sujet...Mais en France la chasse est bien gardée.
Pour porter plainte afin d'obtenir un référendum sur le mini-traité, c' était mieux d' avoir un avocat, celui qui avait été trouvé, s'est retiré car le cabinet est accusé de "racolage".
Qu'il est doux de vivre en France depuis le 6 mai 2007.
Déballonnage
Je suis au courant, mais les promoteurs du site 29mai.eu demandent qu'on ne mentionne pas l'identité de l'avocat qui s'est déballonné - ce que vous ne faites pas, merci ! -, précisant que ça leur nuirait. Dieu sait si ça m'a pourtant démangé...
Olivier comment cela ?
Comment cela, je n'ai a aucun moment cité le nom du cabinet d' avocats ?
Je respecte ce qui m' a été demandé. Mais vous savez, moi je n'ai rien à perdre.
Qui se ressemble...
... se congratule ! Nicolas bise et étreint Vladimir. Quel beau roman! Deux démocrates convaincus. Debout pour les con-vaincre : l y a bien des russes qui résistent. Ils n'ont guère plus dechance que nous, la brutalité ordurière en plus. Pourvu que notre tour ne soit pas programmé le jour où l'agité piquera une grosse colère contre le peuple qu'il redoute.
@ Made
Quiproquo : je vous remerciais, au premier degré, de ne pas l'avoir cité.
Toujours sans citer ni l'avocat ni le cabinet, je pense (je veux croire) que c'est plutôt le cabinet qui s'est rétracté que l'avocat. Il faut (?) tenir compte (dans notre réflexion) des intérêts de l'entité, qui ont pu aller contre les convictions et la volonté de l'avocat.
C'est bien dommage, en tout cas, je me réjouissais de ce choix.
Rapport à Chavez et Juan Carlos, on ne doit pas avoir la même vision, surf. De mon point de vue, c'est Juan Carlos qui s'est comporté comme un gros rustre sans respect et qui s'est déconsidéré tout seul.
Juan Carlos le dauphin d'un certain Franco et dernier avatar d'une longue lignée de parasites !
A carlogiuliani : quelques signataires ne font pas un peuple. Je cite ici un passage du texte en question :
«L’objectif principal que poursuit le grand capital avec cette “réforme” est celui de donner une autorité constitutionnelle à la propriété mixte établie entre l’État national et le capital privé (via les entreprises mixtes), ce qui par conséquent implique remettre la souveraineté dans les mains des transnationales et des gouvernements étrangers, non seulement en ce qui concerne le pétrole, mais également en ce qui a trait à l’industrie minière et à l’ensemble des services publics.»
C'est tellement délirant de voir la réforme proposée comme étant un complot du grand capital pour récupérer les services publics et le pétrole que ça ne mérite même pas d'être commenter.
En tout cas ça discrédite toute analyse ou critiques de ces mêmes personnes.
tout le monde,non ?
A partir du moment,qu'en "démocratie "les fonctionnaires de police et les magistrats qui mettent et laissent moisir en prison des innocents,bien souvent condamnés sans preuves,ne sont pas sanctionnés (et condamnés,donc),et c'est le cas en France,quand les dits précités,à la suite de manifestations ,d'éléments nouveaux et autres dénonciations prouvant leur innocence,sont libérés,il est écoeurant,tendancieux,inhumain,lâche,infantile et irresponsable de se permettre sur ce blog de juger des éléments extérieurs des autres pays...."
Balayons-donc devant notre porte:dire que ça sent mauvais est un euphémisme,même les écuries d'Augias n'y auraient pas résistées ?
Les dictateurs,que l'on soit en démocratie ou sous une dictature existent partout et apparemment ne sont pas près de partir car les institutions ont plus de pouvoir que les politiques...et c'est le cas chez nous ???
bassine
A la question posée ma réponse est : non.
Et j'en pose une : avez-vous vu cette mierda http://www.dailymotion.com/video/x3jt5a_chavez-intermittent-du-spectacle_news
coprologie.org
Ladite (mierda) est décortiquée ici http://www.acrimed.org/article2778.html
Merci à nos indispensables coprologues
C'est Ariel Wizman le pire, qui parle par exemple d'escadrons de la mort !
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