Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

08 janvier 2008

"Ces fromages qu'on assassine" : France 3 censure le documentaire contre Lactalis

untitledEn diffusant le 26 décembre dernier Ces fromages qu'on assassine !, France 3 peut sembler avoir défié l'un de ses gros annonceurs, le géant Lactalis (numéro deux mondial de l'industrie laitière, 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires prévu en 2007), malmené par ce documentaire. Est dénoncée en effet la stratégie des grands groupes agro-alimentaires qui uniformisent en l'aseptisant le goût des fromages, par une fabrication industrielle bannissant de plus en plus le lait cru, sous de fallacieux prétextes sanitaires. Ce que le programme présenté expose sans langue de bois : "Il s’agit en effet d’une véritable mise à mort. D’un côté, les firmes mondialisées qui, sous de fausses raisons sanitaires, veulent tuer les fromages au lait cru au profit des fromages standardisés, microfiltrés, pasteurisés, aromatisés... De l’autre, les petits producteurs de fromages authentiques. Ils représentent moins de 10% du marché. Un combat difficile : plus de 50 fromages français ont disparu ces dix dernières années", écrit en effet le site de France 3 dans sa page de présentation du documentaire. Sans langue de bois, mais en consentant tout de même à biper le nom de Lactalis, ce qui est déjà inacceptable : au nom de quoi le téléspectateur ne peut-il pas savoir que c'est de ce groupe que l'on parle ? Cette concession n'a pourtant pas suffi à apaiser la fureur de l'industriel. Il faut convenir que, même sans que son nom ne soit audible, le propriétaire des marques Président, Bridel, Lepetit, Lanquetot, Société, Galbani (leader italien de la mozzarella), Chaussée aux Moines, Salakis, Rouy, Le Roitelet ou Lou Perac est aisément reconnaissable. Ses dirigeants ne s'y sont donc pas trompés. "Vous allez entendre parler de moi !", s'est ainsi emporté le chargé de communication de Lactalis à la sortie de la projection de presse, comme le rapportait ce matin Benoît Collombat, grand reporter à France Inter, dans le journal de 8h.

Un pas en avant, un pas en arrière...
index_lactalis"J'étais très en colère alors j'ai tenu des propos un peu excessifs, reconnaît ce dernier. J'ai dit : "Il y en a marre, il n'y a pas de raison de payer des gens qui nous crachent à la figure." Mais il ajoute s'être "calmé le lendemain" et nie avoir exercé de pression sur la chaîne. Tant mieux : on imagine l'intérêt économique mis en jeu par l'éventuelle perte des recettes publicitaires provenant d'un si gros annonceur ! Lactalis n'a donc pas fait pression, puisque son dir'com l'affirme (sic). Mais pourquoi alors France 3 a-t-elle cru bon de déprogrammer une émission prévue pour le 15 décembre, On peut toujours s'entendre, avec comme thème du jour La guerre du camembert ? C'est Le Point qui l'écrit : "Au cours de ce programme devait être évoquée la menace que le lait "thermisé" fait peser sur le lait cru. Échaudé par la prochaine diffusion d'un documentaire intitulé Ces fromages qu'on assassine ! prévu en prime time le 26 décembre, Lactalis, premier groupe fromager européen, avait déjà menacé France 3 de suspendre ses achats d'espaces publicitaires. En annulant la diffusion de l'émission du 15 décembre, la chaîne a donc jugé opportun de ne pas jeter de lait sur le feu." Précisons que la diffusion du documentaire ne pouvait plus être annulée, elle, la projection de presse ayant rassemblé plus de 200 personnes ! Coup de théâtre pourtant le 15 décembre : La guerre du camembert est bien programmée sur France 3. L'information du Point était-elle donc erronée ? Pas du tout, répond Aurélie Windels, qui a mené l'enquête pour Arrêt sur Images : "L'info était exacte quand elle est parue, comme le confirme à @si (Arrêt sur Images, Ndr) une source proche du dossier: "bien sûr que l'émission a été déprogrammée ! Mais c'est France 3 et sa régie publicitaire, qui ont paniqué et ont pris cette décision seuls. Quand Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions, Ndr) a été mis au courant, il a immédiatement exigé qu'elle soit reprogrammée. Il craignait davantage la polémique, que la pression de Lactalis." Allons bon. Reste que l'essentiel est que l'émission ait bien été diffusée, qui dévoilait le fait que Lactalis intrigue discrètement pour supprimer l'exigence de la fabrication au lait cru pour l'obtention de l'Appellation d'origine contrôlée. Et un deuxième coup fut donc porté à Lactalis le 26 décembre par Ces fromages qu'on assassine ! Sauf que Périco Légasse, le journaliste gastronomique de Marianne qui fait office de guide tout au long du documentaire, s'insurgeait ce matin sur France Inter que des coupes avaient été opérées dans le programme, sans qu'il en ait été prévenu !

...c'est le tango de France 3 !

arton82"Toutes les allusions à la dangerosité potentielle du fromage au lait pasteurisé ont été coupées, proteste ainsi Périco Légasse, à droite sur la photo ci-contre. Une des phrases du film qui a été coupée, du fromager Alain Dubois, cet homme disait bien : "dans 66% des cas, ce sont des fromages au lait pasteurisé qui ont été inquiétés par des problèmes de listériose et pas des fromages au lait cru !" Ça gêne Lactalis, parce que Lactalis, pour produire du fromage industriel, a été obligé de jeter l'anathème sur le lait cru, en inventant la dangerosité du lait cru, de façon à pouvoir faire du lait thermisé, c'est-à-dire chauffé presque à 70°, ou du lait pasteurisé. On jette l'opprobre sur le lait cru et on explique que le lait pasteurisé est le seul qui est bon, pour la simple raison que la grande distribution veut des fromages qui tiennent longtemps sur le rayon réfrigéré." Un fromage au lait cru tient en effet 10 jours, au lieu d'un mois pour un pasteurisé. Contactée au sujet de ces coupes sauvages par Benoît Collombat pour France Inter, l'unité documentaire de France 3 "se réfugie derrière les recommandations de son service juridique, qui souhaitait à tout prix éviter un référé". Dans la mesure où les phrases supprimées n'étaient pas diffamatoires, la raison avancée est évidemment fausse. Conclusion perfide de Collombat : "Lactalis pèse 25 millions d'euros annuels en publicité pour le groupe France Télévisions". Ajoutons que, d'après Miscellanees.net - blog prolixe pub, marketing & conso, high tech, innovations, outre cette histoire de lait cru, "Lactalis n'aurait pas supporté que le doc montre comment deux personnes ... et des robots se chargent du "moulage à la louche" de 250 000 camemberts par jour". Que peut le consommateur face à de tels agissements ? Le boycott bien sûr ! Et concernant enfin France 3, notons que si la chaîne aime les fromages, elle les préfère... à la coupe !

 

Posté par Olivier Bonnet à 18:20 - Médias & liberté d'informer - Commentaires [65] - Permalien [#]

Commentaires

    ET SI A LA PLACE DES FROMAGES ??

    Bonjour,

    C'est bien dommage que ce soient les fromages qui trinquent dans le marasme actuel. Après avoir écouté Nicolas Zapatta, paradant et animant un show devant 500 spectateurs invités à l'oeil, on en vient à souhaiter que l'agité remplace rapidement les fromages. Au moins, les fromages contribuent à la réputation flatteuse de la France, ce n'est pas le cas pour celui qui joue au président de l'Elysée. Comment faire pour sauver le réel patrimoine Gaulois et se débarrasser au plus vite de ce MACHIN là ? Billet à lireb sur mon blog " QUAND SARKOZY & BRUNI PRENNENT UN GAMIN EN OTAGE"

    A+

    Posté par A2N, 08 janvier 2008 à 18:39
  • Crime de lèse-majesté

    On ne va pas toucher au camenbert Président tout de même !

    Posté par Trust, 08 janvier 2008 à 18:47
  • Bien ou mal ?

    Exemple éclatant de ce qui ne pourrait pas se passer si la pub, comme l'a promis le petit monier, disparaissait de l'audio-visuel public;

    Malheureusement, cette suppression ne vise sans doute pas ce genre de but...

    Posté par PMB, 08 janvier 2008 à 19:34
  • L'internet reste

    Nous l'avons vu ensemble, Olivier et je tiens à apporter cette précision : dans le sujet diffusé-télé, Lactalis était bien et clairement nommé même dans les titrailles des personnels interviewés de l'entreprise. C'est sans doute dans la version internet, dont tu as eu besoin pour le travail sur ce billet, et qui reste, que ce bip est survenu.

    Et que ceux qui n'ont envie de parler que de la conf de presse de Sarkozy relisent avec intérêt. Ce sujet est d'autant plus d'actualité. On a essayé de nous faire croire que la guerre contre le lait cru venait de l'Europe, ce n'est plus le cas. De la logique marchande, oui. Et la logique marchande, Sarko, il est bien dedans …

    Posté par Fajua, 08 janvier 2008 à 19:36
  • Bonjour.
    J'ai mes raisons d'abhorrer Lactalis, la famille Bénier, et d'une manière générale tous les empires industriels. Je ne peux pas plus que vous tolérer qu'ils puissent faire pression sur la liberté d'informer (et dans d'autres domaines, sur les prix à la consommation, sur les petites entreprises, sur les droits sociaux...).
    Mais je ne peux pas vous laisser traiter l'oeuvre scientifique de Louis Pasteur de "fallacieux prétextes sanitaires". Si on reprend vos chiffres, "[les fromages au lait cru] représentent moins de 10% du marché" et "dans 66% des cas, ce sont des fromages au lait pasteurisé qui ont été inquiétés par des problèmes de listériose".
    Ce qui implique que 10% des fromages représentent 33% des cas de listériose. Soit, en proportion 4,5 fois plus de cas répértoriés sur les fromages au lait cru.

    J'ai trouvés de jolis chiffres, et je vais tâcher de les expliquer avant qu'on en dise tout et n'importe quoi :
    La pasteurisation permet de DIMINUER les risques de contamination sanitaire (dans l'exemple présent, de 83%). Ce n'est pas un mythe, ni un prétexte fallacieux.
    La stérilité absolue n'existant pas, les industriels sont obligés de chercher toujours la sécurité au détriment de la qualité, le moindre incident pouvant faire mettre la clef sous la porte (et des dizaines-centaines d'employés à l'ANPE). Pour vous en convaincre, souvenez-vous les psychoses générées par chaque boîte de rillettes contenant des salmonelles.

    Les industriels de l'alimentaire ayant une bien plus vaste clientèle que les producteurs authentiques, il est parfaitement compréhensible qu'ils cherchent à réduire le risque de contamination à l'extrême. Il en va de la santé publique et de leur chiffre d'affaires.

    Maintenant, là où on se rejoint, et plutôt deux fois qu'une, c'est que les mêmes industriels n'ont en aucun cas faire pression sur ceux qui prennent le risque de faire de l'authenticité, et qui veulent le promouvoir.

    Posté par Louis, 08 janvier 2008 à 19:36
  • soutenons le fromage qui pue

    Nous devrions, collectivement, s'envoyer entre Français, de bons "fromages qui puent" par la poste, déjà pour faire marcher le commerce, pour faire connaître à l'autre les fromages et pour que la France sente enfin bon, rien qu'une fois

    Posté par virginie, 08 janvier 2008 à 19:44
  • Toutes mes félicitations de ne pas faire un fromage de la piêtre conférence de presse du pitre président...

    L'existence de nos 350(+/-) fromages (au lait cru) rend les français ingouvernables, disait (parait-il) de Gaulle, qui, lui, avait l'art de mener des conférences de presse...(tiens! on y revient)

    Défendons nos fromages et restons ingouvernables!

    Posté par Guy M., 08 janvier 2008 à 19:53
  • fromages qui puent....

    Le problème du lait pasteurisé dans la fabrication du fromage est qu'il ne se "défend" plus contre les autres micro-organismes. Donc tant que c'est super clean, ça va, mais les fromages au lait cuit vieillissent beaucoup moins bien que leurs homologues au lait cru, avec souvent des moisissures beaucoup plus exotiques et des odeurs franchement désagréables.

    Posté par jide, 08 janvier 2008 à 20:08
  • @ Louis

    Vous commettez une erreur de chiffres : les petits producteurs représentent 10% du marché, pas les fromages au lait cru. Les grands groupes, qui représentent 90% du marché, n'ont pas (encore) arrêté totalement de faire du lait cru. Par exemple parce qu'il ne le peuvent pas (pour l'instant ?) sans perdre l'AOC du camembert.

    Et puis j'ai envie de vous répondre par une phrase tirée du documentaire, dans la bouche d'un fromager : "on fait des fromages au lait cru depuis 3000 ans. Si c'était dangereux, ça se saurait !"

    Posté par Olivier B., 08 janvier 2008 à 20:24
  • juste un mot à louis !

    merci louis c'est toujours bien de lire ceux qui savent!! et qui apportent des élements constructifs.lorsque l'on ne connais rien à un sujet, heureusement que vous etes, OB et les intervenants, là pour que nous ne soyons pas completement ''enfumés''!! c'est trop facile de suivre un reportage en pensant que l'on apprend quelque chose et en fait on se fait balader...merci donc à louis
    mais je ne suis pas d'accord, la stérilité parfaite existe! pas en terme de laitage peut etre! mais elle existe dans le domaine médical !!! heureusement!
    le jour ou ce sera un sujet qui correspond à mes compétances je vous promets de vous révéler toute la vérité vraie!!

    Posté par marczi, 08 janvier 2008 à 20:28
  • évident que cette boite dont j'ignorais bêtement le nom (alors que fabriquant de Président etc... on voie) a un sacré pouvoir de persuasion sur une chaîne.
    Mais ce que je retiens c"est que je peux me laisser aller le coeur en paix à mon amour des fromages fermiers

    Posté par brigetoun, 08 janvier 2008 à 20:43
  • Olivier Bonnet > Oui, j'avais volontairement gardé les proportions données tout en sachant qu'elles étaient erronées. Elles sont cependant assez représentatives, à un gros arrondi près.

    Concernant votre citation : en effet, ça fait des milliers d'années qu'on fait du fromage... parce que ça permet d'utiliser et de conserver le lait, qui ne pouvait pas à l'état natif être réservé dans un garde-manger.
    Cependant, et je vais encore défendre l'apport scientifique de Pasteur : il y a 3000 ans, et même il y a 200 ans, on ne ne connaissait pas l'existence des bactéries. Quand on mourait, c'était l'âge, le sort, la maladie. Il y a 200 ans, on ne se lavait pas les mains avant de manger, de pratiquer la chirurgie, de s'occuper de ses enfants, etc. En fait, le fromage au lait cru a toujours présenté des risques, qu'on le sache ou non, mais entre se nourrir et risquer de tomber malade ou mourir de faim, mais en pleine santé, le choix est vite fait.
    Aujourd'hui, on sait qu'une contamination à la listériose peut engendrer de graves troubles chez les personnes au système immunitaire fragilisé. On connait des moyens de lutter contre ça, notamment la pasteurisation ou des normes d'hygiènes extrèmement chères à l'UE et prohibitives pour les entreprises.

    En d'autres termes, on risque moins qu'avant, mais on en fait tout un fromage parce qu'on sait pourquoi, et qu'on aimerait croire que ça peut être évité.

    Maintenant, on ne peut pas à la fois vouloir protéger la santé publique et s'insurger contre les précautions des industriels. Mais quiconque veut manger un bon fromage doit savoir qu'il prend un peu plus de risque qu'à manger un morceau de plastique pasteurisé, désodorisé, standardisé.

    @ Marczi :
    Désolé de vous décevoir, mais même en hôpital, même en chirurgie de pointe, la stérilité absolue n'existe pas. Mais c'est vrai que tout est fait pour s'en approcher le plus possible, bien plus que dans n'importe quel autre domaine.

    Posté par Louis, 08 janvier 2008 à 21:38
  • colimateur

    Bon alors, je note, ne plus acheter de :
    Président, Bridel, Lepetit, Lanquetot, Société, Galbani, Chaussée aux Moines, Salakis, Rouy, Le Roitelet, Lou Perac.

    Posté par pvdg, 08 janvier 2008 à 21:57
  • Archaïque

    Histoire d'ajouter mon grain de sel…
    Je me souviens d'avoir interviewé, il y a quelques années déjà, des spécialistes de Maison-Alfort en sécurité sanitaire dans l'agro-alimentaire. Ils me disaient que l'idée même de stériliser pour se débarrasser des micro-organismes dangereux était désormais considéré comme stupide. Il est beaucoup plus intelligent, me disaient-ils, de favoriser le maintien d'une faune inoffensive, qui "occupe le terrain" et repousse toute tentative d'invasion par des germes pathogènes.
    On évoquait même la mise au point, pour nettoyer les surfaces de travail dans les boucheries industrielles, de bombes projetant une faune ad-hoc en lieu et place des désinfectants.
    On peut faire un parallèle entre cette démarche réellement moderne et l'usage de prédateurs dans l'agriculture biologique.

    Posté par pvdg, 08 janvier 2008 à 22:08
  • Super les fromages au lait cru !!!! Si vous avez envie que vos petits enfants ou des personnes se retrouvent dans le même cas que ces cinq personnes intoxiquées avec des e coli steak en mangeant des fromages au lait cru de marque reo

    Posté par Maurice, 08 janvier 2008 à 22:22
  • Réchauffé !

    Cher Olivier Bonnet,
    Pourquoi avoir attendu le 8 janvier pour nous entretenir de cela ???
    En effet, dès le 19 Décembre, en plus condensé, "LE CANARD ENCHAINE" nous racontait tout cela.....sous un titre bien à lui: "Qui l'eût cru ?"(page 5). Et c'était largement AVANT que le documentaire ne soit diffusé, ce qui était bien utile pour les téléspectateurs.

    jf.

    Posté par Jacques, 08 janvier 2008 à 22:56
  • Je sais bien que l'article est long, mais lisez-le avant de le critiquer. Le fait nouveau est que Périco Légasse a constaté le jour même de la diffusion les coupes opérées par France 3, qui n'étaient pas prévues, et qu'il en a fait part ce matin dans le journal de 8h de France Inter.
    Le reste est là pour récapituler toute l'histoire.

    Posté par Olivier B., 08 janvier 2008 à 23:00
  • sterilisation...

    A propos de stérilisation, une petite anecdote que m'a raconté un mien collègue américain, proche de la retraite qui a baroudé toute sa vie dans les 3/4 des pays: Un groupe d'une quinzaine de personnes de différentes nationalités (européens, asiatiques, et 5 américains) en Asie centrale. Un plat apparemment "plombé" dans un restaurant comme ça arrive souvent. 5 malades. Les 5 américains.
    Ce je veux dire, c'est que trop de stérilisation n"apprend" pas au corps a se preserver par lui-même.

    Posté par jide, 08 janvier 2008 à 23:06
  • @ Louis

    Il me semble bien avoir compris dans ce documentaire que le pasteurisé protège seulement et seulement si dans la chaîne de fabrication aucun microbe n'intervient ! Microbe qui, dans un lait pasteurisé produit bcp plus de dégâts vu que le milieu est aseptisé.

    Posté par Fajua, 08 janvier 2008 à 23:08
  • tout à fait d'accord...

    avec Jide. Protège -t-on le corps contre toute contamination, ou lui apprend-t-on à se défendre lui -même?
    dans mon entourage, on a interdit à des femmes enceintes de manger des fromages au lait cru (et j'imagine, pas mal d'autres choses. Or, on constate de plus en plus d'allergies alimentaires chez les enfants. Coincidence?
    ce qui m'amuse, c'est que entre ASI et le Canard, et le documentaire qui même coupé restait fort, l'image de lactalis en aura quand m^me pris un sacré coup.
    Et bon saint-Nectaire ou fourme d'Ambert à tous, de la part d'une Auvergnate que ça n'a jamais rendu malade!

    Posté par Valdo Lydeker, 09 janvier 2008 à 00:01
  • C'est bien connu : depuis des milliers d'années qu'on mange des fromage au lait cru, et depuis des milliers d'années que ça tue des milliers et des milliers de gens. Heureusement qu'ils ont inventé le lait pasteurisé pour qu'on puisse enfin manger du fromage... ça faisait des milliers d'années qu'on attendait !

    Posté par L' paysan, 09 janvier 2008 à 00:28
  • conclusion (?): l'espérance de vie est certainement plus longue en risquant la mort qu'en mangeant quelque chose de mort. Et en plus les acariens de la croûte (mais là c'est de la protéine animale), c'est bon quand ça craque sous la dent. Mais si vous trouvez un ver, vous pouvez le manger mais c'est une mouche qui a pondu sur le fromage et c'est moins normal.
    De même, s'il faut craindre les microondes c'est d'abord parce qu'ils tuent les aliments.

    Il m'arrive de voir le médecin; je lui dis bonjour.

    @ Valdo : Saint-Nectaire ET fourme (et Cantal !)

    Posté par sarcophage, 09 janvier 2008 à 02:29
  • Les facettes de la vérité

    La lecture des 22 commentaires qui précèdent est troublante...
    Nous sommes là dans un domaine qui fait référence à la connaissance scientifique, donc objective (?), où il ne devrait exister qu'une vérité, certes provisoire, mais une, dans l'état d'avancement des connaissances actuelles.
    Or, nous voici confrontés à une avalanche de vérités, toutes aussi convaincantes les unes et les autres, semblant plus relever de la conviction que de la connaissance... .
    Choisis ton camp camarade !

    Posté par jpduf, 09 janvier 2008 à 07:25
  • Autre truc aussi, la production industrielle et la grande distribution : une contamination d'un produit diffusé en supermarché à des centaines de milliers d'exemplaires est autrement plus dangereuse, et touche surtout beaucoup plus de monde qu'un fromage qui passe du producteur au consommateur, via par exemple un marché local.

    Posté par fr, 09 janvier 2008 à 09:30
  • j'ai vu ce documentaire interessant, et je me suis d'ailleurs demandée s'il y avait eu des coupes...

    bien sûr que c'est inadmissible, mais pas étonnant cette manière de censurer ce qui fâche l'annonceur

    à l'avenir, si la pub n'est plus permise sur france television, peut etre ne devra-t-ton plus subir ce genre de chantage et de désinformation ?
    Encore faudrait-il alors qu'il n'y ait plus de pression politique ?

    je me demande finalement si les reportages et emissions en direct à la radio sur ce genre de dossier ne sont pas plus garants de véracité

    Posté par zigzag, 09 janvier 2008 à 09:40
  • De notre propre responsabilité

    C'est toujours très facile de trouver des boucs émissaires. Il serait pourtant salutaire que nous, consommateurs, gardions à l'esprit notre propre responsabilité, notamment pour tout ce qui concerne l'industrie alimentaire.
    Ainsi, quand je lis: "la grande distribution veut des fromages qui tiennent longtemps sur le rayon réfrigéré". Il n'y a rien de plus vrai. Mais c'est surtout parce que la grande distribution sait qu'elle vendra plus les fromages avec une date de pérempion plus éloignée.
    On pourrait donc tout aussi bien dire: "les consommateurs veulent des fromages qui tiennent longtemps dans leur frigo."
    C'est très à la mode de déresponsabiliser le consommateur pour accuser les industriels de nous vendre de la merde.
    Moi, je garde toujous à l'esprit cette phrase tellement plein de bon sens de Coluche: "Quand on pense qu'il suffirait que les gens arrêtent d'en acheter pour que ça ne se vende pas".

    Désolé si je ne suis pas tout à fait dans le thème de l'article, qui s'arrête plus sur les problèmes de lobbying dont est victime le service public d'information, mais je tenais à intervenir sur ce sujet.

    Posté par Nuams, 09 janvier 2008 à 10:19
  • De notre propre responsabilité

    C'est toujours très facile de trouver des boucs émissaires. Il serait pourtant salutaire que nous, consommateurs, gardions à l'esprit notre propre responsabilité, notamment pour tout ce qui concerne l'industrie alimentaire.
    Ainsi, quand je lis: "la grande distribution veut des fromages qui tiennent longtemps sur le rayon réfrigéré". Il n'y a rien de plus vrai. Mais c'est surtout parce que la grande distribution sait qu'elle vendra plus les fromages avec une date de pérempion plus éloignée.
    On pourrait donc tout aussi bien dire: "les consommateurs veulent des fromages qui tiennent longtemps dans leur frigo."
    C'est très à la mode de déresponsabiliser le consommateur pour accuser les industriels de nous vendre de la merde.
    Moi, je garde toujous à l'esprit cette phrase tellement plein de bon sens de Coluche: "Quand on pense qu'il suffirait que les gens arrêtent d'en acheter pour que ça ne se vende pas".

    Désolé si je ne suis pas tout à fait dans le thème de l'article, qui s'arrête plus sur les problèmes de lobbying dont est victime le service public d'information, mais je tenais à intervenir sur ce sujet.

    Posté par Nuams, 09 janvier 2008 à 10:27
  • De notre propre responsabilité

    C'est toujours très facile de trouver des boucs émissaires. Il serait pourtant salutaire que nous, consommateurs, gardions à l'esprit notre propre responsabilité, notamment pour tout ce qui concerne l'industrie alimentaire.
    Ainsi, quand je lis: "la grande distribution veut des fromages qui tiennent longtemps sur le rayon réfrigéré". Il n'y a rien de plus vrai. Mais c'est surtout parce que la grande distribution sait qu'elle vendra plus les fromages avec une date de pérempion plus éloignée.
    On pourrait donc tout aussi bien dire: "les consommateurs veulent des fromages qui tiennent longtemps dans leur frigo."
    C'est très à la mode de déresponsabiliser le consommateur pour accuser les industriels de nous vendre de la merde.
    Moi, je garde toujous à l'esprit cette phrase tellement plein de bon sens de Coluche: "Quand on pense qu'il suffirait que les gens arrêtent d'en acheter pour que ça ne se vende pas".

    Désolé si je ne suis pas tout à fait dans le thème de l'article, qui s'arrête plus sur les problèmes de lobbying dont est victime le service public d'information, mais je tenais à intervenir sur ce sujet.

    Posté par Nuams, 09 janvier 2008 à 10:35
  • @ O. B.

    Excusez-moi O.B. de revenir à la charge, mais Perico Légase savait lui aussi depuis le 19 décembre, avec "le Canard Enchaîné", qu'il y avait de coupes puiqu'elles y sont annoncées...
    Alors si vous me dites que le fait nouveau c'est qu'il annonce sur France Inter sa surprise le 8 janvier, çà fait long entre le Canard d'un coté et la diffusion le 26 de l'autre....

    Bien cordialment,

    jf.

    Posté par Jacques, 09 janvier 2008 à 10:36
  • Et le fromage au lait de chèvre ?

    Je trouve que le documentaire est passé un peu vite (des coupes, là aussi ?) sur le scandale du lait de chèvre majoritairement issu d'animaux de batterie, n'ayant jamais vu la lumière du jour, n'ayant jamais brouté d'herbe, et "désaisonnés" à l'aide d'épondes imbibées d'hormones afin qu'ils puissent donner du lait toute l'année !
    Pouahhh !

    Posté par Hélène, 09 janvier 2008 à 10:49
  • rectification

    Vous aurez rectifié : il s'agit d'éponges que l'on glisse à l'intérieur des chèvres, afin que leur taux d'hormones soit toujours au plus haut et leur permette de donner du lait toute l'année, et pas seulement pendant une saison !

    Posté par Hélène, 09 janvier 2008 à 10:53
  • Un docu assez fort quand même

    J'ai gentiment forcé la main à ma famille pour lui faire visionner ce docu, pendant les fêtes, et surtout à ma grande soeur enceinte qui s'approvisionne en grande surface et refusait de manger mes bons fromages au lait cru achetés chez un très bon fromager, en qui j'ai toute confiance car il travaille avec amour...

    Pour moi qui suis très sensibilisée à ces questions alimentaires, en termes de goût et en termes de distribution, j'ai plus appris sur les fromages eux-mêmes que sur la question lait cru / lait pasteurisé ou thermisé (ah, ce beaufort magnifique, j'en salivais...). Coffe avait déjà fait sur Inter une bonne émission sur la tentative de Lactalis de saborder l'esprit de l'AOC Camembert (en appelant presque à la révolution en fin d'émission, c'était drôle).
    Mais ma famille, assez ouverte mais béotienne en la matière, a bien compris l'enjeu grâce à ce docu (ma soeur mange enfin avec plaisir les fromages fermier qu'elle aime, à condition d'être rassurée sur le circuit de distribution - court et avec peu d'étapes), pour autant qu'on puisse être rassuré sur ce point...
    Il faut dire que j'étais là pour éclairer les coupes qui obscurcissaient un tantinet ce docu (et à cet égard, il me semble me souvenir qu'il y avait des *bip* dans la version télé, même si les titres des personnes mentionnaient bien Lactalis). Mais avec un esprit un peu critique, on sentait bien les enjeux, je trouve ; ça faisait quand même du bien de voir ça à la télé en "prime time".

    Pour le coup, c'est tout un mode de vie qui est en cause et ça dépasse largement les fromages : est-ce qu'on est prêt à passer davantage de temps et d'énergie à s'approvisionner en nourriture, pour trouver des bonnes choses vivantes qui feront du bien à nos corps, et qui feront vivre des myriades de producteurs respectueux de la nature et des hommes, ou est-ce qu'on s'en fout et qu'on préfère avaler des choses mortes, irradiées, aseptisées, sans saveur et sans réel apport pour l'organisme (ou un apport déséquilibré : le sucre raffiné est une hérésie diététique, alors que le rapadura, sucre de canne complet, est bourré d'oligo-éléments et de sels minéraux indispensables au métabolisme - y a même du fluor et on peut en donner aux marmots sans crainte !)?

    Pour ma part, je suis toujours très étonnée quand je vois des gens qui pourraient, mais s'en fichent complètement (pourtant, ce qu'on mange, c'est bien ce qui nous construit, ce qui fait notre matière et notre vitalité...). On m'objecte toujours que ce serait cher et peu pratique, que de bien se nourrir. C'est vrai pour certaines personnes dont les horaires de travail, ou disons d'esclavage, sont difficiles.
    Mais pour beaucoup d'autres, c'est uniquement une question de (prise de) conscience, et donc de priorité : est-ce que je rentre bader la téloche, est-ce que je vais traîner dans les centres commerciaux, est-ce que j'achète des saloperies de marque au détriment du budget "bouffe", ou est-ce que je prends mon panier à roulettes pour aller chez des commerçants locaux, ou est-ce que je prends le temps de transformer les produits bruts achetés au producteur ?
    Et je cite concrètement mon budget courses, bien inférieur à un budget de grande surface (où on achète plein de trucs inutiles) au marché bio des Arceaux, à Montpellier, réputé LE marché bobo - et donc cher - parce que certains revendeurs, en effet, abusent sur les tarifs (et sur le principe, en proposant parfois des produits hors saison). Mais il y a aussi des producteurs qui vendent directement, et ça tombe bien, ils sont faciles à reconnaître (pas que des barbus post-soixante-huitards, quoique, mais aussi des jeunes enthousiastes et convaincus, et très professionnels - les Cévennes, nid à gauchistes utopistes, bio et décroissants, ne sont pas loin...). Leurs étals sont plus sobres, ça ne clignote pas, ça propose ce qui pousse ici, et à des prix tout à fait corrects (souvent inférieurs à ceux de chez Gé*nt C*sino). Et ces passionnés de vous donner des recettes, et ces recettes d'être échangées et enrichies entre clients, et la corvée "faire les courses" de devenir "aller passer un moment convivial au marché et rencontrer des gens".
    (Je m'arrête là parce que je pourrai y passer des heures, sur ces questions...)

    Posté par ko, 09 janvier 2008 à 11:04
  • silence

    Et que pensez vous de la décision du petit nain dictateur aux idées hitleriennes qui propose de supprimer la pub sur les chaînes publiques ? Peut-être que les émissions sur les "marques" ne seront plus censurées et votre article n'existerait plus. Mais tf1 va rafler toute les espaces pub alors ?????

    Posté par amédée, 09 janvier 2008 à 11:18
  • @ Amédée : La pression des annonceurs n'existera plus et ça, c'est positif. Mais comment financera-t-on le service public ? Il est resté trop flou pour trancher sur la pertinence de ce choix.
    Et en tout état de cause, il a fait un superbe cadeau à son ami Martin Bouygues. L'action TF1 a pris 10% hier.

    @ Jacques : Périco a dit hier qu'il avait découvert les coupes lors de la diffusion. Donc après la parution de l'article du Canard.

    Posté par Olivier B., 09 janvier 2008 à 12:28
  • Alors Olivier ?

    Après le fromage, vous passez à quoi ?

    C' est sûr, je vais être la millionnième visiteuse. mais je ne sais toujours pas ce que je vais gagner : un fromage au lait cru ?

    je viens de recevoir les voeux de mon Sécrétaire syndical : Bernard Thibault.

    Celui-ci me parle pour les régimes spéciaux: " d' une démarche labellisée CGT à l' épreuve des faits."

    C'est comme la politique de "civilisation", je ne comprends pas trop et vous ?

    Merci si vous pouvez me répondre.

    Posté par Made, 09 janvier 2008 à 12:51
  • pressions ?

    aucun lien possible entre l'annonce de notre président sur la suppression de la publicité sur les chaînes publiques et
    "Lactalis pèse 25 millions d'euros annuels en publicité pour le groupe France Télévisions". ???

    Posté par mauvaise langue, 09 janvier 2008 à 14:09
  • Vous plaisantez ?

    J'ai répondu plus haut sur la suppression de la pub. Bonne chose mais... comment remplacer le financement qu'elle procure ? Tant qu'on ne le saura pas, méfiance.

    Posté par Olivier B., 09 janvier 2008 à 14:23
  • De la vulgarisation scientifique.

    Cette discussion est extrèmement intéressante. Pour moi qui (vous l'aurez compris) fais partie de l'alimentaire, c'est passionnant de voir ce qu'on croit, pense, et attend de nous.
    @pvdg > en fait, Lactalis est présent sur à peu près tous les domaines de l'alimentaire, des biscuits à l'huile végétale, en passant par la viande et les laitages. Un boycott efficace consistera donc à ne plus fréquenter un quelconque réseau de grande distribution. Plus facile à dire qu'à faire, mais le jeu en vaut la chandelle
    @Fajua > Déjà, la pasteurisation n'a pas vocation à aseptiser le lait, simplement à réduire suffisament la flore initiale, potentiellement pathogène dans certains cas, et non maitrisée d'une manière générale.
    Ensuite, dans l'absolu, oui un lait pasteurisé sera plus sensible aux contaminations imprévues. Dans la réalité, le fromager chauffe son lait, le refroidit brutalement, et ajoute immédiatement ses ferments (ou levures) en grande quantité, dès la température idéale atteinte. Les ferments vont donc se développer à très grande vitesse, ne laissant pas le temps à une éventuelle souche étrangère de proliférer de manière significative.

    Maintenant, entre Maurice et Jide, entre la sécurité alimentaire absolue dans le rayon ou la réponse immunitaire adaptée, ce sont Nuams et jpduf qui sont dans le vrai.
    Il n'y a pas une seule réponse. (Et surtout pas une "vérité provisoire", y a rien de tel pour décrédibiliser la science). Pour les personnes plus à risque (enfants, femmes enceintes, malades, vieux), on va évidemment éviter les produits sensibles (à base de cru) pour privilégier les produits cuits. Et on peut toujours se faire plaisir avec certaines charcuteries et fromages type gruyères, Comté, Cantal. C'est une question de précautions, de bon sens, et de convictions personnelles. Et la science ne peut que nous conseiller là dedans, pas vous guider.

    Posté par Louis, 09 janvier 2008 à 15:22
  • à Louis

    http://www.canalacademie.com/Fromages-au-lait-cru-amis-ou.html

    la science oui Louis !
    ce que l'instinct de survie nous dicte aussi actuellement
    c'est de sortir tout ce qu'on peut de nos circuits alimentaires classiques pour revenir à des productions locales de terroirs et bio si possible !
    je vote pour les 3000 ans de bonnes pratiques agricoles que depuis quelques temps les mêmes veulent voire disparaitre, nous vendent des semences aux traitements de culture puis ensuite les médicaments ....
    cherchez l'erreur !

    Posté par mauvaise langue, 09 janvier 2008 à 15:54
  • Pourquoi imaginer que la suppression de la publicité sur le service public c'est fait pour autre chose que de couler définitivement la télévision publique, ou au moins de la rendre encore plus dépendante - et c'est déjà pas triste, voir la fonte des subventions sur FR3 - aux ordres intéressés du pouvoir ? Connaissant le petit monsieur, il serait cruellement naïf de ne pas se méfier, sans être le moins du monde parano... Il sait ce qu'il fait, le petit bonhomme, croyez-moi !

    Posté par DUSZKA, 09 janvier 2008 à 15:55
  • @ Duszka

    on peut le penser certes,et c'est très probable, mais on ne peut pas fustiger le poids et la pression des annonceurs à la télé et dans la presse en dénoncant leur effet pervers sur la liberté d'écrire ou de dire et refuser ds le même temps de tenter de faire autrement , sous prétexte que c'est Sarko qui le propose.

    je crois me souvenir que S.Royal avait aussi inscrit cette mesure dans son programme, qd Sarko lui, prévoyait le contraire, càd, de couper les programmes de pages de pub comme sur TF1...

    il faut chercher d'autres moyens pour financer la télévision publique (et la radio publique)
    un brainstorming pour y parvenir ?

    Posté par zigzag, 09 janvier 2008 à 17:00
  • taxe

    Le petit nain de jardin a prévu une taxe payée par les télés privées genre Tf1 et M6 sur chaque pub diffusée sur leur antenne.

    Posté par amédée, 09 janvier 2008 à 19:18
  • Oui, je sais, ainsi qu'une taxe "infinitésimale" sur Internet et la téléphonie mobile. Mais on a besoin de plus de précisions pour savoir si ça suffira.

    Posté par Olivier B., 09 janvier 2008 à 19:32
  • à la louche

    pour en revenir aux fromages, le pasteurisé a un autre gros défaut : la manière dont sont alimentées et traitées, les vaches productrices de ce lait-là, bourré d'antibiotiques et autres compléments alimentaires et saletés chimiques. Et additifs pour relever le goût perdu par la pasteurisation.
    A ajouter dans la liste donnée plus haut : le fromage faussement moulé à la louche par une machine laissée quasi sans surveillance, l'appellation " de Normandie".
    La balade à travers les terroirs fromagers était plaisante. Et mises à part les différences notables de goût déjà repérées sur les Lepetit et autres Lanquetot, je sais désormais quels fromages éviter grâce à cet excellent documentaire pris par hasard en cours de diffusion.

    Posté par tsé, 09 janvier 2008 à 20:30
  • merci à fajua

    "On a essayé de nous faire croire que la guerre contre le lait cru venait de l'Europe, ce n'est plus le cas."
    totalement d'accord avec vous !
    une fois qu'on nous aura totalement fermé nos filières traditionnelles, les usa sont prêtes à nous exporter du fromage au lait cru fabriqué avec les mêmes méthodes qu'ils sont venus honteusement nous pomper...
    sale guerre économique !
    je ne résouds pas à voir disparaitre 3000 ans de bonne pratiques agricoles comme çà ! les américains non plus il me semble ... il n'y a qu'à voir le nombre de variétés de fromages créés outre atlantique !!! et aucunes pâtes cuites sans gout non rien que du bon que du copié de nos bons vieux de la vieille et qui pue autant que chez nous !

    Posté par mauvaise langue, 09 janvier 2008 à 20:37
  • Saint-Nectaire, ze king

    @ Valdo, ah ben en plus t'es une payse Mais dis-moi, où trouves-tu du vrai bon saint-nec à Paname (à un prix normal) ?

    Posté par Pescade, 09 janvier 2008 à 23:56
  • voeux fromagers ?

    Même pour souhaiter des voeux ils sont en retard ces gens de la cgt,et pour les fromages ?
    Crus ou pas crus,pasterisés ou autre chose ,de toute façon les fromages,c'est comme la politique,ça sent très bon,non ?

    Posté par de la mata jeanp, 10 janvier 2008 à 00:30
  • @ Pescade

    (Pour trouver un vrai bon saint-nec ou tout autre fromage à Paname - à un prix normal -, c'est simple : il faut le ramener soi-même du pays !)

    Posté par ko, 10 janvier 2008 à 09:25
  • @ Ko

    Bah oui, j'sais bien. Hélas. Du coup j'en suis rendu à acheter mes saint-nec au pied des volcans et au cul de la vache pour… les découper en quarts et les congeler ensuite. Pour barbare que soit le procédé (très anti-politique de la civilisation), ça reste quand même meilleur qu'un saint-nec acheté sur les bords de Seine.

    Posté par Pescade, 10 janvier 2008 à 09:36
  • ;-)

    Vive la barbarie ! Nous sommes tous des barbares !

    Posté par ko, 10 janvier 2008 à 09:42
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