23 juin 2008
En éco, Sarko a tout faux
Que dit à propos de Sarkozy Éric Heyer, Directeur adjoint au Département analyse
et Prévision de l’Observatoire Français des Conjonctures économiques,
le Centre de recherche en économie de Sciences Po ?
Une mise au point des plus claires à lire sur Plumedepresse.info !
20 juin 2008
Serge Dassault : borné, stupide et haineux
Qu'a donc osé dire Serge Dassault, sénateur UMP et maire de Corbeil-Essonnes, à propos du chômage ? Si vous avez le cœur bien accroché, découvrez-le sur Plumedepresse.info !
07 juin 2008
De la différence entre libéralisme et socialisme
Nous vous entretenions dimanche dernier de la polémique opposant Bertrand Denanoë et Ségolène Royal à propos de l’usage du mot "libéral". Une intervention magistrale du député européen PS Vincent Peillon, au micro de RFI, rappelle de façon limpide les rapports entre socialisme et libéralisme.
À lire sur Plumedepresse.info !
03 juin 2008
Rachida Dati dérape à l'Assemblée
Encore Rachida Dati à la Une de Plume de presse ? C'est que la ministre de la Justice est décidément en plein coeur de l'actualité politique. Nous l'avions laissée chahutée à l'Assemblée nationale, à l'occasion du débat sur la réforme institutionnelle, et rabrouée par son président. Rarement un tel camouflet avait été infligé à un
ministre (lire La disgrâce) ! La voici qui contre-attaque aujourd'hui, interpellée à propos de l'affaire du mariage annulé.
On sait que le tribunal de Lille a jugé que le mensonge d'une jeune femme sur sa virginité constituait un motif valable. Au milieu du concert de protestations qui a suivi cette décision, la voix discordante de Dati, elle-même ayant fait annuler un mariage de complaisance quand elle était jeune fille, a fait valoir que le verdict du tribunal avait sans doute permis à la mariée de se libérer d'un lien qu'elle souhaitait rompre. Apparemment avec raison, puisque l'annulation du mariage de Lille avait effectivement satisfait les deux parties. Mais coup de théâtre aujourd'hui, puisque la garde des Sceaux décide finalement de demander au parquet de faire appel. C'est sur cette volte-face qu'elle était interrogée par les députés.
Dans son intervention en réponse à la question de la socialiste Martine Martinel, qui lui reprochait son "ambiguité", une phrase a retenu notre attention, révélatrice de la détestable attitude de la garde des Sceaux face à la critique, que nous nous proposons de décrypter. (...)
La suite (et vos commentaires) sur Plumedepresse.info !
10 avril 2008
Rama Yade baisse sa culotte face aux Chinois
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme était ce matin interrogée sur France Inter, où lui fut posée la question suivante : "La Chine est-elle une dictature ou pas ?" Réponse de Rama Yade : "Les choses ne se posent pas en ces termes. Il faut
éviter de plaquer les analyses occidentales sur d'autres
réalités". Et oui, tout ça est culturel !
Il y a plusieurs réalités, voyez-vous. La réalité occidentale, d'abord : un occidental jeté des années en prison ou condamné à mort pour avoir critiqué ses dirigeants politiques, c'est un scandale, une honte, une insulte aux valeurs de l'humanité. On brise la vie d'un homme simplement à cause d'une opinion qu'il a exprimée. C'est une dictature.
Et puis il y a la réalité chinoise. On brise la vie d'un homme simplement à cause d'une opinion qu'il a exprimée, mais c'est un Chinois. Au nom de quoi ces gens-là - des Chinois, répétons-le ! - se permettraient-ils d'exprimer une opinion, d'abord ? Ont-ils le droit d'aspirer à la démocratie ? Ou pire, pour les Tibétains, de refuser l'entreprise coloniale de génocide culturel menée par Pékin à l'encontre de leur peuple ? Pour Rama Yade, la réponse est non. "Il faut
éviter de plaquer les analyses occidentales sur d'autres
réalités".
La vérité, c'est que la Chine n'est pas une dictature : c'est une grande puissance et un partenaire commercial.
Combien sommes-nous de Français à avoir senti la honte nous monter aux joues en voyant les CRS brutaliser les manifestants tibétains de façon indigne, au passage de la flamme olympique à Paris, comme le montrait ce soir le reportage édifiant d'Envoyé spécial sur France 2 ? De voir ces sinistres dirigeants chinois du Comité olympique dicter leurs
ordres, et la police française faire allégeance avec zèle ? "Les policiers français ont bien fait leur travail", prétend Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur. Pas une pour racheter l'autre ! La Sarkozie n'est plus la France. La patrie des droits de l'Homme ? Vous plaisantez ? La "rupture" est passée par là. Ce régime affiche un cynisme absolu, proprement écœurant. Et la belle Rama Yade n'est pas la dernière à nous donner envie de vomir.
04 février 2008
Société générale : les révélations de Christine Lagarde
On se souvient - et si ce n'est pas le cas, il suffit de relire Bourse, mensonge et monopoly - que la Société générale a enregistré une perte de 4,9 milliards d'euros, après que l'un de ses traders a pu miser au casino de la finance internationale quelque 50 milliards. A la suite de cette affaire, un rapport a été commandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Elle l'a remis tout à l'heure au Premier ministre, François Fillon, et livré du même coup ses conclusions à la presse : "Certains mécanismes de contrôles
internes de la Société Générale n'ont pas fonctionné, et ceux qui ont
fonctionné n'ont pas toujours été suivis des modifications
appropriées". C'était bien la peine de pondre un rapport, qui ne présente qu'une seule proposition concrète - augmenter le montant des sanctions pécuniaires encourues par les établissements coupables d'agissements frauduleux - et se borne essentiellement pour le reste à évoquer la nécessité d'une "réflexion approfondie" et propose de "renforcer les dispositifs internes de contrôles", en constatant : "il y a clairement des progrès à accomplir".
Prochaine révélation attendue de la part de Christine Lagarde : "la pluie mouille".
01 février 2008
Obama, sarkoziste américain
Qui a dit de Nicolas Sarkozy : "C’est un homme énergique, avec beaucoup
de talent. Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes
spécifiques à la France avec un regard neuf. Il n’est pas pieds et
poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes. Il est un
exemple pour de nombreux dirigeants" ? Barack Obama, dans une
interview à Paris Match.
Aux prises avec une régression sociale
généralisée conduite par le Président le plus réactionnaire de
l'histoire, la gauche française ne peut que s'insurger des propos
scandaleux du candidat à l'investiture démocrate.
Il se fait là le propagateur zélé de la propagande sarkoziste la plus mensongère. Pas lié par des dogmes, l'agité de l'Elysée ? Mais quand Sarkozy instaure les franchises médicales, il obéit au dogme libéral : la santé doit être privatisée. Quand il allonge la durée de cotisation avant la retraite, il obéit au dogme libéral : ce sont les salariés qui doivent supporter le coût des retraites et pas les entreprises, et lesdits salariés devraient recourir à des assurances privées s'ils veulent toucher une retraite décente. Quand il exonère des droits de succession et crée le bouclier fiscal, il obéit au dogme libéral : ce sont les riches qui entraînent l'économie et ce qui est bon pour eux est bon pour tous. Quand il dépèce le droit du travail, obligeant les syndicats à accepter les revendications patronales (contrat de mission, séparation pseudo amiable), il obéit au dogme libéral : l'intérêt de l'entreprise se confond avec l'intérêt général, et la main d'oeuvre est une variable d'ajustement. Et la suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux ? Encore l'idéologie, encore le libéralisme : l'Etat doit se désengager, vive le privé et la concurrence libre et non faussée ! Ne parlons même pas du traité de Lisbonne, en voie d'être imposé contre la démocratie, qui s'inscrit lui aussi dans cette démarche idéologique libérale. Et quand Sarkozy instaure les peines plancher et restreint l'excuse de minorité, il obéit là au dogme... sécuritaire, qui exige une répression toujours plus féroce. Même si cette politique a prouvé son échec, comme aux Etats-Unis par exemple, Mister Obama ! Et par contre, on parle de dépénaliser le droit des affaires : tolérance zéro pour la petite délinquance, criminalisation de la pauvreté et indulgence à l'égard de la délinquance en col blanc. Un mot enfin de la lutte hystérique contre l'immigration, les quotas d'expulsés et les tests ADN : on est là dans le populisme pur et une stratégie consciente et délibérée de séduction de l'électorat raciste.
En présentant le Président français comme "un exemple pour de nombreux dirigeants", Barack Obama tient donc des propos proprement inacceptables, venant d'un homme censément de gauche, en même temps qu'incompréhensibles : Sarkozy importe chez nous les valeurs des néo-cons américains, que le candidat à l'investiture démocrate combat justement chez lui ! Soyons courtois et répondons-lui dans sa langue : "concerning french politics, mind your own business and shut the fuck up !"
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25 janvier 2008
Tout va très bien, Madame la marquise Fillon
Dans le contexte des actuelles turbulences boursières, interrogé par le Financial Times - l'entretien est en ligne depuis mercredi soir (en accès payant) -, François Fillon s'est voulu rassurant : "l'économie française est moins exposée que les autres à cette tourmente
parce que les entreprises françaises sont en bonne santé, parce que les
foyers français sont moins endettés que dans d'autres pays développés
et parce qu'il n'y a pas de crise du logement aujourd'hui dans notre
pays", a-t-il ainsi déclaré. Restons calme et répondons-lui sur ces trois points.
Passons
rapidement sur la bonne santé des entreprises : si elles sont si
florissantes, pourquoi ne pas cesser d'octroyer au patronat toujours
plus de latitude pour précariser les salariés (séparation "à l'amiable",
contrat de mission), les payer une misère et, d'une façon générale,
d'exaucer tous les voeux du MEDEF ? Pendant ce temps-là, 11% des
Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit autant qu'aux
Etats-Unis, les ménages modestes prennent de plein fouet l'explosion du
coût de la vie et des dizaines de millions de nos compatriotes ne
parviennent plus à joindre les deux bouts. Mais si les entreprises
françaises sont en bonne santé, alors tout va bien, n'est-ce pas Madame
la marquise Fillon ? Et il faut surtout continuer à leur faire des
cadeaux, tout en exigeant toujours des mêmes - les petits, les pauvres,
les faibles - qu'ils se sacrifient !
Tout irait bien aussi parce que "les foyers français sont moins endettés que dans d'autres pays développés", estime notre sémillant Premier ministre. Pourtant, le 22 mai dernier, l'INSEE et la Banque de France ont annoncé que l'endettement des ménages français a
augmenté de 11,3% en 2006, pour atteindre le taux record de 68,4% de leur revenu, et quelque 705 503 ménages
étaient concernés à la fin mars par le surendettement, d'après le baromètre dédié de la
Banque de France, avec une dette moyenne de 35 185 euros. Heureusement encore qu'ils n'ont pas écouté Nicolas Sarkozy, toujours visionnaire, qui déclarait alors : "L'Etat
est trop endetté et les ménages pas assez. D'ailleurs, il faut tordre
le coup à cette idée : s'endetter, pour un ménage, ce n'est pas mal,
c'est une confiance dans l'avenir" (voir le billet Endettement record des ménages : Sarkozy applaudit). Entre temps, la crise des prêts à risque (subprimes),
ruinant des millions d'Américains et qu'on n'a pas fini de sentir
passer, mondialisation de l'économie oblige, s'est chargée de "tordre le cou" à l'irresponsable position présidentielle.
Mais venons-en enfin à la partie la plus révoltante de l'interview de Fillon au Financial Times : "Il n'y a pas de crise du logement dans notre pays".
Vraiment ? On estime qu'entre 600 000 et 900 000 familles, logées dans
des conditions indignes, sont aujourd'hui d'ores et déjà concernées par
le Droit Au Logement Opposable, la loi magique censée résoudre le
problème. Et magique, elle aura bien besoin de l'être : comment sinon
installer ces 600 000 à 900 000 familles dans les... 60 000 logements
dont disposent les préfets ? Il n'y a aujourd'hui de la place que pour,
au mieux, 10% des mal logés éligibles au DALO mais "il n'y a pas de crise du logement dans notre pays",
Monsieur Fillon ? Sans compter que les mal logés sont en réalité plus
nombreux que ça : le rapport 2007 de la Fondation abbé Pierre dénombre
3,2 millions de personnes : 100 000 SDF, 100 000 habitants à l'année en
camping ou mobile home, 1,15 millions dans des logements sans WC, salle d'eau ou chauffage et 1 million en situation de "surpeuplement accentué". "Pas de crise du logement", Monsieur Fillon ?
Mais
sur quelle planète habite le Premier ministre ? A l'écart des beaux
quartiers et de l'aristocratie économique, la France souffre. Et ne
tolèrera plus longtemps la cécité volontaire du gouvernement et sa
politique antisociale. Quand on lit, dans le quotidien libéral,
l'insupportable Fillon qui pérore, se félicite du paquet fiscal qui "constitue un ensemble d'incitations qui vient au bon moment au vu de la crise qui se déroule devant nous", se vante d'avoir entrepris le "plus important programme de réformes économiques et sociales depuis la fin des années 60", précisant qu'
"il y a une véritable volonté de rompre avec le passé et nous continuerons ainsi pendant les cinq prochaines années", et qu'il nous achève en ressassant "nous voulons que les Français travaillent plus", le sang bout ! C'est dans la rue qu'il va falloir s'opposer, pied à pied, à ces néo-esclavagistes qui nous gouvernent.
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18 janvier 2008
Travaillez plus, on n'a plus d'argent, on rembourse les riches !
Nicolas Sarkozy est revenu sur le thème du pouvoir d'achat, à l'occasion de ses voeux aux "forces de la nation". Pour dire quoi ? On ne peut pas lui reprocher un manque de constance, il chante toujours le même refrain : "Il n'y a pas de création de richesses, pas de redistribution possible, pas de pouvoir d'achat sans travail. (...) Ce que nous voulons, c'est qu'en travaillant davantage on puisse augmenter son pouvoir d'achat". Mais la ritournelle du chef de l'Etat est dénoncée par Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, comme "un discours culpabilisateur sur le pouvoir d'achat que je n'accepte
pas. De
nouveau, c'est de la faute aux salariés s'ils ne gagnent pas assez, ils
ne travaillent pas assez".
Dans ce contexte, le député socialiste Arnaud Montebourg, lors de l'émission Mots croisés de mercredi sur France 2, a parfaitement souligné le paradoxe que voudrait nous faire oublier le Président du pouvoir d'achat des riches, qu'on peut résumer en deux mots, "bouclier fiscal" : "Pendant que Monsieur Sarkozy dit : "les caisses sont vides, je ne peux rien faire pour vous, Mesdames et Messieurs les Français", vous avez aujourd'hui 468 contribuables parisiens qui viennent de se partager un chèque de 42,847 millions d'euros, soit un chèque, pour chacun de ces foyers, de 91 555 euros... C'est-à-dire qu'en ce moment on rembourse ceux qui, en effet, n'avaient pas de problème de pouvoir d'achat, et on dit aux autres : "ah les gars, vous attendrez, vous, votre tour !" C'est donc logiquement que le PS, dans un communiqué signé Michel Sapin, secrétaire national chargé de l'Économie, estime "possible et surtout impérieux" d'annuler le paquet fiscal, "aussi
injuste qu'inutile", pour affecter les sommes ainsi économisées à la revalorisation du pouvoir
d'achat des ménages modestes, citant des mesures d'urgence comme l'augmentation immédiate de 5% des petites retraites, le rattrapage des
traitements de la fonction publique, la mise en place du chèque
transport et la diminution de la TVA sur les produits de première
nécessité. On peut toujours espérer... Mais si le Président bling-bling se sentait concerné par la situation des ménages modestes, ça se saurait.
Publié également sur Le Post : merci de cliquer ici.
11 janvier 2008
Sarkozy d'après Cécilia : ridicule, pas digne, pingre et sauteur !
"Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne
fait pas Président de la République, il a un réel problème de
comportement" : les lecteurs de Plume le savent depuis toujours, mais ce jugement est particulièrement délectable de la part de son ex femme. Ses propos ont été recueillis par Anna Bitton, journaliste du Point, dans Cécilia, portrait, ouvrage que l'ancienne épouse du Président a vainement tenté d'interdire pour "atteinte à la vie privée". Le chef de l'Etat y est aussi décrit comme "pingre", comme "un sauteur" et "un homme qui n'aime personne, pas même ses enfants". Faux pour cette dernière assertion : cet homme est passionnément amoureux de... lui-même !
