29 janvier 2008
Société générale : bourse, mensonge et monopoly
Des milliards partis en fumée, un trader censé avoir agi à l'insu de tous, consacrant la faillite de tous les contrôles, un système de l'argent fou qui marche sur la tête et un gouverneur de la Banque de France qui conclut : "C'est le hasard, c'est pas de chance, c'est comme ça, c'est la vie" ? Bienvenue dans le monde de la finance internationale !
Jérôme Kerviel, le trader de
la Société générale, héros involontaire de l'énorme scandale financier
qui fait la Une depuis plusieurs jours, a été remis en liberté hier
soir, contre l'avis du Parquet. Il n'est finalement mis en examen "que"
pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction dans un système de traitement automatisé de données". Exit la qualification d'abus de confiance "aggravé" et l'accusation de "tentative d'escroquerie"
réclamées par le même Parquet, qui montre décidément un acharnement un
brin suspect. Et l'on commence à voir un peu plus clair dans cette
sombre histoire. La faute du jeune homme est d'avoir "explosé sa ligne de crédit",
comme il l'avoue lui-même : il n'était certes pas censé engager pour 50
milliards de transactions. Mais s'il a outrepassé les règles, ce n'est
que guidé par une forme de zèle. L'objectif de tous les membres de sa
profession est en effet de dégager des profits maximum par la
spéculation. Et plus on joue gros, plus on a de chance de décrocher le
pactole. Du reste, il affirme que cette pratique est courante parmi ses
collègues, connue et "tolérée" par la direction. Alors il a
pris des risques - trop - et a finalement perdu sa partie de monopoly.
Mais c'est bien le système qui l'a conduit à de tels actes, mû par sa
volonté d'apparaître comme "un trader d'exception, un anticipateur des marchés",
comme le résume le Procureur Jean-Claude Marin. Dans le but de faire
gagner un maximum d'argent à son employeur, et d'en être remercié en
empochant une juteuse prime de rendement. De 300 000 euros, précisément
: c'est la somme qu'il comptait percevoir à ce titre. Quand on sait que
sa rémunération annuelle ne dépassait pas les 100 000 euros, on mesure
à quel point le jeu pouvait sembler pour lui en valoir la chandelle .
Et là où il faut à nouveau incriminer ce système financier
international devenu fou, c'est que Kerviel faillit réussir!
En
2007, il parvint ainsi à engranger, pour le compte de la Société
générale, des gains de 55 millions d'euros dans le cadre de sa gestion
"classique", somme augmentée de quelque 1,4 milliards d'euros réalisés
de façon litigieuse, en misant davantage qu'il n'en avait le droit. Que
la tentation est donc grande ! Alors re-belote pour 2008 : "Les événements se précipitent au début de cette année, raconte la Tribune de Genève. La Bourse est en
pleine déprime. Jérôme Kerviel anticipe alors un retournement du marché
et table sur une hausse. Il engage... 50 milliards d'euros sur les
marchés à terme ! (...) Si le marché avait pris l'ascenseur, Jérôme Kerviel
aurait sans doute été distingué comme un génie de la finance. Or, au
contraire, le marché a poursuivi sa baisse. Et le courtier est devenu
le paria de sa banque. Le pot aux roses est découvert vendredi 18 en
fin d'après-midi. A midi, le courtier était encore gagnant. Le soir, il
perdait 1,4 milliard. La Société Générale décide de «déboucler» dès
lundi les positions litigieuses de Kerviel alors que la Bourse est
toujours aussi neurasthénique. La perte atteint 4,9 milliards d'euros."
De génie de la finance à paria en une demi-journée ! Mais si l'on
compte bien, on s'aperçoit que c'est la Société générale, en
"débouclant" les positions litigieuses, qui a creusé le trou d'1,4 à
4,9 milliards, ce que lui reprochent les avocats de Kerviel, selon
lesquels la banque "a choisi dans des conditions tout à fait anormales de liquider des positions qui auraient pu se redresser avec le temps
Pour le Gouverneur de la Banque de France, aucun doute : "Cette décision est probablement la seule qui pouvait être prise pour s'assurer que l'établissement ne courrait pas
aussi longtemps un risque dramatique", estime Christian Noyer. Même en plein "lundi noir" des bourses européennes ? Et quid du contrôle censé empêcher un trader de miser l'équivalent du PIB du Congo ? Faisons une nouvelle fois confiance à la fulgurante puissance d'analyse de Noyer : "Le système de contrôle de la Société générale nous apparaissait bon, or apparemment il y a eu des failles", déclare-t-il, parfait en marquis de La Palice. Mais il estime par contre qu'il a "parfaitement fonctionné sur le risque subprime". Rappelons que la perte de la Société générale liée aux subprimes, presque éclipsée par l'affaire Kerviel, se monte à 2 milliards : heureusement que le contrôle a "parfaitement fonctionné" ! A ce sujet, l'Association des petits porteurs
actifs (APPAC) est très en colère : "Les actionnaires vont subir les conséquences d'une communication
trompeuse et d'un manque de professionnalisme de l'équipe dirigeante"
de la Société Générale, déplore son communiqué. Son président, Didier Cornardeau, en livre l'explication au micro des Grandes gueules de RMC : "en novembre - j'ai la lettre des actionnaires devant moi -, on nous dit : "ne vous inquiétez pas, (avec) la qualité du portefeuille d'actions du groupe..." On joue la transparence, c'est marqué. C'est Monsieur Bouton qui l'indique, en novembre, il nous dit : "j'ai provisionné le risque total, 230 millions, sur ces crédits immobiliers américains". Et on nous annonce 2 milliards !" L'APPAC a du coup porté plainte, au nom d'une
centaine d'actionnaires de la banque, pour "diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres".
Si l'information de cette plainte a bien été relayée par les médias,
c'est peu dire qu'il nous a fallu longtemps pour retrouver la trace du
mensonge de Daniel Bouton qui la fonde.
Entre la présentation de Kerviel comme bouc-émissaire idéal - Daniel Bouton l'a même qualifié de "terroriste" ! -, la dissimulation des pertes liées aux subprimes et le soupçon de délit d'initiés, un administrateur de la banque ayant vendu pour 120 millions d'euros d'actions dix jours avant l'annonce de la déconfiture, on a beau dire que l'argent n'a pas d'odeur, tout cela sent quand même très mauvais. Et l'on ne peut que tomber à la renverse d'entendre l'inénarrable Noyer conclure à propos des 4,9 milliards partis en fumée, au micro de RTL : "C'est le hasard, c'est pas de chance, c'est comme ça, c'est la vie" ! Et le capitalisme financier mondialisé serait, selon la pensée unique libérale dont on nous abreuve, l'horizon indépassable de l'humanité ?
PS : L'illustration "Société Géniale" est tirée d'une vieille fausse pub des Nuls, à déguster pour le plaisir en vidéo ici.
Mise à jour : Le marché à terme Eurex, filiale des opérateurs boursiers allemand Deutsche Börse et suisse SWX, avait alerté la SocGén dès novembre 2007 sur les positions risquées prises par Kerviel, qui a expliqué au Procureur avoir alors "justifié une prise de position qu'il a décrite comme non spéculative parce que couverte par des warrants qui arrivaient à échéance" (titres qui donnent au porteur le droit d'acheter une action ou une obligation à une échéance donnée, NdA). On n'y comprend pas grand chose, si ce n'est que le contrôle semble avoir été décidément bien léger... D'autant que, selon l'édition papier du Parisien/Aujourd'hui en France, Eurex aurait même commencé à s'inquiéter... dès 2005 ! Par ailleurs, Europe 1 affirme que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a été mise au courant dès dimanche, et pas mercredi comme elle continue de le prétendre, niant "catégoriquement" cette information que la radio dit tenir d'une source "proche de la Société générale". L'affaire devient de plus en plus amusante !
Commentaires
Du Fric ou bisous
Carlos
BIG BISOU
Paroles: Claude Lemesle, Jacques Plait, musique: Joe Dassin, Bernard Estardy,
Texte Eric Claxon
PARLÉ:
Approchez, approchez on va Chantez le Fric bisou
Fric bisou en Français ça veut dire s’endetter
Faite un crédit, un emprunt : Emettez un cheque frauduleux
Dans la banque que je vous indiquerai.
(Fric bisou)
Nos grands-pères et nos grand-mères
Vivaient dans la misère
Qu'ils mettaient parfois jusqu'à cent ans pour s'endetter
C'est un mauvais souvenir du temps passé
Dépassé ?
Railliez-vous
Au Fric bisou
Et d'abord
Une Rolex
Sans complexe
Avec des sous .
Attention sans les sous débrouillez vous...
Stop!
Fric bisou, Fric bisou
Juste après
Tu es ruiné
Dans la boue
Attention dans la boue jusqu’au cou...
Stop!
Fric bisou, fric bisou
Les parents de nos parents
Étaient quelque fois marrants
Ils pensaient que les actions ça venait en épargnant
C'est un souvenir du joli temps d'avant
Mais maintenant
On s'en fout
Fric bisou...
Plus hardi
Sarkozy
Avec des sous
Attention sans les sous demerdez -vous...
Stop!
Fric bisou Fric bisou
Travaillez
D’arrache pieds
Pas dessous.
Attention vous devenez fous ...
Stop!
Fric bisou, Fric bisou
Excellent, merci Eric :-)))
monopoly
j'ai longtemps cru que la haute finance était un métier serieux ,mais en vieillissant si l'on y voit moins bien on sent mieux les choses.
par exemple ils jouent au monopoly, mais le jeu n'est pas à eux. si ils gagnent la prime est pour eux (300 000 €) s'ils perdent les risques sont pour nous!
mais bon la SG nous raconte une histoire ''abracadabrantesque'' de trader, bref faisons semblant d'y croire.
mais qu'en est ils des autres???
des autres banques ? des autres traders ??
ils jouent eux aussi ?
ils gagnent ?
ils perdent?
combien?
à partir de combien on en parle ?
on fait le canard jusqu'à quelle somme
et les gains?
la SG aurait elle fait une com pour dire on a fait banco et on s'est ''gavés''??
ca pue!! non? ou c'est moi qui est un esprit mal tourné ?
avec mes excuses
c'est sans doute moi qui AI un esprit mal tourné!!! c'est bien fait j'avais qu'à relire!!!
Dimanche soir, mercdredi matin..?
Où Europe 1 nous apprend que Lagarde aurait été informée de l'affaire de la Société générale le dimanche 20 janvier au soir. Bercy dément catégoriquement ; c'était mercredi matin.
Mais c'est le fait d'un homme seul, dépressif, en conflit avec sa famille, ambitieux, peut-être même tuberculeux et philatéliste. Le système quant à lui est optimal.
Quel "plaisir" de voir quelques libéraux assumés (tel le splendide Balladur) venir nous dire que quelque chose ne tourne pas rond. Merci Ed.
réponse approbation désenchantée (quoique jamais enchantée) sur le Post. C'est bien ce qu"il faut faire ?
Voui Bridgetoun, merci ;)
De cliquer sur Le Post, en tout cas. Y poster un com' est facultatif (mais bienvenu), dans la mesure où les discussions sont souvent plus fournies ici, et qu'on y est entre soi ;)
Il y en a aussi qui répondent sur les deux sites, carrément. Bref, faites comme vous voulez !
Démission
Sarkozy, à propos du patron de la Société Générale : "Je n'aime pas porter un jugement personnel sur les gens, surtout lorsqu'ils sont dans la difficulté, mais on est dans un système où, quand on a une forte rémunération qui est sans doute légitime, et qu'il y a un fort problème, on ne peut pas s'exonérer des responsabilités".
Un principe qu'il pourrait s'appliquer à lui-même, non ? Alors qui devra démissionner ? Daniel Bouton ou Nicolas Sarkozy ? Ou les 2 ?
En tout cas le malheur des uns fait le bonheur des autres : http://www.bakchich.info/article2483.html
C'est de pire en pire. On sait qu'on est entouré de menteurs qui cherchent à conserver leur poste, mais comment y échapper?
La cigale chante et la fourmi travaille !
On est en train d'assister à la chute imminente du système bancaire et économique : le declin de l'économie américaine n'est que le début de la crise, crise qui nous mettra tous par terre,... un chaos dans lequel le monde entier est en train d'être précipité .
la situation au Pakistan, au Kenya, en Afrique du Sud, ainsi que les tensions ibéro-américaines autour des FARC et de Chavez,etc... ne sont que des opérations provoquées par la clique financière qui dirige le monde . toutes les banques centrales sont en train de perdre le contrôle
nous assistons à la fin "programmée" du système économique.
une analyse interessante à lire , datant de decembre 2006
http://www.alterinfo.net/UN-CRASH-BOURSIER-EN-PREPARATION-_a4929.html
Bien à vous
Z.
Usurpation
Quand on veut être malin, ou maligne on orthographie bien les prénoms usurpés.
le "Danielle" Mitterrand s'écrit avec "2l" et non avec un accent grave sur le e "danièle".
L'inculture des gens de droite rancie me fascine toujours.
Tiens! fascine, les faisceaux...que de souvenir pour eux.
s'adapter ?
Quelle importance l'orthographe à notre époque ?
Du moment que c'est lisible . On dirait "des coincés " ,ces personnes qui se corrigent ou qui prennent un plaisir incommensurable à corriger les autres .
C'est comme les banques aujourd'hui , ça craint...
Ca marche aussi avec euro...
DOLLAR
Paroles et musique de Jean Villard (Gilles)
Interprètes : Gilles et Julien - 1932
De l'autre côté de l'Atlantique dans la fabuleuse Amérique
Brillait d'un éclat fantastique le Dollar
Y faisait rêver les gueux en loques
Les marchands de soupe et les loufoques
Dont le cerveau bat la breloque l'Dollar
Et par milliers d'la vieille Europe
Quittant sa ferme et son échoppe
Ou des bas quartiers interlopes on part
Ayant vendu jusqu'à sa chemise
Pour voir le dieu dans son église
Le dieu Dollar.
Et déjà dans la brume du matin blafard
Ce soleil qui s'allume c'est un gros Dollar
Il éclaire le monde de son feu criard
Et les hommes à la ronde l'adorent sans retard.
On ne perd pas l'nord vous pensez
Juste le temps de s'élancer - de s'installer d'ensemencer
Ça part ! - on joue, on gagne, on perd, on triche
Pétrol' chausett's, terrains en friche
Tout s'achèt', tout s'vend, on devient riche, - Dollar !
On met les vieux pneus en conserve - et même,
Grand succès d'avant guerre - on fait d'l'alcool
Avec d'la m…. - Dollar !
Jusqu'au Bon Dieu qu'on mobilise - et qu'on débit'
Dans chaque église - aux enchères comme une marchandise
A coup d'Dollars !
Mais sur la ville ardente dans un ciel blafard
Cette figure démente c'est le dieu Dollar
Pas besoin de réclame pas besoin d'efforts
Il gagne toutes les âmes parce qu'il est en or.
Auto, phonos, radio, machin's
Trucs chimiques pour fair'la cuisine
Chaque maison
Est une usine
Standard.
A l'aub' dans une Ford de série,
On va vendr' son épicerie
Et l'soir on retrouv' sa chérie.
Standard.
Alors on fait tourner les disques
On s'abrutit sans danger puisque
On est assuré contre tous risqu 's
Veinard !
La vie qui tourn' comme une roue vous éclabousse et vous secoue
Il aim' vous rouler dans la boue
Le dieu Dollar.
Quand la nuit sur la ville
Pose son manteau noir
Dans le ciel immobile
Veill'le dieu Dollar.
Il hante tous les rêves
Des fous d'ici bas
Et quand le jour se lève
Il est encor' là !
On d'vient marteau. Dans leur folie
Les hommes n'ont plus qu'une seule envie
Un suprême désir dans sa vie
De l'or
S'ils s'écoutaient, par tout le monde
On en semerait à la ronde
Au fond de la terre profonde
Encor' !
On en nourrirait sans relâche
Les chèvr 's, les brebis et les vaches
Afin qu'au lieu de lait elles crachent
De l'or !
De l'or partout, de l'or liquide
De l'or en gaz, de l'or solide
Plein les cerveaux et plein les bides
Encor' ! encor' !
Mais sous un ciel de cendre vous verrez un soir
Le dieu Dollar descendre du haut d'son perchoir
Et devant leurs machines sans comprendre encore
L'homme crever de famine sous des montagnes d'or
Jpduf nous a sorti une pépite de sa discothèque !
Quelle importance l'orthographe, Mata Jeanp ? Le respect de la langue et par là-même celui de son interlocuteur. Mais si vous préférez vous vautrer dans l'inculture et la vulgarité - ce qui ne veut pas dire seulement faire des fautes mais ne faire aucun effort et n'y accorder aucune importance - libre à vous. Cela dit votre message plus haut était correct !
@ GPMarcel : j'ai viré l'usurpateur ridicule.
La hiérarchie était au courant
La hiérarchie était au courant, c'est ce que dit Jérôme Kerviel : http://www.mediapart.fr/presse-en-debat/pouvoir-et-independance/29012008/societe-generale-jerome-kerviel-assure-que-sa-hiera
Christine Lagarde était au courant plus tôt qu'elle ne le prétend ? Qui d'autre ?
Un jeu...
...mais dangereux, un drole de monopoly mondial avec l'argent des clients de la banque, c'est scandaleux...la SG n'est surement pas claire dans cette action, quand on sait que quelque temps avant des actionnaires proches de SG ont vendu leurs paquets d'actions à leur meilleur cout et que les petits actionnaires sont ruinés...non faut pas rêver le Jérome n'était pas seul.
spéculation
Entendu ce matin que la SG fait pour 44% de ses profits sur la base de ses investissements spéculatifs. Rien n'empêche de penser qu'elle n'est pas la seule dans ce cas. C'est dire alors que la conduite du trader mis en cause n'est sûrement pas isolée. Elle est plus vraisemblablement inscrite dans la logique du travail des spécialistes des salles de marchés. Du coup la dérive vient de ce qu'ils peuvent se demander pourquoi engager moins alors qu'on peut engager davantage et espérer...gagner plus.
L'argent c'est comme la lumière d'une ampoule électrique, il attise la convoitise des papillons de nuit pour mieux les éblouir avant de les estourbir...
Voir le Mythe d'Icare dont les ailes se consument à l'approche de la vérité.
La mafia internationale ne prolifère pas dans les quartiers défavorisés; la prohibition ça fait belle lurette que c'est terminé.
Aujourd'hui, c'est la jet set et les pôles financiers, politiques et médiatiques qui tiennent le haut du pavé sous le contrôle de portes flingues rémunérés par des...majestés des mouches!
Ils nous mènent en bateau pour mieux nous charcuter dans leur abattoir.
Lundi soir M6 à déprogrammé son film de seconde partie de soirée "La firme" pour diffuser "Trader", le biopic du fameux Nick Leeson. Dans quel but ? Celui de convaincre l'audimat de la possibilité d'une action financière isolée ? Quel bordel !!!
Robert Day, administrateur de la Sogé
Lu dans:
http://www.observatoiredeleurope.com/index.php
29/01/2008
Mais qui est Robert Addison Day ?
Comme l'a révélé l'Autorité des Marchés financiers, Robert Day, administrateur de la Société générale, a vendu pour 85 millions d'euros d'actions Soc Générale le 9 janvier, puis 10 millions d'euros le 10 janvier, puis 40 millions d'euros le 18 janvier, soit très exactement pendant les jours précédant l'effondrement des cours. Bien que la banque le démente, le soupçon de délit d'initié est donc extrêmement fort. Les medias ont relayé cette information. Mais ils restent en revanche muets sur un aspect très intéressant : qui est Robert A. Day ? Selon le site de l'Union Populaire Républicaine que préside le Conseiller de Paris François Asselineau, il suffit de chercher sur internet. On y découvre que Robert Day, de nationalité américaine, est un multimilliardaire très proche de George W. Bush et l'un des principaux financiers de ses deux campagnes présidentielles. En remerciement, le même président Bush l'a nommé en 2001 dans le sein des seins des services de renseignements américains : le "Presidential Intelligence Advisory Board" de la Maison Blanche? Robert Day est en outre membre de plusieurs lobbys euro-atlantistes, tels le CSIS ou la Brookings Institution, qui militent ardemment pour la "Constitution européenne" recyclée dans le traité de Lisbonne, et qui sont par ailleurs fortement soupçonnés d'être des couvertures de la CIA. Et le site de l'UPR de conclure qu'une fois de plus, les journalistes français ne font pas vraiment "leur métier, qui est d'informer le public en menant quand même quelques investigations". Encore faut-il en effet savoir se servir de Google...
Il voulait travailler plus pour gagner plus
"La banque française explique avoir tenté à plusieurs reprises de faire prendre à Jérôme Kerviel quelques semaines de congés, mais qu'il est resté à son poste sous différents prétextes. S'il était parti, sa fraude aurait probablement été découverte."
Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/01/29/jerome-kerviel-aurait-du-prendre-des-vacances_1004956_3234.html
On vend ,j'achete !
Daniel Bouton est ouvert à un achat (amicale) de la Société Générale
J’achète !
Un clown sympa dans une banque !
C’est plus original , qu’un Bouton Monopolysant la thèse d’un Guignols ! ?
Très intéressant, Pachenka, merci.
système défaillant
pour moi c'est leur système qui est defaillant comme à la Banque Postale, cette Société Générale n°2
La Société Générale n’est pas la seule Banque à avoir ses défaillances et ses faiblesses, la Banque Postale aussi.
Pendant presque 3 années, ma femme a pu se servir d’un « compte décaissement » et s’octroyer des prêts à o% (pour pallier aux harcèlements des nombreuses sociétés de crédits) au nez et à la barbe de la Direction de la Poste du Loiret, effectuant toutes les opérations dans les formes (faits, remboursements et régularisations avec établissement de formulaires 1118 OP et SF35). La comptabilité du bureau était sauvegardée tous les soirs et transférée informatiquement toutes les semaines et en fin de mois avec toutes les opérations (y compris le compte décaissement) au Service Comptable de la Direction de la Poste du Loiret.
Alors est-ce qu’il y a eu
Négligence, défaillance, manque de fiabilité
du système ou manque de sérieux de cette administration et de leur Direction.
Il est vrai que la somme de 30 000euros peut paraître dérisoire vis-à-vis des 4,9 milliards d’euros de la Société Générale, mais si ma femme avait été une vraie « escroc »
la somme aurait été beaucoup, beaucoup plus conséquente
« Ils n’y auraient vu que du feux pendant cette période ».
En fin de compte, dans une affectation provisoire qui aura quand même durée presque 4 années, exploitée dans une fonction dont elle n’avait pas le grade, la Direction de la Poste du Loiret a profité de l’occasion pour faire porter le chapeau à ma femme et la révoquer au lieu de rechercher les causes réelles et les vrais responsables (Qui sont toujours en poste et en très bon poste)
Pour couronner le tout et mieux l’assassiner, ces Hauts Fonctionnaires lâches et abjects sans aucune dignité, n’ont pas hésité à utiliser des procédés déloyaux (fausses déclarations, faux et usages de faux etc…) pour la liquider plus facilement et éviter un scandale à l’approche de la création de la Banque Postale.
Même sous le Gouvernement de Vichy entre 1940 et 1944, la Poste de l’époque n’aurait pas utilisée de tels procédés. Cela prouve une certaine malhonnêteté et un manque de considération et de respect envers son personnel.
Bravo le Groupe la Poste, vous avez de l’avenir…..
La banque Postale se lance dans les prêts à la consommation et Monsieur Jean Paul Bailly déclare dans le journal « le monde »
« Nous le ferons de manière responsable, via des actions de prévention du surendettement et en accompagnant les personnes qui pourraient se trouver en difficulté. Notre légitimité d’établissement de crédit est incontestable »
On pourrait croire qu’avec de tels propos, Monsieur Bailly puisse faire preuve d’humanisme, mais après les sanctions injustes infligées à ma femme qui était, elle aussi en difficulté
il y a 4 années à cause de ces prêts à la consommation, ce
n’est que de la pure hypocrisie et du mensonge.
Non, nous ne pouvons pas vous faire confiance.
Ce Groupe la Poste, n’est pas honorable, c’est une mafia soutenue par madame Christine Lagarde et Monsieur Eric Woerth (Au courant des faits par plusieurs courriers, pensez vous qu’ils auraient demandé des comptes et une enquête à ce Groupe, au sujet de ma femme…non pensez vous ….à quoi bon).
En plus ce groupe la Poste arrive toujours à se faire subventionner (420 millions d’euros sur 2 ans pour renforcer la présence postale dans toute la France et 57 milliard d’euros (si ce n’est plus, mais chuttt, on n’a pas le droit de le savoir…secret d’Etat) d’aide de l’Etat pour financer les retraites des fonctionnaires de la Poste (autorisation de la Commission Européenne).
Nous les petits, on est des moins que rien. On est content de nous trouver pour voter et pour payer… le reste.
En fin de compte, on est de la Merde……
Au fait la Banque Postale et la Société Générale ont un partenariat dans la monétique………..simple coïncidence ou bien qui s’assemble, se ressemble.
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