10 avril 2008
Rama Yade baisse sa culotte face aux Chinois
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme était ce matin interrogée sur France Inter, où lui fut posée la question suivante : "La Chine est-elle une dictature ou pas ?" Réponse de Rama Yade : "Les choses ne se posent pas en ces termes. Il faut
éviter de plaquer les analyses occidentales sur d'autres
réalités". Et oui, tout ça est culturel !
Il y a plusieurs réalités, voyez-vous. La réalité occidentale, d'abord : un occidental jeté des années en prison ou condamné à mort pour avoir critiqué ses dirigeants politiques, c'est un scandale, une honte, une insulte aux valeurs de l'humanité. On brise la vie d'un homme simplement à cause d'une opinion qu'il a exprimée. C'est une dictature.
Et puis il y a la réalité chinoise. On brise la vie d'un homme simplement à cause d'une opinion qu'il a exprimée, mais c'est un Chinois. Au nom de quoi ces gens-là - des Chinois, répétons-le ! - se permettraient-ils d'exprimer une opinion, d'abord ? Ont-ils le droit d'aspirer à la démocratie ? Ou pire, pour les Tibétains, de refuser l'entreprise coloniale de génocide culturel menée par Pékin à l'encontre de leur peuple ? Pour Rama Yade, la réponse est non. "Il faut
éviter de plaquer les analyses occidentales sur d'autres
réalités".
La vérité, c'est que la Chine n'est pas une dictature : c'est une grande puissance et un partenaire commercial.
Combien sommes-nous de Français à avoir senti la honte nous monter aux joues en voyant les CRS brutaliser les manifestants tibétains de façon indigne, au passage de la flamme olympique à Paris, comme le montrait ce soir le reportage édifiant d'Envoyé spécial sur France 2 ? De voir ces sinistres dirigeants chinois du Comité olympique dicter leurs
ordres, et la police française faire allégeance avec zèle ? "Les policiers français ont bien fait leur travail", prétend Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur. Pas une pour racheter l'autre ! La Sarkozie n'est plus la France. La patrie des droits de l'Homme ? Vous plaisantez ? La "rupture" est passée par là. Ce régime affiche un cynisme absolu, proprement écœurant. Et la belle Rama Yade n'est pas la dernière à nous donner envie de vomir.
04 février 2008
Société générale : les révélations de Christine Lagarde
On se souvient - et si ce n'est pas le cas, il suffit de relire Bourse, mensonge et monopoly - que la Société générale a enregistré une perte de 4,9 milliards d'euros, après que l'un de ses traders a pu miser au casino de la finance internationale quelque 50 milliards. A la suite de cette affaire, un rapport a été commandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Elle l'a remis tout à l'heure au Premier ministre, François Fillon, et livré du même coup ses conclusions à la presse : "Certains mécanismes de contrôles
internes de la Société Générale n'ont pas fonctionné, et ceux qui ont
fonctionné n'ont pas toujours été suivis des modifications
appropriées". C'était bien la peine de pondre un rapport, qui ne présente qu'une seule proposition concrète - augmenter le montant des sanctions pécuniaires encourues par les établissements coupables d'agissements frauduleux - et se borne essentiellement pour le reste à évoquer la nécessité d'une "réflexion approfondie" et propose de "renforcer les dispositifs internes de contrôles", en constatant : "il y a clairement des progrès à accomplir".
Prochaine révélation attendue de la part de Christine Lagarde : "la pluie mouille".
01 février 2008
Obama, sarkoziste américain
Qui a dit de Nicolas Sarkozy : "C’est un homme énergique, avec beaucoup
de talent. Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes
spécifiques à la France avec un regard neuf. Il n’est pas pieds et
poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes. Il est un
exemple pour de nombreux dirigeants" ? Barack Obama, dans une
interview à Paris Match.
Aux prises avec une régression sociale
généralisée conduite par le Président le plus réactionnaire de
l'histoire, la gauche française ne peut que s'insurger des propos
scandaleux du candidat à l'investiture démocrate.
Il se fait là le propagateur zélé de la propagande sarkoziste la plus mensongère. Pas lié par des dogmes, l'agité de l'Elysée ? Mais quand Sarkozy instaure les franchises médicales, il obéit au dogme libéral : la santé doit être privatisée. Quand il allonge la durée de cotisation avant la retraite, il obéit au dogme libéral : ce sont les salariés qui doivent supporter le coût des retraites et pas les entreprises, et lesdits salariés devraient recourir à des assurances privées s'ils veulent toucher une retraite décente. Quand il exonère des droits de succession et crée le bouclier fiscal, il obéit au dogme libéral : ce sont les riches qui entraînent l'économie et ce qui est bon pour eux est bon pour tous. Quand il dépèce le droit du travail, obligeant les syndicats à accepter les revendications patronales (contrat de mission, séparation pseudo amiable), il obéit au dogme libéral : l'intérêt de l'entreprise se confond avec l'intérêt général, et la main d'oeuvre est une variable d'ajustement. Et la suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux ? Encore l'idéologie, encore le libéralisme : l'Etat doit se désengager, vive le privé et la concurrence libre et non faussée ! Ne parlons même pas du traité de Lisbonne, en voie d'être imposé contre la démocratie, qui s'inscrit lui aussi dans cette démarche idéologique libérale. Et quand Sarkozy instaure les peines plancher et restreint l'excuse de minorité, il obéit là au dogme... sécuritaire, qui exige une répression toujours plus féroce. Même si cette politique a prouvé son échec, comme aux Etats-Unis par exemple, Mister Obama ! Et par contre, on parle de dépénaliser le droit des affaires : tolérance zéro pour la petite délinquance, criminalisation de la pauvreté et indulgence à l'égard de la délinquance en col blanc. Un mot enfin de la lutte hystérique contre l'immigration, les quotas d'expulsés et les tests ADN : on est là dans le populisme pur et une stratégie consciente et délibérée de séduction de l'électorat raciste.
En présentant le Président français comme "un exemple pour de nombreux dirigeants", Barack Obama tient donc des propos proprement inacceptables, venant d'un homme censément de gauche, en même temps qu'incompréhensibles : Sarkozy importe chez nous les valeurs des néo-cons américains, que le candidat à l'investiture démocrate combat justement chez lui ! Soyons courtois et répondons-lui dans sa langue : "concerning french politics, mind your own business and shut the fuck up !"
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25 janvier 2008
Tout va très bien, Madame la marquise Fillon
Dans le contexte des actuelles turbulences boursières, interrogé par le Financial Times - l'entretien est en ligne depuis mercredi soir (en accès payant) -, François Fillon s'est voulu rassurant : "l'économie française est moins exposée que les autres à cette tourmente
parce que les entreprises françaises sont en bonne santé, parce que les
foyers français sont moins endettés que dans d'autres pays développés
et parce qu'il n'y a pas de crise du logement aujourd'hui dans notre
pays", a-t-il ainsi déclaré. Restons calme et répondons-lui sur ces trois points.
Passons
rapidement sur la bonne santé des entreprises : si elles sont si
florissantes, pourquoi ne pas cesser d'octroyer au patronat toujours
plus de latitude pour précariser les salariés (séparation "à l'amiable",
contrat de mission), les payer une misère et, d'une façon générale,
d'exaucer tous les voeux du MEDEF ? Pendant ce temps-là, 11% des
Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit autant qu'aux
Etats-Unis, les ménages modestes prennent de plein fouet l'explosion du
coût de la vie et des dizaines de millions de nos compatriotes ne
parviennent plus à joindre les deux bouts. Mais si les entreprises
françaises sont en bonne santé, alors tout va bien, n'est-ce pas Madame
la marquise Fillon ? Et il faut surtout continuer à leur faire des
cadeaux, tout en exigeant toujours des mêmes - les petits, les pauvres,
les faibles - qu'ils se sacrifient !
Tout irait bien aussi parce que "les foyers français sont moins endettés que dans d'autres pays développés", estime notre sémillant Premier ministre. Pourtant, le 22 mai dernier, l'INSEE et la Banque de France ont annoncé que l'endettement des ménages français a
augmenté de 11,3% en 2006, pour atteindre le taux record de 68,4% de leur revenu, et quelque 705 503 ménages
étaient concernés à la fin mars par le surendettement, d'après le baromètre dédié de la
Banque de France, avec une dette moyenne de 35 185 euros. Heureusement encore qu'ils n'ont pas écouté Nicolas Sarkozy, toujours visionnaire, qui déclarait alors : "L'Etat
est trop endetté et les ménages pas assez. D'ailleurs, il faut tordre
le coup à cette idée : s'endetter, pour un ménage, ce n'est pas mal,
c'est une confiance dans l'avenir" (voir le billet Endettement record des ménages : Sarkozy applaudit). Entre temps, la crise des prêts à risque (subprimes),
ruinant des millions d'Américains et qu'on n'a pas fini de sentir
passer, mondialisation de l'économie oblige, s'est chargée de "tordre le cou" à l'irresponsable position présidentielle.
Mais venons-en enfin à la partie la plus révoltante de l'interview de Fillon au Financial Times : "Il n'y a pas de crise du logement dans notre pays".
Vraiment ? On estime qu'entre 600 000 et 900 000 familles, logées dans
des conditions indignes, sont aujourd'hui d'ores et déjà concernées par
le Droit Au Logement Opposable, la loi magique censée résoudre le
problème. Et magique, elle aura bien besoin de l'être : comment sinon
installer ces 600 000 à 900 000 familles dans les... 60 000 logements
dont disposent les préfets ? Il n'y a aujourd'hui de la place que pour,
au mieux, 10% des mal logés éligibles au DALO mais "il n'y a pas de crise du logement dans notre pays",
Monsieur Fillon ? Sans compter que les mal logés sont en réalité plus
nombreux que ça : le rapport 2007 de la Fondation abbé Pierre dénombre
3,2 millions de personnes : 100 000 SDF, 100 000 habitants à l'année en
camping ou mobile home, 1,15 millions dans des logements sans WC, salle d'eau ou chauffage et 1 million en situation de "surpeuplement accentué". "Pas de crise du logement", Monsieur Fillon ?
Mais
sur quelle planète habite le Premier ministre ? A l'écart des beaux
quartiers et de l'aristocratie économique, la France souffre. Et ne
tolèrera plus longtemps la cécité volontaire du gouvernement et sa
politique antisociale. Quand on lit, dans le quotidien libéral,
l'insupportable Fillon qui pérore, se félicite du paquet fiscal qui "constitue un ensemble d'incitations qui vient au bon moment au vu de la crise qui se déroule devant nous", se vante d'avoir entrepris le "plus important programme de réformes économiques et sociales depuis la fin des années 60", précisant qu'
"il y a une véritable volonté de rompre avec le passé et nous continuerons ainsi pendant les cinq prochaines années", et qu'il nous achève en ressassant "nous voulons que les Français travaillent plus", le sang bout ! C'est dans la rue qu'il va falloir s'opposer, pied à pied, à ces néo-esclavagistes qui nous gouvernent.
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18 janvier 2008
Travaillez plus, on n'a plus d'argent, on rembourse les riches !
Nicolas Sarkozy est revenu sur le thème du pouvoir d'achat, à l'occasion de ses voeux aux "forces de la nation". Pour dire quoi ? On ne peut pas lui reprocher un manque de constance, il chante toujours le même refrain : "Il n'y a pas de création de richesses, pas de redistribution possible, pas de pouvoir d'achat sans travail. (...) Ce que nous voulons, c'est qu'en travaillant davantage on puisse augmenter son pouvoir d'achat". Mais la ritournelle du chef de l'Etat est dénoncée par Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, comme "un discours culpabilisateur sur le pouvoir d'achat que je n'accepte
pas. De
nouveau, c'est de la faute aux salariés s'ils ne gagnent pas assez, ils
ne travaillent pas assez".
Dans ce contexte, le député socialiste Arnaud Montebourg, lors de l'émission Mots croisés de mercredi sur France 2, a parfaitement souligné le paradoxe que voudrait nous faire oublier le Président du pouvoir d'achat des riches, qu'on peut résumer en deux mots, "bouclier fiscal" : "Pendant que Monsieur Sarkozy dit : "les caisses sont vides, je ne peux rien faire pour vous, Mesdames et Messieurs les Français", vous avez aujourd'hui 468 contribuables parisiens qui viennent de se partager un chèque de 42,847 millions d'euros, soit un chèque, pour chacun de ces foyers, de 91 555 euros... C'est-à-dire qu'en ce moment on rembourse ceux qui, en effet, n'avaient pas de problème de pouvoir d'achat, et on dit aux autres : "ah les gars, vous attendrez, vous, votre tour !" C'est donc logiquement que le PS, dans un communiqué signé Michel Sapin, secrétaire national chargé de l'Économie, estime "possible et surtout impérieux" d'annuler le paquet fiscal, "aussi
injuste qu'inutile", pour affecter les sommes ainsi économisées à la revalorisation du pouvoir
d'achat des ménages modestes, citant des mesures d'urgence comme l'augmentation immédiate de 5% des petites retraites, le rattrapage des
traitements de la fonction publique, la mise en place du chèque
transport et la diminution de la TVA sur les produits de première
nécessité. On peut toujours espérer... Mais si le Président bling-bling se sentait concerné par la situation des ménages modestes, ça se saurait.
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11 janvier 2008
Sarkozy d'après Cécilia : ridicule, pas digne, pingre et sauteur !
"Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne
fait pas Président de la République, il a un réel problème de
comportement" : les lecteurs de Plume le savent depuis toujours, mais ce jugement est particulièrement délectable de la part de son ex femme. Ses propos ont été recueillis par Anna Bitton, journaliste du Point, dans Cécilia, portrait, ouvrage que l'ancienne épouse du Président a vainement tenté d'interdire pour "atteinte à la vie privée". Le chef de l'Etat y est aussi décrit comme "pingre", comme "un sauteur" et "un homme qui n'aime personne, pas même ses enfants". Faux pour cette dernière assertion : cet homme est passionnément amoureux de... lui-même !
07 janvier 2008
Besancenot : "Célébrer les 40 ans de 68 comme il se doit"
"Que 2008 soit l'année d'une contre offensive générale qui permette
d'arrêter les mauvais coups et, pourquoi pas, célébrer les 40 ans de
68 comme il se doit, c'est-à-dire par un mouvement d'ensemble", a souhaité hier au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, qui appelle à "construire un nouveau parti anticapitaliste qui veut toujours révolutionner la société". Il compte pour cela s'appuyer sur "une nouvelle génération qui est en train de voir le jour, dans les
entreprises, dans les universités, dans les quartiers populaires", génération qui "n'est peut-être pas marquée par le poids des échecs du passé et s'investit dans un combat". Pour répondre à ceux qui fustigent l'indigence de l'actuelle opposition, l'employé de la poste de Neuilly observe : "Il y a une opposition qui est celle de la rue, de la résistance,
des manifestations, des grèves, qui correspond à une réalité dans le
pays. Dès qu'on touche aux acquis sociaux un petit peu
majeurs dans ce pays, ça peut très rapidement susciter des
mobilisations. En 2008, les manifestations, les grèves, ça ne
suffira pas. En plus de ces mobilisations, qui seront nécessaires, on
aura besoin de faire entendre une voix politique, c'est-à-dire être
capable de tenir un discours global". Face à la démission de la gauche traditionnelle, porteuse du désespoir des citoyens pieds et poings liés livrés au sarkozisme, un grand mouvement unitaire de la gauche de la gauche serait évidemment plus que bienvenu.
04 janvier 2008
Sanction des chômeurs : le syndicat des cadres vire au gauchisme !
Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, a annoncé hier que le Président Sarkozy "a souhaité qu'un travail puisse être fait sur la question des sanctions en cas de refus de deux offres d'emploi acceptables", réactivant ainsi l'une des promesses de la campagne électorale. Reste à définir ce qu'on entend par "acceptables", ce que les partenaires sociaux seront chargés de négocier (hum). Jacqueline Balsan, du Mouvement national des chômeurs et des précaires, cite ainsi un exemple : "Un photographe montpelliérain qu’on avait
forcé à suivre une formation de monteur câbleur a été sanctionné pour refus
d’un CDD de six mois dans ce créneau à Toulouse!
systématiquement on procède par la stigmatisation de
différentes catégories sociales qui seraient à considérer comme des
nantis qui se gobergent sur le dos de la société et de la collectivité. Aujourd'hui, ce sont les chômeurs et les demandeurs d'emploi qui
seraient des profiteurs du système et vivraient sur le dos de la
collectivité. Non, les choses ne sont pas aussi simples que cela, dans
tout système il y a effectivement des abus et des excès mais cela
constitue une infime minorité". De quel gauchiste hirsute ces propos, démontant clairement la mécanique sarkoziste ? De Bernard Van Craeynest, Secrétaire général
de... la Confédération Française de l'Encadrement - Confédération Générale des Cadres !
03 janvier 2008
Sarkozy, empereur romain de la décadence
"Cette présidence me fait penser aux Romains de la décadence. La
classe dirigeante festoie pendant que le peuple peine à boucler ses
fins de mois", tonitrue Arnaud Montebourg dans Libération. "C'est
un spectacle à la Dallas, une série B de mauvais goût. Il y a une sorte
de faillite morale : trahison des promesses électorales, injustices
fiscales, fiasco diplomatique, abandon du plus grand nombre", juge le député socialiste, pour qui "le sarkozysme est un absolutisme". Le Parlement ?
"Chambre d'enregistrement purement formelle". Le gouvernement ? "Une équipe de figurants et de potiches". "Tout
cela
se paiera", prévient-il. Comme la droitisation sécuritaire, anti-immigrés et néolibérale d'une grande partie du PS ? Ou la complicité socialiste de viol de la démocratie par la ratification du traité de Lisbonne ? Où est l'alternative au règne de l'omniprésident ? Sans réponse à cette douloureuse question, on applaudit quand même la saillie de Montebourg, brillant dans son rôle de procureur : comparer Sarkozy à un empereur romain de la décadence est tout à fait pertinent. Ne l'avons pas surnommé depuis longtemps le petit Néron ?
19 novembre 2007
Anti-grèves : le bras long dans les médias
"On a le bras moins long dans les conflits sociaux que le gouvernement l'a dans les médias !", s'amuse Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, moquant les commodes accusations par la droite de manipulation extrême gauchiste des grèves. De fait, on assiste à longueur de reportages au défilé médiatique de ces otages odieusement martyrisés par ces "salauds de privilégiés qui nous emmerdent !", comme on les entend se répandre sur tous les tons. Alors qu'on nous explique plus rarement par exemple que le principe d'une décote plus que proportionnelle revient à exiger des cheminots de travailler plus pour toucher moins de retraite ! Le Monolecte s'émeut de ce déséquilibre patent dans Zapping fétide : "C'était un peu la veillée d'arme à la télévision hier soir : tout le monde
ne parlait plus que des grèves, à croire que la Terre avait cessé de
tourner. Et encore, quand je dis des grèves, je devrais dire : des enculés de Ben
Laden en short qui sentent l'apéro anisé et qui ne pensent qu'à leur petit cul
bien planqué d'égoïstes preneurs d'otages." A lire avec une délectation morbide.
