09 février 2008
Blog suspendu, bouquin à venir
Chers lecteurs, chers camarades, chers amis,
Pardon d'avance pour l'impudeur de cette confession mais je suis au regret de vous informer que je suis aujourd'hui dans une situation catastrophique. Licencié il y a quelques années par le groupe de presse auquel j'appartenais, quand il a déposé le bilan, je ne vis que des piges que je parviens à vendre. Ces derniers mois, à la suite de la revente de titres qui m'employaient, j'ai perdu mes moyens de subsistance et ne touche plus aujourd'hui que 250 à 300 euros par mois (deux pages pour un magazine de la presse professionnelle), sans allocation ni aide d'aucune sorte. Je ne pourrai bientôt plus payer à la mère de mes deux enfants - qui touche le SMIG - leur pension alimentaire, ni le loyer de mon deux-pièces dans un village du Pays d'Aix où se loger est devenu hors de prix. Comme ces millions de Français qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts. Un "intellectuel précaire", dit-on.
Lorsque j'ai créé Plume de presse, il y a bientôt deux ans (le 14 février), c'était pour ne pas rester inactif et verser dans l'auto-dévalorisation du chômeur de longue durée, pouvoir m'exprimer dans ce que je sais faire et produire même sans commande rémunérée. L'expérience s'avère éminemment positive. Ce blog est aujourd'hui classé 4ème de la catégorie politique par Wikio et vous êtes environ 4000 à venir le lire chaque jour. Une belle forme de reconnaissance, complétée par les référencements, au fil du temps et suivant les billets, par Rézo.net, Wikipédia, la revue de presse de Yahoo, De source sûre, Rue89, Politis.fr et Politis papier, l'Obs.com, Libération.fr et Libération papier, Acrimed, Bellaciao, Arrêt sur images ou encore le site de la Télé Suisse Romande. Las, tout cela ne me rapporte pas un centime. Il m'arrive fréquemment de passer quatre heures, entre la veille sur l'actualité, les recherches, la confrontation des sources et la rédaction, pour produire un billet quotidien. A cela s'ajoute la lecture des commentaires qui se doit d'être vigilante, puisque j'en assume la responsabilité juridique. Tenir ce blog est une vraie passion, mais elle est dévorante, et financièrement stérile.
Or mon seul projet concret aujourd'hui est l'écriture d'un livre. J'en ai trouvé l'éditeur, qui le présente comme suit sur son blog :
"L'écran de fumée créé par l'omniprésente communication présidentielle
résiste mal à un travail de vérification journalistique point par
point, jour après jour. Olivier Bonnet, auteur de "Plume de presse, le
blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé", se livre à cette
dissection méthodique du discours et des actes, les remet en
perspective et les confronte aux faits. Sous une plume acerbe et
caustique, son analyse prend alors la forme d'une implacable
démonstration : le "sarkozisme" repose avant tout sur une stratégie de
l'imposture permanente."
J'essaie depuis plusieurs semaines, mais je ne parviens pas à avancer dans l'écriture tout en continuant à animer Plume. Voilà pourquoi la décision s'est imposée à moi de suspendre les publications sur ce blog, le temps d'achever l'ouvrage.
Il sera disponible dès ce mois d'avril 2008 au prix de vente public de 17,00 € + 2,90 (de port et d'emballage - au réel ). Pour le pré-commander dès maintenant, je vous invite à adresser votre chèque (19,90 €) à l'ordre de "Les Points sur les i" et au dos préciser "Olivier Bonnet" (pas de paiement en ligne puisque nous n'encaissons pas le chèque avant la parution du livre) aux : éditions les Points sur les i - BP 96 - 94 272 Le Kremlin-Bicêtre Cedex.
"Vous avez aimé le blog ? Vous aimerez le livre !"
Portez-vous bien en attendant. De mon côté, j'ai un gros travail à fournir.
Et merci encore de vos nombreux témoignages de sympathie et de vos encouragements constants, dans vos commentaires ou via les courriers électroniques que vous m'adressez. Ils me font chaud au coeur.
Je retiens la suggestion d'un lecteur : si vous êtes un généreux mécène, cliquez depuis la page d'accueil de Plume sur le bouton "Faire un don".
Commentaires
N2O
ali boumayé !!
Le Comte, c'est ainsi qu'il se qualifie.
Il ne se dégage des envolées lyriques du Comte que vanité et prétention. On est encore et toujours en plein dans le complexe de supériorité intellectuelle que la gauche a développé ces 25 dernières années.
Les phrases alambiquées s'enchaînent. Le mépris pour le contradicteur est réel.
Mais à la fin il ne reste qu'une certitude. Le Comte est un réac, défenseur du système que le Chouan veut démolir. Le comte est régimiste.
Mais qu'il est con mais qu'il est con
MONSIEUR. Je vous prie de ne point oblitérer ni le titre ni son état, les roustons de MONSIEUR le comte y comptent bien. MONSIEUR le Comte - dit avec componction et à genoux, le regard baissé mais plein d'envie pour moi, ce regard sans surface des manants tels que vous l'êtes - conspue la gauche bien plus que vous encore et avec énormément plus de talent que vous n'en rêveriez jamais pour les vôtres que, bien évidemment, il couvre de mépris du haut de la cellule de sa plus haute tour, car MONSIEUR le Comte, petit con, n'est d'aucun bord, il n'a ni l'esprit systémique du pivert opaque ni la bassesse du teckel dru. Il couvre d'un mépris rigolard dont le ton même vous échappe, teinté que vous êtes par le fiel qui déborde de vos méninges atrophiées dans votre militance de mouche moite, raide, voire à demi morte. MONSIEUR le Comte vous observe, petit palefrenier sans envergure de la baudruche n'a qu'un oeil et n'aura de geste que pour vous humilier dans la tiédeur de votre argumentation d'enfanteau mal riveté, sa mère étant occupée à astiquer la quenelle insatiablement roide du bon docteur Petiot.
Et maintenant
Allez ouste, au lit ptikon. Laisse les grands discuter des choses importantes.
Le Chêne
Vous êtes détestable et c'est ainsi que vous croyez que l'on vous aime.
Mais moi ça me gonfle votre style ampoulé. Vous feriez bien de relire La Fontaine, Le Chêne et le Roseau serait approprié.
Cela fait donc plus de trois siècles que l'intelligence française a terminé de se foutre de votre gueule.
Ah le romantisme des nazillons...
Quelle fraîcheur ! L'amour, la détestation. Toussa. C'est bô. Vraiment, les grands sentiments. L'héroïsme, la résistance, la subversion, la dissidence ! Rah, je m'en arrache le slip et me le met sur le groin, si, de bonheur. UN spécimen comme toi ma poule, ça se fête. Allez hop, à la fosse sceptique, baignade et petits fours, hop, c'est la fête.
Il n'y a qu'un lourd comme toi pour croire que le talent n'est doté que d'un seul style. Monsieur le Comte va te manger tout cru et à force de te railler tu seras tout nu, éploré.
Et là, il sortira, pour toi, sa grosse massue.
Et alors...
Alors.
Avec un ciel si bas qu'un canal s'est pendu.
***
L'ampoule c'est pour tes beaux yeux ma poule.
***
Il y a là ce qui sied à tes grasses idées de mal léché.
***
En plus tu démarres au quart de tour, gaffe à ton ego, il te perd déjà.
***
Et la flandre, hein, t'en penses quoi mon gars ? t'as forcément une idée ! Un gars avisé comme toi ! le cul planté dans le cloché du passé de âmeuhs, le regards haineux du hibou stricto sensu, la verve agglutinée du bas du front national, t'en penses quoi de shubert, hein, mon pti gars, t'en penses quoi, systématiquement ?
La Fontaine, c'est pas ce gros porc épique ayant tout piqué aux antiques dans l'espoir de lécher les roubles d'un roi déguisé en donzelle, dorures et dentelles ?
Tu me fais rire ptikon.
Jamais lu ce connard.
Entre nous, tu fais ce que tu veux,
mais tu d'vrais te mettre à jour ma poule.
Pfffffft .....
Vous pouvez pas aller jouer dehors ?
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Quand un blogueur décide d’interrompre provisoirement son activité pour se consacrer à l’écriture d’un livre : “Sarkozy, la grande manipulation - Dénonciation d’une imposture”.
Plume de presse, reviens-nous vite !
...
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