12 septembre 2007
Clearstream : pour Villepin, Sarkozy est "juge et partie"
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse" (et aussi, pour être complet, "complicité d'usage de faux", "recel de vol" et "recel d'abus de confiance") dans l'affaire Clearstream, a transmis une note de 23 pages aux juges qui, secret de l'instruction oblige (sic), a été... révélée par Europe 1. Villepin y proteste : "Ce dossier peut être considéré comme privatisé au profit d'une seule partie civile. La sérénité et l'indépendance de la justice sont-elles possibles quand
on sait que le président de la République est LA partie civile, qu'il a
autorité sur la chancellerie et a la capacité à tout moment de donner
des instructions dans un dossier qui le concerne personnellement ?
N'est-il pas de ce fait juge et parti et cela étonne-t-il quiconque
dans cet Etat de droit ?" Allons, Galouzeau, vous n'êtes tout de même pas de ces calomniateurs qui accusent le tandem Sarkozy-Dati de malmener l'indépendance de la justice, si ?
27 juin 2007
L'existence du compte japonais de Chirac confirmée
"Enquête au Japon : le compte de JC existe bien, il est alimenté" : cette petite phrase est extraite d'une note du général Rondot, datée du 8 novembre 2001 et publiée dans Le nouvel observateur d'aujourd'hui. Rondot y faisait le compte-rendu d'un entretien avec le général Champtiaux, alors numéro deux de la DGSE. On savait, donc, au plus haut niveau des services secrets, ce qui confirme l'information publiée dans Le canard enchaîné du 10 mai 2006. On comprend que Jacques Chirac refuse de répondre à la convocation des juges à propos de l'affaire Clearstream : au-delà de son implication en tant que commanditaire de l'enquête secrète portant sur les personnalités désignées comme titulaires de comptes par les vrais-faux listings (et d'abord sur Nicolas Sarkozy), c'est bien de son compte bancaire japonais, crédité à l'époque de 300 millions de francs, qu'il ne veut surtout pas que l'on parle. Enième preuve que l'ancien président fut bien un escroc de haut vol.
PS : sur l'ensemble de son oeuvre, lire Epitaphe pour un traître.
13 décembre 2006
Clearstream : haro sur la liberté d'informer
"La liberté de presse, d'écrire et
d'informer est bafouée par le pouvoir de l'argent et les intrigues
politico-financières. Les super-menteurs du monde politique, de la
finance et de l'armement sont écartés de toute poursuite" : mais pas Denis Robert, qui a fait hier cette déclaration à sa sortie du bureau des juges venant de lui signifier sa mise en examen dans l'affaire des listings falsifiés de Clearstream. Les magistrats auront donc suivi les recommandantions du parquet de Paris, scélérate marionnette : il faut punir ceux qui ont révélé l'affaire, parce qu'ils ont osé
entrer en possession d'éléments qui ne les regardaient pas : protégeons
le secret sur les opérations illégales ! Que reproche-t-on en effet au journaliste écrivain ? "Recel de vol et d'abus de confiance", pour avoir détenu des listings bancaires subtilisés à la chambre de compensation luxembourgeoise par Florian Bourges, à la faveur d'un audit qu'il avait mené, alors qu'il était stagiaire dans un cabinet de consultants. Lui aussi est bien sûr mis en examen, pour "vol et abus de confiance". La justice française prend donc le parti de défendre Clearstream. Et s'asseoit sur la liberté d'informer :"Si les professionnels de la presse doivent être poursuivis
chaque fois qu'ils sont amenés à entrer en possession ou à prendre
connaissance de documents qui n'étaient pas destinés à être rendus
publics, c'est tout le travail du journalisme d'investigation qui
pourrait être compromis", s'indignait ainsi Reporters Sans Frontières fin octobre, craignant l'éventuelle mise en examen. Cette ignominie est donc aujourd'hui d'actualité. Un comité de soutien à Denis Robert s'est constitué, dont le blog est accessible ici. (Gageons qu'il apportera aussi son aide à Florian Bourges, son informateur.) Parce que le journaliste ne peut plus assumer les frais énormes occasionnés par le véritable harcèlement judiciaire dont il est la victime : 31 procédures sont actuellement en cours et au total, plus de six millions d’euros
de dommages et intérêts cumulés sont ainsi réclamés à Denis Robert, ses
témoins, les Arènes et Julliard ses éditeurs ou Canal + qui a
diffusé ses films. Même s'il gagne ses procès, encore faut-il payer les avocats. Pourquoi cette persécution ? Pour avoir révélé l'existence d'une gigantesque lessiveuse d'argent sale, politiquement
protégée par un Etat membre de l'Union Européenne, le Luxembourg, et
qui implique la BNP Paribas, la Société Générale, Le Crédit Lyonnais,
la Chase Manhattan, la Barclay's, la Deutch Bank... Le coeur du système
capitaliste ! Il ne fait décidément pas bon s'attaquer aux puissances économiques. A méditer, alors que la loi de prévention de la délinquance de Nicolas Sarkozy, votée la semaine dernière, ne contient pas une seule disposition contre la délinquance financière.
PS : Billet très percutant sur le blog de Corinne Lepage, titré Denis Robert victime de la république bananière.
30 octobre 2006
Clearstream : le parquet de Paris, scélérate marionnette
Surtout, ne pas toucher aux amis de Chirac : tel est le sens des réquisitions dans l'affaire Clearstream rendues par le parquet de Paris, dirigé par (surprise !) l'ancien conseiller judiciaire de Chirac, Laurent Le Mesles. Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie ne devront être entendus que comme témoins, préconise-t-il. Villepin a-t-il commandité deux enquêtes sur les listings, ayant toutes deux conclu à leur falsification, sans qu'il en informe le juge Van Ruymbeke qui travaillait sur le dossier (ni d'ailleurs son premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin) ? Michèle Alliot-Marie était-elle également informée bien plus tôt que ce qu'elle prétend, en contradiction là-aussi avec les éléments du dossier d'instruction ? Bref, les numéros 1 et 3 du gouvernement ont-ils menti ? Cela ne gêne en rien le parquet marionnette. Le général Rondot lui-même, chargé par Villepin de l'une de ces investigations secrètes, a-t-il déclaré aux juges : "la consigne du président de la République était également d'agir avec précaution, discernement et discrétion" ? Chirac lui-même n'est-il donc pas impliqué ? Pensez-vous ! L'Elysée a nié, son pantin Le Mesles - par le truchement de son subordonné, le procureur Jean-Claude Marin - entérine et étouffe.
Mais il y a plus grave : à la servilité s'ajoute la scélératesse. Voilà ainsi que le parquet requiert la mise en examen de Florian Bourges et Denis Robert, pour "abus de confiance" et "recel". Il reproche au premier nommé d'avoir dérobé des documents à Clearstream, alors qu'il travaillait dans un cabinet d'audit, et au second de les avoir ensuite détenus. Mais alors, les services de Le Mesles défendent la chambre de compensation luxembourgeoise ! Il faut donc punir ceux qui ont révélé l'affaire, parce qu'ils ont osé entrer en possession d'éléments qui ne les regardaient pas : protégeons le secret sur les opérations illégales ! Denis Robert, qu'on imagine écoeuré, parle de "contre-feu allumé par le parquet et donc par le pouvoir politique". Mais les juges ne sont heureusement pas tenus par ses réquisitions. Oseront-ils mettre en examen d'éminents représentants du pouvoir UMP ? Ou bien se coucheront-ils ? Pire : accepteront-ils de lancer la persécution d'un journaliste pour lui apprendre à se mêler de ses affaires ? Messieurs Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, les citoyens vous observent.
05 octobre 2006
Secret-défense maintenu sur les frégates de Taïwan
Dans un long entretien publié aujourd'hui dans la revue Le Meilleur des mondes, Nicolas Sarkozy affirme rejeter "la notion de secret ou de raison d'Etat". Il s'explique en mettant en avant le contexte de la mondialisation où "l'on sait tout et en temps réel". Fort bien. Il devrait le dire à son collègue de l'Economie et des finances : on a appris aujourd'hui par l'entourage de Thierry Breton que Bercy a décidé de refuser de remettre à la justice les documents détenus par les services des douanes, dépendant de son ministère, concernant la vente des frégates à Taïwan en 1991. Pour mémoire, le gouvernement Villepin est le troisième à refuser de lever le secret-défense dans cette affaire, après ceux de Lionel Jospin et de Jean-Pierre Raffarin. La demande des juges était motivée par la volonté de démasquer les bénéficiaires des commisssions occultes versées à l'occasion de cette opération, d'un montant évalué à 5 milliards de francs par Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères d'alors. Ils peuvent dormir tranquilles, la transparence n'est pas pour demain. Aujourd'hui, la priorité est plutôt de débusquer ces salauds de chômeurs qui se dorent la pilule aux frais des contribuables...
20 juin 2006
La phrase du jour : Denis Robert
"Cela montre une certaine conception de la liberté de la presse", commente Denis Robert, réagissant à la plainte portée par Dominique de Villepin pour "diffamation envers un membre du gouvernement" contre l'auteur de Clearstream, l'enquête. "Le Monde est le mieux placé pour savoir que cette affaire est troublante. C'est lui qui publie les
notes du général Rondot. Mais Le Monde n'est pas inquiété. On préfère attaquer un éditeur indépendant. Je suis surpris. C'est une démarche unique dans les annales de la République. Je n'ai jamais vu un premier ministre attaquer un journaliste. Mais c'est cohérent pour Dominique de Villepin, l'homme qui, juste avant la sortie du livre, nous a fait envoyer par un motard de Matignon un pli spécial nous
menaçant." Denis Robert n'est pas seul visé par la plainte, puisque Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner, auteurs de Règlements de compte pour l'Elysée, ouvrage dont nous vous parlions dans Sale temps pour Villepin, sont également traînés devant les tribunaux.
27 mai 2006
Un conseiller de Villepin aurait détruit le dossier Clearstream
Alain Juillet est conseiller du gouvernement en charge du renseignement économique, au sein du Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN). Le 30 mars, son bureau a été perquisitionné par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, en charge de l'instruction dans l'affaire des dénonciations calomnieuses (Clearstream II), qui n'y ont apparemment rien trouvé, et pour cause : dans son édition de jeudi dernier, Le Parisien publie l'information assez effarante que Juillet aurait avoué devant les juges, durant ladite perquisition, avoir détruit le dossier Clearstream six mois auparavant. Non pas qu'il soit surprenant que les documents gênants soient escamotés à la justice, surtout par un ancien directeur du renseignement à la DGSE comme l'est notre homme - c'est la manie de Rondot de laisser des notes partout qui est beaucoup plus surprenante. Mais, normalement, on ne le dit pas ! Le Parisien affirme que ce conseiller assure le secrétariat général du Comité Interministériel de Renseignement (CIR), présidé par le chef du gouvernement. Ce que nie le SGDN, qui ne lui reconnaît que son rôle en matière d'intelligence économique et assure qu'il n'a "aucune responsabilité" au CIR. Ajoutant, ce qui est fort comique, que le CIR "n'a jamais eu à traiter de l'affaire Clearstream" et "n'a jamais détenu de dossier relatif à cette affaire" : à quoi bon le préciser puisque Juillet n'est censé n'y avoir aucune responsabilité ? De toutes façons, CIR ou SGDN, les deux dépendent directement de... bingo ! Dominique de Villepin. De plus en plus amusant, tout cela. Mais celui que ça ne fait pas rire du tout, c'est Alain Madelin, lui aussi impliqué par les dénonciations calomnieuses du corbeau : "Que l'enquête parallèle qui a été confiée au
général Rondot n'ait pas été confiée en temps et en heure à la justice,
c'est déjà un problème, mais que
des preuves de la manipulation aient
été détruites, je veux savoir pourquoi et sur ordre de qui", a déclaré au quotidien l'ancien ministre (UMP), qui aurait demandé l'ouverture d'une enquête pour "destruction de preuves". Une question, alors : si Juillet a bien avoué avoir "confettisé" le dossier, pourquoi n'est-il pas déjà mis en examen ?
"Une information qui décoiffe", aurait protesté le brushing d'Alain Madelin.
23 mai 2006
Clearstream et les frégates : levez le « secret défense » !
Loin de l’instrumentalisation de
vrais-faux listings bancaires pour des règlements de comptes à la tête de
l’Etat, l’affaire Clearstream mène à celle des frégates de Taïwan : cinq
milliards de francs de commissions occultes et six morts pour étouffer le
scandale. On ne connaît toujours pas aujourd’hui la vérité : « secret
défense » !
En 1991, la France vend à Taïwan six frégates de guerre de la
classe Lafayette, fabriquées par Thomson, pour un montant de 2,8 milliards de
dollars. En novembre 1992, James Kuo, dirigeant de la Société générale de
Taïwan, qui avait conçu le montage financier de la vente des frégates, est
trouvé mort, défenestré. Le premier d’une longue série de décès suspects d’acteurs
proches du dossier. Le 10 décembre 1993, le corps du capitaine Yin
Chin-feng, officier responsable des achats de la marine de Taïwan, est retrouvé
dans le port de Taipai, portant des traces de violents coups à la nuque. Il
s’apprêtait à révéler un scandale financier. Le soir du 10 octobre 2000, Thierry Imbot,
officier de la DGSE (contre-espionnage français) chargé de la vente de six
frégates à Taïwan, tombe du quatrième étage de son immeuble parisien. L'enquête
conclut à une mort accidentelle, suite à une « réparation de volet ».
Le gardien de l'immeuble s'étonne : « je suis formel, tout était éteint
dans l'appartement au moment de la chute ». Le père de Thierry
Imbot, qui n'est autre que l'ex-directeur de la DGSE, le général René Imbot,
fait observer : « Quand on tombe d'une fenêtre, on tombe à la
verticale. Le corps de mon fils était bien plus loin ». Sa tête est en effet à 4,5 mètres du mur. Le général révèle enfin que, peu avant sa mort,
son fils lui avait confié que le contrat des frégates avait permis à certaines
personnes en France de se constituer des « fortunes » et
faisait état de menaces de mort pesant sur lui. En mars 2001, Jean-Claude
Albessard, ancien haut cadre de Thomson responsable du marché des frégates,
décède à son tour, d'un « cancer foudroyant ». « Quelques
jours avant, il était à son bureau et personne ne le savait malade »,
assure un de ses collègues. Le 18 mai 2001, Jacques Morisson, un cadre de haut
niveau chargé chez Thomson des relations avec Taïwan, décède lui aussi, à
l'issue d'une chute de cinq étages. Il habitait au deuxième mais aurait
emprunté l'escalier de service pour monter au cinquième et se défenestrer.
L'enquête conclut à un suicide. En 2001 toujours, Yves de
Galzin, ex-représentant des missiles Matra à Taïwan, est enfin victime d'un
« accident thérapeutique ». Sans compter que Jean-Luc
Lagardère lui-même, patron de Matra, décède en mars 2003 d’une maladie nosocomiale, dont
le corbeau Gergorin prétend qu’elle serait un empoisonnement criminel !
Au moment de la vente des
frégates, Roland Dumas (PS) est ministre des affaires étrangères. Il parlera
neuf ans plus tard, en 2000, de commissions pharaoniques, d’un montant de 5
milliards de francs, versées pour l'occasion à des intermédiaires
chinois, de Pékin et de Taipei, selon la version officielle. « A des
responsables industriels et à des hommes politiques français, selon toute
vraisemblance », complète Le Nouvel
Observateur. Certaines de ses sommes transitent sur des comptes de la
chambre de compensation financière luxembourgeoise Clearstream, voilà pour le
rapport avec l’affaire dont on parle tant aujourd’hui. Chaque fois que des
juges veulent enquêter en profondeur, il leur est opposé le « secret
défense » (à l’occasion partiellement levé, mais jamais jusqu’à pouvoir
atteindre le fond de l’affaire). D’abord en avril 2002 par Laurent Fabius (PS),
alors ministre de l’économie, par son successeur Francis Mer (UMP), en juin de
la même année, puis en janvier 2004 par Pierre Brochand, le directeur de la
DGSE, avant qu’il ne soit à nouveau invoqué en mai 2004 par Michel Charasse
(PS), ministre du budget à l’époque de la vente. Dernier épisode en date,
raconté par Le Point : l’année dernière, des juges viennent
perquisitionner à Bercy pour une autre affaire et « tombent » sur des
documents relatifs à l’affaire des frégates, dans le coffre du directeur
de cabinet de l’actuel ministre de l’économie Thierry Breton, Gilles Grapinet.
Ils préviennent alors immédiatement leurs collègues chargés des frégates. Mais
Grapinet refuse que le dossier soit saisi : « secret-défense »,
encore et toujours ! Aussi ne peut-on que suivre François Hollande (photo ci-contre),
premier secrétaire du PS, qui demandait hier que l’on lève le « secret
défense » dans l’affaire des frégates de Taïwan. « Je suis pour la
transparence la plus totale, lorsqu'il y a un doute, il faut (le) lever ».
Il a raison, le bon François : qu’on cesse de noyer le poisson, de dire
que l’affaire Clearstream est très compliquée, que les Français en sont lassés
– forcément, on ne leur dit rien ! - et qu’on cesse de dissimuler la
vérité au peuple. Et aussi de taper sur la presse : même si certains médias apparaissent instrumentalisés au bénéfice du locataire de la place Beauvau, sans la publication de la déposition du général Rondot par Le Monde - qui se rattrape après avoir en son temps tenté de discréditer le travail de Denis Robert, premier à révéler l'affaire Clearstream -, puis les révélations du Canard enchaîné, nul doute que les Français ne sauraient rien de toute l'histoire.
Cet article a fait la "Une" d'Agoravox et de Yahoo Actualités, rubrique Blogs/Editos, et sera publié dans le magazine Playboy.
20 mai 2006
Gergorin se met à table
C'était bien lui ! Jean-Louis Gergorin, vice-président exécutif du marchand d'armes EADS (contre lequel une procédure de licenciement vient d'être réclamée par le président du groupe) a avoué être l'auteur des lettres anonymes contenant les listings des comptes bancaires de la chambre de compensation financière luxembourgeoise Clearstream, auxquels avaient été ajoutés les noms d'industriels et de politiques. L'ami de vingt ans de Dominique de Villepin nie toutefois être l'auteur de la manipulation et plaide la bonne foi. Il affirme avoir prévenu le premier ministre ainsi que la ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, dès 2004. Ou il ment, ou ce sont les numéros un et trois du gouvernement. Dans l'édition de Libération d'hier, il prétend aussi que Villepin aurait refusé que la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) soit mise sur le coup pour éviter que Nicolas Sarkozy ne soit au courant. Pauvre Galouzeau, à nouveau calomnié par des rumeurs... Venant d'un ami, en plus. Il n'y a plus de morale.
12 mai 2006
La phrase du jour : général Philippe Rondot, en version tronquée
"Si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons" : le général Philippe Rondot dit au juge que Villepin lui a fait cette saisissante déclaration, PR signifiant président de la république. N'ont-ils pas apparu ? Pourquoi ne sautent-ils pas ? Ils ne sont pourtant pas Marseillais (qui ne saute pas est Marseillais, hey !)...
Ah non, sommes-nous bête : Chirac n'a jamais demandé à Villepin de charger Rondot
d'enquêter sur Sarkozy. D'ailleurs Rondot n'a pas dit ça au juge non plus. Sarkozy n'était pas au courant depuis deux ans. Et Chirac n'a jamais eu de compte avec 300 millions de francs dans une banque japonaise. Ni d'enfant naturel nippon - cette révélation-là calomnie-là ne se décidant pas à sortir. Bien sûr que non, puisqu'ils disent que ce n'est pas vrai. Sommes-nous bête (bis).
Mise à jour du 20 mai : Gergorin se met à table

